Rasmus Nicolaisen : « L'opportunité d'embellir notre saison »
Le Toulouse FC et son capitaine Rasmus Nicolaisen abordent avec confiance et excitation la demi-finale face au RC Lens, ce mardi soir au stade Bollaert-Delelis (21h10, en direct sur France 2 et beIN SPORTS 1).
Imprévisible, le Toulouse FC avance cette saison sur une ligne de crête en Ligue 1 McDonald's, oscillant entre les grandes prestations face aux locomotives du championnat, et les déceptions face à des adversaires modestes. Des résultats en dents de scie qui le cantonne dans le ventre mou du classement, où le TFC occupe actuellement la onzième place. Mais en Coupe de France Crédit Agricole, les Violets sont redoutables et inépuisables, en témoignent leurs qualifications à l'issue de deux séances de tirs au but haletantes, à Angers, puis sur la pelouse de l'Olympique de Marseille. Ils ont pleinement conscience que la Coupe est une occasion idéale de donner du relief à leur exercice. Sacrés en 2023 et de retour dans le dernier carré, ils affrontent le RC Lens ce mardi 21 avril au stade Bollaert-Delelis. À une marche du Stade de France, les coéquipiers du capitaine Rasmus Nicolaisen sont plus déterminés que jamais.
« Comment vous sentez-vous, à l’approche du match le plus important de votre saison ?
Nous nous sentons bien, très excités pour cette demi-finale de Coupe de France face au RC Lens. Évidemment, comme vous le dites, c’est un grand match pour nous et surtout une grosse opportunité d’embellir notre saison. C’est une compétition importante et symbolique, nous sommes prêts à tout donner pour aller en finale.
Vous avez affronté le RC Lens vendredi en Ligue 1 McDonald’s (défaite 2-3), dans un match que vous aviez parfaitement entamé en menant par deux buts, avant l’expulsion de Yann Gboho peu après le quart d’heure de jeu. Quels enseignement avez-vous tiré de ce premier face-à-face afin de préparer le second ?
L’entame était excellente, nous avions respecté à la lettre les consignes du coach. Tout devient compliqué avec l’expulsion de Yann (Gboho) et c’est ensuite difficile d’analyser le contenu des 75 minutes en infériorité numérique. Ce qui est sûr, c’est que nous avons les clés pour les mettre en difficulté tactiquement et techniquement, il y a de la qualité dans cet effectif. Maintenant, nous devons gérer au mieux l’aspect mental d’une rencontre, surtout à élimination directe. La différence entre les deux équipes se fera dans la gestion des émotions car dans le jeu nous rivaliserons.
Le palmarès de la Coupe de France
Cela vous a-t-il également permis de ressentir l’atmosphère du stade Bollaert-Delelis ?
C’est un stade à part, avec un superbe public. Nous avons pu nous imprégner de l’environnement et de tout ce qui gravite autour du jeu. Bollaert dégage quelque chose de fort, comme le Vélodrome, où nous avions bien négocié la pression. Le match de vendredi nous a donné l’opportunité de nous préparer à affronter ces conditions particulières, nous arrivons en terre connue, il n’y aura pas d’effet de surprise.
Cristian Cásseres Jr et le TFC ont fait trembler le stade Bollaert-Delelis (photo Philippe LECOEUR / FEP / ICON SPORT).
On a la sensation que Toulouse est supérieur aux équipes de la seconde moitié de tableau et est également capable de batailler avec le haut du panier, même si cela ne se reflète pas toujours dans les résultats. Quel regard portez-vous sur votre saison en championnat ?
En août, nous sortions d’une préparation estivale plutôt mauvaise et nous avions abordé cette saison avec quelques doutes sur notre niveau. Beaucoup de gens autour du club, notamment les médias, parlaient de lutte pour le maintien. Ensuite, nous avons assez bien commencé et depuis, c’est irrégulier. En janvier, nous jouions presque l’Europe, avant d’enchaîner plusieurs contre-performances. Même si une saison n’est jamais linéaire, il faut savoir aborder les périodes de creux et les écourter, ce que nous n’avons pas suffisamment bien fait. Nous avons un effectif jeune, qui gagne en expérience chaque semaine. Je n’ai pas de doute que nous saurons le faire à l’avenir.
« Rien n’est acquis et ils devront réaliser une grand match pour nous écarter de leur chemin. »
Comme évoqué précédemment, vous êtes capables de rivaliser avec n’importe qui. La Coupe de France Crédit Agricole et ses matches couperets vous correspondent bien ?
