ÉQUIPE DE FRANCE

Lloris : « C’est important de connaître des difficultés »

mardi 22 juin 2021 - 18:30 - Claire GAILLARD à Budapest
Hugo Lloris

À la veille de Portugal-France mercredi à Budapest, le gardien et capitaine des Bleus Hugo Lloris estime que l’adversité rencontrée jusqu’ici doit servir au groupe pour la suite de l'UEFA Euro 2020.

« Qu’est-ce qui vous motive à terminer premiers de votre groupe : le fait d’emmagasiner de la confiance ou d’éviter un adversaire en forme en huitièmes de finale ? 
Qu’on soit 1er, 2e ou 3e, si on veut aller au bout de cette compétition, il y aura d’autres défis face à de grandes nations. On ne peut pas calculer. On va jouer ce match pour le gagner, continuer sur notre dynamique et engranger de la confiance afin de bien aborder les 8es de finale.

Avez-vous été séduit par une équipe durant cette phase de groupes ? 
On suit les autres résultats soit en direct, soit via des résumés. Il y a des nations qui ont montré de très belles choses comme la Belgique, les Pays Bas ou l’Italie. À partir des 8es, c’est une toute autre compétition qui démarre et l’enjeu sera encore plus fort que ce soit à vivre ou à jouer. Le match qui vient doit nous aider à engranger de la confiance en vue de cette échéance. 


Hugo Lloris lors de l'échauffement avant Hongrie-France (1-1, samedi, photo Sindy THOMAS / FFF).

Les corps ont été éprouvés par le match face à la Hongrie (1-1, samedi). Les trois jours qui ont suivi ont-ils suffi pour récupérer ? 
Ça fait deux matches de compétition. On connaît les circonstances du deuxième avec la chaleur et beaucoup d’efforts pour revenir au score. Il y a eu une débauche d’énergie mais tout est mis en place par le staff pour favoriser la récupération et préparer le match. Demain à 21 heures, il y aura peut-être un peu moins de chaleur, cela permettra aux organismes de pouvoir lutter pendant 90 minutes avec l’objectif de se dépasser afin d‘aller chercher le résultat espéré.

Oui, il y a un manque quand on est père et qu’on est loin de ses enfants. Mais tous les joueurs concernés par cette compétition sont logés à la même enseigne, on doit rester professionnels et compréhensifs

 

Vous allez retrouver le Portugal que vous avez affronté à deux reprises récemment (0-0, le 11 octobre 2020 puis 1-0, le 14 novembre 2020 en Ligue des nations). Cela va-t-il vous servir dans votre approche du match ?
On doit s’appuyer sur ce qui a été fait par le passé. Cela nous sert de repères, d’expérience mais c’est une autre compétition avec d’autres enjeux. Quand on démarre un match, le but c’est de gagner. Les Portugais ont un peu plus de pression dans le sens où ils doivent obtenir un résultat positif alors que nous sommes qualifiés. Notre objectif reste de gagner pour engranger de la confiance afin d’arriver avec des repères en 8es. C’est important de connaître des difficultés, comme on en a connu face à l’Allemagne (1-0, le 15 juin) ou la Hongrie, car on ne nous donnera rien dans les matches qui vont suivre.

Que pensez-vous de Jules Koundé ?  
Je n’en sais pas plus que vous par rapport au onze de départ demain (il sourit). Malheureusement, depuis le départ d’Ousmane Dembélé hier, on est à présent 25 joueurs. Tout le monde doit se tenir prêt pour aider l’équipe tout en respectant les choix du sélectionneur. Jules s’est très bien intégré. Il a montré de belles choses face au Pays de Galles (3-0, le 2 juin) pour sa première sélection, c’était dans la continuité de sa saison avec Séville.  


Le défenseur Jules Koundé lors de sa première sélection face au Pays de Galles le 2 juin 2021 (photo Simon MORCEL / FFF). 

Cela fait quasiment un mois que vous avez débuté la préparation et êtes loin de vos proches. Comment le vivez-vous ? 
C’est une chance et un privilège d’être là avec l’Équipe de France et de représenter son pays dans cet Euro. Cela nous demande un petit sacrifice vis-à-vis de nos familles et proches car on connaît tous le contexte sanitaire et on se doit de le respecter. Mais oui, il y a un manque quand on est père et qu’on est loin de ses enfants. Même s’il y a des technologies qui nous permettent de nous appeler et de les voir en vidéo, on préférerait les avoir à nos côtés. Tous les joueurs concernés par cette compétition sont logés à la même enseigne, on doit rester professionnels et compréhensifs.

Quel regard portez-vous sur la finale de l’Euro 2016 (0-1 a.p.)  ? 
Ce n’est pas un mauvais souvenir. C’est la finale d’un Euro avec tout ce que cela a pu engendrer en termes d’émotions mais c’est un souvenir douloureux parce qu’il y a eu cette défaite avec ce scénario difficile pour les Français. C’est du passé. Derrière, on a su construire notre succès en Russie (Coupe du monde 2018), certainement que les deux choses sont liées. Demain, c’est un match dans un contexte différent, dans une phase de groupe avec de l’enjeu pour les deux équipes, plus encore pour les Portugais. »

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