jeudi 18 mars 2010
18h30
Antonio Mesa
Malinge : "L'entraîneur n'aura pas à insister sur la motivation"
Vainqueur de la Coupe Nationale de Football d'Entreprise en 1997 dans les rangs d'issy-les-Moulineaux, Denis Malinge (photo à gauche) prend part de nouveau cette saison à cette épreuve, sous le maillot de la Banque de France. A 42 ans, la motivation du milieu de terrain est intacte avant de retrouver samedi son ancienne équipe, pour une place en quarts de finale de la compétition.
Quel crédit apporter à la Banque de France ?
"Il a fallu que j'attende 42 ans pour rencontrer le meilleur entraîneur que j'aie connu (et j'en ai connu des très bons !). Willy Mainger est arrivé cette saison et a beaucoup apporté au club, avec un jeu à base de passes courtes et de beaucoup de mouvement. Son travail tactique porte ses fruits. Il règne dans l'effectif une saine émulation et, s'il n'y a que deux entraînements par semaine, chacun joue sa place à chaque séance. Notre équipe a écarté la BNP Paribas, alors 1ère de DH, en 32èmes, puis battu les Municipaux du Havre au dernier tour. Bousculés en début de match et menés 1-0, nous l'avons emporté finalement 4-2."
Quel souvenir gardez-vous de votre victoire en Coupe Entreprise voilà 13 ans ?
"Pour un footballeur amateur, c'était un peu toucher du doigt le monde professionnel. Je pense que, même en vivant une carrière de joueur de CFA, je n'aurais pu connaître de telles émotions. Durant ce parcours, nous avions éliminé des équipes où évoluaient d'anciens professionnels, des joueurs que je collectionnais en "vignettes Panini" ! Nous avions ainsi écarté Montpellier en demi-finale (1-0), avant de battre le Port du Havre 1-0 à Villecresnes, devant près de 5000 spectateurs."
Voilà un quart de siècle que vous évoluez dans le monde du Football Entreprise !
"J'ai rejoint dès 17 ans l'univers du Football d'Entreprise, que l'on appelait alors "Corpo", dans les rangs de l'équipe 3M France. J'avais essayé un peu par hasard et j'avais été surpris par l'état d'esprit, avec une pratique moins rugueuse et un accent mis sur le jeu. J'ai ensuite été recruté par le CNET d'Issy avec lequel j'ai remporté la Coupe Nationale, puis un titre de Champion de France en 1998. Voilà dix ans que j'ai rejoint l'équipe de la Banque de France. J'évolue comme milieu de terrain, même si j'ai joué voilà cinq ans au poste de libero, pensant la fin de carrière toute proche..."
Mais vous êtes toujours là, à attendre Issy. Que vous inspirent ces retrouvailles avec votre ancienne équipe ?
"L'entraîneur a été mon libero ! François Cordier est resté un ami. Il compte dans son équipe six internationaux, dont le gardien de but (Thomas Rohel). Notre terrain de Bougival va sans doute niveler un peu les valeurs. A nous de savoir faire preuve d'explosivité pour exploiter les contres qui se présenteront. Après une saison passée catastrophique, ce parcours en Coupe est notre bonus. L'entraîneur n'aura pas à insister sur la motivation à avoir..."


















