COUPE DE FRANCE CRÉDIT AGRICOLE

Pauleta : « Même pour manger, je ne lâchais pas la Coupe ! »

mardi 9 décembre 2025 - 16:30 - Romain COLANGE
Pauleta

Double vainqueur avec le Paris Saint-Germain (2004 et 2006), Pedro Miguel Pauleta (52 ans) a souvent brillé dans une compétition très particulière pour lui puisque le Portugais a mis un terme à sa carrière professionnelle après la finale de 2008.

C’était il y a une vingtaine d’années mais les souvenirs sont encore très frais, gravés à jamais dans la mémoire de Pedro Miguel Pauleta (52 ans). « La Coupe de France m’évoque de belles choses, de bons moments. C’est un trophée important pour tous les clubs français, et aussi souvent le dernier match de la saison, dans un Stade de France plein », glisse-t-il. Pour celui que l'on surnommait L'Aigle des Açores, ce rendez-vous a même été le tout dernier de sa carrière professionnelle (467 matches, 247 buts), le 24 mai 2008. Ce jour-là, l’Olympique Lyonnais a privé l’attaquant portugais d’un troisième sacre dans l’épreuve, tous avec le Paris Saint-Germain, après ceux de 2004 et 2006. Deux moments très forts pour Pauleta, sincèrement attaché à la Coupe de France Crédit Agricole dont les 32es de finale de la 109e édition se disputeront vendredi 19, samedi 20 et dimanche 21 décembre 2025.

La programmation des 32es de finale

Son parcours

Pedro Miguel Pauleta (52 ans), né le 28 avril 1973 à Ponta Delgada (Portugal)
Clubs : CD Santa Clara (1991-1992) ; CD Operario (1992-janv. 1994) ; Angrense (1994-janv 1995) ; CU Micaelense (janv. 1995- juin. 1995) ; GD Estoril (1995-1996) ; UD Salamanque (Espagne, 1996-1998) ; Deportivo La Corogne (Espagne, 1998-2000) ; Girondins de Bordeaux (2000-2003) ; Paris Saint-Germain (2003-2008)
Palmarès : Championnat d’Espagne (2000), Supercoupe d’Espagne (2000), Coupe de la Ligue (2002, 2008), Coupe de France (2004, 2006).


Capitaine du Paris Saint-Germain, Pauleta a été le premier à soulever la Coupe de France lors du sacre en 2006 face à l'Olympique de Marseille (photo ICON SPORT).

 SES SACRES EN 2004 ET 2006 
« Recevoir la Coupe des mains du président de la République... »

« La victoire en 2004 est particulière car c’est mon premier titre avec le Paris Saint-Germain, lors de ma première saison. Durant le parcours, je me souviens avoir marqué à chaque tour (sauf lors de la demi-finale à Nantes qu’il n’a pas disputée). En finale, j'ai réussi à encore être décisif, de la tête sur un corner de Fabrice Fiorèse, face à une équipe de Ligue 2 (1-0, La Berrichonne de Châteauroux) qui n’avait rien à perdre. Ça a été un grand moment.

Le deuxième fait aussi partie des moments forts de ma carrière. C’était vraiment magnifique de remporter un trophée à l’issue d’un Classique face à l’Olympique de Marseille (2-1, le 29 avril 2006). C’était déjà un honneur d’être le capitaine du PSG, mais recevoir la Coupe des mains du président de la République (Jacques Chirac à l’époque), au Stade de France… (il s’arrête). Ça a été très fort. J’ai de très belles photos de mes enfants sur le terrain avec le trophée. Le lendemain, même pour manger, je ne lâchais pas la Coupe (rire). »

 L'UN DE SES PLUS BEAUX BUTS 
« J'étais blessé toute la semaine »

« Avant la demi-finale à Nantes (2-1, le 20 avril 2006), j'étais blessé toute la semaine. Jusqu’au dernier moment, il y avait un doute sur ma participation. Finalement, le staff a pris la décision de me faire jouer. J'ai donné la passe décisive pour Fabrice (Pancrate) puis j'ai marqué sur une reprise de volée en fin de match (86e) sur une passe de Vikash (Dhorasoo) qui a permis à l'équipe de gagner. C’était un but magnifique qui, surtout, nous a envoyés en finale face à l’Olympique de Marseille, notre grand rival (sourire). »

Le palmarès de la Coupe de France Crédit Agricole

 LA FINALE PERDUE 
« Un moment triste (...) mais beau »

