La finale Lens-Nice en chiffres
Les chiffres clés et les principales données à connaître avant la finale entre le RC Lens et l’OGC Nice, vendredi 22 mai au Stade de France (21h00, en direct sur France 2 et beIN SPORTS 1).
Le dernier acte de la 109e édition de la Coupe de France offre une affiche inédite vendredi 22 mai au Stade de France de Saint-Denis. Si l’OGC Nice va disputer sa sixième finale dans l’épreuve (trois remportées) et le RC Lens sa quatrième (les trois premières infructueuses), jamais les deux équipes ne se sont jusqu’ici affrontées à ce stade de la compétition. Qui sortira vainqueur de ce duel ? Rendez-vous dès 21 heures pour le coup d’envoi donné par l'arbitre Jérôme Brisard, pour qui ce sera également une première.
108e FINALE POUR 109 ÉDITIONS
De l’Olympique de Pantin, premier vainqueur de l’épreuve le 5 mai 1918 en battant le FC Lyon (3-0), au Paris Saint-Germain, qui a levé son seizième trophée Charles-Simon la saison dernière en dominant le Stade de Reims (3-0), cent-huit éditions se sont déroulées. Mais l’opposition entre le RC Lens et l’OGC Nice pour clore la 109e ne sera que la 108e finale de la compétition imaginée en 1917 par Henri Delaunay, secrétaire général de la FFF de 1919 à 1955. Celle de la saison 1991-1992 a en effet été annulée à la suite du drame survenu à Furiani le 5 mai 1992, l’effondrement d’une tribune causant dix-huit décès et 2 357 blessés avant la demi-finale qui devait opposer le SC Bastia à l’Olympique de Marseille. Le 5 mai est chaque année une journée sans match professionnel de football, consacrée à la mémoire de cet événement.
Le palmarès de la Coupe de France
28e AU STADE DE FRANCE
L’enceinte de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) va accueillir sa 28e finale de Coupe de France depuis son inauguration en 1998. Elle reste loin du record de quarante organisées au stade Olympique Yves-du-Manoir de Colombes (Hauts-de-Seine) mais creuse l’écart sur les vingt-cinq qui se sont tenues au Parc des Princes, deuxième du nom. Six autres terrains ont servi de théâtre à ce rendez-vous annuel depuis 1918 : stades parisiens de la Légion-Saint-Michel (1918), Robert-Bergeyre (1920), John-Pershing (1921, 1922, 1923) et ancien Parc des Princes (1919, 1938, 1943, 1944, 1963, 1965, 1966, 1967), municipal de Saint-Ouen (1941) et Pierre-Mauroy de Lille, le seul en province, dans le Nord (2024).
Le Stade de France de Saint-Denis avant l’ouverture de ses portes pour la finale la saison dernière (photo ICON SPORT / FFF).
L'histoire de la Coupe de France
7 362 CLUBS ENGAGÉS
Pour la septième saison d’affilée, le nombre de clubs engagés en Coupe de France a dépassé la barre des 7 000, avec 64 de plus par rapport à l’an dernier. Le nombre d’équipes d’outre-mer est lui aussi en hausse avec 358 représentants, du jamais vu depuis leur entrée en 1970-1971. Les Guadeloupéens de l’AS Le Gosier ont réalisé le meilleur parcours de cette édition, achevé en 32es de finale face au FC Lorient (Ligue 1, 0-7).
La progression des engagements
3 PETITS POUCETS HONORÉS
Comme chaque saison, la FFF profite de la finale pour mettre à l’honneur les trois Petits Poucets Intermarché auteurs des meilleurs parcours. Deux clubs de Régional 1 ont été éliminés en 16es de finale de cette édition : le Bayeux FC, tombé (0-9) devant l’Olympique de Marseille (L1), et le Montreuil FC, qui a cédé (2-4) face à l’Amiens SC (L2). L’US Avranches MSM (National 2), battu lui aussi en 16es (0-6) par le RC Strasbourg Alsace (L1), sera également distingué.
Les amateurs du Bayeux FC salués par la haie d’honneur des Marseillais en 16es de finale (photo Pauline CARRÉ / APL / FFF).
