ÉQUIPE DE FRANCE

Le point avant Espagne-France

mardi 9 juillet 2024 - 10:15 - Claire GAILLARD
Espagne-France stade Munich

Dans le dernier carré de l’Euro 2024, les Bleus disputent à la Roja ce mardi 19 juillet à Munich (21 heures, en direct sur TF1 et beIN SPORTS 1) une place en finale du tournoi. 

 LE CONTEXTE 
Y'a de la joie

Après avoir étiré le suspense au bout de la nuit vendredi 6 juillet à Hambourg, l’Équipe de France a regagné son camp de base de Bad Lippspringe vers 3 heures du matin. Malgré la fatigue engendrée par la prolongation puis la séance de tirs au but, les têtes étaient légères et les sourires bien présents sur les visages de la délégation, fière d’avoir décroché sa qualification pour les demi-finales de l’UEFA Euro 2024 en Allemagne. « Je retiens la joie et le bonheur qu’on a vécus dans le groupe et ces émotions qu’on a pu partager avec les très nombreux supporters présents au stade et, même si on n’est pas en contact avec eux, tous les Français et toutes les Françaises qui ont vibré avec un peu de stress certainement mais un dénouement très joyeux », soulignait le sélectionneur Didier Deschamps sur le plateau de l’émission Téléfoot sur TF1 dimanche. L’entraînement de samedi, sur la pelouse du stade de Paderborn ouvert en intégralité, a été l’occasion pour les joueurs ayant peu joué – Ousmane Dembélé et Marcus Thuram entrés la veille à la 67e et 86e étaient dispensés – et ceux restés sur le banc, dont Adrien Rabiot suspendu contre le Portugal, de travailler avec application quand les titulaires se concentraient sur les soins et la récupération au camp de base. Les deux jours suivants ont permis de préparer le duel à venir en tenant compte des états de forme de chacun. L’ensemble du groupe, qui a pris la direction de Munich lundi midi, est à la disposition du sélectionneur. 

 LE MATCH 
Une finale avant l'heure

Après la Belgique (1-0) et le Portugal (0-0, 5 tab 3), les Bleus élèvent encore le niveau de l’opposition et disputent une place en finale à l’Espagne (voir ci-dessous). Dans le dernier carré d’une phase finale lors de quatre des cinq dernières compétitions, ils font preuve d’une régularité rare et pourront s’appuyer sur leur expérience des sommets. « On a une efficacité offensive qui est moindre par rapport à celle qu’on avait ce qui ne nous empêche pas d’être là et bien là dans le dernier carré comme d’ailleurs une autre équipe de notre groupe : les Pays-Bas », indique Didier Deschamps. La solidité défensive affichée par les Tricolores depuis l’ouverture du tournoi (1 but encaissé) sera un atout face à la menace que représente l’attaque espagnole. « C’est une équipe offensive qui crée du jeu, et mis à part son dernier match contre l’Allemagne en quarts de finale où elle a connu des difficultés, son parcours en poule et son 8e de finale ont été plutôt aisés avec une grande maîtrise, analyse le sélectionneur français. On a regardé pas mal de matches et nos observateurs vont nous donner le maximum de détails pour se préparer. » Les Bleus pourront aussi prendre des renseignements auprès des habitués du championnat espagnol à commencer par le Barcelonais Jules Koundé. « C’est une équipe qui a beaucoup de qualités et qu’on respecte mais dire qu’on a peur, non, glisse le défenseur. Sa force principale, c’est son collectif, ils ont beaucoup de très bons joueurs comme on l’a lors de leur dernier match : ce sont deux joueurs sortis du banc qui ont fait la différence. C’est avant tout un collectif. Bien évidemment, Lamine Yamal (son coéquipier au Barça qui fêtera ses 17 ans samedi) est impressionnant ! »


Guy Stéphan, l'adjoint du sélectionneur, et Didier Deschamps échangent à la veille d'Espagne-France (photo Anthony DIBON / ICON SPORT). 

