Arbitrage, le débrief de la J2
Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations qui ont nécessité le recours à l'assistance vidéo durant le week-end.
PARIS SAINT-GERMAIN - ANGERS SCO
39e minute : L'attaquant parisien n°14, en possession du ballon à proximité de la ligne de touche, dribble plusieurs joueurs adverses et entre dans la surface de réparation. Rattrapé par le défenseur angevin n°27, il se retrouve soudainement au sol. L’arbitre, particulièrement bien positionné avec un angle de vue optimal, indique alors par un geste clair l’absence de faute, puis arrête le jeu sur l’action suivante. L’arbitre vidéo entre en visionnage et confirme rapidement la description de l’arbitre qui a estimé que le contact avait été provoqué par la jambe de l’attaquant vers celle du défenseur. Il conclut donc à une absence d’erreur manifeste de la part de l’arbitre sur le terrain.
L'analyse de la Direction de l'arbitrage
Dans son repli défensif, le défenseur angevin n°27 ne modifie aucunement la trajectoire de sa course, ni n'effectue de mouvement spécifique de la jambe pour venir impacter la course de l'attaquant. L’analyse de l’arbitre vidéo confirme ainsi que le défenseur ne commet aucune faute en se déplaçant ainsi, le pied gauche et le pied droit de ce dernier venant successivement se poser naturellement au sol, sans initier le moindre contact avec le bas du corps de l'attaquant. Le contact est provoqué involontairement par la jambe droite de l’attaquant. Aucun pénalty n'était attendu sur cette action offensive : l'arbitre a donc pris directement la bonne décision.
LE HAVRE AC - RC LENS
8e minute : Sur un ballon lancé en profondeur, l'attaquant lensois n°14 joue le ballon du pied gauche dans la surface de réparation adverse pour l'adresser sans contrôle à un partenaire de l'autre côté de la surface. Le défenseur havrais n°93 intervient alors pour tenter d'intercepter le ballon en réalisant un tacle lancé. Le bras gauche du défenseur, allongé au sol, entre en contact avec le ballon. L’arbitre, ayant fait l'effort physique pour dégager rapidement son angle de vue, décide d'accorder un pénalty pour cette main qu'il estime sanctionnable. L’arbitre vidéo analyse la situation et confirme la décision prise.
L'analyse de la Direction de l'arbitrage
Au moment du contact avec le ballon, le bras du défenseur, à l'horizontale dans le prolongement de la hanche et de l'épaule, ne peut être considéré comme un bras d'appui du geste du défenseur. Il se trouve en effet dans une position qui augmente artificiellement la surface couverte par le corps du défenseur, ce dernier prenant clairement le risque de toucher le ballon avec le bras, et ainsi d'être sanctionné. Par conséquent, à l'instar de la situation similaire vécue lors de la 1ère journée de Ligue 1 sur la rencontre Monaco/Le Havre (37ème minute), un pénalty était clairement attendu. C'est donc la bonne décision qui a été prise par l'arbitre sur le terrain.
FC LORIENT - STADE RENNAIS FC
34e minute : Dans la surface de réparation rennaise, l’attaquant lorientais n°29 joue le ballon du pied en avant, puis chute délibérément au sol au moment où le défenseur rennais n°24 tente de dévier le ballon à l'aide d'un tacle glissé. L’arbitre, bien placé, décide d'interrompre le jeu pour adresser un avertissement à l'attaquant pour simulation. La situation concernant un possible pénalty, l’arbitre vidéo analyse les images et confirme rapidement la décision de l’arbitre.
L'analyse de la Direction de l'arbitrage
Les images montrent effectivement l’absence de contact entre le défenseur, qui replie les jambes pour éviter de provoquer la faute, et l’attaquant, qui se laisse sciemment tomber au sol après avoir perdu le contrôle du ballon. Dans de telles circonstances, la fermeté des arbitres est attendue : non seulement un coup franc indirect doit être accordé à l'équipe défendante, mais encore un avertissement, fût-il le second entraînant une exclusion, doit être délivré à l'attaquant pour avoir tenté de tromper l'arbitre en faisant semblant d'être victime d'une faute, conformément à la loi 12. La bonne décision a donc été prise.