ÉQUIPE DE FRANCE

Didier Deschamps : « Beaucoup de fierté »

vendredi 14 novembre 2025 - 00:06 - Claire GAILLARD
Didier Deschamps

Après le large succès contre l'Ukraine (4-0), le sélectionneur des Bleus, qualifiés pour la Coupe du monde 2026, a partagé sa satisfaction en conférence de presse.

« « Quel sentiment prédomine ce soir à présent que la qualification est acquise ? 
Je profite. On avait cet objectif, on l’a fait même si ça n’a pas été simple en première mi-temps. je comprends que ce soit logique et normal que l'Équipe de France se qualifie pour vous mais il y a toujours des adversaires en face. On a fait ce qu’il fallait aujourd’hui, on ne pouvait pas se qualifier avant. Je ressens beaucoup de fierté pour l’ensemble du groupe et le staff à mes côtés. Il ne faut pas banaliser une qualification de l’Équipe de France. Je ne suis pas un grand expressif, je le reconnais, surtout ici mais c'est beaucoup de fierté et j’apprécie. Il faut apprécier ces moments-là car on y sera. D’autant plus que je n’ai pas eu l’occasion de voir l'Amérique quand j'étais joueur. Il y a de la joie même si elle est contenue car le contexte était lourd et pesant. D'avoir pu l'espace d'un match grâce à cette qualification donner du sourire, c’est la vie, tant mieux.

L'Amérique, les voilà

7
Didier Deschamps disputera en 2026 sa septième phase finale d’une compétition majeure (Euro + Coupe du monde) comme sélectionneur, égalant le record pour un entraîneur d’une nation européenne (7 pour Joachim Löw avec l’Allemagne).
11
Phases finales avec les Bleus pour Didier Deschamps dont 4 comme joueur (Euro 1992, Euro 1996, Euro 2000, Coupe du monde 1998).
 

Qu’avez-vous pensé du match de Michaël Olise ? 
Michael évidemment a toujours cette qualité technique, il était dans une position avec nous qui n’est peut-être pas toujours évidente pour lui mais il a toujours été une solution. Dès qu’il était dans une position axiale et qu’il y avait davantage d’espace, il a pu s’exprimer encore un peu plus. Avec le nombre de matches qu’il joue, il n’est pas toujours à son maximum mais c’est un élément très important dans notre animation offensive.

Avez-vous trouvé une ossature pour votre équipe durant ces qualifications ? 
Il y a des joueurs qui ont eu du temps de jeu. C’était important d’en voir le plus possible. Sur ce rassemblement, il y a encore eu beaucoup de blessés, trop, c’est mon regret même si j’ai pu voir d’autres joueurs. Ne pas avoir pu répéter ce qu’on avait commencé pour améliorer…. Mais cela offre du temps de jeu à d’autres avec un état d’esprit très, très bon. Il y a beaucoup de joueurs qui peuvent prétendre à l’Équipe de France. S’ils sont tous disponibles et c’est tout le mal que je me souhaite, ça va être difficile de choisir (en vue de la liste pour le Mondial) ! Cela laisse des options supplémentaires par rapport aux choix que j’aurai à faire.


La joie de Kylian Mbappé et des Bleus qualifiés pour la Coupe du monde 2026 (photo Simon MORCEL / FFF). 

Peut-on déjà parler d’objectif pour cette Coupe du monde aux États-Unis, au Canada et au Mexique ? 
(Il sourit) Je suis quelqu’un de pragmatique. On s’est qualifiés, on va commencer par disputer le dernier match dimanche (à Bakou contre l’Azerbaïdjan) puis il y aura la période de mars, la préparation… C’est un nouveau format avec plus d’équipes, des matches supplémentaires, des spécificités là-bas… Il faudra qu’on prépare tout cela. On y a déjà pensé avec le staff et là on va accélérer. On aura une première réponse le 5 décembre (jour du tirage au sort) à Washington pour savoir qui (les Bleus affrontent) et où (ils vont jouer les matches) ? Ce sera déjà pas mal car c’est grand les États-Unis. Qu’on ait l’ambition, oui, mais il faudra passer par des étapes : plus de matches, des conditions climatiques particulières, il faudra voir les horaires, le temps de récupération sera différent on va approfondir tout ça mais on a le devoir de faire en sorte d’aller le plus loin possible.

Kylian Mbappé ? Il respire le bonheur, ça se voit, ça se ressent même s’il a connu comme tout joueur une période un peu plus compliquée. Je vous ai toujours dit que l’Équipe de France serait toujours plus forte avec Kylian.

 

On a vu un Kylian Mbappé, double buteur, passeur, plein d’énergie et d’enthousiasme. Est-il devenu le capitaine que vous espériez ? 
Depuis un bon moment, il a retrouvé son meilleur niveau. Quand il a eu à prendre le relai, il l’a très bien fait. Au-delà du joueur, il a cette capacité à fédérer entre les plus jeunes et les plus anciens. Il assume totalement ce rôle de capitaine et de leader. Il a écouté, il a appris, il ne s’agit pas de faire forcément comme les autres mais c’est Kylian. Vous êtes très exigeant avec lui, il l’est envers lui-même. Il respire le bonheur, ça se voit, ça se ressent même s’il a connu comme tout joueur une période un peu plus compliquée. Je vous ai toujours dit que l’Équipe de France serait toujours plus forte avec Kylian. Quand il est à ce niveau-là, pour les adversaires, c’est compliqué et ça nous facilite les choses. Il est extrêmement décisif comme il est avec son club. La saison est longue, il joue beaucoup, il est bien, qu’il reste comme ça mais il y a… - c’est valable pour lui et d’autres joueurs - l’accumulation fait que. Aujourd’hui, il a parfaitement joué son rôle sur et en dehors du terrain comme capitaine de l’Équipe de France. »

La qualification en images

Kylian Mbappé : « l'objectif c'est de la gagner »

Le capitaine des Bleus, en zone mixte : « C’est appréciable de voir que les supporters ne banalisent pas cette qualification en Coupe du monde, même si ces dernières années en France, c'est la norme de s’y qualifier. On est conscients de ça, que c'est normal pour nous d'aller à la Coupe du monde, mais il ne faut pas le banaliser car dans l'histoire de l'équipe de France, ça n'a pas toujours été le cas. Donc, c'est toujours une fierté d’y parvenir et on va aller là-bas (aux États-Unis, Canada et Mexique) pour représenter la France du mieux possible. L’objectif ? Demi-finale, gagner ? Je ne comprends pas ce truc de demi-finale. Si l'objectif c'est demi-finale et qu’on atteint le dernier carré on s'arrête, on rentre ? Non, l'objectif, c'est bien évidemment de la gagner. C'est un rêve pour tout le monde, pas seulement nous, les 48 équipes qui disputeront la compétition. Après, bien sûr, il y a des gens qui vont la jouer fine bouche en parlant de réussite si on venait à atteindre les demies sans la gagner. Mais pour nous, c’est très clair, on veut la gagner et l’objectif ne sera pas rempli si on s’arrête en demies. Ça va être très difficile mais on se prépare pour ça. »

 

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