Équipe de France Futsal

Kévin Ramirez : « Nos progrès nous rendent confiants »

vendredi 7 octobre 2022 - 14:55 - RÉDACTION
Kevin Ramirez Futsal

Le capitaine de l’Équipe de France Futsal (87 sélections, 22 buts) s'est livré avant d'entamer sa troisième campagne de qualifications pour une Coupe du Monde ce samedi face à la Norvège (21h15, en direct sur La chaîne L’Equipe).

Dans quel état d’esprit se trouve le groupe France à l’aube de ces deux premiers rendez-vous du Tour principal des qualifications à la Coupe du Monde 2024?

« Confiant, franchement confiant. Comme l’a rappelé le coach en début de stage, cela fait un peu plus d’un an que l’on travaille ensemble et on récolte les fruits de notre travail. On a montré de belles choses, maintenant ce sont les qualifs. C’est autre chose, c’est le début d’une aventure. C’est ce qu’on aime la compétition, ce qu’on adore même. On s’est préparé, c’est bien de se préparer. On a fait de belles choses dernièrement je le répète mais maintenant il faut taper du poing sur la table, reproduire les bonnes choses que l’on a fait durant la saison mais dans un autre contexte, plus dur, face à l’enjeu. On est vraiment confiants, globalement excités. On a beaucoup d’envie. »

Un an sans compétition c’est long ?

« J’avais déjà connu ça une fois il y a quatre ans. Ce n’est peut-être pas un hasard d’ailleurs c’était avant les qualifs à l’Euro 2018. C’était un changement de cycle à l’époque également.  Cela nous avait permis de prendre le temps de bien travailler, d’intégrer de nouveaux joueurs à l’image de Souheil (Mouhoudine) Mika (De Sa Andrade) ou encore Landry (Ngala) qui avait intégré un peu plus cette équipe à ce moment-là. On était reparti sur un nouveau groupe et cela avait finalement payé avec cette première qualification pour notre première phase finale. J’y vois des similitudes même si aujourd’hui c’est un autre sélectionneur, un staff renouvelé, une une nouvelle façon de jouer, et d’aborder les rencontres et les qualifs. Mais voilà un an sans matchs de compétition, on a déjà connu ça et ça nous a souri. En espérant que cela se reproduise. »

Quel est l’objectif pour ces deux premiers matchs ?

« Gagner et gagner, c’est notre ambition. On a d’abord un premier match contre la Norvège, qui donnera le ton. On veut vraiment continuer sur notre lancée, sur tout ce qu’on a fait de bien la saison passée. On a joué beaucoup de matchs amicaux, c’est une fierté énorme de représenter la France à chaque fois mais il nous manquait cette petite tension, cette adrénaline de la compétition. On y est. Donc nous sommes tous très impatients de jouer. On est tous un peu excités. »


Les Bleus victorieux de la Croatie à Laval (Crédit Pauline CARRÉ / APL / FFF)

La Norvège, votre premier adversaire s’est incliné 2-4 à domicile face à la Serbie mercredi. C’est une nation que vous connaissez bien…

« Oui, c’étaient les deux premiers match de ce nouveau cycle en début de saison dernière. Je me souviens que le premier match n’était pas si facile (1-0). Ensuite, on avait remporté le deuxième plus largement (6-2). La Norvège (77ème au classement mondial) est une équipe rugueuse. C’est costaud physiquement et bien rodé sur les coups de pieds arrêtés (CPA). De nôtre côté, on a progressé sur les CPA et progressé aussi sur toutes les parties du jeu. On va aborder ce match avec respect, humilité et l’idée, en continuant à nous montrer sérieux avec l’idée de bien lancer cette campagne de qualification. »

L’autre adversaire de votre groupe la Serbie, mercredi, est une équipe contre laquelle la France n’a encore jamais gagné…

« Pas encore gagné oui, pas encore (sourire). C’est une équipe qu’on affronte régulièrement ces derniers temps en qualifs. Une équipe qu’on accroche presque à chaque fois mais jusqu’à présent il nous a toujours manqué un petit quelque chose. La Serbie est grande nation du futsal. Elle se qualifie régulièrement pour des phases finales à l’euro et en Coupe du Monde. On a beaucoup de respect mais on sait que les Serbes nous respectent également énormément. On est prêts à aller chercher des points là-bas. »

La France aborde ces qualifications à la 17èmeplace mondiale, le meilleur classement de son histoire. Y voyez-vous le signe des progrès réalisés ces derniers mois ?

