ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS

Méthalie : « Je ne prenais pas le foot au sérieux »

jeudi 13 novembre 2025 - 16:06 - Romain COLANGE
Dayann Methalie

Après s'être imposé chez les pros à Toulouse, sa ville natale et son club formateur, le gaucher (19 ans), double buteur pour sa première sélection avec les Bleuets, voit loin mais garde la tête froide.

L’ascension de Dayann Méthalie est fulgurante. Après avoir signé son premier contrat professionnel avec le Toulouse FC en septembre 2024 – il l’a prolongé mi-octobre jusqu’en 2030 -, le joueur de 19 ans s’est imposé comme un élément essentiel (12 matches, 10 titularisations) en Ligue 1. Révélation du début de saison dans un rôle de piston gauche, le Pitchoun a été récompensé en octobre par sa première convocation avec l’Équipe de France Espoirs, et une première sélection fêtée par un doublé aux Îles Féroé (6-0, le 10 octobre) puis une deuxième ponctuée d’une passe décisive contre l’Estonie (6-1, le 13 octobre). De nouveau convoqué par Gérald Baticle pour défier la Suisse, vendredi 14 novembre, et les Îles Féroé, lundi 17 novembre, pour la suite des qualifications à l'Euro U21 2027 (les deux matches à suivre sur les chaînes Youtube et Twitch de Zack Nani), Dayann Méthalie s'est confié avec beaucoup d'ambition, de maturité et d'humilité à FFF.fr.

«  Jusqu’à cet été, vous étiez inconnu pour le grand public. Comment vivez-vous votre ascension ?
C’est vrai que tout va très vite mais j’ai travaillé pour ça. Je joue juste mon football en prenant du plaisir sur le terrain. Je suis très content de tout ce qui se passe actuellement pour moi.

Vous l’aviez rêvé ? 
(Il sourit). Quand je regardais des matches à la télé, je me disais que c’était un rêve d’être un jour à mon tour sur le terrain. Le vivre, c’est incroyable. Mon coach à Toulouse (Carles Martínez Novell) m’a donné ma chance et il fallait que je lui montre que j’étais prêt.

Comment gérez-vous, à 19 ans, vos débuts réussis chez les pros ?
C’est important de ne pas trop prêter attention à tout ce qui peut se dire autour. Cela me permet de me focaliser sur mes objectifs et de garder la tête sur les épaules. Aussi, la saison dernière (2024-2025) a été un peu compliquée. J’étais passé d’un rôle de cadre au centre de formation à un statut de remplaçant avec les pros. J’ai été plusieurs fois sur le banc en Ligue 1 mais je ne suis jamais rentré. Finalement, je suis très content d’avoir vécu tout ça. Cela m’a forgé mentalement et montré que j’avais encore beaucoup de choses à travailler.

Pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore, quel type de joueur êtes-vous ?
Je suis quelqu’un qui met beaucoup d’énergie et de caractère dans son jeu. Mon coach au Téfécé me reprochait de ne pas afficher assez de personnalité. J’ai travaillé sur cet aspect et désormais, quand je rentre sur le terrain, je suis un mort de faim (rire). J’ai aussi des qualités athlétiques qui me permettent de répéter les efforts.


Dayann Methalie a vécu sa première avec les Espoirs aux Îles Féroé (6-0), en octobre, où il a inscrit un doublé (photo GERMAIN REZÉ / FFF).

Vous avez été formé défenseur.
(Il coupe). J’ai commencé ma formation au poste de latéral gauche. Lors de ma dernière année en U19, mon entraîneur m’a repositionné en défense centrale. C’est vraiment cette saison qui m’a permis de signer professionnel.

Et aujourd’hui, à quel poste vous vous sentez le mieux ?
Je préfère jouer latéral, dans un rôle de piston idéalement. J’ai mon couloir, je peux me projeter pour laisser apparaître mes qualités. J’aime trop ce poste mais s’il faut jouer en défense centrale pour aider l’équipe, il n’y a aucun problème.

Je suis passé par le Pôle espoirs de Castelmaurou (Occitanie). David Marraud, le directeur, m’a fait ouvrir les yeux. Il m’a dit que j’avais des pieds et un talent. C’est à partir de ce moment-là que tout a commencé.

Dayann Méthalie

 

Vous êtes arrivé à Toulouse à l’âge de 8 ans. Qu’est-ce que cela représente pour vous d’être aujourd’hui titulaire avec les pros ?
Petit, j’allais très souvent au Stadium voir des matches du Téfécé. Porter ce maillot chez les pros, c’est un rêve de gosse. C’est ma ville, là où tout a commencé et où j’ai tout appris. C’est magique car j’ai toujours porté ce maillot. Je ne pouvais pas rêver mieux pour débuter ma carrière.

