Arbitrage, le debrief de la J30
Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.
LILLE OSC - OGC NICE
70e minute : dans la surface de réparation niçoise, le joueur lillois n°15 chute après l’intervention du défenseur niçois n°33. L’arbitre accorde un penalty et avertit le défenseur pour avoir annihilé une occasion manifeste de but. L’arbitre vidéo analyse l’ensemble de la phase, y compris le duel aérien précédent, et recommande un visionnage en bord de terrain, le défenseur ayant joué normalement le ballon. Après révision, l’arbitre annule le penalty et l’avertissement.
Analyse de la Direction de l'Arbitrage
Le défenseur joue et dévie clairement le ballon du pied gauche, sans commettre de faute. Le penalty et l’avertissement ne sont donc pas attendus. Le duel aérien précédent ne présente également aucun caractère illicite avéré.
FC METZ - PARIS FC
6e minute : dans le rond central, le joueur parisien n°23 est au duel avec le joueur messin n°7 qui se retrouve au sol. L’arbitre laisse le jeu se poursuivre. L’attaquant parisien transmet ensuite le ballon à son partenaire n°7 dans la surface de réparation messine. Celui-ci contrôle le ballon lorsque le gardien intervient en plongeant pour s’en emparer. L’arbitre siffle penalty. L’arbitre vidéo analyse l’ensemble de la situation et suggère un visionnage en bord de terrain pour l’intervention du gardien, jugée licite. Après révision, la décision est modifiée et le penalty annulé.
Analyse de la Direction de l'Arbitrage
D'abord, l'appréciation du duel initial entre le joueur parisien n°23 et celui messin n°7 ne présente pas d'erreur manifeste au sens des Lois du jeu. Sur l’action suivante, le gardien de but intervient dans les pieds de l'attaquant en déviant le ballon du bout des doigts, sans infraction à la Loi 12. Par conséquent, l'intervention de l’assistance vidéo était attendue pour corriger la décision initiale et annuler le penalty.
RC LENS - TOULOUSE FC
15e minute : au milieu du terrain, le joueur toulousain n°10 contrôle un ballon qui rebondit devant lui. Le joueur lensois n°28 s’interpose et joue le ballon du pied droit, avant d’être victime d’une semelle de la part de son adversaire. L’arbitre sanctionne la faute d’un avertissement. L’arbitre vidéo vérifie la nature de l’intervention et propose un visionnage en bord de terrain pour une faute grossière potentielle. Après visionnage, l’arbitre modifie sa décision initiale et exclut le joueur fautif.
Analyse de la Direction de l'Arbitrage
Le joueur toulousain intervient en retard, alors que le ballon a déjà été joué par son adversaire. La semelle vient directement heurter l’intérieur de la cheville du joueur lensois et met en danger l’intégrité physique de l’adversaire. L’intervention de l’assistance vidéo et l’exclusion sont donc justifiées, afin de requalifier le geste en faute grossière.
FC NANTES - STADE BRESTOIS 29
60e minute : l'attaquant brestois n°12 est lancé en profondeur sur l’aile droite lorsqu’il est déséquilibré par le défenseur nantais n°17 à l’entrée de la surface de réparation, au moment où il joue le ballon en direction du but. L’arbitre accorde un coup franc direct et avertit le fautif pour comportement antisportif. L’arbitre vidéo analyse la situation et recommande un visionnage en bord de terrain pour un potentiel anéantissement d’une occasion manifeste de but. Après étude des images, l’arbitre modifie sa décision et exclut le joueur fautif.
Analyse de la Direction de l’Arbitrage
Au moment de la faute, la probabilité de conserver ou de récupérer le ballon par l'attaquant est suffisamment incertaine, voire négligeable, pour considérer que la décision initiale de l'arbitre ne relève pas d'une erreur manifeste. Par conséquent, l'intervention de l'assistance vidéo n'était pas attendue pour corriger la décision. Pour rappel, le protocole VAR permet la modification d’une décision de l’arbitre uniquement quand il s’agit d’une erreur manifeste.