« Une evolution, ces derniers mois oui, ces dernières années aussi. On veut montrer que le futsal français évolue, que l’equipe nationale évolue aussi. On joue contre la 16ème nation, on est 17ème donc on va montrer que l’on a notre place aussi à la 16ème place. Avec beaucoup de respect  mais aussi l’envie de se faire respecter et l’ambition de montrer qu’on a les capacités pour aller plus haut. Avec le groupe et le staff on en est convaincus. »


Raphaël Reynaud (Crédit Pauline CARRÉ / APL / FFF)

L’Equipe de France Futsal aborde la septième campagne mondiale de son histoire. Vous ce sera la troisième. Le chemin vers une phase finale de Coupe du Monde est toujours aussi sinueux et compliqué ?

« C’est très long, c’est un parcours du combattant pour arriver en Coupe du Monde surtout dans la zone Europe avec 6 ou 7 places qualificatives alors qu’il y a énormément d’équipes compétitives sur le continent européen. Il y a d’abord ce Tour principal dans une poule de trois équipes. Ensuite si on termine premier ou parmi les meilleurs deuxièmes, on devra passer par un Tour Elite la saison prochaine. C’est très dense. Si l’on regarde l’évolution de nos campagnes mondiales, elle traduit bien les paliers franchis à chaque fois. La dernière fois en 2019 on n’est pas passé loin. Cette fois, on va d’abord bien démarrer ces qualifications et montrer que la France fait partie de ces meilleures nations européennes et qu’elle a sa place, elle aussi, à la Coupe du monde.

Quel souvenir gardez-vous justement de ces qualifications en 2019 ?

« Frustration, je n’irai pas jusqu’à dire désillusion car c’est un grand mot mais frustration oui parce qu’on avait la qualification dans les mains ou plutôt dans les pieds. On était tout près. Cela s’est joué en Serbie justement contre la Serbie. On mène 2-1 à 9 minutes de la fin. On a un penalty. On était bien dans le match et voilà des faits de jeu et la qualif nous échappe même si ce n’était pas évident avec, dans la poule également l’Espagne et l’Ukraine. On avait notre place à la Coupe du monde. L’équipe a vraiment bien progressé depuis, s’est bien préparé. Il y a eu une grosse évolution depuis. Je pense que c’est le moment d’inverser la tendance. »

Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est la bonne cette fois ?

« A chaque fois, on était convaincus que c’était la bonne mais on voit qu’on était pas loin la dernière fois. On a progressé et, je le répète, il y a eu une grosse évolution à tous les niveaux. Les joueurs sont davantage prêts, le staff est plus élargi, la FFF nous permet de travailler dans les meilleures conditions et de nous concentrer sur le futsal, sur la pratique. Nos progrès nous rendent confiants. Et la confiance, on l’a accumulé à travers nos derniers résultats : on a gagné en Italie, on a remporté deux tournois, on a battu la Slovénie pour la première fois, on a rivalisé face au Brésil numéro 1 mondial. On a le niveau. Ce qui nous manquait, c’était juste des petits détails et ces petits détails on les a perfectionné. On a le niveau. La confiance est là. On a une très bonne équipe, un bon groupe. On sait d’où l’on vient, on est lucides sur notre progression. Je pense qu’on peut affronter n’importe quelle équipe maintenant. »

Vous allez retrouver une salle à guichets fermés à Laval comme en septembre contre la Croatie. C’est un atout supplémentaire ?

« Contre les Croates, c’était un peu une répétition générale avant le début de ces qualifs. On a trouvé une certaine harmonie entre le public et cette équipe. On voit que là-bas il y a une passion pour la discipline, on le voit aussi à travers le club de l’Etoile lavalloise. On constate aussi un engouement grandissant autour de nous, autour de cette Equipe de France. Contre la Croatie, c’était vraiment bien : une belle ambiance, une belle communion entre le public et nous. Maintenant c’est les qualifs, on attend la même chose voire plus. On aura besoin de l’énergie du public. On est ravis d’aller à Laval, de jouer dans une salle superbe, dans une super ambiance et j’invite d’ailleurs tout le monde à venir nous encourager, et ceux qui n’ont pas de billet de pousser derrière nous et de nous encourager devant la télé. »

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