« C’est le plus beau tirage du monde »
Plongez dans les coulisses du tirage au sort des 32es de finale de la compétition organisé au Parc des Princes, lundi 1er décembre.
En ce premier jour de décembre, la magie de Noël a illuminé le Parc des Princes. Le mariage entre l’enceinte fétiche du Paris Saint-Germain, tenant du titre et recordman du nombre de titres (16), et la Coupe de France Crédit Agricole, ne pouvait difficilement en être autrement. Et à l’occasion du tirage au sort des 32es de finale, marqués par l’entrée en lice des clubs de Ligue 1, plusieurs formations sont reparties avec un cadeau avant l’heure.
Toutes les affiches des 32es de finale
C’est le cas de Vendée Fontenay Foot (N3), qui affrontera le champion d’Europe le week-end du 20 et 21 décembre, de Bourg-en-Bresse Péronnas (N), hôte de l’Olympique de Marseille ou encore du FC Saint-Cyr Collonges-au-Mont d'Or (R1), qui défiera son voisin de l’Olympique Lyonnais. « C’est le plus beau tirage du monde, avoue Hassane Baba-Arbi (photo principale), son président. Cela fait neuf ans que je suis en poste et c’est très certainement ma dernière année. C’est le destin car avant le tirage, j’avais dit que mon rêve était d’affronter l’OL. »
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— beIN SPORTS (@beinsports_FR) December 1, 2025
🎙️ Phillipe Diallo sur la Coupe de France : "C'est l'épreuve mythique du football français." pic.twitter.com/TakDkPT6US
Il a été exaucé par Cléopâtre Darleux, ancienne gardienne de l'Équipe de France de handball, et Jimmy Gressier, à la manœuvre du tirage du premier des trois groupes. « Si ma main a pu porter bonheur, ça fait plaisir, a souri le champion du monde du 10 000 m, qui a joué au football jusqu’en U17 nationaux. Quand j’étais jeune, j’imaginais être professionnel comme ces amateurs qui auraient aimé faire carrière. Ce genre de match leur donne un goût de joueur pro, en plus face à mon ami Moussa Niakhaté avec qui j’ai évolué à l’US Boulogne. Je leur souhaite de prendre énormément de plaisir car c’est la magie de la Coupe de France : il peut tout se passer, qu’importe le niveau. »

Cléopâtre Darleux et Jimmy Gressier ont été deux des tireurs du tirage au sort des 32es de finale, lundi soir, au Parc des Princes (photo Philippe LE BRECH / APL / FFF).
« Vous êtes où, vous ? Ah, du côté de Caen. Je ne sais pas trop combien de kilomètres ça fait (entre les deux villes) »Les représentants de Blois (N2) auprès de ceux du Bayeux (R2), leurs adversaires en 32es de finale
Cette compétition, « épreuve mythique qui procure beaucoup d’émotions dans tous les territoires », comme l’a rappelé Philippe Diallo, le président de la FFF, est aussi l’occasion pour certains clubs de découvrir de nouvelles régions. Ce sera visiblement le cas pour le Blois Football 41 (N2), dont les représentants ont croisé leur futur adversaire, le FC Bayeux (R1 Normandie), à l’issue du tirage.
« Vous êtes où, vous ? Ah, du côté de Caen. Je ne sais pas trop combien de kilomètres ça fait (entre les deux villes) », se sont intérrogés les dirigeants blésois auprès de Luis Ferreira-Pavesi, le président calvadosien, une écharpe jaune et bleue sur les épaules. Plus de 650 kilomètres aller-retour. Mais pour tenter de décrocher une place en 16es de finale de la Coupe de France Crédit Agricole, cela les vaut bien.

Pedro Miguel Pauleta, vainqueur de l'épreuve en 2004 et 2006 avec le Paris SG, était l'ambassadeur du tirage au sort (photo Philippe LE BRECH / APL / FFF).
Les Ligue 1 avec ambition
Les 32es de finale annoncent l’entrée en lice des équipes de Ligue 1. Et cette année encore, les formations de l’élite abordent la compétition avec ambition.
Sylvain Armand, coordinateur sportif du LOSC Lille : « L’objectif est clair, on souhaite la gagner. Remporter un titre, c’est marquer une carrière, que ce soit pour le club ou les joueurs. Nous entamerons notre parcours par un déplacement chez les Lusitanos de Saint-Maur, qui évoluent en N2. Même si on peut considérer qu’il y a des écarts de niveau, l’expérience m’a montré que ce sont des matches où tout peut arriver, il faut jouer les jouer à fond. J’ai déjà vécu des surprises, donc il est essentiel d’éviter ce piège. Et s’ils sont arrivés jusque-là, c’est qu’ils ont des qualités à faire valoir. À nous de donner le maximum pour passer. »
Romain Danzé, directeur de la section féminine du Stade Rennais, représentant du club breton au tirage : « La Coupe de France est toujours un objectif important pour le Stade Rennais. C’est une compétition qui suscite une vraie passion au sein du club. Actuellement, on est dans une dynamique positive, et c’est le moment de capitaliser là-dessus, notamment en Coupe où tout est possible, et il où suffit de quelques bons matches pour aller loin. On débutera cette édition par un match non loin de la maison, en Vendée face à un club des Sables d’Olonne promu en N3. La Coupe de France, c’est toujours un moment spécial, ça promet d’être une belle fête pour tout le monde. Après la Gambardella, on enchaîne avec la Coupe ? La formation fait partie de notre ADN, c’est un principe fondamental à Rennes. La victoire en Gambardella a été un moment marquant pour ces jeunes joueurs. Certains intègrent maintenant le groupe pro et insufflent un vent d’air frais, bénéfique pour réussir en Coupe de France. »
Basile Boli, ambassadeur de l'Olympique de Marseille : « Il n’y a pas de petites équipes en Coupe de France et l’Olympique de Marseille veut être compétitif dans toutes les compétitions. On avait déjà joué cette équipe de Bourg-en-Bresse en 2018, avec une victoire au bout. On a beaucoup de respect à leur égard et on va aller chez eux pour gagner. »