Vous êtes-vous donné les moyens dès le plus jeune âge de réaliser ce rêve ?
Quand j’étais petit, je ne prenais pas le football au sérieux. C’était juste pour m’amuser avec mes potes. J’étais assez turbulant et c’était le seul endroit où je pouvais me défouler (sourire).

Quand a eu lieu le déclic ?
Je suis passé par le Pôle Espoirs de Castelmaurou (Ligue Occitanie). David Marraud, le directeur, m’a fait ouvrir les yeux. Il m’a dit que j’avais des pieds et un talent. C’est à partir de ce moment-là que tout a commencé.


Dayann Méthalie a disputé tous les matches de Ligue 1 (12) cette saison avec le Toulouse FC (photo Philippe LECOEUR / ICON SPORT).

Et ça continue, avec une première convocation avec les Espoirs lors du dernier rassemblement, en octobre. Cela a été une surprise ?
Franchement, oui. Tout allait très vite mais je ne me voyais pas être appelé si rapidement avec les Espoirs.

Vous étiez-vous vu inscrire deux buts pour votre première sélection ?
Je n’ai pas l’habitude d’être décisif mais je prends ce qu’il y a à prendre. J’étais très content d’autant que je ne marque pas très souvent. C’était un peu nouveau pour moi, d’ailleurs cela s’est vu car je n’ai pas trouvé de célébration (rire).

Qu’est-ce que vous demande Gérald Baticle, le sélectionneur ? 
Nous, les latéraux, courront beaucoup. Il faut avoir le cardio pour répéter les efforts. Le sélectionneur m’a mis à l’aise dès mon arrivée ici. Il m’a dit de jouer avec mes qualités et de ne surtout pas mettre le frein à main. Il voulait que je montre qui j’étais.

Quelles sont vos ambitions avec la sélection ?  
J’espère un jour aller avec l’Équipe de France A et disputer une Coupe du monde. C’est mon rêve. Mais je suis focalisé sur les prochaines échéances avec les Espoirs, et les deux matches contre la Suisse puis les Îles Féroé que l’on veut gagner. »

Qualifications Euro U21 2027 – Groupe C

- Samedi 7 juin 2025 : 

  • Îles Féroé - Estonie 2-1

- Jeudi 4 septembre 2025 : 

  • Islande - Îles Féroé 1-2

- Vendredi 5 septembre 2025 :

  • Estonie - Suisse 0-1

- Lundi 8 septembre 2025 : 

  • Estonie - Islande 1-1

- Mardi 9 septembre 2025 : 

  • Luxembourg - Îles Féroé 0-1

- Vendredi 10 octobre 2025 : 

- Lundi 13 octobre 2025

- Mardi 14 octobre 2025 : 

  • Islande - Luxembourg 2-1
  • Îles Féroé - Suisse 1-3

Classement : 1. Îles Féroé (9 points, - 5) ; 2. Suisse (7 pts, +4) ; 3. France (6 pts, +11) ; 4. Islande (5 pts, 0) ; 5. Estonie (2 pts, - 8) ; 6. Luxembourg (1 pt, - 2)

- Jeudi 13 novembre 2025 : 

  • Luxembourg - Islande

Vendredi 14 novembre 2025

  • Suisse - France (19h30, à Lausanne)

- Lundi 17 novembre 2025

  • France - Îles Féroé (21h00, à Grenoble)

- Mardi 18 novembre 2025 : 

  • Luxembourg - Suisse

- Jeudi 26 mars 2026 : 

  • Luxembourg - France
  • Islande - Estonie

- Vendredi 27 mars 2026 : 

  • Suisse - Îles Féroé

- Lundi 30 mars 2026 : 

  • France - Islande

- Mardi 31 mars 2026 : 

  • Suisse - Estonie

- Vendredi 25 septembre 2026 : 

  • Islande - France
  • Estonie - Îles Féroé
  • Suisse - Luxembourg

- Mardi 29 septembre 2026 : 

  • Estonie - France
  • Islande - Suisse
  • Îles Féroé - Luxembourg

- Samedi 3 octobre 2026 : 

  • France - Luxembourg

-  Mardi 6 octobre 2026 : 

  • France - Suisse
  • Luxembourg - Estonie
  • Îles Féroé - Islande

Les neuf premiers de groupes et le meilleur deuxième qualifiés pour la phase finale avec l'Albanie et la Serbie (pays hôtes en juin 2027). Les autres deuxièmes en barrages aller-retour au mois de novembre 2026 pour décrocher l'une des quatre dernières places.

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