D1 ARKEMA 

Clara Matéo : « Ce que j’aime ? Avoir de l’espace »

vendredi 18 mars 2022 - 21:33 - Claire GAILLARD
Clara Matéo Paris FC D1 Arkema saison 2021-2022

Meilleure joueuse de D1 Arkema en février, l’internationale française du Paris FC se confie sur sa saison et celle de son club qui se rend samedi à Reims dans le cadre de la 17e journée.

Un nouveau chapitre du duel à distance entre le Paris SG et l’Olympique Lyonnais s’est ouvert en lever de rideau de la 17e journée de D1 Arkema, ce vendredi soir. Après avoir laissé filer des points en route le week-end dernier, le champion de France en titre, face à Soyaux (2-0), et l’actuel leader, en déplacement à Dijon (3-0), ont relancé la dynamique avant leur quart de finale de Ligue des champions (aller 22-23 ; retour 30-31 mars). Derrière, le Paris FC a bien creusé l’écart avec ses poursuivants (Fleury à 9 points, Montpellier et Bordeaux à 11 longueurs). Le club francilien, invaincu en 2022, est lancé dans un sprint final dans l’idée de retrouver la Ligue des champions. Ça commence samedi à Reims (14h30). Pour FFF.FR, la milieu offensive Clara Matéo (24 ans, 8 sélections) évoque cette fin de saison alléchante. Elle revient aussi sur ses performances qui lui ont valu d’être désignée meilleure joueuse en février et sa découverte de l’équipe de France depuis novembre 2020.

La 17e journée est à suivre en direct sur Canal+ Sport, Foot+ et notre Scores en direct.
Lyon et Paris répondent à l'appel

« Comment avez-vous accueilli ce titre de meilleure joueuse du mois de février en D1 Arkema ? 
Ça a été une très belle surprise, cela récompense ma saison. C’est une récompense individuelle mais sans mes coéquipières, je ne suis rien. Je la dédie donc à notre collectif récompensé de son très beau parcours en championnat jusqu’ici. On espère continuer. 

Vous restez sur quatre buts marqués lors de vos quatre derniers matches de Championnat… 
C’est une très bonne série mais l’essentiel reste la victoire et en ce moment, on enchaîne bien, c’est donc positif.

Quel regard portez-vous sur votre efficacité cette saison (10 buts et 6 passes décisives) ? 
Lors des années précédentes, ce qui me manquait, c’était cette efficacité et cette prise d’initiatives mais au cours des deux saisons passées, on a pu voir que petit à petit, je prenais mes responsabilités. Ça se ressent sur mes statistiques. Je me sens épanouie dans cet effectif, je donne mon maximum. L’ambition, c’est d’aller toujours plus haut.

En tête du classement des buteuses, il y a la Parisienne Marie-Antoinette Katoto (15 réalisations). Est-elle rattrapable ?
Marie, c’est une très bonne joueuse et une très grande buteuse. La preuve avec ce record de buts qu’elle vient de battre au PSG. Je me concentre sur moi et mes performances au Paris FC. Je ne dirais pas que mon objectif, c’est de la rattraper. Le mien, c’est de marquer le plus de buts possibles au service du collectif. 


La joie des joueuses du Paris FC (photo Baptiste FERNANDEZ / ICON SPORT). 

Katoto est une buteuse. Comment vous définiriez-vous ? 
Je suis une attaquante mais pas axiale. J’évolue sur les côtés et lors du dernier match, j’ai été repositionnée milieu relayeuse. Peu importe le poste où je suis amenée à jouer, j’essaie de donner mon maximum et d’apprendre de chacun des postes car cela nécessite des qualités différentes et permet de développer ma palette.

Vous sentez-vous bien à ces différents postes ? 
Oui ! Ce que j’aime, c’est me projeter vers l’avant, avoir de l’espace. À ces postes, on peut retrouver ces points-là. J’aime bien aller vite vers l’avant balle au pied. Ce sont deux postes différents mais avec des similitudes. On a aussi des joueuses de côté qui peuvent aimer combiner. J’aime ça également

Avec 1 406 minutes disputées en D1 Arkema, vous êtes la 2ème joueuse la plus utilisée au Paris FC derrière Chiamaka Nnadozie et Théa Gréboval…
C’est important de performer mais ce qui prime, c’est d’être régulière et d’enchaîner les performances journée après journée. Être apte à jouer à tous les matches passe par du travail au quotidien, aux entraînements et l’objectif, c’est la régularité dans la performance.