8,548 MILLIONS D’EUROS
La dotation globale distribuée aux clubs par la Fédération Française de Football à partir du 7e tour est restée inchangée par rapport à la saison dernière, soir près de 8,55 millions d’euros. Le vainqueur de cette édition 2025-2026 recevra un cumul de 1,222 million d’euros, le finaliste percevra 0,820 million. À cette enveloppe financière s’ajoute un soutien matériel : 2 123 jeux de maillots ont été offerts par la FFF aux clubs amateurs à partir du 4e tour, soit près de 30 000 équipements complets distribués au total sur l’ensemble de cette édition.
109 PAYS
Près de cent-dix pays dans le monde vont retransmettre la finale de l’édition 2025-2026. Les téléspectateurs de vingt-deux d’Europe pourront ainsi la suivre, dont bien sûr ceux de France en direct sur France 2 et beIN SPORTS 1. Ceux du Cameroun (en gratuit sur la chaîne DASH TV), de vingt-cinq États du Moyen-Orient (diffusion pan-régionale sur beIN SPORTS), de trente du continent américain (par Fox Sports aux États-Unis, mais aussi du Canada, du Mexique, d’Amérique centrale, des Caraïbes et en pan-régional de toute l’Amérique du Sud) et de trente-et-un d’Asie (via DAZN et beIN SPORTS) ne manqueront rien eux non plus du duel entre Lensois et Niçois.
2 FINALISTES
RC Lens, la 4e est la bonne ?
Trois fois défait en finale (1948, 1975 et 1998), le RC Lens aborde sa quatrième en position de force. Probant vice-champion de France de Ligue 1 derrière le Paris Saint-Germain, il a réalisé un parcours serein en Coupe pour en arriver là, seulement réellement inquiété par l’Olympique Lyonnais qui l’a contraint aux tirs au but en quarts de finale.
Les Artésiens vont disputer leur quarantième match de la saison bien déterminés à ramener dans leur vitrine l’un des deux seuls trophées nationaux qui leur manque, avec celui des champions. Leur international tricolore Florian Thauvin, auteur de deux buts et trois passes décisives depuis les 32es de finale, se souviendra peut-être qu’il avait inscrit le premier but de sa carrière en Coupe de France contre... Nice, sous les couleurs de l’Olympique de Marseille en 16es de finale de l’édition 2014.
Destination 𝗙𝗜𝗡𝗔𝗟𝗘 🎬#FiersDEtreLensois #RCLOGCN pic.twitter.com/w9NkjGMVNc
— Racing Club de Lens (@RCLens) May 21, 2026
Le parcours du RC Lens
- 32es de finale : RC Lens - Entente Feignies Aulnoye FC (National 2) 3-1
- 16es de finale : FC Sochaux-Montbéliard (National) - RC Lens 0-3
- 8es de finale : ESTAC Troyes (Ligue 2) - RC Lens 2-4
- Quarts de finale : Olympique Lyonnais (Ligue 1) - RC Lens 2-2, 4 t.a.b. 5
- Demi-finales : RC Lens - Toulouse FC (Ligue 1) 4-1
Ses buteurs en Coupe : Abdallah Sima (4 buts), Andrija Bulatovic, Florian Thauvin, Matthieu Udol (2), Saul Abdulhamid, Odsonne Édouard, Rayan Fofana, Allan Saint-Maximin, Florian Sotoca, Adrien Thomasson (1).
Ses passeurs décisifs : Saul Abdulhamid, Florian Thauvin (3 passes), Samson Baidoo, Matthieu Udol (2), Abdallah Sima, Florian Sotoca (1).
OGC Nice, une bonne 4e ?
Couronné à trois reprises (1952, 1954 et 1997), l’OGC Nice est en quête d’un quatrième trophée Charles-Simon qui illuminerait une saison compliquée, que les Aiglons n’auront d’ailleurs pas terminé après cette finale. Leur parcours en Ligue 1 achevé à la 16e place les contraint en effet à disputer le barrage L1-L2 face à l’AS Saint-Étienne, les 26 et 29 mai prochains. Avec le spectre de revivre la même situation qu’en 1997, lorsqu’ils avaient enlevé la Coupe tout en étant relégués en Division 2, comme avant eux Saint-Étienne (1962) et après eux le RC Strasbourg Alsace (2001) et le FC Lorient (2002).
