Deschamps : « Il y aura plus de rotation »

Deschamps : « Il y aura plus de rotation »

Web main_000_1LE0OP.jpg

jeudi 1 octobre 2020 - 13:40 -

Didier Deschamps, le sélectionneur de l’Équipe de France, a dévoilé la liste des vingt-quatre joueurs retenus pour les réceptions de l’Ukraine (7/10) et du Portugal (11/10) puis le déplacement en Croatie (14/10).

LA LISTE ?
« AVEC UN JOUEUR SUPPLEMENTAIRE, ELLE EST UN PEU ELARGIE » 

« Je suis libre de pouvoir fournir une liste élargie comme à chaque fois. Celle-ci l’est quand même un peu avec un joueur supplémentaire. On a trois matchs, les deux premiers ont lieu en France, il n’y a pas de souci de pouvoir rappeler des joueurs en cours de rassemblement s’il y avait un problème ce week-end ou durant le stage. Je ne vous cache pas qu’avoir une liste plus élargie encore que ce qu’elle est engendre aussi des complications logistiques. Et au moment des feuilles de match, il n’y a qu’un certain nombre de noms à inscrire. Mettre des joueurs en tribune n’est pas quelque chose de très agréable (sourires). »

3 MATCHS EN 8 JOURS ?
« ON EST RESTÉ PRESQUE UN AN SANS MATCH… »

« Je ne vais pas dire que c’est trop ou pas assez, d’habitude on en a deux. On est resté presque un an sans match (entre novembre 2019 et septembre 2020) et un a été ajouté. On s’adapte. Lors du dernier stage, il y avait de la rotation, il y en aura encore plus cette fois car tout va vite s’enchaîner. Les joueurs ont la perspective d’avoir plus de temps de jeu. D’autant que l’UEFA a eu la très bonne idée de revenir sur sa décision et de repasser à 5 changements. C’est quelque chose de très important pour la santé des joueurs. S’ils avaient la bonne idée de le maintenir pendant l’Euro, ce serait une bonne décision. Pour revenir sur le nombre de matchs, je ne vais pas me plaindre : les calendriers sont très chargés. Les compétitions européennes n’ont pas encore commencé mais après ce stage, ce sera le cas. Cela fait un moment que les calendriers sont surchargés. Pour nous, c’est l’occasion de jouer un match de plus. Le changement ce sera l’organisation de la semaine. Je ferai des choix dès le match amical contre l’Ukraine en vue de la rencontre prévue le dimanche face au Portugal. »

LE RETOUR DE PAUL POGBA ?
« CONTENT DE LE RETROUVER »

« Le premier malheureux c’est lui car il est très attaché à l’Equipe de France, il sait quelle est sa place dans le groupe. Avant son forfait de dernière minute après son test positif au COVID-19 en septembre, il a eu une année très compliquée entre blessures et opération. Cela arrive à d’autres joueurs et c’est toujours difficile à vivre. Chez Paul, il y a sûrement de la frustration de ne pas être aves ses potes et présent lors des rassemblements et matchs des Bleus. Il a toujours été heureux de venir, je serai content de le retrouver. Seize mois d’absence, c’est beaucoup par rapport à tout ce qu’il a pu faire et son importance dans le groupe, je préfère l’avoir à disposition. »

EDUARDO CAMAVINGA RAPPELÉ ?
« IL A SA PLACE AVEC NOUS »

« Il a la capacité – malgré son jeune âge (17 ans) – à faire des choses très, très bien, au-delà de l’enthousiasme dont il fait preuve. Il est capable de faire des choses que les autres font peut-être moins bien, notamment dans l’utilisation du ballon, dans ses prises de balle, ses orientations et ses passes, avec un volume de jeu important et une polyvalence appréciable. C’est un bon acquis ! Il y a des étapes à franchir. Le match qu’il a eu à livrer à Nîmes quelques jours après notre rassemblement de septembre n’a pas été du même acabit que celui qu’il a livré avec nous… C’est normal. Je me souviens que Raphaël (Varane) et Paul (Pogba) avaient connu ça…  C’est logique que je le rappelle. Dans ce qu’il est capable de faire, il a sa place avec nous.

LE CONTEXTE SANITAIRE ?
« ON PREND LES PRÉCAUTIONS MAXIMALES »

« En septembre, on a été confrontés à une situation qu’on ne connaissait pas. On ne sait pas tout aujourd’hui mais on a quelques repères. Les consignes de l’UEFA sont drastiques. Il y a une bulle : un groupe joueurs-staff-encadrement constitué qui nous amène à prendre les précautions maximales. Cela n’empêche pas de voir l’apparition de cas. Regardez Kylian Mbappé lors du dernier stage. Il fait partie d’une bulle constituée de 50 personnes et il se révèle être positif contrairement aux 49 autres personnes de la bulle. Je n’ai pas de réponse et je ne vais pas entrer sur un terrain qui ne relève pas de ma compétence. On s’adapte à cette situation sanitaire. Le risque zéro n’existe pas, même si on fait en sorte qu’il soit le plus réduit possible. »