ÉQUIPE DE FRANCE

Adrien Rabiot : « On a envie de soulever un trophée »

lundi 8 juillet 2024 - 18:34 - Claire GAILLARD
Adrien Rabiot

L'essentiel de la conférence de presse du milieu de terrain puis du sélectionneur Didier Deschamps à la veille de la demi-finale de l'Euro face à l'Espagne, mardi 9 juillet à Munich (21 heures, TF1 et beIN SPORTS 1).

 L’ÉTAT DE FORME DE GRIEZMANN ET MBAPPÉ 
« Besoin d’eux pour aller en finale »

« On a toujours mis en avant le collectif sur les dernières compétitions et sur celle-ci bien évidemment. Même si on a des joueurs en dedans, on est en demi-finales d’un très gros tournoi avec de très bonnes équipes en face. On y est, cela signifie que ce collectif est plus fort que les individualités. Antoine (Griezmann) et Kylian (Mbappé) sont un peu moins frais mais on est là pour les pousser, on est à 100% avec eux, on a confiance en eux. Ce sont des joueurs qui, à tout moment, peuvent débloquer une situation, qui ont ce truc en plus. On aura besoin d’eux jusqu’à la fin, notamment pour aller en finale et la gagner. Le niveau d’Antoine ? On est tous surpris quand on connaît sa qualité, ce qu’il est capable de faire, ce qu’il a réalisé lors de la dernière Coupe du monde dont il a peut-être été le meilleur joueur. Je ne sais pas comment l’expliquer, il est peut-être beaucoup moins bien physiquement. On attend, à l’extérieur et nous en tant que coéquipier, beaucoup plus car il en est capable. Gagner sans un grand Antoine ? Comme je l’ai dit : on a un collectif de très haut niveau, on est derrière chaque joueur. Quand un joueur est moins bien, que ce soit le capitaine Kylian ou le vice-capitaine Antoine, on est là pour les soutenir. Mais bien évidemment, ce serait sans doute plus facile s’ils étaient au top de leur forme. Le coach a dû faire des choix et jusqu’à présent, ça s’est bien passé. Pourvu que ça dure ! »  

 LA RELATION MILIEUX-ATTAQUANTS 
« C’est surtout une question d’adaptation »

« Les déclarations de Kylian ? Je n’avais pas forcément eu ce retour. Mais pourquoi je me sentirai visé ? Non, s’il a parlé de ça c’est certainement parce que Paul (Pogba) a ces caractéristiques-là. Il y a d’autres joueurs avec d’autres caractéristiques. Il faut s’adapter. Nous, en tant que milieu de terrain, on évolue avec différents attaquants en Équipe de France, en club et il faut s’adapter à ce qu’ils demandent, à la façon dont ils aiment recevoir le ballon. En tant que footballeur, il faut avoir cette qualité-là d’adaptation. Je pense qu’il n’y a pas de débat sur la qualité du jeu long et les passes de Paul dans la profondeur mais je pense que c’est surtout une question d’adaptation à ses milieux de terrain. »

 LES SYSTÈMES UTILISÉS 
« Le coach essaie de brouiller les pistes »

« C’est peut-être plus par rapport à vous (les médias) que par rapport à nous (que les changements perturbent) et, forcément, il y a des dommages collatéraux. C’est compliqué aussi pour le coach : quand il essaie de mettre des choses en place, il y a beaucoup d’informations qui sortent. C’est assez déplaisant de voir que lorsqu’on a travaillé quelque chose à l’entraînement, à peine la séance achevée, c’est déjà dans les médias. C’est dommage pour nous mais aussi pour vous car quand ça sort, cela donne des informations à l’adversaire alors qu’on est censé travailler des choses qui pourraient rester cachées jusqu’à la dernière minute avant le match. Le coach essaie de brouiller les pistes certaines fois. On est des joueurs de très haut niveau, on est capables de s’adapter. Il a travaillé avec nous plusieurs systèmes, même s’il le change à la dernière minute, on sait ce qu’on a à faire dans chacun d'entre eux. »

 LE QUART DE FINALE EN TRIBUNES 
« J’ai eu des crampes ! »

« Je n’avais jamais vécu de quart de finale avant celui-ci en tribune, je ne savais pas à quoi ça ressemblait mais c’est hyper stressant même bien plus que cela. J’ai eu des crampes alors que sur le terrain, je n’en ai pas ! Je ne souhaite à personne d’être dans cette position en tant que joueurs. J’avais confiance en l’équipe mais j’ai été très soulagé, les tirs au but ont été très bien tirés, c’est une belle récompense pour le groupe et j’avais évidemment envie qu’ils gagnent pour pouvoir revenir sur le terrain, rejouer en demi-finale. C’est le cas, je suis très heureux et je vais essayer de tout faire pour emmener cette équipe en finale. »


Titulaire lors des quatre premiers matches à l'Euro, le milieu de terrain était suspendu contre le Portugal en quarts (0-0, 5 tab 3, photo Anthony BIBARD / FEP / ICON SPORT). 