Une autre statistique peut ramener les Azuréens vingt ans en arrière : ils ont perdu cette saison vingt-cinq de leurs quarante-neuf matches, toutes compétitions confondues, leur total de défaites le plus élevé sur un même exercice à égalité avec celui de… 1996-1997. Cette saison en Ligue 1, Nice a notamment cédé à Lens lors de la phase aller (0-2). Mais il a aussi a obtenu le nul chez lui au retour, le 3 mai dernier (1-1).
Notre groupe pour la finale de demain. 🏆#rclogcn l @coupedefranceCA pic.twitter.com/n3ukngQLMD
— OGC Nice (@ogcnice) May 21, 2026
Le parcours de l’OGC Nice
- 32es de finale : OGC Nice - AS Saint-Étienne (Ligue 2) 2-1
- 16es de finale : FC Nantes (Ligue 1) - OGC Nice 1-1, 3 t.a.b. 5
- 8es de finale : OGC Nice - Montpellier HSC (Ligue 2) 3-2
- Quarts de finale : FC Lorient (Ligue 1) - OGC Nice 0-0, 5 t.a.b. 6
- Demi-finales : RC Strasbourg Alsace (Ligue 1) - OGC Nice 0-2
Ses buteurs en Coupe : Sofiane Diop, Elye Wahi (2 buts), Kaïl Boudache, Zoumana Diallo, Antoine Mendy, Morgan Sanson (1).
Ses passeurs décisifs : Jonathan Clauss (4 passes), Elye Wahi (1).
LE TOP BUTS 2025-2026
Les records de la Coupe de France
►9 buts marqués : lors de la finale la plus prolifique de tous les temps, celle de 1957 remportée 6-3 par le Toulouse FC aux dépens d’Angers SCO. Le plus large succès (5-0) a, lui, été réalisé en 1970 par l’AS Saint-Étienne devant le FC Nantes.
►16 victoires pour un club dans la compétition : détenu par le Paris Saint-Germain, qui a inauguré ce palmarès contre l'AS Saint-Étienne en 1982 (2-2, 6 tirs au but à 5) au Parc des Princes. Il a récidivé en 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006, 2010, 2015, 2016, 2017, 2018, 2020, 2021, 2024 et 2025. Le PSG détient aussi les records de finales jouées (21), consécutives (six de 2015 à 2021) et de succès d'affilée (quatre de 2015 à 2018).
► 80 056 spectateurs pour une finale : enregistrés lors l’affiche 100 % bretonne du 9 mai 2009 entre l'EA de Guingamp et le Stade Rennais FC, au Stade de France.
► 2000 : l’année où le Calais RUFC, club de CFA (aujourd’hui National 2), est parvenu en finale, performance toujours unique en son genre. Après avoir éliminé Lille et Cannes (L2), puis Strasbourg et le champion de France en titre Bordeaux (L1), soit quatre équipes professionnelles, les joueurs amateurs de Ladislas Lozano se sont inclinés devant le FC Nantes au Stade de France (2-1).
► 13 466 550 téléspectateurs : l’audience télé de FC Nantes-Calais RUFC diffusée sur TF1, la plus élevée devant celle des finales 1991 AS Monaco FC-Olympique de Marseille (12,5 millions sur TF1) et 2006 OM-PSG (10,7 millions sur TF1).
►43 000 euros : la valeur théorique du trophée, même si sa véritable cote est probablement bien supérieure au regard de son histoire. En argent massif, le trophée Charles-Simon a été sculpté en 1916 pour 2 000 francs (de l'époque) dans les ateliers des établissements Chobillon, rue de Ménilmontant, à Paris. Il porte le nom du président-fondateur du Comité Français Interfédéral (CFI, ancêtre de la FFF), mort pour la France le 15 juin 1915 sur les champs de bataille de la Première guerre mondiale. Ses dimensions sont de 48 centimètres de haut pour 33 cm de diamètre. Son poids est de 3,2 kilogrammes, l'original étant doté d’un socle en marbre des Pyrénées de 15 kg à lui seul.
Photo Archives FFF.