ÉQUIPE DE FRANCE

Hugo Lloris : « Il y a quelque chose dans l’air »

mercredi 6 octobre 2021 - 18:45 - Claire GAILLARD à Turin
Hugo Lloris

Le gardien et capitaine des Bleus mesure l'adrénaline et la motivation du groupe avant d’affronter la Belgique en demi-finales de la Ligue des nations, jeudi soir à Turin.

« Ce Final 4 de la Ligue des nations rassemble trois équipes récemment championnes du monde et l’équipe championne d’Europe en titre. Ce titre peut-il avoir une saveur particulière ? 
Il faut remettre les choses dans leur contexte. La Ligue des nations est représentée par les plus grandes nations européennes, le niveau est bien présent, on a pu s’en rendre compte lors de la phase de groupes. Si les quatre nations sont présentes en phase finale, c’est qu’elles se rapprochent des meilleures. Cela permet d’avoir des affiches très intéressantes. C’est une compétition qui a sa place et il y a un trophée en jeu. On est concentrés pour notre match face à la Belgique, la meilleure nation au classement FIFA, on s’attend à un combat et il faudra être prêts.

Ressentez-vous la pression d’une compétition ? 
Honnêtement oui, encore plus sur ce rassemblement. On est arrivés lundi à Clairefontaine et on sent qu’il y a quelque chose dans l’air. On se prépare à disputer une demi-finale face à un adversaire, la Belgique, que nous respectons beaucoup de par ses résultats ces dernières années, sa régularité et son jeu séduisant. Il y a des sourires mais on sent qu’il y a de l’enjeu. On se prépare avec la bonne motivation pour réaliser une grande performance.

Les Diables Rouges ont difficilement digéré leur élimination en demi-finales de la Coupe du monde 2018 (0-1) car ils se sentaient capables de gagner avec leur génération dorée. Leur équipe est-elle-elle plus forte ou moins forte aujourd’hui ? 
Lorsqu’on regarde les deux nations, il y a eu du changement des deux côtés par rapport à 2018 mais ce qu’il faut voir du côté des Belges, c’est qu’ils font toujours partie des favoris, que ce soit à l’Euro 2016, la Coupe du monde 2018 ou l’Euro 2020. Il y a une base où des joueurs évoluent ensemble depuis longtemps. De grands joueurs avec un jeu séduisant, certainement lié à leur manager, Roberto Martinez. On sait à quoi s’attendre, ils ont un style de jeu propre et on devra tout donner si on veut se hisser en finale.

Ça fait plusieurs années qu’ils ont un statut de favori, ils ont un jeu très séduisant, en témoigne leur classement FIFA, ils sont premiers. Même s’il leur manque un trophée majeur, on a beaucoup de respect et d’admiration pour cette équipe. On espère avoir un grand match de football à jouer.

 

À l’époque vous évoluiez avec de nombreux Belges à Tottenham : aviez-vous senti le traumatisme à votre retour en club ? 
Je pense qu’à chaud il y avait eu des réactions mais je crois que, derrière, ils étaient très fiers de leur parcours. Ils ont quand même marqué l’histoire de leur pays en terminant troisièmes. Ils ont été accueillis comme des héros et même si perdre en demi-finales n’est jamais plaisant – surtout quand on élimine le Brésil, le grand favori, en quarts de finale – ils ont réalisé une belle Coupe du monde. Ça fait plusieurs années qu’ils ont un statut de favori, ils ont un jeu très séduisant, en témoigne leur classement FIFA, ils sont premiers. Même s’il leur manque un trophée majeur, on a beaucoup de respect et d’admiration pour cette équipe. On espère avoir un grand match de football à jouer.

La défense belge sera-t-elle la clé pour l’équipe de France en insistant notamment sur Vertonghen-Alderweireld ?
Attention, ce ne sont pas de vieux joueurs mais des joueurs très expérimentés, qui font partie de ce socle de la Belgique. Ce sont de grands leaders pour les avoir côtoyés à Tottenham. J’ai vécu de très belles années avec eux, je serai heureux de les recroiser avant et après le match même si la bataille sera à livrer sur le terrain.

Le mois dernier, entre la fin du mercato estival, les blessures et les états de forme disparates, le rassemblement avait été particulier comme à chaque entame de saison. Comment sentez-vous le groupe désormais ? 
Tous les joueurs ont retrouvé un rythme de compétition avec la répétition des matches en championnat et coupes d’Europe. Le mercato d’été est bien passé et, aujourd’hui, le focus de chacun est sur les performances en club ou en sélection. Je sens depuis le début de la semaine une dynamique positive, il y a quelque chose dans l’air. Je pense que c’est lié à cette demi-finale, à l’adversaire la Belgique et ce trophée au bout. Même si ce n’est pas comme une Coupe du monde ou un Euro, elle rassemble les meilleures nations européennes.

Cette compétition arrive-t-elle au bon moment pour voir si la France peut encore rivaliser avec les équipes du haut niveau ? 
C’est une mauvaise idée de mélanger les compétitions. Quand on évoque une phase de qualifications, c’est un championnat sur plusieurs mois. Là, on parle d’une demi-finale de Ligue des nations. Dès lundi, j’ai senti dans le vestiaire, cette motivation et cet enjeu. Affronter un adversaire comme la Belgique rend les choses plus positives. On a envie de se confronter aux meilleurs. L’objectif, c’est d’aller le plus loin possible mais avant tout on est concentrés sur le match de demain. »

Deschamps : « Rien ne remplace l'adrénaline »

Didier Deschamps (sélectionneur de l’Équipe de France) : « C’est une parenthèse enchantée. On a tout fait pour se qualifier et être là dans ce Final Four en allant gagner au Portugal pour nous assurer une place parmi les quatre nations demi-finalistes. Dans l’historique, il y avait deux titres : la Coupe du monde et le Championnat d’Europe. Désormais, il y a la Ligue des nations. On ne s’était pas qualifiés lors de la première édition. On y est cette fois. Ce sont des affiches prestigieuses avec un titre en jeu, à vous de placer le curseur. Je suis compétiteur, les joueurs aussi. Rien ne remplace l’adrénaline. On rencontre l’une des meilleures équipes européennes, si ce n’est la meilleure, en ajoutant l’Italie, championne d’Europe en titre. Ce qu’il se passera sur le terrain… Vous êtes censés voir du spectacle. Les joueurs ont envie de se confronter à un adversaire de cette qualité-là. Il y a toujours eu une rivalité saine parce que c’est un pays limitrophe. Après le match en Russie, il y a eu beaucoup de déclarations des deux côtés, à tort ou à raison, mais on ne va pas revenir dessus. Il y a beaucoup de respect de ma part envers Roberto Martinez et des joueurs envers leurs homologues qu’ils côtoient pour certains en club. C’est une très belle affiche. »

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