Procès Verbal

Assemblée Fédérale Elective du 18 mars 2017

ASSEMBLÉE FÉDÉRALE

Samedi 18 mars 2017 à 9 h 30
Paris – Hôtel Méridien
Étoile

Présidence :                                      Noël LE GRAËT

Liste des présents :

 

Clubs de L.1

Mmes Hélène SCHRUB (FC METZ), Elodie CROCQ (STADE RENNAIS),

MM.  Axel LABLATINIERE (ANGERS SCO), Yves PIANELLI BALISONI (SC BASTIA), Alain DEVESELEER (FC GIRONDINS DE BORDEAUX), Xavier GRAVELAINE (SM CAEN), Jean-Paul BRIAND (EA GUIGAMP), Olivier CLOAREC (DIJON FCO), Marc INGLA (LOSC LILLE METROPOLE), André GAREL (FC LORIENT), Vincent PONSOT (OLYMPIQUE LYONNAIS), Jacques-Henri EYRAUD (OLYMPIQUE DE MARSEILLE), Nicolas HOLVECK (AS MONACO), David VILLECHAISE (MONTPELLIER HERAULT SC), Jacques ROUSSELOT (AS NANCY LORRAINE), Michel CHERON (FC NANTES), Olivier MOLINA (OGC NICE), Jean Claude BLANC (PARIS SG), Alain DREYFUS (AS SAINT ETIENNE), Remy LORET (TOULOUSE FC),

 

Clubs de L.2

MM. Cyril VANNOCCH (AC AJACCIO), Bernard JOANNIN (AMIENS SC), Guy COTRET (AJ AUXERRE), Gilles GARNIER (BOUR EN BRESSE), Jean-François QUERE (STADE BRESTOIS 29), Jean-Claude BOLIS (CLERMONT FOOT 63), Olivier MINICONI (GAZELEC FOOTBALL D’AJACCIO), Christian DURAINCIE (STADE LAVALLOIS MFC), Jean-Michel KOCISZEWSKI (HAVRE AC), Gervais MARTEL (RC LENS), Gérard DI DOMENICO (NIMES OLYMPIQUE), Jean-Louis MORNET (CHAMOIS NIORTAIS), Claude TISSIER (US ORLEANS), Régis PILLON (RED STAR FC 93), Jean-Pierre CAILLOT (STADE DE REIMS), Valentin HARRIBEY (FC SOCHAUX MONTBELIARD), Romain GIRAUD (RC STRASBOURG), Fabrice BERTONE (TOURS FC), Francis BOUDIN (ESTAC TROYES), Eddy ZDZIECH (VALENCIENNES FC),

 

Clubs de National

MM. Pierre FERRACCI (PARIS FC), Armand LOPES (US CRETEIL LUSITANOS), Thierry SCHOEN (LA BERRICHONNE CHATEAUROUX).

 

 

Présidents de Ligues, de Districts, Délégués des clubs des Divisions Régionales et des Championnats Nationaux Séniors

 

Bruno BRONGNIART – Michel GENDRE – André VANDENBUSSCHE – Brigitte BACQUEVILLE – Rachid KHENSOUS – Gérard PIQUE – Claude COQUEMA – Stéphan ISLIC - Jean-Louis GAMELIN – Xavier FLEURY – Vincent CAESTECKER – Georges FLOURET – Pascal POIDEVIN – André FLAMANT -  Marcel GLAVIEUX (Hauts de France)

 

Albert GEMMRICH – Joël MULLER – Christophe MARIE - Georges CECCALDI – René LOPEZ – Gérard SEITZ – Jacky THIEBAUT – René MARBACH – Bernard GIBARU – Philippe PAULET – Gérard CASSEGRAIN – Patrick LEIRITZ – Hervé CANTIANI – Christophe SOLLNER – Jean-Marie MOTSCHWILLER – Jean-Marie THIRIET (Grand Est)

 

Saïd ENNJIMI – Christian COMBARET- Philippe OYHAMBERRY – Henri BEGA – Serge DEHEE – Valérie HEBRE – Alexandre GOUGNARD – Patrick MATTENET – Claude AUGEY – Serge LAFON – Jean-Michel LARQUE - Jean-Louis DAUPHIN – Gérard PERRIN – Jean-François BONNET – Philippe LAFRIQUE – Daniel GUIGNARD – Stéphane BASQ – Bernard LADRAT (Nouvelle Aquitaine)

