1er juin 2017, finale bleue, blanche et rouge

1er juin 2017, finale bleue, blanche et rouge

ACTIONPSGOLFINALECL2017.jpg

lundi 1 juin 2020 - 08:30 -

Lyon-Paris SG, c'est l'affiche de la Ligue des champions féminine de l'UEFA du 1er juin 2017 à Cardiff. Une finale 100 % tricolore.

En ce jeudi 1er juin 2017, un vent venu de France souffle sur Cardiff. La capitale galloise s’apprête à recevoir la 16e finale de la Ligue des champions féminine de l’UEFA qui oppose, pour la première fois, deux clubs français. Jamais, que ce soit chez les hommes ou chez les femmes, un tel événement n’avait eu lieu. Paris ou Lyon, l’OL ou le PSG, quelle que soit l’équipe vainqueur à l’issue du match, la Ligue des champions sera bleue, blanche, rouge ce soir-là.

20h45, au Cardiff City Stadium. Tandis que l’hymne de la Ligue des champions résonne dans le stade garni de plus de 22 000 spectateurs, dont plusieurs centaines d’ultras du PSG, les équipes font leur entrée. La scène doit avoir un goût de déjà-vu pour les protagonistes puisque les deux formations s’étaient déjà retrouvées moins de quinze jours plus tôt pour la finale de la Coupe de France, remportée aux tirs aux buts par l’OL (1-1, 7-6 tab).

À Cardiff, l’Olympique Lyonnais, tenant du titre, est emmené par sa capitaine Wendie Renard. Le onze de départ est impressionnant, alignant pas moins de six internationales tricolores, dont la buteuse Eugénie Le Sommer ou la milieu de terrain Camille Abily. Elles sont accompagnées, entre autres, de l’Américaine Alex Morgan ou de la future première Ballon d’Or féminin, Ada Hegerberg, la Norvégienne. Sur le banc, Gérard Prêcheur, en fin de contrat, vise une deuxième Ligue des champions consécutive pour quitter le club rhodanien sur un coup d’éclat.


Le onze de départ du Paris Saint-Germain. (Photo Filippo Monteforte/AFP).

De l’autre côté, le Paris Saint-Germain, entraîné par Patrice Lair, affiche une équipe tout aussi compétitive composée de joueuses d’expérience telles que les Brésiliennes Formiga et Cristiane mais aussi de jeunes pépites comme les Françaises Grace Geyoro et Eve Périsset ou la Canadienne Ashley Lawrence.

Dès les premières minutes, le match est engagé, équilibré. Les deux équipes font preuve d’audace et de combativité ; le PSG est revanchard de la finale de Coupe de France perdue quelques jours plus tôt. Les belles occasions s’enchaînent d’un côté comme de l’autre. Amel Majri (32e, 96e) et Ada Hegerberg (52e) sont tout près de marquer pour les Gones, de même que Shirley Cruz (33e) et Marie-Laure Delie (63e) côté parisien. Mais les deux gardiennes, Katarzyna Kiedrzynek et Sarah Bouhaddi, enchaînent les parades, la main sûre. Elles seront les héroïnes et les clés du match.

Au terme du temps réglementaire, le score est toujours nul et vierge. Une nouvelle fois, ce sont les tirs aux buts qui départageront les deux locomotives du football féminin français. Haletante, stressante, indécise, cruelle, magique… les adjectifs ne manquent pas pour décrire cette séance irrespirable. Les joueuses se répondent au coup par coup. Enfin, c’est au tour des gardiennes de tirer.

Kiedrzynek, la Parisienne, s’avance face à Bouhaddi dans une scène mémorable. Gardienne contre gardienne. Le tir au but est manqué et les deux joueuses échangent de place. Pour une fois, Bouhaddi n’a pas la victoire au bout des doigts mais au bout du pied. Elle s’élance, tire et marque. 7 tirs aux buts à 6, l’OL est sacré Champion d’Europe pour la quatrième fois de son histoire. Le PSG, anéanti, vit sa deuxième désillusion en moins de quinze jours, infligée par le même adversaire, avec le même scénario. Mais aussi son deuxième revers en finale européenne, après celui de 2015 contre le FFC Francfort (1-2).

Pour cette première finale franco-française, l’expérience a parlé et l’Olympique Lyonnais a gagné, pour la quatrième fois de l'histoire (2011, 2012, 2016, 2017). Mais au-delà du résultat, ce match a surtout mis en valeur le travail acharné que les clubs et les instances du football français ont réalisé depuis quelques années en faveur du football féminin. Une double victoire, en quelque sorte.


Sarah Bouhaddi, gardienne et buteuse décisive lors de la séance de tirs au but. (Photo Javier Soriano/AFP).

Le palmarès de la Ligue des champions féminine de l'UEFA

La rétro du football français

Fiche technique

Le jeudi 1er juin 2017 à Cardiff (pays de Galles, City Stadium)
Finale de la 16e Ligue des champions de l'UEFA

Olympique Lyonnais (Fra)-Paris Saint-Germain (Fra) : 0-0 et 7 tirs au but à 6

Spectateurs : 22 433
Arbitre : Bibiana Steinhaus (Allemagne)

Olympique Lyonnais : Sarah Bouhaddi - Kadeisha Buchanan, Griedge M'Bock Bathy, Wendie Renard (cap.), Amel Majri - Saki Kumagai, Camille Abily, Dzsenifer Marozsan, Alex Morgan puis Élodie Thomis (23e) puis Claire Lavogez (107e) - Ada Hegerberg puis Pauline Bremer (60e), Eugénie Le Sommer. Entraîneur : Gérard Prêcheur.

Paris Saint-Germain : Katarzyna Kiedrzynek - Eve Périsset puis Perle Morroni (90e + 4), Sabrina Delannoy, Irene Paredes, Ashley Lawrence - Grace Geyoro, Formiga, Aminata Diallo puis Véronica Boquete (57e), Shirley Cruz Trana (cap.) puis Laura Georges (80e) - Cristiane, Marie-Laure Delie. Entraîneur : Patrice Lair.