« Continuer à construire le meilleur »
À l’approche de la finale du championnat entre l'OL Lyonnes et le Paris FC, ce vendredi 29 mai (21h00, en clair sur Canal +), la LFFP dresse le bilan d’une saison en croissance et se projette vers 2026-2027.
L’OL Lyonnes affrontera le Paris FC en finale des play-offs de l’Arkema Première Ligue, ce vendredi 29 mai, à 21h00 (en direct et en clair sur Canal +), au Groupama Stadium. Après des demi-finales intenses, ce dernier rendez-vous de la saison vient conclure un exercice marqué par la progression des audiences, des affluences et des investissements dans le football féminin professionnel français. Depuis sa création, la Ligue Féminine de Football Professionnel (LFFP) poursuit une stratégie de structuration ambitieuse avec un objectif clair : renforcer durablement la compétitivité du championnat, accélérer sa visibilité et construire les conditions d’une croissance économique pérenne.
Une première phase de structuration
Depuis trois saisons, la FFF a engagé un important travail de structuration du football féminin professionnel français autour de plusieurs axes : professionnalisation des clubs, amélioration des standards sportifs et médicaux, développement de la formation, densification des compétitions et montée en puissance de l’attractivité du championnat. Cette stratégie produit aujourd’hui des premiers résultats concrets en Arkema Première Ligue :
- Les salaires progressent de 15 % par saison depuis la création de la LFFP
- Le nombre de joueuses à temps plein a augmenté de 60 %
- Le budget médian des clubs est en hausse de 25 %
- Les staffs sportifs et médicaux se renforcent
- Dix centres de formation seront agréés dès la saison 2026-2027, avec une projection à douze dès la saison suivante
Si l’OL Lyonnes demeure aujourd’hui la référence du championnat, plusieurs clubs accélèrent leur structuration et ambitionnent désormais de s’installer durablement dans la course aux play-offs et aux places européennes.
Jean-Michel Aulas, président de la Ligue Féminine de Football Professionnel : « Nous sommes à la fin d’un premier cycle de structuration et nous entrons désormais dans une phase d’accélération de la promotion et de la valorisation du championnat. La signature de la convention collective et la mise en place de la VAR, une première mondiale sur un championnat féminin, sont des signaux forts. Le football féminin avance vite. Collectivement, nous allons continuer à construire le meilleur pour son avenir. »

Le Paris FC tentera de contester la suprématie de l'OL Lyonnes, ce vendredi 29 mai lors de la finale des play-offs du championnat (photo Johnny FIDELIN / ICON SPORT).
Une dynamique de visibilité engagée
La saison 2025-2026 marque également une accélération importante de l’exposition du football féminin professionnel français. La LFFP a multiplié les temps forts afin de renforcer la visibilité des compétitions et d'installer durablement le championnat dans le paysage sportif français :
- Rentrée de l'Arkema Première ligue
- Première édition de la Coupe LFFP
- Dispositif « Au Stade Pour Elles »
- Trophées LFFP
- Play-offs d’Arkema Première Ligue
Cette stratégie s’accompagne d’un renforcement important des contenus digitaux et de la présence sur les réseaux sociaux. Les indicateurs enregistrés cette saison traduisent cette dynamique.
Sur le plan audiovisuel, le partenariat avec Canal + continue de se renforcer avec de nouveaux dispositifs éditoriaux, des formats immersifs (sonorisation des arbitres et du staff mais également de l'échauffement des joueuses) et une exposition accrue des compétitions féminines.
Stefano Petruzzo, directeur général de l’OM : « Cette saison vient une fois de plus confirmer la dynamique très positive du football féminin français ces derniers temps. La LFFP poursuit son développement avec une attractivité grandissante, illustrée par une nette hausse des affluences dans les stades et un nouveau record historique en Arkema Première Ligue lors de la Prise du Vel' à Marseille. Sur le terrain, le championnat n’a jamais semblé aussi compétitif, avec des enjeux forts aussi bien dans la course aux play-offs que dans la lutte pour le maintien jusqu’aux dernières minutes. Cette progression collective est encourageante pour l’ensemble des clubs et pour l’avenir de la discipline. »

