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mercredi 11 janvier 2012
16h35
Antonio Mesa
Shpigler : "Le football, formidable vecteur éducatif"
Prévu initialement pour quatre ans, le programme des UEFA Study Groups arrive à sa 4ème saison. Mais le succès de cette initiative a conduit à sa pérennisation. L'instance européenne est représentée cette semaine à Clairefontaine par Mordechai Shpigler (photo, au centre), qui supervise la session réunissant les cadres de la DTN et les représentants des fédérations de Chypre, Azerbaïdjan (photo) et Kazakhstan. L'ancien international israélien et joueur du PSG travaille à l'avenir du football de la zone UEFA.
En tant que joueur, celui-ci a accompli une carrière internationale particulièrement dense avec la sélection israélienne. Celle-ci débute en Espoirs, avec lesquels il participe aux Jeux Olympiques de 1968, atteignant les quarts de finale et faisant match nul contre la Bulgarie (NDLR : c'est un toss qui détermine la victoire de la Bulgarie, future médaille d'argent). L'attaquant a ensuite honoré 61 capes avec les A, inscrivant 25 buts, participant à la Coupe du Monde 1970 où il marque contre la Suède.
En club, celui-ci a notamment évolué dans les rangs du Paris-SG (1973-1974, 10 buts) et du Cosmos New-York, avant d'entraîner le Maccabi Haïfa, l'Hapoël Haifa et le Betar Tel Aviv. Malgré tout, à 68 ans, celui-ci préfère se tourner vers l'avenir : "Je n'ai le temps de songer au passé. Je préfère me consacrer à l'avenir du football, c'est vraiment le plus important et le plus stimulant. Je voyage beaucoup, je rencontre beaucoup de jeunes joueurs. Le football, ce n'est pas seulement invectiver l'adversaire ou crier sur l'arbitre. Je considère avant tout le football comme un formidable vecteur éducatif. Il y a un gros travail à mener dans tous les pays, mais l'Europe peut être fière de ce qui est accompli et la France s'y affirme comme un leader en la matière."
Membre de la Fédération israélienne de football où il s'occupe notamment des Juniors, il est également membre du Comité de développement du football à l'UEFA. "J'y suis depuis quatre ans. Le programme des Study Groups évolue. Comme dans la vie, il est toujours en progrès et est à présent inscrit sur le long terme. La beauté du football est qu'il peut réunir des joueurs parlant différentes langues et partageant le même intérêt, la même passion. C'est aussi le cas pour les techniciens venant de différentes régions de la zone UEFA."

Mordechai Shpigler parle toujours avec passion de l'avenir du football : "La semaine a débuté avec le 3ème Ballon d'Or décerné à Lionel Messi. Mais le football, ce ne sont pas seulement les Champions de son envergure. Je vous dis cela alors que je suis en train d'observer à Clairefontaine un entraîneur dirigeant un entraînement dédié aux filles. J'ai encore à apprendre même si je suis un grand-père !"
Il sera en France jusqu'à ce jeudi, date à laquelle s'achèvera la session de quatre jours avec les représentants chypriotes (photo, ci-dessus), azerbaïdjanais et kazakhs (en savoir plus). "Il s'agit de la deuxième fois que je viens ici et c'est à chaque fois une nouvelle expérience. Je me sens ici comme à la maison. De mon passage au PSG, j'ai conservé beaucoup d'amis en France, à l'image d'Erick Mombaerts ou de Luc Rabat que j'avais connu dans les rangs du Paris FC. J'avais également fait la connaissance de Michel Platini alors qu'il débutait à Nancy, et qui est aujourd'hui président de l'UEFA ! C'est dire si le football est finalement un petit monde !"
A son retour en Israël, Mordechai Shpigler compte bien assister à l'inauguration du centre technique israélien. "C'est notre petit Clairefontaine. Il sera établi dans quelques semaines à Chaïm. Il y a 40 ans, j'étais alors capitaine de la sélection israélienne et nous y avions préparé le mondial mexicain. Il n'y avait alors même pas un terrain."
