 

Pierre LERESTEUX – Jacky CERVEAU – Gilbert GUERIN – Gilbert LEU – Jean-Luc GIFFARD – Bertrand VOISIN – Jean-Pierre LOUISE – André LOUP – Sauveur CUCURULO – André MASSARDIER  (Normandie)

 

Jamel SANDJAK – Bruno FOUCHET – Pascal BOVIS – Ahmed BOUAJAJ – Philippe COUCHOUX – Mario DA MOTA – Brigitte HAMON – Frédéric CHEVIT – François CHARRASSE – François THISSERANT – Philippe COLLOT – Nasser GAMMOUDI – Thierry MERCIER – Claude DELFORGE – Jean-Pierre MEURILLON (Paris Ile de France)

 

Bernard BARBET – Vincent NOLORGUES – Claude AURIAC – Paul MICHALLET – Roland GOURMAND – Pierre LONGERE – Jacques VANTAL – Yves BEGON – Guy POITEVIN – Roger PRAT – Raymond FOURNEL – André CHAMPEIL – Jean-François JANNET – Michel MUFFAT-JOLY – Jean-François VALLET – Thierry DELOLME – Pascal PARENT – Didier ANSELME – Denis ALLARD (Auvergne-Rhône-Alpes)

 

Gérard LOISON – Didier ESOR – Gérard GAUTIER – Jean-Paul CHERRUAULT – Gérard PAQUEREAU – Gabriel GO – Alain MARTIN – Guy RIBRAULT – Gérard GADE – Guy COUSIN (Pays de la Loire)

 

Eric BORGHINI – René CHEYROU – Antoine MANCINO – Noël MANNINO – Jean-Louis DISTANTI – Edouard DELAMOTTE – Gérard CAPELLO – Michel GAU – Marc MARTINET – Pierre GUIBERT (Méditerranée)

 

Maurice MARTIN – Michel CHARRANCON – Jean-Claude LAFFONT – Paul SOUCASSE – Pierre THEVENIN – Bernard PLOMBAT – Francis ANJOLRAS – Claude LACOUR – Jean-Claude PRINTANT – Claude MALLA – Jean-Pierre MASSE – Arnaud DELPAL – Guy GLARIA – René LATAPIE – Serge MARTIN – Raphaël CARRUS – Jérôme BOSCARI – Jean-Claude COUAILLES (Occitanie)

 

Jean-Claude HILLION – André TOULEMONT – Pierric BERNARD HERVE – Marcel DELEON – Gérard GOUZERCH – Alain LE FLOCH – Rémy FEMENIA – Philippe LE YONDRE – Bruno LE BOSSER  (Bretagne)

 

Daniel FONTENIAUD – Roland COQUARD – Bernard PAUTONNIER – Thierry WANIART – Françoise VALLET – Daniel DURAND – Philip GUYOT DE CAILA – Christophe CAILLIET – Michel SORNAY – Philippe PRUDHON – André SCHNOEBELEN (Bourgogne-Franche-Comté)

 

Marc DEBARBAT – Jacky FORTEPAULE – Dominique PAJON – Francis LANDEROUIN – Patrick TROYSI – Antonio TEIXEIRA – Marc TOUCHET – Philippe GALLE – Michel REBRIOUX – Bernard BOURILLON (Centre Val de Loire)

 

Jean-René MORACCHINI – Antoine EMMANUELLI (Corse)

Jean DARTRON (Guadeloupe) – Fabrice BALY (Saint Martin) – Marcel BAFAU (Guyane) – Samuel PEREAU (Martinique) – Michel CLARCQUE (Nouvelle Calédonie) – Thierry ARIIOTIMA (Polynésie Française) – Mohamed BOINARAZIKI (Mayotte) – Hervé HUET (Saint Pierre et Miquelon) – Yves ETHEVE (La Réunion)

 

Pour le Comité Exécutif

MMES Nathalie BOY DE LA TOUR ; Brigitte HENRIQUES ;

MM. Noel LE GRAET ; Bernard DESUMER ; Denis TROSSAT ; Lionel BOLAND, Eric BORGHINI ; Albert GEMMRICH ; Alexandre LACOMBE ; Michel MALLET ; Joël MULLER ; Jacques ROUSSELOT

 

Pour la Haute Autorité

MMES Peggy PROVOST ;