Dans quels secteurs de jeu estimez-vous avoir le plus progressé et quels axes d’amélioration voyez-vous ? 
J’ai beaucoup progressé dans ma qualité de finition et de prise de responsabilités dans la zone décisive. Mes axes de travail ? Ma vision du jeu, faire la bonne passe au bon moment et de temps en temps aller chercher à l’opposé des joueuses un peu plus éloignées.

Après 16 journées, quel bilan faites-vous de la saison du Paris FC, troisième ? 
C’est un très bon bilan mais la saison n’est pas finie. Il faut la jouer jusqu’au bout. Il reste des matches importants. Oui, on a battu Fleury lors du dernier (3-1) mais si on veut atteindre notre objectif, ça passe déjà par une victoire à Reims.


Contre Reims lors de la phase aller, Clara Matéo avait marqué le deuxième but (3-0, le 11 septembre, photo Michel BRISSET / ICON SPORT).

Neuf points d’avance sur le FC Fleury 91, le podium sent bon…
L’objectif, c’est cette place qualificative pour la Ligue des champions. On essaie de se concentrer car c’est à nous de gagner les matches et de ne pas trop regarder ce que font les autres. Si on gagne, on accrochera cette troisième place. À nous de réaliser une belle fin de saison.

À quel sprint final vous attendez-vous ? 
Ça va être une fin de saison intense. On a vu le week-end dernier qu’il y a eu des surprises. Chaque match va vraiment être important. Il faut prendre les rencontres les unes après les autres comme on le fait depuis le début. Ne pas perdre de points lors de nos derniers matches était essentiel. On est désormais en bonne position pour pouvoir continuer dans cette voie-là.

Comment avez-vous vécu l’élimination en quarts de finale de la Coupe de France féminine contre Fleury (1-1, 3-4 aux t.a.b., le 5 mars) ? 
On a été déçues. Les tirs au but, c’est la loterie mais on s’est tout de suite remobilisées pour obtenir un résultat et c’est notre réaction qui est intéressante.

Le Paris FC est arbitre du duel à distance entre le PSG et l’OL. Comment jugez-vous la saison de ces deux équipes que vous allez affronter d’ici la fin du championnat ? 
Ce sont deux très belles équipes avec de très grandes joueuses internationales. On a la chance de pouvoir les affronter dans ce championnat mais sur un match, on a notre carte à jouer. On a pu le voir lors de phase aller contre Lyon, où on a été loin d’être ridicules (1-2, le 12 décembre). Avant de penser à ces gros matches, on va rester focus sur Reims. Après seulement, on verra comment on peut faire pour les déstabiliser et jouer notre jeu.

Passons à l’Équipe de France. Vous avez honoré votre première sélection en novembre 2020. Quel souvenir gardez-vous de ce moment ? 
C‘est un honneur d’être appelée, de pouvoir jouer et défendre les couleurs de son pays. Au début, beaucoup de choses défilent dans la tête mais une fois sur le terrain, on met tout ça de côté et on donne le maximum pour remporter le match. La découverte du groupe s’est bien passée. Je connaissais pas mal de joueuses des sélections jeunes, ça aide pour l’intégration.


L'internationale protège son ballon face aux Pays-Bas lors du dernier Tournoi de France remporté par les Bleues (photo Baptiste FERNANDEZ / ICON SPORT).

Ce vécu commun doit également aider sur le terrain ? 
Bien sûr car en sélection, on n’a pas forcément beaucoup de temps pour créer des automatismes. Ce qu’on a créé ensemble en jeunes peut nous permettre d’en retrouver plus vite sur le terrain.

Vous avez aussi connu de belles émotions en sélection jeunes. Cela peut-il porter les Bleues qui visent un premier podium et/ou titre ? 
J’espère, on travaille tous les jours pour. Ce qu’on a connu en jeunes a créé des souvenirs pour la suite. Pourquoi pas s’en servir ? À nous de nous procurer d’autres jolis moments en parvenant à mettre notre plan de jeu en marche.

Pour l’instant, ça fonctionne bien dans le parcours qualificatif à la Coupe du monde 2023 où vous êtes en tête de votre groupe de qualification…
C’est en très bonne voie. Deux matches arrivent en avril (au pays de Galles, le vendredi 8, puis face à la Slovénie, au Mans le mardi 12) pour poursuivre sur notre dynamique et nous permettre de préparer l’Euro l’été prochain, même si l’objectif de ce mois d’avril restera la qualification au Mondial.

Cet Euro, vous y pensez ? 
Forcément, c’est dans un coin de ma tête. C’est un bel objectif qui pourra clôturer une belle fin de saison, je l’espère mais il y a pas mal de choses à vivre avant. »

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