U19 FÉMININE

Le staff prépare sa finale

jeudi 26 juin 2025 - 17:05 - Ilan MERHABA
U19

À J-1 de la finale face à l'Espagne (vendredi 27 juin, 20h00), les membres du staff de l'Équipe de France U19 Féminine se préparent pour la grande échéance. Immersion dans le staff des Bleuettes.

Depuis 27 jours, les joueuses de l'Équipe de France U19 sont rassemblées avec pour objectif, le titre de championnes d'Europe de leur catégorie. Ce vendredi 27 juin, face à l'Espagne (20h00), elles auront la possibilité de réaliser leur rêve. Et si elles performent autant sur le terrain, c'est en grande partie dû au travail de fond effectué par l'intégralité du staff.

Du kinésithérapeute, à l'entraîneur adjointe en passant par la team manager ou l'intendant, tous ont pour mission d'optimiser au mieux la performance des Bleuettes. Alors, comment préparent-ils cette finale ? Diffère-t-elle des matches de poules ou de la demi-finale ? Voici quelques éléments de réponse.

 ARNAUD BERRY, INTENDANT 
« Je dois garder la même minutie »

« Ma mission ne change pas forcément dans le sens où je dois, comme depuis le début de la compétition, mettre les joueuses dans les meilleures dispositions afin qu’elles n’aient plus qu’à penser au terrain. C’est pour ça que je pars au stade avant le groupe pour préparer le vestiaire et acheminer tout le matériel dont le staff et les joueuses auront besoin. Je dois garder la même rigueur, la même minutie dans tout ce que j’entreprends, pour que rien ne perturbe les habitudes des joueuses. Contrairement aux autres rencontres, il y a un petit détail qui s’est ajouté, le flocage de leurs noms sur les maillots. C’est un privilège que l’on réserve aux finalistes, dans les équipes de jeunes car jusque maintenant, elles n’avaient que leurs numéros dans le dos. C’est émouvant de pouvoir floquer leurs noms, cela représente beaucoup pour elles car pour certaines, c’est la première fois. Mon toc d’intendant, c’est de mettre les maillots en dernier avant de partir. Une fois qu’ils sont dans le sac, cela sonne mon départ pour le stade ».

Les maillots pour la finale, floqués du nom des joueuses.

 IRÈNE GARCIA, TEAM MANAGER 
« Permettre au staff de se concentrer uniquement sur le football »

« Un peu comme Arnaud, mon objectif est de permettre au staff de se concentrer uniquement sur le football. Rien ne diffère énormément de tout ce qui a été fait avant, hormis certaines demandes ponctuelles de l’UEFA en vue de la finale comme la venue du coach et de la capitaine sur les lieux de la finale pour poser avec le trophée et effectuer une conférence de presse ou la mise en place du protocole lié à l’après-match, la remise des médailles, les célébrations… Toutes ces informations me sont communiquées et je me charge de les transmettre au staff pour que l’on puisse adapter le programme du jour de match en fonction de ces données (heure d’arrivée des équipements au stade puis de l’équipe, sortie des vestiaires pour l’échauffement…) ».

 JÉRÉMY LAFOLIE, PRÉPARATEUR PHYSIQUE 
« Je bascule dans un accompagnement mental »

« Sur la partie physique, le travail a majoritairement été effectué en amont, lors de la préparation à Strasbourg et à Clairefontaine. On a fait travailler les joueuses durement, avec énormément de volume et des séances doublées. La plupart ont été épuisées par cette préparation, ce qu’on a pu voir contre l’Allemagne en amical (défaite 4-0). L’objectif était de générer suffisamment de fatigue au début du stage pour ensuite créer un rebond, un regain d’énergie tout au long de la compétition et donc diminuer le nombre de séances ainsi que leur intensité au fil du temps. Là, on est vraiment sur de la gestion, sur du suivi des joueuses. À l’approche d’une finale, il y a une donnée supplémentaire à prendre en compte : le stress. C’est là que je bascule dans un accompagnement mental, en laissant ma casquette de préparateur physique. Parce qu’au fond, dans le staff, on est tous des éducateurs avant tout et le suivi psychologique des joueuses est essentiel. L’idée est de leur donner un maximum de confiance et qu’elles voient ce stress de manière positive, comme un vecteur de concentration et non comme un échec. On échange avec elles ou dans mon cas, il m’arrive de leur montrer leurs données GPS en insistant sur le positif de leur performance ».