 L’ESPAGNE, ADVERSAIRE EN DEMIES 
« L’équipe qui joue le mieux »

« On est unanimes pour dire que c’est l’équipe qui joue le mieux dans ce tournoi, qui a la possession du ballon, fidèle à elle-même, qui a de bons manieurs de ballons au milieu, de très bons joueurs sur les ailes, capables de percuter et marquer. C’est une équipe compète, ils ont leurs forces, peut-être leurs faiblesses aussi. On est confiants, on sait ce qu’il faut faire. C’est une équipe qu’il faut les bouger, je pense, ses adversaires jusqu’ici l’ont beaucoup laissée jouer. On verra comment l’Espagne jouera demain. Face à l’Équipe de France, nos adversaires ont tendance parfois à changer leur jeu, à se dénaturer. J’espère que ce sera une très belle demi-finale avec deux très grandes équipes. Lamine Yamal ? C’est un joueur qui a beaucoup de qualités, capable de jouer en club ou dans un tournoi majeur sans pression. C’est toujours compliqué de gérer une demi-finale dans un tournoi comme ça. Ce sera à nous de lui montrer qu’on est là, de ne pas le laisser ans le confort et que pour jouer une finale d’Euro, il faudra en faire bien plus que ce qu’il a fait jusqu’à présent. »

 LE RÔLE DE THÉO HERNANDEZ 
« Un élément essentiel »

« C’est un joueur dont on parle un peu moins dans cette équipe mais qui a un rôle important : il a joué tous les matches et c’est un élément essentiel. En Italie, il n’est plus à présenter, il a fait de très bonnes saisons dernièrement, il est vice-capitaine au Milan AC, à ce niveau-là, c’est fort. Et en Équipe de France, lors de cet Euro, il a fait des tops matches. Il gère très bien la pression. On l’a vu au moment de tirer son penalty en quart de finale. C’est un joueur qui a un jeu assez simple mais qui nous fait beaucoup de bien, notamment offensivement par ce qu’il peut apporter sur le couloir gauche où il combine bien avec Kylian et qui va très bien dans cette ligne défensive qui a très bien fait le boulot jusqu’ici. J’espère qu’il sera au même niveau demain. »

 LA FINALE PERDUE AU MONDIAL 2022 
« Cela nous a grandement servi »

« Cette finale perdue (3-3, 2 tab 4 contre l’Argentine, le 18 décembre 2022) a été importante, elle l’est toujours. On a su se relever de ça, su faire un très bon parcours en qualif’. Ce qui nous anime, c’est la compétition, c’est la gagne. On est encore présents en demi-finales malgré ce qu’on peut entendre, les débats sur le jeu, être beaux à voir ou pas beaux à voir, le fait est qu’on est là. Je pense que cela nous a grandement servi. La majeure partie des joueurs qui étaient là en 2022, sont toujours là. Notre parcours jusqu’ici n’est pas anodin, on a vraiment envie de faire quelque chose, de soulever un trophée après être passé si près du but en 2022. »

Didier Deschamps : « L’Espagne a laissé la meilleure impression »

Dans la salle de presse de la Munich Football Arena, le sélectionneur s’est présenté juste après son milieu de terrain, lundi en fin d’après-midi. Comme Rabiot avant lui, Didier Deschamps a salué la qualité de son adversaire en demi-finales. « Depuis le début du tournoi, c’est l’équipe qui a le mieux maîtrisé et qui a laissé la meilleure impression à quasi tout le monde », a-t-il déclaré soulignant le travail effectué par « le milieu de terrain et notamment Rodri qui permet à l’Espagne d’avoir cette grande maîtrise ». Interrogé par un journaliste suédois sur le jeu proposé par ses Bleus, le coach a mis en avant « la capacité à partager des émotions et rendre les Français heureux à travers les résultats obtenus surtout dans la situation difficile que vit notre pays. » Didier Deschamps a également pointé « le niveau très difficile de ce Championnat d’Europe dont le nombre de buts marqués (108 au total, soit 2,25 en moyenne par match) est largement inférieur à ce qu’il a été dans le passé. »

fédération française de football - FFF
Crédit Agricole logo EDF logo Nike logo Orange logo Uber Eats logo Volkswagen logo