Un espoir pour trois
Qui du MHSC Féminines, du RC Lens ou de l'AS Saint-Étienne se maintiendra en Arkema Première Ligue ? Réponse ce mercredi 6 mai (17h00) à l'issue de la 22e et dernière journée de la saison régulière.
Vingt et une journées n’auront pas suffi à les départager et c’est donc sur la dernière que le MHSC Féminines, le RC Lens et l’AS Saint-Étienne vont jouer leur avenir. Au terme des quatre-vingt-dix dernières minutes de la saison régulière, ce mercredi 6 mai (17h00), une seule se maintiendra au sein d'une Arkema Première Ligue qui s’apprête donc à livrer son verdict, en attendant l’explication finale pour le titre (lire ci-dessous).

À l’aube du 22e épisode, Montpellier (10e, 15 pts) a son destin entre les pieds, et un mental d’acier, revigoré par un printemps inespéré. Beaucoup pensaient que les Héraultaises ne se relèveraient pas de la défaite à Lens (2-1, le 11 mars) puis celle sur le gong face au Paris Saint-Germain (2-3, le 22 mars) mais il en fallait plus pour les faire abdiquer. À l’image de l’insouciante et bluffante Justine Rouquet (18 ans), qui a porté le club pailladin, sorti debout d’un Vélodrome bouillant (2-1) – record d’affluence du championnat - et vainqueur du match de la dernière chance face à Saint-Étienne (1-0) lors de la 21e journée.
Jean-Louis Saez : « Sortir sans aucun regret »
Le MHSC Féminines aura bien besoin d’elle, et de beaucoup d’autres choses, aussi, pour réaliser un exploit à Décines face à l’OL Lyonnes, et sauver sa peau sans regarder ce qu’il se passe ailleurs. « On a besoin d’une victoire pour rester maître de notre destin, rappelle Jean-Louis Saez, le coach montpelliérain. On va affronter cette équipe lyonnaise entre sa demi-finale de Ligue des champions et la finale de la Coupe de France. Je m’attends à un match difficile mais on peut se dire que la période est plus propice pour que l’on aille chercher des points. Il faut qu’on se focalise sur nous, en mettant beaucoup d’énergie et de courage, comme on a su le faire lors de nos dernières sorties, pour sortir de ce rendez-vous sans aucun regret. »
Les trois scénarios
- Le MHSC Féminines maintenu si…
- Il bat l’OL Lyonnes.
- Il fait match nul et que le RC Lens ne s’impose pas face au Paris FC.
- Il perd, que le RC Lens perd aussi et que l’AS Saint-Etienne ne se s’impose pas contre Fleury.
- Le RC Lens maintenu si….
- Il fait un meilleur résultat que le MHSC Féminines.
- L’AS Saint-Étienne maintenue si…
- Elle s’impose face au FC Fleury et que le RC Lens et le MHSC Féminines s’inclinent.
(*) En cas d'égalité de points entre les trois équipes, l'ASSE se maintiendrait en raison de sa différence de buts particulière favorable.

Promu l’été dernier, le RC Lens (10e, 15 pts), pour le moment dans l’ascenseur vers la Seconde Ligue au jeu des confrontations directes défavorables avec Montpellier, a lui aussi un énorme défi à relever pour rester dans l’élite. Les Nordistes devront repartir avec quelque chose de Charlèty, où le Paris FC visera un septième succès de rang pour conserver sa deuxième place, et prier pour que Montpellier fasse moins bien qu’elles dans le Rhône. « C’est important de croire en cette victoire, martèle Sarah M'Barek, l’entraîneure du RCL. L’idée est de transformer cette croyance en réalité. Les confrontations contre le PFC cette saison se sont toujours jouées à un détail (défaites 2-1 à l’aller, 1-0 en Coupe LFFP et 2-0 en Coupe de France féminine). Tout devra donc être parfait mais on a les ressources et les qualités pour le faire. »
Enfin, l’AS Saint-Étienne (12e, 12 pts) peut encore y croire mais les planètes devront s’aligner parfaitement pour que les Stéphanoises, proches de la relégation la saison dernière, l’évitent à nouveau. Il leur faudra d’abord l’emporter face à Fleury, pour regarder ensuite vers Montpellier et Lens, qui devront s’incliner pour que l’ASSE ne devienne la première équipe à se maintenir en abordant la dernière journée en position de lanterne rouge depuis l’instauration de la poule unique en 1992-1993. « Il y a une forme d’excitation car on a encore de l’espoir, avoue Yannick Chandioux, le coach stéphanois. Quoi qu’il arrive, pour être encore en vie, il faudra gagner. On a travaillé pour ça et il faut être focus sur notre match, sans se préoccuper de ce qu’il se passe pour Montpellier et Lens. On sait où on doit aller. Un maintien sur la dernière journée, c’est autant d’émotions qu’une montée. J’espère que l’on sera prêts. »
A qui la deuxième place ?
Il reste une petite incertitude à lever dans le haut du classement. Si le Paris FC et le Paris Saint-Germain s’affronteront lors des demi-finales des play-offs, samedi 16 mai (21h00), le classement de la saison régulière déterminera le lieu de la rencontre. C’est pour le moment le PFC, deuxième, qui aura la chance de jouer à domicile mais le PSG, un point derrière, peut encore s’emparer du fauteuil de dauphin. On connaît en revanche déjà tout de l’autre demi-finale : elle opposera le samedi 16 mai (18h00), à Décines, l’OL Lyonnes, leader, au FC Nantes, quatrième.