COUPE DE FRANCE FÉMININE (VOIE DES CLUBS D1 ARKEMA)

Philippe : « Cela ne m’a pas fait peur »

jeudi 28 janvier 2021 - 16:31 - Claire GAILLARD
Laëtitia Philippe GPSO 92 Issy - Fleury D1 Arkema 3e journée

Après Montpellier, Rodez et Fleury, Laëtitia Philippe, la gardienne internationale française (4 sélections), a rejoint en janvier le GPSO 92 Issy, l’un des promus qui lutte pour son maintien en D1.

Elle a connu l’Équipe de France, vécu la Coupe du monde 2011, disputé la Ligue des champions avec le Montpellier HSC et compte plus de 150 matches en D1. À 29 ans, Laëtitia Philippe (4 sélections) a été prêtée par le FC Fleury 91 au GPSO 92 Issy, qui a achevé la phase aller à la 11e place du Championnat avec la moins bonne défense (53 buts encaissés). Pas de quoi l’effrayer. Lancée samedi dernier face au Havre, la gardienne a tenu le clean sheet (0-0) qui, combiné à la défaite de Soyaux à Dijon (2-3), a permis au GPSO de quitter la zone de relégation. Avant de retrouver le MHSC en 16es de finale de la Coupe de France dimanche dans la voie des clubs de D1 Arkema, Laëtitia Philippe a expliqué son choix.

« Comment s’est concrétisée votre arrivée au GPSO 92 Issy ? 
En décembre, Fleury a recruté une gardienne. Alexandre Barbier, le directeur sportif du GPSO, m’a téléphonée car le club était intéressé par mon profil dans le cadre de la lutte pour le maintien. Ils recherchaient quelqu’un avec de l’expérience, capable de gérer les temps forts et faibles d’un match mais aussi de remobiliser les joueuses sur le terrain. Je me suis accordée un temps de réflexion. À Fleury, j’étais devenue n°3. J’ai décidé de relever ce challenge pour retrouver un rôle de n°1.

À l’époque, Issy, promu, était pourtant 11e de D1 Arkema… 
J’ai déjà joué le maintien avec Rodez en 2018-2019, ce n’est donc pas une situation inconnue. Les matches seront compliqués et se joueront sur des détails. Il faudra rester concentrées. Si on passe à côté, on devra basculer très vite sur la prochaine rencontre pour grapiller des points. Un point peut tout changer. Des affiches arrivent avec la réception de Soyaux (le 06 février) puis Dijon (le 13) en match en retard. Le groupe est jeune et manque un peu d’expérience mais le coach nous dit qu’il faut jouer, s’accrocher et y croire. Son discours est positif.

Lors de la phase aller, le GPSO 92 Issy a encaissé 53 buts, le plus mauvais total. Vous avez forcément vu cette statistique avant de signer… 
Bien sûr mais ce nombre n’est pas uniquement la faute de la gardienne. C’est l’équipe tout entière qui doit défendre. 53, ça fait beaucoup en 11 matchs mais en D1, ça peut aller très vite. Elles sont passées à côté face au PSG et lorsque vous encaissez 14 buts, forcément le total grimpe vite. Cela ne m’a pas fait peur (sourires) !


Les joueuses du GPSO 92 sur leur terrain le 26 septembre 2020, jour de la réception du FC Fleury 91 où évoluait alors Laëtitia Philippe qui vient d'être prêtée à Issy (photo Clément GUILLONNEAU / FFF).

Comment avez-vous vécu votre retour sur les terrains samedi au Havre (0-0) ?
C’était un plaisir de retrouver la compétition (sa dernière apparition remontait au 10 octobre 2020). Je pense avoir réalisé une bonne performance. Il s’agit du deuxième clean sheet d’Issy après sa victoire à Soyaux (1-0, le 31 octobre 2020).

Quel quotidien avez-vous découvert à Issy ? 
C’est le retour aux entraînements en fin d’après-midi après les journées d’école ou de travail des filles. On ne parle pas que de foot mais aussi de leur vie. C’est enrichissant. Nous avons entraînement tous les soirs sauf le mercredi où c’est musculation et on double les séances le mardi. De mon côté, j’ajoute des sessions à la maison les matins.

Le contexte est difficile pour tout le monde mais il faut s’adapter à une situation extraordinaire (...) Et nous, on a la chance pouvoir jouer et s’entraîner.

 

La Coupe de France féminine reprend dans un format inédit. Quel regard portez-vous sur cette crise sanitaire ? 
C’est difficile pour tout le monde mais il faut s’adapter à une situation extraordinaire. Depuis le deuxième confinement, on a la chance de pouvoir continuer à jouer et s’entraîner. On n’est pas à plaindre. Avec la mise en place des tests PCR chaque semaine, c’est rassurant pour nous. Il faut respecter les gestes barrière et recommandations afin de limiter la propagation du virus. Sur cette nouvelle formule de Coupe, il y a peu de visibilité en raison de l’évolution de la situation. On joue ces 16es entre clubs de D1 mais on ignore si derrière, on pourra retrouver les clubs de D2 ou niveau régional. On espère pouvoir aller au bout.

Dimanche, vous allez affronter le Montpellier HSC. Un clin d’œil ?
J’y suis restée onze saisons et j’en garde de très bons souvenirs : mes débuts dans le foot féminin, en D1, en Ligue des champions. Une finale de Coupe de France disputée face à l’OL (1-2 en 2012) et d’autres vécues sur le banc (2009, 2011 et 2016). La priorité d’Issy reste le championnat et se maintenir mais s’il y a moyen de décrocher quelque chose, on ira le chercher. Cela pourrait aussi nous mettre en confiance en vue des matches à venir en D1. »

Lire aussi : "Les nouveaux formats des Coupes de France" 

LE PROGRAMME DES 16ES DE FINALE
(voie D1 Arkema)

Reims – Lyon en ouverture

  • Vendredi 29 janvier :

14h30 (en direct sur Eurosport) : Stade de Reims – Olympique Lyonnais

  • Samedi 30 janvier :

14h30 : Girondins de Bordeaux – Havre AC
14h30 : Dijon FCO – Paris FC
15 heures : EA Guingamp – ASJ Soyaux Charente
16 heures : FC Fleury 91 – Paris Saint-Germain

  • Dimanche 31 janvier :

14h30 : GPSO 92 Issy – Montpellier HSC

 

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