Bordeaux nouvelle terre féminine

Bordeaux nouvelle terre féminine

Charlotte Bilbault et Viviane Asseyi

samedi 9 novembre 2019 - 09:00 -

Ce soir à 21h00 (en direct sur W9), l’Équipe de France féminine affronte la Serbie dans le cadre de sa campagne de qualification à l’UEFA Euro 2021, avec un objectif : la victoire. Pour les Girondines Viviane Asseyi et Charlotte Bilbault, c’est l’occasion de revenir sur la pratique féminine à Bordeaux.

Le dernier match des Françaises en Nouvelle-Aquitaine remonte au 27 novembre 2017, au stade Chaban-Delmas, décrit comme "mythique" par Viviane Asseyi (26 ans, 38 sélections). La France affrontait alors la Suède, dans un match amical qui se terminait sur un score nul et vierge (0-0). L’attaquante, rentrée dans les dix dernières minutes de jeu, se souvient du match : "Il faisait froid et l’adversaire nous mettait en difficulté. Nous n’avons jamais réussi à trouver la faille". Les conditions climatiques n’ont pourtant pas empêché le public de répondre présent - près de 12 000 personnes avaient fait le déplacement. "La région n’a pas vécu la Coupe du monde 2019. Mais j’espère voir et entendre de nombreux supporters en tribune, cela compte beaucoup pour nous."

À Bordeaux, le football féminin est en pleine expansion. Le club, promu en D1 en 2016, ne cache pas ses ambitions, comme le confie l’autre Bordelaise de l’Équipe de France, la milieu Charlotte Bilbault. "Le FCGB s’est fixé de grands objectifs. Notre but est d’être dans le top 3 et pour y parvenir, le club nous met dans les meilleures conditions, confie-t-elle. Un nouveau staff est arrivé. L’entraîneur et son adjoint sont espagnols. Ils n’ont pas hésité à bousculer les habitudes. Possession du ballon, petits espaces pour jouer, jeu en une touche… Les consignes sont différentes de ce que chacune avait connu mais on a su s’adapter".

Une vision partagée par Viviane Asseyi qui estime que la section féminine s’est "professionnalisée". Les joueuses s’entraînent au Haillan, partagent les équipements avec les équipes réserve et jeune et bénéficient d’un nouvel encadrement : "Désormais, on débute notre journée par un petit-déjeuner collectif, suivi d’une analyse vidéo des entraînements et matches. Après, vient la séance du matin puis le déjeuner, qui est également obligatoire. C’est une prise en charge globale. Elle contribue à créer un véritable esprit de groupe."

Comme pour confirmer ce sentiment de professionnalisation, la région a vu s’implanter le huitième pôle espoirs fédéral féminin français à Mérignac, à quelques kilomètres de Bordeaux. Ouvert depuis un an, il permet aux jeunes filles de 16 à 18 ans de découvrir la pratique de haut niveau. "Je suis heureuse que ce pôle ait ouvert à Mérignac, confie Asseyi. J’ai intégré celui de Clairefontaine, l’expérience est unique. Grâce aux infrastructures, au suivi médical et à un emploi du temps scolaire adapté, les conditions sont réunies pour progresser. C’est une porte ouverte aux sélections jeunes et peut-être plus tard, A. Sans oublier l’effet groupe. Il permet aussi de se construire en tant qu’individu."

De passage à Bordeaux, les Bleues espèrent convaincre, avant une coupure internationale de plusieurs mois. Elles retrouveront le chemin de la qualification au printemps, face à l’Autriche.

La liste des Bleues