« La saison 2007-2008 a été difficile. On l’a bien terminée en remportant la Coupe de la Ligue (contre Lens, 2-1, le 29 mars 2008) puis en obtenant notre maintien en Ligue 1 lors de la dernière journée à Sochaux (2-1, le 17 mai 2008). J’avais envie de finir en beauté en remportant une troisième Coupe de France. Malheureusement, on a perdu face à l’Olympique Lyonnais (0-1, le 24 mai 2008) qui était très difficile à battre à cette époque. Mon dernier match comme joueur professionnel a donc été une finale de Coupe de France. Ça a été un moment très spécial, à la fois triste car nous avons perdu et je n’ai pas marqué. Mais d’un autre côté, c’était beau de finir ma carrière dans un stade plein, qui a toujours été derrière moi et dans le club où je rêvais de terminer. »  


Le Portugais, ici au duel avec Jérémy Toulalan, a disputé le dernier match de sa carrière face à l'Olympique Lyonnais (0-1, le 24 mai 2008) en finale de la Coupe de France (photo ICON SPORT).

 LES MATCHES FACE AUX AMATEURS 
« Parfois, tu sens que ça va mal tourner »

« Je me rappelle très bien du premier match de janvier, après les fêtes de fin d’année, qui se jouait toujours à l’extérieur chez un petit club. Je trouve ça très bien que les pros se déplacent. L'un de mes pires souvenirs ? Une élimination contre les Lusitanos de Saint-Maur (sourire). Je m’en souviens très bien, c’était avec les Girondins de Bordeaux (0-2, le 19 janvier 2002, lors des 16es de finale). Ce n’était pas la première fois, ni la dernière, qu’un club amateur sortait un club pro. Dans ce genre de match, ce n’est pas que tu ne veux pas, mais parfois tu sens que ça va mal tourner… En plus, ce jour-là, il y avait beaucoup de Portugais dans le stade : ce n’était vraiment pas un bon moment pour moi (rire). Au début de ma carrière, j’ai été joueur dans de "petits" clubs et je me souviens de l’importance donnée à la coupe nationale, et encore plus au match face à des formations huppées. Mais la Coupe de France n’existe nulle part ailleurs. C’est une compétition que j’appréciais énormément. »

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Pauleta a inscrit le seul quadruplé de sa carrière en Coupe de France : c’était lors des 32es de finale face à Fréjus Saint-Raphaël (N2, 6-0, le 15 décembre 2001).

 SON ATTACHEMENT À LA COUPE 
« Je n'ai pas loupé beaucoup de matches » 

« J’aimais beaucoup les coupes. J’ai fini meilleur buteur de l’histoire de la Coupe de la Ligue, que j’ai remportée en 2002 avec Bordeaux et 2008 avec le Paris Saint-Germain, à égalité avec Edinson Cavani (15 buts). En Coupe de France, je ne sais pas le nombre (28 buts en 26 matches) mais je pense que j’en ai mis pas mal aussi (sourire). Si vous regardez ma carrière, vous verrez que je n’ai pas loupé beaucoup de matches dans cette compétition. Et si je ne jouais pas, c’est que j’étais blessé. Je me souviens d’un match à Nantes, contre Carquefou (National 2, 1-0, le 16 avril 2008 lors des quarts de finale). Je suis rentré à vingt minutes de la fin et j’ai marqué de la tête sur une passe de Sylvain Armand. Je voulais toujours être sur le terrain car c’était une possibilité pour moi de marquer. Et moi, je voulais toujours marquer, qu’importe la compétition et l’adversaire. La Coupe de France offre aussi la possibilité de gagner un trophée et de disputer la Coupe d’Europe la saison suivante. »


Rentré en fin de match, Pauleta avait débloqué la situation face à Carquefou (National 2, 1-0), le 16 avril 2008, et envoyé le PSG en demi-finales de la Coupe de France (photo ICON SPORT).

Paris, à fond la Coupe

Recordman du nombre de titres (16) en Coupe de France Crédit Agricole et vainqueur de huit des onze dernières éditions, le Paris Saint-Germain entrera en lice face à Vendée Fontenay Foot (N3), samedi 20 décembre (21h00, sur beIN Sports 1) lors des 32es de finale. Et fera une fois encore partie des favoris à sa propre succession. « Cela montre l’importance que le PSG donne à toutes les compétitions, dont la Coupe de France, appuie Pedro Miguel Pauleta. Même après avoir gagné la Ligue des champions, c’est important pour un club comme Paris de gagner des trophées. Ce sont les titres qui font la grandeur d’un club. Ils ont cette obligation et la qualité pour disputer chaque épreuve pour la remporter. »

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