Arbitrage, le débrief de la J13
Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.
FC NANTES - FC LORIENT
45e minute (+1) : sur un centre du joueur lorientais n°5 en direction de son partenaire °28 en position de hors-jeu dans la surface de réparation adverse, le défenseur nantais n°6 intervient à l'aide d'un tacle glissé et dévie le ballon dans son propre but. Considérant que le hors-jeu est sanctionnable car l'attaquant « impacte le défenseur » selon lui, l'arbitre assistant lève son drapeau, l'arbitre décide alors de refuser le but. L'arbitre vidéo invite ensuite l'arbitre à analyser la séquence en bord de terrain pour réinterroger sa position initiale. L'arbitre prend finalement la décision de valider le but.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le début de la phase offensive, ainsi que le duel entre les deux joueurs près de la ligne médiane, ont été correctement appréciés par l’arbitre et l’arbitre vidéo, sans erreur manifeste. Par ailleurs, concernant la position de hors-jeu du joueur lorientais n°28, l’analyse montre qu’il ne prend pas une part active au jeu et ne commet aucune interférence avec les adversaires. En effet, sa distance par rapport au défenseur et au gardien nantais confirme qu’il ne répond à aucun des critères suivants de la Loi 11 :
- il ne les empêche pas de jouer ou d'être en position de jouer le ballon en entravant clairement leur champ de vision ;
- il ne leur dispute pas le ballon ;
- il ne tente pas clairement de jouer le ballon avec une action qui pourrait influencer leur réaction ;
- il n'effectue pas d'action évidente qui influencerait clairement leur capacité à jouer le ballon.
Ainsi, en application de la loi, le but devait bien être accordé.
STADE BRESTOIS - FC METZ
90e minute (+7) : sur une passe effectuée par l'un de des coéquipiers, l’attaquant brestois n°24 est déséquilibré dans la surface de réparation par le défenseur messin n°12 et se retrouve au sol. L’arbitre laisse le jeu se dérouler. L’arbitre vidéo analyse la situation et, au premier arrêt de jeu, invite l’arbitre à visionner les images en bord de terrain pour un possible penalty. Après avoir pris connaissance des images, l’arbitre décide finalement de sanctionner l'intervention du défenseur et d'accorder un penalty.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le défenseur, dans sa propre surface de réparation, bouscule l'attaquant avec une poussée manifeste des deux bras dans le dos de ce dernier. Ce geste, provoquant la chute de l'attaquant, est clairement sanctionnable au sens de la loi 12 : le penalty était bien la décision technique attendue.
LOSC LILLE - PARIS FC
90e minute (+4) : à l’entrée de la surface de réparation adverse, le joueur lillois n°14 frappe au but et le défenseur parisien n°15 dévie le ballon. Considérant qu’un contact sanctionnable du ballon avec le bras du défenseur s’est produit, l'arbitre décide de siffler un penalty. L’arbitre vidéo analyse alors l'ensemble de la situation, à partir du début de la phase offensive de l'équipe lilloise, et conclut à une absence d'erreur manifeste dans les décisions prises par l'arbitre.