Nous sommes capables de faire de grandes performances contre les cadors du championnat. Et en Coupe de France, sur un match, les débats s’équilibrent encore plus. Il y a de la tension, de l’adrénaline, surtout à l’extérieur, ce qui nous anime grandement. Nous vivons pour ces moments et nous avons confiance en nos ressources techniques, physiques et mentales. Le RC Lens est une belle équipe, ils jouent le titre en Ligue 1 et nous ont battu deux fois cette saison. Mais la Coupe, c’est différent, rien n'est acquis et ils devront réaliser une grand match pour nous écarter de leur chemin.
Vous avez remporté la compétition en 2023, quels souvenirs gardez-vous de ce parcours et de la finale mémorable contre Nantes (5-1) ?
C’était une expérience incroyable que je n’oublierai jamais. Si je devais choisir les souvenirs les plus marquants, ce serait incontestablement l’enchaînement demie puis finale. Ce déplacement à Annecy qui venait d’éliminer l’Olympique de Marseille et qui jouait le maintien en Ligue 2, c’était juste fou. Malgré le stade en ébullition, la pelouse détériorée, leurs joueurs habités par une force extérieure et le scénario fou (l’égalisation du FC Annecy à la dernière minute avait été refusée pour un léger hors-jeu) nous avions réussi à vaincre ce contexte défavorable pour rallier le Stade de France. Et la finale, que dire… Voir cette immense enceinte pleine de maillots violets, dans une ambiance de folie, ça restera gravé à vie. En face, le FC Nantes était tenant du titre, nous n’étions pas favoris. Mais c’était notre moment, il ne pouvait rien nous arriver, Logan Costa avait inscrit un doublé (rires).
Rasmus Nicolaisen et son béret devenu iconique à Toulouse (photo Johnny FIDELIN / ICON SPORT).
C’était déjà le cas en 2023, votre effectif est cosmopolite, avec 16 nationalités différentes. Est-ce une véritable richesse ?
Oui, il y a énormément de diversité au TFC. Le club fait un excellent travail sur l’intégration des différents joueurs, peu importe leur nationalité, en s’intéressant à l’humain avant de s’intéresser au joueur. Nous sommes tous ouverts d’esprit et nous aimons partager nos coutumes. C’est une chance d’être dans un vestiaire si riche culturellement, tant sur l’aspect du football que celui du quotidien. Nous en faisons notre force.
En tant que capitaine, comment faites-vous pour communiquer avec tout le monde ? Avez-vous des relais dans le vestiaire ?
Oui, j’ai des coéquipiers qui m’aident à fédérer le vestiaire et à communiquer si possible dans la langue maternelle de chacun. C’est une fierté d’être capitaine du Toulouse FC, je fais mon maximum pour honorer le brassard. Je connais bien le club et ses valeurs, que j’essaie de transmettre aux jeunes et aux recrues. Je leur fais également part de mes expériences ici, notamment le parcours en Coupe de France en 2023. Je vis ce rôle à fond et je remercie le club et le coach de m’accorder autant de confiance, de surcroît après une année sans jouer à cause d’une grosse blessure à la cheville, qui m’avait éloigné des terrains et du groupe.
Rasmus Nicolaisen accompagne la jeunesse toulousaine, comme ici avec Dayann Methalie (photo Loïc COUSIN / ICON SPORT).
À Toulouse vous avez presque tout connu : le titre en Ligue 2, celui en Coupe de France ou encore la Ligue Europa. Comment voyez-vous votre avenir ici et quels défis aimeriez-vous relever ?
Le club a un bel avenir devant lui, la structure ne cesse de grandir. J’ai connu de nombreux moments forts ici et je compte poursuivre ainsi, m’inscrire dans la durée. Pour le moment, la tête est à Lens, puis à Paris : j’espère ramener une nouvelle fois le trophée au Capitole. »
Toute l'actualité de la Coupe de France Crédit Agricole
Le parcours du Toulouse FC
- 32es de finale : Lyon La Duchère (N3) - Toulouse FC 1-2
- 16es de finale : Angers SCO (L1) - Toulouse FC 1-1, 5 tab 6
- 8es de finale : Toulouse FC - Amiens SC (L2) 1-0
- Quarts de finale : Olympique de Marseille (L1) - Toulouse FC 2-2, 3 tab 4
- Demi-finales : RC Lens - Toulouse FC (L1), ce mardi 21 avril au stade Bollaert-Delelis (en direct sur France 2 et beIN SPORTS 1)