CONSEIL NATIONAL DE L'ÉTHIQUE

Communiqué du CNE

lundi 14 septembre 2026 - 16:40 - RÉDACTION
illustration siège FFF Grenelle

Le Conseil national de l'Éthique et de Déontologie a délibéré et adopté le lundi 14 septembre 2026 la décision suivante.

Vu les statuts de la FFF ;
Vu le règlement disciplinaire ;  
Vu la Charte d’éthique et de déontologie du football ;

Considérant que le Conseil national d’Éthique et de Déontologie (CNE) est une instance indépendante du football français ;

Considérant qu’aux termes de l’article 2.1d du règlement disciplinaire, « la méconnaissance des principes fondamentaux énoncés dans la Charte d’éthique et de déontologie du football peut donner lieu à l’engagement de poursuites disciplinaires » ;

Considérant que le premier principe fondamental de la Charte relatif au respect dispose que le respect des adversaires et des autres est « la condition pour que la compétition soit source de plaisir, d’échanges et d’ épanouissement » et que « le joueur doit adopter un comportement courtois et respectueux à l’égard de ses adversaires, mais aussi de leurs supporters » ; que le troisième principe fondamental de la Charte, relatif à la maîtrise de soi, dispose que « cette passion du football doit ainsi être maîtrisée pour ne pas donner lieu a des excès et transformer une valeur en conduite répréhensible » ; que le quatrième principe fondamental, relatif au devoir d’exemplarité, stipule qu’il « appartient à chacun d’être le porteur de cet idéal et de l’exprimer par son comportement, au bénéfice de l’image du football et de l’image du sport en général » ;

Considérant que lors de la rencontre de Ligue 1 McDonald’s opposant le RC Strasbourg à l’AS Monaco, disputée le 12 septembre 2026, M. Paris Brunner, après avoir inscrit un but, s’est tourné en direction de la tribune strasbourgeoise et a effectué avec sa main un geste simulant un égorgement ;

Considérant, il est vrai,  que M. Paris Brunner a publié sur son compte Instagram un message d’excuse dans lequel il a tenu à préciser qu’il n’avait « voulu manquer de respect à personne » et s’est dit « désolé » si son geste avait pu « blesser », reconnaissant ainsi que son geste était « maladroit » et qu’il n’aurait « pas dû le faire » ;

Considérant toutefois que ces excuses, pour bienvenues qu’elles soient, n’effacent pas la réalité de ce geste, lequel est susceptible de constituer un manquement aux obligations de respect, d’exemplarité et de maîtrise de soi imposées par la Charte d’éthique et de déontologie du football et qu’il y a donc lieu de saisir la commission de discipline de la LFP.

Décide :

  • Art. 1er : le dossier est transmis à la commission de discipline de la LFP.
  • Art. 2 : la présente décision sera notifiée à M. Paris Brunner, au président de la FFF et au président de la LFP. 
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