La cérémonie des Trophées LFFP s'est tenue le 18 mai dernier au Pavillon Gabriel, à Paris (photo Ewen GAVET / ICON SPORT).
Des nouveautés structurantes dès la saison prochaine
La saison 2026-2027 marquera une nouvelle étape dans le développement du football féminin professionnel français avec plusieurs évolutions majeures. Parmi les principales nouveautés annoncées :
- L’application de la convention collective du football féminin professionnel
- Le déploiement de la VAR en Arkema Première Ligue
- La création d’une compétition dédiée aux centres de formation, le « Challenge Espoirs »
- Le développement des sociétés sportives féminines pour favoriser l’investissement dédié au football féminin
Le déploiement de la VAR constituera un levier à la fois sportif et médiatique, avec une amélioration des conditions d’équité mais également de la qualité de production et de diffusion des rencontres. L’entrée en vigueur dès le 1er juillet 2026 de la convention collective représente également une étape importante dans la professionnalisation du secteur en sécurisant le statut des joueuses ainsi que dans la dimension économique du secteur.
Andreea Koenig, vice-présidente de la LFFP : « Le football féminin fonctionne comme une start-up : tous les indicateurs de croissance sont positifs, mais cette dynamique nécessite encore des investissements pour accélérer durablement son développement. »

Présent lors des play-offs, le VAR sera déployé lors de la saison régulière à partir de la saison prochaine (photo Johnny FIDELIN / ICON SPORT).
Construire une croissance durable
Pour la LFFP, l’enjeu des prochaines saisons sera désormais de transformer les signaux positifs observés depuis trois ans en croissance durable. La Ligue entend poursuivre le développement de son modèle autour de plusieurs priorités :
- Renforcer encore l’équilibre compétitif
- Développer les audiences et les affluences
- Améliorer l’expérience spectateur
- Accélérer le développement économique du football féminin professionnel français.
La finale des play-offs entre l’OL Lyonnes et le Paris FC viendra ainsi conclure une saison charnière dans le développement du football féminin professionnel français.
Gaëtane Thiney, directrice sportive du Paris FC : « Oui, il reste des défis et des choses à améliorer, car le football féminin français est en pleine transition vers un nouveau modèle économique. Mais il faut aussi regarder la réalité du terrain : chaque week-end, la qualité sportive est là, avec une vraie intensité, une préparation athlétique de haut niveau et une exigence de performance qui grandit. Depuis trois ans, la Ligue Féminine de Football Professionnel structure le développement du championnat, et la signature cette année de la convention collective marque une nouvelle étape importante dans la professionnalisation du football féminin français. Les clubs se structurent, les affluences progressent, les résultats européens sont là, et je suis surtout très optimiste quand je vois l’intérêt et l’agitation des investisseurs autour du football féminin français. Tout cela me conforte dans une chose : je crois profondément en l’avenir de l’Arkema Première Ligue et au potentiel immense du football féminin français. »
Nicolas Chabot, entraîneur du FC Nantes : « J’ai le sentiment que seule l’Angleterre est actuellement réellement plus compétitive que la France. À mon sens le championnat français n’a jamais été aussi performant sur tous les plans que cette saison. On sent une vraie volonté de la fédération de développer le championnat tant sur le plan sportif que financier. Le championnat est en pleine expansion en termes d’attraction, d’audience et cela se ressent. Les performances dans les compétitions européennes dans les années à venir pourraient positionner la France comme un leader mondial. La possibilité, à terme, de voir une équipe supplémentaire évoluer au sein de la deuxième coupe d’Europe serait un axe de développement majeur. »
Le FC Nantes de Nicolas Chabot a réalisé une formidable saison en terminant quatrième de la saison régulière, avant de s'incliner en demi-finales des play-offs face à l'OL Lyonnes (photo Ewen GAVET / ICON SPORT).