MM. Henri CAMOUS ; René CHARRIER ; Vincent CASERTA ; Pierre CIBOT; Roland GRANSART, Jean-Marie LAWNINCZAK ; Richard JEZIERSKI ; Jean Jacques DEMAREZ ; Jean-François CHAPELLIER ; Joseph LAURANS ;

 

Pour le Bureau Exécutif de la LFA

Mme Candice PREVOST ;

M. Michel TRONSON ; Philippe GUILBAULT

 

 

Pour le Collège des Autres Acteurs du Football Amateur de la LFA

Mmes Marie-Christine TERRONI -  Nadine CYGAN - Jocelyne KUNTZ

MM. Gérard GOHEL – Michel GOLSTEIN – Marie-Christine TERRONI – Arnold ALPHON LAYRE – Patrick CORTIAL – Jocelyne KUNTZ – Nadine CYGAN – Germain LE GARREC – Anthony LLEWELYN

 

 

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La séance est ouverte à 9 h 34.

 

I. APPEL DES DÉLÉGUÉS

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Mesdames et Messieurs, chers amis, bonjour. Nous allons démarrer nos travaux de la matinée.

Conformément à l'article 10 alinéa 3 des Statuts de notre Fédération, en ma qualité de vice-président délégué non candidat à cette élection, je présiderai l'Assemblée fédérale jusqu'au vote désignant le nouveau président de la Fédération.

J'apprécie la confiance qui m'est accordée et je m'engage bien évidemment à conduire les travaux de notre Assemblée fédérale à partir de cet instant et jusqu’à la proclamation des résultats des élections des membres de la Haute Autorité puis des membres du Comité exécutif, avec toute l'impartialité que réclame la mission qui m’a été confiée.

Je serai assisté par MM. Alain Bach, président de la Commission de surveillance des opérations électorales, et Jean Lapeyre, directeur des affaires juridiques et directeur général adjoint de notre Fédération.

Il ressort de l'émargement que le nombre de délégués présents s'élève à 214, le nombre de voix qu’ils détiennent s'élève à 33 016, ce qui correspond à 98,9 % des voix portées par l’ensemble des délégués composant l’Assemblée fédérale de ce matin. Le quorum est donc atteint.

L'ordre du jour comprend deux élections. Les délégués vont être invités à élire tout d'abord les membres de la Haute Autorité du Football, puis ils seront invités à élire le président de la Fédération et les membres du Comité exécutif. Les modalités du vote seront rappelées avant chacune des deux élections par Jean Lapeyre. Je donne la parole à Alain Bach, président de la Commission de surveillance des opérations électorales.

M. Alain BACH, président de la Commission de surveillance des opérations électorales

Bonjour. Je rappelle simplement qu’en application de la l’article 30 des Statuts de la FFF, la Commission de surveillance des opérations électorales a pour rôle d'examiner la recevabilité des candidatures et de veiller à la régularité des procédures électorales, notamment lors de la phase d'émargement et lors des opérations de vote à venir.

Nous vous rappelons également qu’un huissier de justice est présent depuis ce matin aux côtés des membres de la Commission de surveillance des opérations électorales afin de s'assurer que cette Assemblée fédérale élective se déroule dans le respect des Statuts de la FFF. Enfin, nous précisons que ceux qui le souhaitent pourront utiliser des isoloirs installés dans la salle.

Je crois utile de rappeler aussi que lors des interventions qui vous seront allouées tout à l'heure, il est important de respecter une certaine mesure et de ne pas dénigrer les listes concurrentes ou les institutions fédérales. Je vous remercie.

 

II. VOTE TEST

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Avant de passer aux élections, on fait comme d'habitude pour vérifier le fonctionnement des boîtiers et je vous propose un petit vote test pour bien s’assurer que tout fonctionne. Vous allez avoir une question qui est : « Quelle est votre boisson préférée au petit déjeuner ? ». Rien d’original, mais il fallait bien trouver quelque chose et vous allez avoir cinq possibilités « thé, chocolat chaud, café, café au lait, jus de fruit ». Passez vos commandes ! Donc, vous appuyez évidemment sur le numéro de votre boisson préférée, puis vous appuyez sur la touche « validation ».

Le vote test est ouvert.

On va s’arrêter là, on n’est pas à 214 votes, mais on va clôturer. Le café arrive à égalité avec le thé. C’était pour s’assurer que tout fonctionnait. On va pouvoir maintenant passer aux choses sérieuses.

