ARBITRAGE

Arbitrage, le debrief de la J23

mercredi 25 février 2026 - 07:35 - RÉDACTION
Abdelatif Kherradji

Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.

 RC LENS - AS MONACO 

13e minute : sur un corner tiré par le joueur lensois n°10, le ballon est adressé dans la surface de réparation monégasque. Il est ensuite récupéré par son partenaire n°28 qui centre depuis l'autre côté de la surface. Au cours de cette seconde phase, le ballon est dévié par le bras du défenseur monégasque n°27 dans sa surface de réparation. L’arbitre considère dans un premier temps que le contact n’est pas sanctionnable. L’arbitre vidéo analyse l’intégralité de la situation, depuis l'exécution du corner jusqu’au contact du ballon avec le bras du défenseur. Il identifie un geste pouvant constituer une main sanctionnable. Toutefois, dans le même temps, l’analyse des images révèle que le ballon est sorti des limites du terrain pendant la trajectoire du corner, avant même la seconde phase de jeu. Informé de ces éléments, l’arbitre décide d’initier un visionnage en bord de terrain afin de confirmer l’ensemble des faits et d’expliquer précisément sa décision aux deux capitaines. Le jeu est finalement repris par un coup de pied de but, consécutif à la sortie préalable du ballon au-delà de la ligne de but.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage

Le défenseur monégasque n°27 élève son bras replié à hauteur horizontale en se retournant. Cette position augmente artificiellement la surface couverte par son corps. Le contact du ballon avec le coude constitue donc une main sanctionnable au sens de la Loi 12. Cependant, les différents angles exploités par l’assistance vidéo établissent de manière claire et incontestable que le ballon était déjà entièrement sorti du terrain durant la trajectoire du corner. En conséquence, aucun penalty ne peut être accordé puisque le ballon n’était plus en jeu au moment du contact avec le bras. Par conséquent, la décision finale — reprise par coup de pied de but — est conforme aux Lois du Jeu et constitue l’issue attendue.

 

 PARIS SAINT-GERMAIN - FC METZ 

29e minute : À l’entrée de la surface de réparation messine, l'attaquant parisien n°9 et le défenseur messin n°5 disputent le ballon. Alors que l'attaquant joue ce dernier du pied droit, un contact intervient entre le pied du défenseur et l’arrière de la cheville de l’attaquant. L’arbitre siffle la faute et décide d’exclure immédiatement le défenseur pour faute grossière. L’arbitre vidéo procède à la vérification de la nature exacte du contact, en particulier son intensité. Considérant que la décision de carton rouge peut être considérée comme une erreur manifeste, il recommande un visionnage en bord de terrain. Après avoir revu les images, l’arbitre revient sur sa décision initiale : le carton rouge est annulé et remplacé par un avertissement.

Analyse de la Direction de l’Arbitrage

La semelle du défenseur effleure d’abord le mollet de l’attaquant avant de poursuivre vers la cheville, la trajectoire du geste se poursuivant au sol. L’impact est limité et la majeure partie de la force est absorbée dans la continuité du mouvement vers la pelouse. La notion de mise en danger de l’intégrité physique, élément central pour caractériser une faute grossière au sens de la Loi 12, n’est donc pas établie. L’intervention du défenseur relève d’une attitude inconsidérée : elle justifie un avertissement, mais ne répond pas aux critères disciplinaires de l’exclusion pour faute grossière. Le recours à l’assistance vidéo a permis de corriger l’erreur manifeste relative à la sanction disciplinaire et d’aboutir à la décision finale attendue, à savoir un avertissement pour comportement antisportif.

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