Arbitrage, le debrief de la J15
Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.
AJ AUXERRE - FC METZ
33e minute : sur un centre de l’attaquant auxerrois n°19, le défenseur messin n°38 dévie le ballon du bras dans sa surface de réparation. L'arbitre ne perçoit pas ce contact et laisse le jeu se dérouler. L’arbitre vidéo analyse alors la situation, et en particulier la nature de ce contact qu’il juge répréhensible. Il invite l’arbitre à visionner les images en bord de terrain et un penalty est finalement accordé.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Au moment du contact avec le ballon, le bras gauche du défenseur, presque à l'horizontale, est très significativement éloigné du corps de ce dernier. Cette position augmente donc artificiellement la surface couverte par le corps du défenseur. Par conséquent, en application de la Loi 12, le contact entre le bras et le ballon est bien sanctionnable. L’assistance vidéo a pleinement rempli son rôle et le penalty a justement été accordé.
OGC NICE - ANGERS SCO
52e minute : alors que le joueur angevin n°3 est en possession du ballon, le joueur niçois n°20 intervient sur ce dernier avec une jambe tendue, sa semelle venant impacter directement la face interne de la partie inférieure de la jambe de son adversaire. Ayant perçu « une semelle sur le pied », l'arbitre sanctionne immédiatement la faute et décide d'adresser un avertissement au joueur niçois. Analysant la nature du contact, l'arbitre vidéo considère que la décision de carton jaune constitue une erreur manifeste et propose à l'arbitre un visionnage de la situation en bord de terrain. L'arbitre modifie finalement sa décision et exclut le joueur fautif.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Le geste sans maîtrise du joueur niçois est réalisé avec force et intensité, avec un contact direct particulièrement marqué de la semelle de son pied droit sur la jambe de son adversaire. Mettant clairement en danger l'intégrité physique du joueur angevin, cette infraction doit être considérée comme une faute grossière au sens de la Loi 12. La bonne décision finale, à savoir l’exclusion du fautif, a donc bien été prise à l’aide de l’assistance vidéo à l'arbitrage.