III. ÉLECTION DES MEMBRES DE LA HAUTE AUTORITÉ DU FOOTBALL

Première élection, celle des membres de la Haute Autorité du Football.

Je rappelle juste pour situer la Haute Autorité que cette instance est désormais composée de vingt-quatre membres, dont six femmes, alors qu’anciennement elle n’était composée que de vingt membres, avec deux femmes seulement.

Je rappellerais ensuite que les membres de la Haute Autorité sont élus pour une durée de quatre ans au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours, c’est-à-dire que seront élus au premier tour les candidats qui auront obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Si ce n’était pas le cas pour certains, on aurait droit à un second tour à la majorité relative.

Je précise qu'aujourd'hui, il n'y a pas plus de candidats que de postes à pourvoir dans tous les collèges, ce qui rend le suspense limité. Je rappelle enfin qu'il appartiendra aux membres élus de cette Haute Autorité de désigner et d'élire parmi eux leur président et ce, lors d'une prochaine réunion, cela ne se fera pas aujourd'hui.

L’élection va se dérouler de la manière suivante : chaque candidat va être invité à la tribune pour se présenter en quelques mots, avec un maximum de deux minutes. On demande à chacun de respecter cela pour éviter que cela ne soit trop long.

À l'issue de chaque présentation, il y aura le vote sur la personne qui vient de se présenter. Précision toutefois, les votes s’enchaîneront au fur et à mesure des passages, mais le résultat final ne sera communiqué qu'à la fin des passages de tous les membres, de tous les candidats de la Haute Autorité.

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

S’il n’y a pas de question, nous allons passer à la présentation des candidats puis aux votes, comme vient de le préciser Jean Lapeyre.

III-1      Candidats au titre des présidents de ligue (deux postes à pourvoir)

Je vais donc demander aux deux membres représentant les présidents de ligue de bien vouloir nous rejoindre afin qu’ils se présentent. Il s’agit de MM. Roland Coquard et Jean-René Moracchini. Pour ne pas perdre de temps, je demanderais aux deux personnes du collège suivant, c’est-à-dire celui des présidents de district, de se préparer de façon à ce que nous puissions enchaîner rapidement les présentations des autres candidats. Roland, tu as la parole.

M. Roland COQUARD

Merci. Bonjour à toutes et à tous. Il me revient donc l’honneur d’ouvrir le bal. J’ai été désigné, ou plutôt élu, par mes pairs pour me présenter à vos suffrages. À titre professionnel, j'ai exercé en tant que professeur d'anglais jusqu’à ce que l'âge de la retraite ne me rattrape, il y a quelques années de cela.

Au niveau sportif, je suis depuis le 28 janvier de cette année président délégué de la Ligue Bourgogne Franche-Comté de Football. J’ai été joueur, bien sûr, puis entraîneur dans un club évoluant la plupart du temps en CFA et en D4. J’ai ensuite occupé la fonction de président pendant six à sept ans, je viens de prendre dans ce club ma cinquante-huitième licence. J’ai adhéré au conseil de la Ligue de Franche-Comté en 1992 et j’y ai occupé le poste de président de 2000 à 2016.

Au niveau national, j'ai fait partie du conseil d’administration de la LFA de 2004 à 2012 et j’ai été membre du bureau de 2008 à 2012, en tant que chargé de mission. J'ajouterais que je suis également délégué de l’UEFA depuis 2005. Donc, fort de ces multiples et diverses expériences, je pense pouvoir apporter ma modeste contribution au fonctionnement de la Haute Autorité, pour peu qu'on lui confie des missions. Je vous remercie.

[Rires et applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

On va donc procéder au vote. Comme hier après-midi, vous votez pour ou contre. Touche « 1 » pour, touche « 2 » si vous êtes contre. Pour M. Roland Coquard.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

J’appelle M. Jean-René Moracchini.

M. Jean-René MORACCHINI

Bonjour à tous. Jean-René Moracchini, président de la Ligue de Corse, sans doute la plus petite en termes de licenciés, mais peut-être pas la moins passionnée. J’ai été réélu président pour un deuxième mandat après avoir été trésorier pendant huit ans. Je ne parlerai pas football ni de ce que j’ai fait sur les terrains, j’ai joué à petit niveau, amateur, et je crois que si nous sommes là, c’est que nous avons tous la même passion.

