ÉQUIPE DE FRANCE

Manu Koné : « On va voir l’ovation et... applaudir ! »

mercredi 30 septembre 2026 - 21:47 - Claire GAILLARD
Manu Koné

Après le sans-faute à l’extérieur en ouverture de la Ligue des Nations, les Bleus vont retrouver le Stade de France face à l’Italie, vendredi soir (20h45, TF1). Pour le premier match du nouveau sélectionneur Zinédine Zidane à domicile, le milieu s’attend à un accueil chaleureux.

Manu Koné a connu sa première sélection en septembre 2024 contre… l’Italie que les Bleus affronteront vendredi. C’était déjà en Ligue des nations mais au Parc des Princes et sous l’ère Didier Deschamps. Au moment de rejouer au Stade de France après dix-huit mois d’absence, le milieu de terrain de l’Équipe de France (25 ans), présent mercredi en conférence de presse au CNF Clairefontaine après s’être ressourcé auprès de ses parents et sa petite sœur la veille, a évoqué ce retour à la maison. « On espère qu’il y aura beaucoup de bruit. Je veux qu’on gagne le match dans une ambiance incroyable. » Koné en convient, l’ambiance sera forcément particulière pour les débuts à domicile de Zinédine Zidane. Qui aura à cœur que son équipe, en tête de son groupe grâce à ses succès en Turquie et en Belgique (1-0), poursuive sur la même dynamique.

21
Sélections depuis sa première apparition le 6 septembre 2024 contre l’Italie (1-3).
7
Bleus évoluent en Italie : Butez (Côme 1907), Maignan (AC Milan), Diouf (FC Inter Milan), Kalulu (Juventus Turin FC), Koné (AS Rome), Da Cunha (Côme), Rabiot (AC Milan).

 L’ITALIE, PROCHAIN ADVERSAIRE 
« Un match important »

« Pour l’Italie, c’est un match important parce qu’à leurs yeux, on est une nation très forte avec de très grands joueurs. (Gianluca) Mancini ou (Bryan) Cristante me le répètent tout le temps à l’entraînement. Il y a aussi beaucoup de chambrage à l’AS Rome car ils ont envie de gagner. Ils sont en reconstruction, ils traversent un moment compliqué mais on en traverse tous et on va se concentrer sur nous. On est l’Équipe de France, on a des joueurs incroyables et pour le premier match du coach au Stade de France, on a à cœur de gagner. »

 SON REGARD SUR MAIGNAN 
« Un très grand gardien, exceptionnel »

« Mike, c’est un très grand gardien, exceptionnel, capitaine du Milan AC. On sait que quand on joue contre lui en Italie, c’est compliqué de marquer des buts. Il prend beaucoup de place dans la cage, par la voix aussi, c’est le leader de l'équipe. On est très heureux de l’avoir avec nous en sélection, on est fier de lui. »


Les Bleus lors de Turquie-France, vendredi 25 septembre, en Ligue des nations (photo ICON SPORT). 

 DA CUNHA, DES JEUNES AUX A 
« Il mérite totalement »

« Lucas, je l’ai connu en sélections jeunes, on a pas mal de souvenirs ensemble et on en rigole. Je l’ai aussi affronté en Serie A avec son équipe de Côme qui est assez forte. Ça me fait plaisir de le voir à ce niveau-là, il mérite totalement. Il ne jouait pas à ce poste chez les jeunes, c’était mon ailier. Le voir au milieu aujourd’hui, ça fait plaisir. La concurrence est saine, tout le monde est important au sein du groupe, c’est ce que nous dit le coach. On prend plaisir ensemble à l’entraînement et l’objectif c’est de gagner. »

 LE POSTE DE SENTINELLE 
« Un milieu doit savoir jouer partout »