 ÉMILIE DOS SANTOS, ENTRAÎNEUR ADJOINTE 
« Enlever toutes les potentielles incertitudes »

« En tant qu’adjointe, je fais en sorte de prendre du recul sur les séances, d’être au maximum dans l’analyse, à la recherche des détails, pour ensuite conseiller les joueuses individuellement. J’essaye aussi d’avoir un maximum de proximité avec elles, sans être la copine, pour instaurer une relation de confiance et qu’elles puissent s’orienter vers moi en cas de besoins, que ce soit techniquement, tactiquement et psychologiquement. À J-1, mon objectif et celui du staff technique plus globalement, c’est d’enlever toutes les potentielles incertitudes que les filles pourraient avoir. Je suis à leur disposition pour échanger à ce sujet, réexpliquer si nécessaire pour qu’une fois arrivées à la finale, elles soient pleines de certitudes. Cette génération est assez impressionnante dans sa gestion des grosses échéances. Les joueuses dégagent énormément d’assurance, sans tomber dans l’excès de confiance. Malgré la réussite, elles restent très humbles. C’est certainement dû au fait qu’elles se connaissent toutes bien : la plupart ont déjà gagné en U17 et certaines évoluent même en Arkema Première Ligue. C’est donc plus facile pour nous de les accompagner ».

Émilie Dos Santos est souvent très active dans sa zone technique (photo Tyler MILLER / UEFA via Getty Images).

 AURÉLIEN SOISSON, OBSERVATEUR 
« Donner un maximum de billes »

« En coopération avec Lucas Bitaud, l'analyste vidéo, on a établi un plan d’analyse vidéo sur l’adversaire, en l’occurrence l’Espagne. Pour ma part, je me suis déplacé sur les matches du groupe de l’Espagne ainsi que sur la demi-finale face à l’Italie. Ensuite, à partir de plusieurs données (stats, temps de jeu, images…),  on identifie leurs principes fondamentaux que ce soit défensivement ou offensivement pour trouver leurs failles et savoir comment les mettre en difficulté. Une fois toutes les données chiffrées et les vidéos de situations extraites, il y a un échange avec le coach pour préparer la présentation de l’équipe, qui se fait en veille de match. Notre mission avec Lucas, c’est de donner un maximum de billes au coach et au staff pour que la prise de décision sur le plan de jeu et les consignes données aux joueuses soient très précises ».

 CYRILLE CLAVEL, ENTRAÎNEUR DES GARDIENNES 
« La confrérie des gardiennes, c’est spécial »

« Le poste de gardienne nécessite beaucoup de confiance. Donc, à l’approche du dernier match de la compétition, je suis là pour la conforter dans ce qu’elle sait faire de bien. Pas question de changer ses (à Alyssa Fernandes, la gardienne titulaire des Bleuettes) habitudes, de lui faire voir de nouvelles choses, on reste dans la continuité. On répète seulement les gestes de base et on se met en confiance. Bien évidemment, je lui donne quelques informations en fonction de l’adversaire rencontré, notamment sur les sorties de balles ou sur les coups de pied arrêtés. La confrérie des gardiennes, c’est spécial. Je les considère comme mes filles. On se chambre beaucoup, tout en faisant très attention à l’un et l’autre. Et ce qui est bien avec les filles (Alyssa Fernandes et Ceylin Yilmaz), c’est qu’elles se sont bien trouvées. Elles sont tout le temps ensemble ».

Cyrille Clavel, le membre du staff le plus chambreur, même avec les joueuses de champ (photo Tyler MILLER / UEFA via Getty Images).

 VICTORIEN CANTRELLE, KINÉSITHÉRAPEUTE 
« On conseille les joueuses au niveau de la récupération »

« Avec le staff médical, on conseille les joueuses au niveau de la récupération, en appuyant sur le sommeil, qui est l’ingrédient n°1 en matière de récupération. Elles connaissent très bien leur corps, elles savent se jauger et ainsi nous demander de cibler des zones à traiter en priorité sur les massages et autres mobilisations. Avec les bains froids, qu’elles font très régulièrement, cela constitue la récupération passive. Il y a également de la récupération active, en salle sur les vélos ou dehors en footing, toujours en fonction des besoins qui varient entre les joueuses. Comme pour les autres membres du staff, la finale ne change pas grand-chose dans nos missions si ce n’est l’excitation de se dire que ça approche à grands pas. Chacun de nous est concentré sur sa mission, qui vise en premier lieu à optimiser la performance des filles. Cela étant, on a peut-être des habitudes particulières d’un membre à l’autre comme moi, qui, chaque matin, me fais réveiller par mes filles au téléphone. J’échange beaucoup avec elles, surtout dans les derniers jours de compétition, qu’elles suivent, surtout la plus grande, avec grand intérêt ».

Euro 2025 : résultats et programme

1er tour – Groupe A


- Dimanche 15 juin 2025 :

- Mercredi 18 juin 2025 :

- Samedi 21 juin 2025 :

  • Italie - France 1-2
  • Suède - Pologne 0-5

Classement : 1. France, 9 points (+ 10) ; 2. Italie, 4 pts (0), 3. Pologne, 4 pts (- 1) ; 4. Suède, 0 pt (- 9).

France et Italie qualifiées pour les demi-finales.

Demi-finales


- Mardi 24 juin 2025 :

  • France - Portugal 4-3 après prolongations
  • Espagne - Italie 2-0 après prolongations

Finale


- Vendredi 27 juin 2025 :

  • France - Espagne, à Rzeszow (20h00)
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