NATIONAL 2

David Vignes : « Le juste retour des choses »

mercredi 7 mai 2025 - 17:30 - RÉDACTION
David Vignes entraîneur FC Fleury 91

Le FC Fleury 91 a été promu en National le week-end dernier. David Vignes, son entraîneur depuis deux saisons, déroule le film de la montée.

Sept ans que David Vignes a quitté le National, avec le Pau FC. Aujourd'hui, le Bayonnais de naissance mais Béarnais d’adoption va retrouver le troisième échelon français avec le FC Fleury 91, où il est arrivé en juillet 2023 après des expériences au Bergerac PFC (National 2), au KFC Mandel United (Nationale 1 Belgique) mais aussi au Cercle Bruges KSV (Division 1A Belgique) en tant qu’adjoint. « Un juste retour des choses », a-t-il expliqué après le match perdu samedi dernier face à l'Entente Feignies-Aulnoye FC (1-2) mais qui, paradoxalement, restera comme celui de l’accession.

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Cette accession en National, c’est une petite revanche personnelle ?
Non, vraiment pas. C’est le juste retour des choses.

Si vous deviez décrire cette saison 2024-2025 en quelques mots ?
Fantastique, on a été devant tout le temps. J’ai répété chaque jour aux joueurs qu’il fallait assumer l’ambition du club. Je n’ai jamais dévié de cette direction. Ce n’était pas un manque d’humilité, mais la réalité des choses. On a répondu présent, on est resté quasiment tout le temps sur notre moyenne de deux points par match. J’avais même pressenti que la "dernière" journée, celle de la montée pour nous, serait la 28e. Quand on a gagné notre match en retard au SAS Épinal, il restait sept journées et on avait six points d’avance. Donc, il fallait prendre un point de plus que le FC 93 Bobigny-Bagnolet-Gagny sur les cinq matches à venir. On en a finalement pris trois supplémentaires par rapport à eux et voilà, le calcul était bon. 

Deux ans avec un coach, c’est le bon timing finalement pour monter...
L’attente existait déjà, la saison passée. Mais je savais que cela allait être difficile. Par rapport à ce que je demandais sur le terrain, le groupe ne répondait pas forcément présent. On avait lutté jusqu’au bout et terminé deuxième à quatre points du leader (Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01). On a connu des moments pas toujours simples, quand nous étions cinquièmes ou sixièmes, mais le président (Pascal Bovis) m’a fait confiance. Je lui avais dit que, si ce n’était pas pour la première saison (2023-2024), ce serait pour la suivante, que l’on travaillait sur deux ans. Bien sûr, j’aurais aimé y arriver l’an passé, mais cela aurait quand même été un petit exploit. C’est pour ça que j’ai insisté là-dessus cette saison, sans mettre de pression aux joueurs.

Le président Pascal Bovis micro en main et les joueurs de Fleury le 3 mai dernier, après le match de la montée face à Feignies-Aulnoye (photo Ewen GAVET/ICON SPORT).

Y a-t-il eu un moment de doute cette saison ?
Très sincèrement, non. C’est facile à dire aujourd’hui. Mais j’ai bien senti le vestiaire, le groupe... On a toujours eu des résultats. Alors oui, cela a été un peu plus difficile à la reprise en janvier avec cette défaite chez nous contre le FC 93 (0-2), notre première de la saison. Mais elle intervient contre le cours du jeu. Elle ne m’a pas fait peur parce que le contenu était là et le score illogique. J’avais dit aux gars : "Si on refait des matches comme ça, on n’en perdra pas beaucoup". Puis il y a cette défaite à Feignies-Aulnoye (1-0), début mars dans un match en retard, où l'on est passé au travers. Sans être toujours flamboyant sur le terrain, on a eu une certaine maîtrise, une certaine assurance, de la solidité, on est resté très régulier, avec une profondeur de banc. C’est ça qui a fait la différence. 

Je dis toujours aussi que l’on a que ce que l’on mérite. Là, on y est, Fleury est en National.

David Vignes, coach du FC Fleury 91

Comment jugez-vous le niveau du groupe ?
J’ai trouvé la poule C plus relevée, plus compliquée que la saison passée. Il y avait de belles équipes, les promus US Thionville Lusitanos et FC Balagne, Bobigny bien sûr, et même l'US Créteil Lusitanos. C’était costaud. Il y a des différences, bien sûr, avec le groupe composé des équipes du Sud-Est et du Sud-Ouest, que j’avais fréquenté quand on est monté avec Pau (en 2016). Il y a des terrains très secs, beaucoup de "combat" et de "seconds ballons", du vent... Dans notre poule cette saison, le jeu est peut-être un peu moins abouti tactiquement, mais il y a beaucoup de "caractère". Les joueurs ne lâchent rien, on l’a encore vu avec Feignies-Aulnoye. Dans l’Ouest, il y a peut-être moins cette grinta, les équipes sont plus joueuses, bien organisées.

Êtes-vous content, soulagé de retrouver le National ?
(Large sourire) Ah oui ! Sincèrement, oui ! Je cours après depuis un certain temps. Je l’ai quitté en 2018 et ma première expérience en National remonte déjà à 2007, avec Pau aussi, cela commence à faire. Le National a changé. Avant ma venue à Fleury, j’avais eu des contacts avec des clubs de ce niveau, cela ne s’était pas fait. Mais je ne le vis pas comme une revanche. C’est mon parcours et je crois qu’il sera comme ça jusqu’à la fin (rires). Je ne fais pas la fine bouche. Je dis toujours aussi que l’on a que ce que l’on mérite. Là, on y est, Fleury est en National. Je pense que je le mérite et maintenant, on va essayer d’aller chercher le titre de champion de National 2. » 

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