« J’ai joué en sentinelle (en Turquie), j’essaie de répondre aux exigences du coach. Un milieu de terrain doit savoir jouer partout, j’ai déjà évolué à ce poste-là à plusieurs reprises dans mes précédents clubs et à la Roma. Cela ne me change pas beaucoup. J’ai pris du plaisir même si c’était un match compliqué avec d’autres demandes par rapport à celui de la Belgique. La Turquie était davantage axée sur les duels, j’ai essayé de répondre présent. Le coach m’a donné des instructions que j’ai dû respecter. Même si j’aime aussi me projeter, je gère mes matches par rapport à l’équipe. Aujourd’hui, on m’a demandé de répondre présent dans un style de jeu, j’essaie de faire le maximum et je suis très fier de moi. »

 LES DIX PREMIERS JOURS AVEC ZIDANE 
« Une gestion humaine, sincère, naturelle »

« Ça fait plaisir d’être coaché par Zinédine Zidane, c’est une légende mondiale. Comment il nous gère ? De façon très humaine, il est sincère, proche des joueurs, il peut nous parler en aparté ou au sein du groupe. Il est beaucoup dans le feeling et nous met en confiance. On est très naturels. Sur le plan personnel, il m’a dit de jouer comme j’avais l’habitude de le faire, librement. Ce qui m’a choqué, c’est sa palette technique à l’entraînement, il n’a rien perdu. Le voir en vrai, c’est encore mieux. J’étais petit lorsqu'il était en fin de carrière. Quand je vois qu’il a toujours cette technique-là maintenant, je me dis qu’à son époque, ça devait être incroyable ! La star de l’Équipe de France ? On n’a pas à être choqué, au vu de sa carrière, on ne peut que le féliciter. Et je pense qu’on va le voir vendredi lors du match. On va découvrir ça en même temps que tout le monde : on va voir l’ovation et... on va applaudir, c’est tout (rires) ! »


Photo ICON SPORT

 UNE EXPÉRIENCE AU SERVICE DU MILIEU 
« Je ne peux qu’apprendre à ses côtés »

« Zinédine Zidane était un milieu de terrain donc j’apprends beaucoup de lui. Je suis à l’écoute et je ne peux qu’apprendre à ses côtés. Il me conseille sur mon placement, sur l’équilibre de l’équipe, me donne des responsabilités... Mon premier but ? Il viendra si ça doit venir mais le plus important c’est d’être aux commandes de l’équipe et de répondre aux exigences du coach. J’ai envie de prendre du plaisir avec mes coéquipiers. On a à cœur de gagner ce match au Stade de France pour lui et pour la nation. »

 LE STAFF 
« Mis dans les meilleures conditions »

« C’est un staff un peu plus large : ils répondent à toutes nos demandes et attentes que ce soit dans les soins, les intentions et sur le terrain. Dès qu’on a besoin, on sait à qui se référer, c’est ce qui nous fait du bien. Il y a de nouveaux joueurs, cela leur permet de vite s’installer et prendre confiance. Vu nos deux dernières prestations, je pense que vous avez pu voir des joueurs à l’aise, même si c’était leur première sélection ! C’est tout cela qui nous met en confiance. On est mis dans les meilleures conditions et on a envie de leur rendre sur le terrain. (David Bettoni et Hamidou Msaidie) sont importants auprès du coach. Hamidou fait le lien entre nous, il est très proche des joueurs. Fabien Barthez ? Je l’ai connu à Toulouse où il entraînait déjà les gardiens. Pour l’anecdote, quand on s’est retrouvé ici, on a un peu rigolé. Il est naturel, il met l’ambiance dans l’équipe mais il est sérieux et bosse bien avec les gardiens. On sort de deux cleans sheets donc je pense qu’il travaille bien et j’espère que ça va continuer ainsi. »

 LES RETROUVAILLES AVEC LE PUBLIC 
« On espère qu’il y aura du bruit »

« On est à la maison, on espère qu’il y aura beaucoup de bruit. Je veux qu’on gagne le match dans une ambiance incroyable surtout pour le premier du coach au Stade de France où on n’a pas joué depuis longtemps. Quand on évolue à domicile, on sent ce 12e homme. Les supporters français nous aident beaucoup sur le terrain. On est fiers de les avoir derrière nous. Quand dans un match, on traverse des moments plus compliqués, on sent cette ferveur-là. Ils vont nous pousser peu importe le scénario. »

