ARBITRAGE

Arbitrage, le débrief de la J20

mardi 3 février 2026 - 20:05 - RÉDACTION
Bastien Dechepy

Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.

 FC LORIENT - FC NANTES 

90e minute +3 : le joueur nantais n°20 adresse une passe en profondeur à son partenaire n°98. Ce dernier dispute alors le ballon au joueur lorientais n°2 dans un duel aérien. L’action se poursuit avec une récupération du ballon par l'attaquant nantais n°19, qui le transmet ensuite à son partenaire n°98, et le but est marqué. Dans un premier temps, le but est accordé, avant d'être annulé en raison d'une position de hors-jeu du joueur nantais n°98 au départ de l’action.

 

Analyse de la Direction de l’Arbitrage

Au moment de la passe de son partenaire n°20, le joueur nantais n°98 est en position de hors-jeu. En allant au duel avec le défenseur lorientais pour disputer le ballon, il prend une part active au jeu. Cette action constitue une interférence avec l’adversaire, en influençant clairement la capacité de ce dernier à jouer le ballon. Le hors-jeu est donc sanctionnable au sens de la Loi 11 : l'intervention de l'arbitre vidéo pour annuler le but est conforme aux Lois du Jeu.

 

 PARIS FC - OLYMPIQUE DE MARSEILLE 

90e minute + 2 : dans la surface de réparation adverse, l’attaquant parisien n°18 joue de la tête un ballon aérien adressé par un partenaire. Il est alors percuté par le gardien marseillais, qui le touche à l’arrière du crâne avec ses deux poings. L’arbitre siffle immédiatement pénalty et adresse un avertissement au gardien pour comportement antisportif. L’arbitre vidéo procède à une double vérification : la position de l’attaquant au départ du ballon et la nature du contact du gardien. À l’issue de cette vérification, la décision de l’arbitre est confirmée et le pénalty validé.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage

L’attaquant parisien n’est pas en position de hors-jeu au moment de la passe et joue le ballon de la tête en premier. Le gardien marseillais intervient ensuite, en retard, et heurte l’attaquant à l’arrière du crâne avec ses deux poings, sans toucher le ballon. Ce contact, provoqué après que le ballon a été joué par l’attaquant, est une faute et le geste du gardien, réalisé sans maîtrise, justifie un avertissement. La décision prise sur le terrain, confirmée après vérification par l’arbitre vidéo, est donc conforme aux Lois du Jeu.

 

 AS MONACO - STADE RENNAIS 

 

68e minute : à l’intérieur de la surface de réparation monégasque, le joueur rennais n°7 touche le ballon puis se retrouve au sol, alors que le défenseur monégasque n°4 tente d’intervenir en tendant la jambe. L’arbitre accorde dans un premier temps un penalty, estimant qu’une faute a été commise par le défenseur. L’arbitre vidéo analyse l’ensemble de la situation, en particulier une éventuelle position de hors-jeu de l'attaquant au départ de l’action et la réalité du contact. Les images confirment une position de hors-jeu préalable de l’attaquant et l’absence de contact entre le pied du défenseur et celui de l’attaquant. Le pénalty est donc annulé et le jeu repris par un coup franc indirect en faveur de l'équipe monégasque.

 

Analyse de la Direction de l’Arbitrage

Les images confirment qu’aucun contact n’est établi entre le défenseur monégasque et l’attaquant rennais lors de la chute de ce dernier. Le pénalty initialement accordé n’est donc clairement pas attendu. Par ailleurs, au moment où le ballon lui est adressé par son partenaire, l’attaquant se trouve en position de hors-jeu sanctionnable. L’intervention de l’assistance vidéo a permis de corriger la décision initiale à juste titre. La reprise du jeu par un coup franc indirect est conforme aux Lois du jeu.

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