28 avril 2012, Quevilly dans les pas de Calais…

28 avril 2012, Quevilly dans les pas de Calais…

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mardi 28 avril 2020 - 08:30 -

Il y a huit ans jour pour jour, l’US Quevilly affrontait l’Olympique Lyonnais en finale de la Coupe de France. Battus sur le plus petit des scores, les Normands ont néanmoins écrit l’une des plus belles pages de l’épreuve.

Jamais, en quatre-vingts-quinze éditions, un club amateur n’avait remporté la Coupe de France. Calais, en 2000, avait tutoyé ce bonheur avant de céder en finale contre Nantes (1-2). Une épopée résumée par cet instant devenu culte du capitaine calaisien, Réginald Becque, invité à soulever le trophée par Mickaël Landreau, son homologue nantais victorieux.

C’est donc avec un double objectif que les amateurs de l’US Quevilly pénétraient sur la pelouse du Stade de France ce samedi 28 avril 2012 : écrire la plus belle page de l’histoire du club normand, et inscrire pour toujours leur nom au panthéon de la Coupe de France.

Pensionnaires du National, les protégés de l’entraîneur Régis Brouard défiaient logiquement l’ogre lyonnais avec leurs costumes d’outsiders, devant 76 229 spectateurs venus assister à une finale susceptible d’entrer dans l’histoire. Malgré trois divisions d’écart, tous les rêves étaient néanmoins permis au regard du parcours des coéquipiers du capitaine Cédric Beaugrard. Ces derniers avaient en effet épinglé une équipe de Ligue 2 (Angers SCO, en 16e de finale, 1-0), et surtout deux formations de Ligue 1 à leur tableau de chasse. Et non des moindres : l’Olympique de Marseille, en quarts de finale après un match complètement fou (3-2 après prolongation), puis le Stade Rennais, en demi-finale, après avoir été menés dès la 7e minute (2-1).


L'US Quevilly au Stade de France, une photo entrée dans l'histoire du club amateur normand et de la Coupe de France.

Mais les plans des Normands ne se passent pas comme prévu. Rapidement privés de ballon par des Lyonnais désireux de décrocher leur cinquième titre dans la compétition (après 1964, 1967, 1973 et 2008) les partenaires de Zanké Diarra, le frère d’Alou, reculent dangereusement. Sauvés tout d’abord par leur poteau sur une frappe de Lisandro Lopez, puis par un sauvetage miraculeux de Frédéric Weis à la suite d’un exploit personnel d'Alexandre Lacazette, les Rouges et Jaunes craquent logiquement sur un plat du pied de l’attaquant argentin. 1-0, Lyon a fait le plus dur. Et Quevilly ne s’en remettra pas.

Emoussés physiquement, les Normands ne parviendront jamais à revenir au score en seconde période. Et tous leurs espoirs s’envoleront avec les trois coups de sifflet donné par l'arbitre Hervé Piccirillo.

Finaliste en 1927 (battue 3-0 par l’OM), l’USQ du président Michel Mallet achève donc sa formidable épopée avec un mélange de sentiments : l’amertume d’avoir manqué de peu un exploit historique, mais surtout le bonheur d’avoir rendu fiers leurs supporters, la région normande et l’ensemble du football amateur.

Le capitaine lyonnais Cris en aura conscience en invitant Cédric Beaugrard a soulever avec lui le trophée Charles-Simon (photo principale, ci-dessus). Une deuxième image culte, qui résume à elle seule toute la magie de la Coupe de France.


Le but de Lisandro Lopez anéantit les espoirs quevillais et offre une cinquième Coupe de France aux Lyonnais.

Le parcours de l'US Quevilly

  • 6e tour : Pacy Vallée d'Eure (CFA) - US Quevilly : 1-3
  • 7e tour : RC Clermontois (PH) - US Quevilly : 2-5
  • 8e tour : Feignies SC (CFA2) - US Quevilly : 1-1 et 0 tab à 3
  • 32es de finale : Rennes TA (DH) - US Quevilly : 0-0 et 4 tab à 5
  • 16es de finale : US Quevilly - Angers SCO (L2) : 1-0
  • 8es de finale : US Quevilly - US Orléans 45 (National) : 2-0 a.p.
  • 1/4 de finale : US Quevilly - Olympique de Marseille (L1) : 3-2 a.p.
  • 1/2 finale : US Quevilly - Stade Rennais FC (L1) : 2-1
  • Finale : Olympique Lyonnais (L1) - US Quevilly : 1-0