Arbitrage, le débrief de la J33
Après chaque journée de Ligue 1 McDonald’s, la Direction de l'arbitrage de la FFF analyse certaines situations et décisions prises lors des matches du week-end.
AS MONACO - LOSC LILLE
17e minute : l'attaquant lillois n°7 pénètre dans la surface de réparation monégasque. Alors qu’il s’approche du gardien de but, il chute après une tentative d’intervention du défenseur monégasque n°4. L’arbitre accorde un penalty. L’arbitre vidéo analyse la situation et recommande à l’arbitre un visionnage en bord de terrain. Après consultation des images, le penalty est annulé.
Analyse de la Direction de l'arbitrage
Les images montrent que le défenseur monégasque ne commet aucune faute au regard des Lois du Jeu. Le léger contact de la main droite sur le bras de l’attaquant ne constitue pas, à lui seul, un élément suffisant pour expliquer la chute de ce dernier. Dans ces conditions, le penalty accordé initialement n'était pas attendu. L’intervention de l’assistance vidéo, puis le visionnage en bord de terrain, ont permis de corriger la décision initiale, en reprenant finalement le jeu par une balle à terre.
HAVRE AC - OLYMPIQUE DE MARSEILLE
52e minute : le joueur marseillais n°10 exécute un coup franc aux abords de la surface de réparation havraise. Le ballon vient heurter directement le mur formé par les défenseurs. L’arbitre laisse le jeu se poursuivre. L’arbitre vidéo vérifie la situation et détecte un contact du ballon avec le bras du joueur havrais n°19. Il demande l’interruption du jeu, puis recommande un visionnage en bord de terrain. Après consultation des images, l’arbitre accorde un penalty.
Analyse de la Direction de l'arbitrage
Lors de son intervention dans le mur, le défenseur havrais adopte une position du bras gauche qui augmente artificiellement la surface couverte par son corps. Ce bras, décollé et positionné à l’horizontale, dévie le ballon. Dans ces conditions, le contact du ballon avec le bras constitue une infraction à la Loi 12. Par ailleurs, conformément aux Lois du Jeu, la présence d’un autre défenseur dans la trajectoire du ballon après ce premier contact n’est pas un élément à prendre en compte dans l’analyse de l’infraction. Cette présence du partenaire ne remet donc pas en cause le caractère sanctionnable de la main. Le penalty accordé après intervention de l’assistance vidéo était donc la décision attendue.