L'Italie a bien réagi

Absente d’une phase finale de Coupe du monde pour la troisième fois d’affilée, l’Italie (15e FIFA) a vécu un été animé en coulisses conclu par le retour sur le banc de Roberto Mancini, « revenu pour gagner » et relancer la machine. Pour sa première liste, il a fait appel à un groupe élargi où figurent de nombreux jeunes mais aussi une génération expérimentée et talentueuse (Gianluigi Donnarumma, Nicolò Barella, Sandro Tonali…). Battus d’entrée sur leurs terres par la Belgique (0-2), les Italiens ont bien réagi en s’imposant 4-1 en Turquie où Michael Kayode, buteur, a réalisé des débuts remarqués. « Il a très bien joué, surtout pendant les 60 premières minutes, a souligné Mancini. Nous avons désormais de jeunes joueurs dans le groupe et remporter ce match a été très positif pour eux. Bien sûr, nous ne les jugeons pas sur une seule victoire ou une seule défaite. » Mais un résultat face à la France pèsera forcément dans la balance.  

 LES STATS À CONNAÎTRE 

► 945 matches disputés par les Bleus depuis 1904 (bilan : 482 victoires, 195 nuls, 268 défaites, 1713 bp, 1 272 bc).
► 558 jours depuis leur dernier match au Stade de France (2-0, 5 tab 4 contre la Croatie en quart de finale retour de la Ligue des nations, le 23 mars 2025), plus large écart entre deux rencontres à Saint-Denis. 
► 3e match pour le nouveau sélectionneur Zinédine Zidane à la tête de l’Équipe de France, le premier à domicile.
►69 sélections pour Ousmane Dembélé, 67 pour Adrien Rabiot, 57 pour Jules Koundé, 50 pour Mike Maignan et 47 pour Dayot Upamecano.
► 49 titularisations avec les Bleus pour Mike Maignan et Jules Koundé qui pourraient devenir les quatrième et cinquième joueur à atteindre le cap des 50 sur la décennie actuelle après Antoine Griezmann, Kylian Mbappé et Adrien Rabiot.
► 41 confrontations avec l’Italie. Bilan pour les Bleus : 12 victoires, 10 nuls, 19 défaites (60 bp, 86 bc). C'est le deuxième adversaire contre lequel ils comptent le plus de matches, derrière la Belgique (79).

Ligue des Nations 2026-2027 - Groupe A1 : résultats et calendrier

- Vendredi 2 octobre 2026 :

  • France-Italie (20h45, Saint-Denis, Stade de France, TF1)
  • Belgique-Turquie (20h45)

- Classement : 1. France, 6 points (+2) ; 2. Belgique, 3 pts (+1) ; 3. Italie, 3 pts (+1) ; 4. Turquie, 0 pt (-4). 

 

- Lundi 5 octobre 2026 :

  • France-Belgique (20h45, Saint-Denis, Stade de France, TF1)
  • Italie-Turquie (20h45)

- Jeudi 12 novembre 2026 :

  • Turquie-Belgique (18h00)
  • Italie-France (20h45, Milan, stade Giuseppe-Meazza, TF1)

- Dimanche 15 novembre 2026 :

  • France-Turquie (20h45, Bordeaux, Stade de Bordeaux, TF1)
  • Belgique-Italie (20h45)

Déjà joués : 

- Vendredi 25 septembre 2026 : 

  • Turquie-France 0-1
  • Italie-Belgique 0-2

- Lundi 28 septembre 2026 : 

  • Belgique-France 0-1
  • Turquie-Italie 1-4

En Ligue A, les deux premiers de chaque groupe se qualifient pour des quarts de finale qui précèdent la phase finale à quatre. Les deux moins bonnes équipes classées troisièmes et les deux meilleures classées quatrièmes disputent des barrages de promotion/relégation face aux deuxièmes de la Ligue B. Les deux moins bonnes équipes classées quatrièmes sont directement reléguées en Ligue B. 

fédération française de football - FFF
Crédit Agricole logo EDF logo Nike logo Orange logo Uber Eats logo Volkswagen logo