11 villes candidates

11 villes candidates

11 villes candidates

jeudi 30 octobre 2014 - 17:30 -

Noël Le Graët a remis aujourd’hui à Joseph Blatter, le président de la FIFA, le dossier de candidature de la France à l’organisation de la Coupe du Monde féminine de la FIFA 2019.

 

"Il s’agit pour le football français d’un véritable projet historique. Les villes et les clubs ont décidé, avec conviction, de lui apporter leur concours actif. Cet engouement atteste de la volonté des collectivités locales présentes à nos côtés, mais aussi de beaucoup d’autres, de participer au développement du football féminin sur tout le territoire français", indique le président de la FFF.



Onze villes souhaitent accueillir la Coupe du Monde de la FIFA 2019 : Auxerre, Grenoble, Lyon, Le Havre, Montpellier, Nancy, Nice, Reims, Rennes, Paris, Valenciennes. Neuf seront au final retenues, pour un tournoi de 24 équipes et 52 matches, programmé en juin 2019. Le Grand Stade de Lyon abritera le match d’ouverture et la finale. La FIFA communiquera le pays hôte en mars 2015.

Interventions lors de la conférence de presse tenue à la FFF le jeudi 30 octobre

Noël Le Graët, président de la FFF
"Je voudrais dire la fierté de la FFF de présenter un dossier important, aussi bien pour le football féminin que pour la France. Pourquoi sommes-nous candidats ? D’abord parce que le football féminin a connu un développement important ces dernières années. Ensuite parce que l’image et les résultats de l’Equipe de France Féminine ont permis l’augmentation des licenciées et ont fait taire les critiques.



Si nous obtenons l’organisation de cette compétition, ce sera un grand moment pour le football féminin et le sport féminin dans sa globalité. Je tiens à remercier les villes et les clubs professionnels qui nous ont apporté, dans des délais très courts, des atouts considérables. Il y a une véritable volonté nationale d’obtenir cette compétition. Nous avons obtenu dans un temps record toutes les garanties de l’Etat et de ses directions.



Si la FIFA décide d’un turn-over entre les continents, nos chances diminueront, l’Allemagne ayant organisé l’édition 2011. Mais notre dossier est fort. Nous sommes à présent en finale (ndlr : face à la Corée du Sud. Décision du Comiét Exécutif de la FIFA en mars 2015)."

Brigitte Henriques, Secrétaire Générale de la FFF (31 sélections en A)
"Quand je jouais, il fallait presque payer pour que les gens viennent nous voir… Puis, quand nous allions aux Etats-Unis, nous jouions dans des stades combles, avec des hordes de fans et des files d’attente impressionnantes pour les autographes. A notre retour, nous nous demandions si un jour nous pourrions jouer dans de telles conditions.



En 2011, peu après notre qualification pour le Mondial allemand, Lyon a remporté un titre historique avec l’UEFA Champions League. Peu de temps après, Noël Le Graët nouvellement élu a décidé de faire du développement du football féminin une priorité. Quinze jours après, nous assistions à la qualification face à l’Angleterre pour le dernier carré de la Coupe du Monde. Tout s’est enchaîné, avec une médiatisation extraordinaire.

En quatre ans, nous avons gagné plus de 20.000 licenciées pour atteindre aujourd’hui le chiffre de 73.000. L’évolution a été exceptionnelle, pas seulement chez les pratiquantes, mais aussi sur le plan des éducatrices, des dirigeantes ou des arbitres.  Il y a eu aussi des symboles forts, à l’image de Corinne Diacre, première joueuse a obtenir le DEPF et à entraîner un club professionnel en Ligue 2 (Clermont Foot), ou encore de Stéphanie Frappart, première arbitre centrale dans le football professionnel.



De son côté, l’Equipe de France a gagné quatre places en quatre ans au classement FIFA, pour figurer aujourd’hui au 4ème rang. La semaine passée, elle s’est imposée pour la première fois en Allemagne (2-0), sur le terrain des Championnes d’Europe. Il se passe quelque chose, c’est un rêve qui devient réalité. L’Equipe de France Féminine attire en moyenne 12.000 spectateurs lors de ses matches, est suivie par deux diffuseurs, possède une émission hebdomadaire, possède le record d’audience de la TNT (France-Etats-Unis, 2,4 millions de téléspectateurs…).

La France est prête pour organiser une compétition sur mesure, avec le savoir faire connu et reconnu de la FFF, avec des infrastructures exceptionnelles, le soutien des clubs professionnels, une ambiance festive comme ce sera le cas dès l’Euro 2016. Cette candidature implique d’ailleurs l’organisation de deux compétitions, avec un Mondial des U20 qui se jouerait dès l’été 2018 sur un site unique, pour 16 équipes. La Coupe du Monde 2019 réunirait 24 équipes (soit 52 matches) autour de 9 sites (choisis par la FIFA sur les 11 retenus par la FFF, voir le dossier de presse ci-dessous)."



Philippe Bergerôo, sélectionneur de l’Equipe de France féminine
"J’ai eu la chance de vivre la Coupe du Monde 98 (comme entraîneur des gardiens de but). Ce fut un moment merveilleux, pour le titre mondial bien sûr, mais aussi pour la communion avec le public. J’espère que nos joueuses auront l’occasion de vivre ces instants. Accueillir une Coupe du Monde permettrait à encore davantage de filles de pratiquer le football."



Laura Georges, défenseur de l’Equipe de France
"Si on m’avait dit un jour qu’il y aurait autant de monde pour une conférence de presse relative au football féminin, jamais je n’y aurais cru ! Je suis vraiment émue et contente. J’ai 30 ans, je ne sais pas si en 2019 je serai encore sur le terrain. Quand on considère l’évolution du football féminin en France, accueillir une Coupe du Monde serait exceptionnel."



Gaëtane Thiney, attaquante de l’Equipe de France
"Cette Coupe du Monde 2019 est un pont entre hier et demain. C’est aussi l’occasion pour nous de faire un nouveau bond en avant. Lorsque j’ai été sollicitée pour être une des ambassadrices de la candidature de la France, j’ai tout de suite accepté. La Coupe du Monde 2011 a été une aventure exceptionnelle : vivre ce Mondial allemand, dans des stades réunissant parfois plus de 50.000 spectateurs a constitué une émotion incroyable. Accueillir cette compétition en France serait extraordinaire et fantastique pour le rayonnement de la France."


Patrick Kannez, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
"Depuis deux mois, je n’ai vécu que des moments de joie et de profond engagement des sportifs français. Notre pays est une terre d’excellence pour accueillir les grands événements sportifs, qui sont toujours l’occasion d’investissements pour l’avenir. L’économie du sport représente 45 milliards d’euros, c’est un élément important de notre économie nationale. Mais le sport, ce n’est pas uniquement des chiffres, c’est aussi de la joie.

Pour cette candidature, il a fallu, dans des délais très brefs, tenir compte des contraintes publiques au plus haut sommet de l’Etat. Mais l’objectif a été atteint avec beaucoup de détermination : nous avons pu joindre au dossier de candidature de la France les soutiens du Président de la République, du Premier Ministre et de cinq Ministres (voir le dossier de presse). Merci à vous de contribuer à l’image d’excellence sportive de la France."


 
 

Dossier de presse