Beach Soccer

Claude Barrabé : "La communication ne s'arrête pas"

mardi 12 janvier 2021 - 16:22 - Vincent Orsini
Equipe de France de Beach Soccer

Le sélectionneur de l'Équipe de France de Beach Soccer raconte son quotidien hors saison, revient sur l'année 2020 et évoque ses ambitions pour l'avenir, avec le Mondial en Russie en ligne de mire.

"Quel est le quotidien du sélectionneur de l'Équipe de France de Beach Soccer hors saison ? 
La plus grande mission consiste à préparer la saison suivante, à adapter au mieux le calendrier de la sélection. Une grande partie de mon temps est aussi consacré à l'analyse vidéo de matches : les nôtres, pour trouver des points d'amélioration, et ceux de nos potentiels adversaires afin de pouvoir donner des clés à mes joueurs. J'ai également une autre casquette à la FFF, dédiée à la mise en place du plan de développement de la pratique du Beach Soccer. Je me suis déjà rendu dans sept ligues de métropole et deux d'Outre-Mer, et continue de planifier des visites dans celles que je n'ai pas eu le temps de visiter. 

Des détections ou des rasssemblements sont-ils prévus en Outre-mer ?
J'en ai exprimé le souhait au président Noël Le Graët ainsi qu'au DTN Hubert Fournier. Le but est de partir une fois par an s'entraîner et se préparer dans l'un de nos territoires ultramarins, comme l'Équipe de France l'a fait par le passé à la Réunion. Ces stages permettent de solidifier le groupe mais également de découvrir de nouveaux talents, comme en 2005 où j'avais présenté Jérémy Basquaise au sélectionneur Éric Cantona. Il l'avait durablement installé en Équipe de France, jusqu'à ne plus la quitter. Nos jeunes d'Outre-Mer ont un avantage considérable : ils jouent toute l'année au Beach Soccer, contrairement à ceux de métropole. Je ne dis pas que joueurs d'Outre-mer doivent être privilégiés, mais nous nous devons d'être attentifs à leur qualité. 

Comment garder le contact avec ses joueurs pendant une longue période d'inactivité ? 
La saison de Beach étant effectivement courte, j'avais prévu de l'agrandir avec un rassemblement au mois de novembre et un autre en février. Un stage était donc prévu à Balaruc (Hérault) avant une tournée au Maroc, mais la crise sanitaire est passée par là et nous avons dû renoncer. J'ai laissé les joueurs au repos en décembre et sur ce mois de janvier ils suivent un programme individuel d'entretien et de remise en forme avant notre rassemblement de février. On voit avec eux leurs besoins, leurs niveaux et leurs attentes. La communication ne s'arrête pas, même hors saison. 

Cette première année à la tête de la sélection a été très particulière à cause de la pandémie ..
Tout à fait. Je n'ai pas eu le temps de préparer l'équipe, même si ça ne remet pas en cause nos résultats au championnat d'Europe (trois défaites, une victoire). Je n'ai pas pu travailler avec mes  joueurs ce que je souhaitais tactiquement. Nous n'avons eu qu'un seul véritable rassemblement, en Suisse, avant de prendre part à l'EBSL. Nous avons terminé à une quatrième place assez conforme à notre niveau. Si la situation sanitaire le permet, nous allons corriger le tir dans la préparation afin de réaliser une meilleure saison et espérer uen qualification à la Coupe du monde (en Russie du 9 au 19 août). 

Comment cette année 2021 s'organise-t-elle ?
Afin de préparer au mieux nos joueurs pour la saison à venir, je vais convoquer un groupe très élargi pour le premier rassemblement de la saison en février. Suivront un autre stage en mars, deux en avril puis un dernier en mai, avec à chaque fois de belles rencontres à disputer. Viendront ensuite les éliminatoires du Mondial courant mai-début juin, avec cinq nations européennes qui essaieront de rejoindre la Russie. 

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