 LA DÉCLA DE CONF’ 

« Ce qui nous anime, c'est la compétition, c'est la gagne. On est encore présents en demi-finales malgré ce qu'on peut entendre, les débats sur le jeu, d'être beaux à voir ou pas beaux à voir, le fait est qu'on est là. Je pense que la finale perdue en 2022 nous a grandement servi. Notre parcours n'est pas anodin, on a vraiment envie de faire quelque chose. » 

Adrien RABIOT, le milieu de terrain de l’Équipe de France, en conférence de presse à Munich, à la veille d’Espagne-France

 L’ADVERSAIRE 
L’Espagne, tout en maîtrise

Tombeuse du pays hôte, vendredi dernier, à l’ultime minute du temps réglementaire de la prolongation au terme d’un match à haute intensité (2-1), la Roja est logiquement au rendez-vous des demi-finales. Seule équipe à avoir remporté tous ses matches (5), elle présente la meilleure attaque avec 11 buts inscrits (à égalité avec l’Allemagne), soit près de 10% de la totalité de ceux marqués depuis le début du tournoi (108). Derrière l’Angleterre, elle présente le plus fort taux de possession (57,2%) et a parcouru le plus de kilomètres (613,21). Le signe d’une grande maîtrise du jeu pour « l’équipe qui a laissé la meilleure impression », comme l’a souligné Didier Deschamps en conférence de presse de veille de match. L’un des favoris s’avance donc sur la route des Bleus avec l’objectif de se hisser en finale d’une grande compétition pour la première fois depuis 2012 et le triplé (Euros 2008 puis 2012 et Coupe du monde 2010). Les joueurs de Luis De La Fuente devront composer sans Pedri, victime d’une entorse du genou gauche lors du quart de finale, ni Dani Carvajal et Robin Le Normand, tous deux suspendus. Des absences de taille qui n’inquiètent pas le sélectionneur espagnol : « Je suis tranquille et content des 26 joueurs que j’ai à ma disposition. S’il en manque un, je sais que je peux faire confiance aux autres mais je suis serein, car ils sont prêts et compétitifs. » Cette demi-finale marquera les retrouvailles entre le défenseur Aymeric Laporte, passé chez les sélections jeunes tricolores avant d’opter pour la Roja, et la France, notamment Adrien Rabiot dont il était le capitaine lors de la finale de l’Euro U19 en 2013. Les supporters ibères observeront, eux, avec intérêt le néo-Madridiste Kylian Mbappé qu’ils savent capable de coups d’éclat. 


Les ailiers Nico Williams et Lamine Yamal, ici face au Portugal en quarts de finale, sont l'une des armes offensives de la Roja (photo ABACA / ICON SPORT). 

LES CHIFFRES À CONNAÎTRE 

4e
La France vise sa 4e finale en tournoi majeur sous Didier Deschamps (après l’Euro 2016 et les Coupes du Monde 2018 et 2022), ce qui serait autant que lors de toute son histoire précédente (1984, 1998, 2000, 2006).
5
Succès pour l’Espagne, seule équipe à avoir remporté tous ses matches de l'Euro 2024. Aucune équipe dans l'histoire de la compétition n'a remporté 6 matches lors d’une même édition. Personne n’a jamais gagné 6 rencontres consécutives à l’Euro non plus.
79%
Le pourcentage de victoires de la Roja depuis de le début de l’année 2023 (15 en 19 matches), soit le meilleur ratio parmi les nations européennes. Elle a d’ailleurs remporté ses 7 derniers matches, une première depuis juin 2009-juin 2010 (12).
94%
Le gardien français Mike Maignan affiche un pourcentage d'arrêts de 94% lors de cet Euro, total le plus élevé parmi les gardiens ayant disputé plus d'un match depuis Iker Casillas, vainqueur en 2012 avec l'Espagne (94 % également).

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