jeudi 19 novembre 2009
01h15
Les réactions d'après-match
L'Equipe de France disputait mercredi soir au Stade de France son match retour des barrages pour la Coupe du FIFA 2010 face à la République d'Irlande. Menés au score à la pause à la suite d'une réalisation de Robbie Keane (33ème), les Tricolores ont trouvé les ressources pour égaliser par l'intermédiaire de William Gallas lors de la première période de la prolongation (102ème). Avec ce résultat nul (1-1), les Bleus ont composté leur billet pour l'Afrique du Sud. Retrouvez les réactions d' André-Pierre Gignac, Sébastien Squillaci, Thierry Henry et Hugo Lloris (photo).
André-Pierre Gignac (attaquant)
"Même si ça a été laborieux, je suis heureux. On y va ! On a quand même fait beaucoup d'erreurs techniques et les Irlandais ont eu pas mal d'occasions. Même si on avait fait un pas en Irlande, on a pris ce but et ensuite on a perdu bêtement le ballon. J'ai eu peur sur les duels de Doyle et Keane face à Lloris. De notre côté, on a eu les chocottes et moi je n'ai pas joué à mon niveau".
Sébastien Squillaci (défenseur)
"C'était un match très difficile, on a été en prolongation et au bout de nous-mêmes. On n'est pas satisfait de nous-mêmes mais il vaut mieux être à notre place qu'à celle des Irlandais ce soir. On n'a pas répondu présent physiquement dans les duels. On savait que c'était le commencement : gagner les duels et poser le jeu. On a essayé de le faire de temps en temps mais on n'a pas réussi à faire des enchaînements. (sur le but de Gallas) Je suis au duel avec deux Irlandais, je saute, le ballon me passe par dessus la tête et "Titi" contrôle. Je ne vois pas comment. C'est un petit coup de pouce du destin. On dit que ça s'équilibre toujours sur une saison, et ce soir c'est satisfaisant. Ce n'est jamais facile de rentrer dans un match, en plus avec cette intensité. On a essayé de communiquer mais ce n'était pas facile, surtout avec cette intensité de la part des Irlandais".
Thierry Henry (capitaine et attaquant)
"Ca a été dur. A l'aller, j'avais dit que ce ne serait pas facile. Je me suis tué à rabâcher que cette équipe d'Irlande était une bonne équipe. C'est peut-être difficile à accepter mais elle a terriblement bien joué. Bon, c'est clair on n'a pas fait un grand match, mais on s'en est sorti. Le plus important, c'était la qualification. On a répondu physiquement dans les duels et on s'est qualifié dans la douleur. C'était difficile de les presser, ils renvoyaient de grands ballons vers l'avant depuis leur gardien. Et Doyle a été extraordinaire dans ses déviations et ses protections de balle. Passée l'heure de jeu, c'est devenu un match d'hommes. Les Irlandais auraient pu doubler la mise à deux ou trois reprises. Cette équipe n'a pas démérité et si elle était passée, cela n'aurait pas été volé non plus. Contre Marseille, Lloris s'était fait tirer dessus deux fois mais ce soir, il a montré qu'il était un grand gardien. Notre joie est mesurée car on a su le faire chez eux mais on n'a pas su le faire chez nous. Depuis le début des qualifications, on a eu pas mal de matches comme celui-ci. J'espère qu'on pourra en tirer les leçons".
Hugo Lloris (gardien)
"Ce soir tout le monde a répondu présent au moins sur le plan physique, ça n'a pas été évident de produire du jeu parce qu'on a été pressé, harcelé par ces Irlandais qui n'ont rien lâché jusqu'à la dernière seconde. Ils ont eu le mérite de marquer, et ça nous a vraiment perturbés. Mais au final ce qui compte c'est que l'équipe de France a su s'appuyer sur son esprit pour acquérir le résultat nécessaire. On dit parfois que les grandes équipes naissent à travers la difficulté, maintenant le plus dur commence, il faudra être présent. Ca fait partie du jeu, j'ai eu la chance de pouvoir m'exprimer sur ces deux matches, rien n'est jamais acquis, surtout à ce poste, je vais continuer à travailler. C'est une immense fierté de représenter son pays. J'ai explosé à la fin, mais on sort vidé de ces deux matches".