J’ai été, de par ma profession, inspecteur divisionnaire des finances publiques, je suis aujourd'hui à la retraite et ai donc du temps pour me consacrer et surtout la volonté pour m'impliquer au sein de la Haute Autorité dans son rôle de contrôle de surveillance et de proposition. Je ne vais pas vous faire de long discours, je crois que c'est à la tâche que l'on voit ensuite le maçon au pied du mur. Donc, je vous remercie pour la confiance que vous voudrez bien m'accorder et à très bientôt. Merci.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

On passe au vote pour M. Jean-René Moracchini.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-2      Candidats au titre des présidents de district (deux postes à pourvoir)

Nous appelons les deux candidats au titre du Collège des présidents de district. Il s’agit de MM. Raymond Fournel et Jean-Jacques Gazeau. Jean-Jacques Gazeau est absent, excusé. Raymond, tu as la parole et tu n’as pas quatre minutes !

[Rires].

M. Raymond FOURNEL

Chers amis. En quelques mots, je viens me présenter à vous. Je m’appelle Raymond Fournel, 70 ans il y a un mois jour pour jour, et domicilié dans un tout petit village de 2 000 habitants, Saint-Julien-Chapteuil, situé très près du Puy-en-Velay. Depuis dix ans, là aussi presque jour pour jour, je suis retraité du ministère de l’Économie et des Finances, où j’étais inspecteur du trésor public.

[Réactions, rires].

Et oui ! Cela en fait déjà deux !

[Rires].

Rassurez-vous, ma carrière de footballeur a été très modeste puisqu’ayant seulement joué en district. Après quelques saisons de dirigeant, j’ai été sollicité pour être candidat puis pour intégrer le comité directeur du District de la Haute-Loire en 1976, et celui de la Ligue d’Auvergne en 1980. En 1996, je suis devenu président du District de la Haute-Loire et vice-président de la Ligue d'Auvergne.

Je suis actuellement membre de la Commission fédérale des championnats nationaux seniors masculins ainsi que trésorier de l'Association nationale des présidents de district. Et depuis le 4 février 2017, membre du bureau de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes. J’ai été élu parmi mes pairs lors du dernier Collège des présidents de district.

Ma candidature en tant que représentant du Collège des présidents de district a été mûrement réfléchie. Je pense être un homme de contact et de communication, d’où ma motivation principale pour être candidat à la Haute Autorité. Cette dernière ne doit-elle pas favoriser le dialogue entre les différents acteurs du football, mais aussi être une force de proposition ? Merci de votre attention, bonne Assemblée fédérale.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

On passe au vote pour M. Raymond Fournel.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Gardez vos boîtiers, nous allons procéder au vote immédiatement pour M. Jean-Jacques Gazeau, lequel est absent excusé et ne prendra donc pas la parole sachant, je le répète pour ceux qui ne le situent pas, qu’il est président du District de la Vendée. Pour M. Jean-Jacques Gazeau.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-3      Candidats au titre des clubs professionnels (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

J’appelle les deux candidats au titre du Collège des clubs professionnels, il s’agit de MM. Bernard Joannin et Olivier Miniconi.

M. Bernard JOANNIN

Bonjour à tous. Je suis président du club d’Amiens. J’ai fait une carrière de quinze ans dans l’enseignement. J’étais professeur d'éducation physique et puis j'ai mal tourné, je me suis mis dans les affaires et j’ai ouvert une petite boutique de 100 m² spécialisée dans l’article de sport, et je suis maintenant à la tête d’un groupe de 900 personnes. Je suis content de ce parcours. J’espère que dans le monde du football, je ferai un parcours de la même façon. Nos clubs, qu'ils soient amateurs ou professionnels, sont devenus de véritables entreprises. Donc, j’espère apporter à la Fédération et à son fonctionnement mon expérience d'entrepreneur. Bonne assemblée.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Bernard Joannin.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Olivier MINICONI

Bonjour à tous. Olivier Miniconi, j’ai 42 ans, je suis président du Gazélec d’Ajaccio depuis cinq ans. Je dirige par ailleurs une entreprise spécialisée dans l’agro-alimentaire en Corse. J’ai été désigné par le syndicat Première Ligue pour avoir l’opportunité d’intégrer ce groupe de réflexion et de travail qu'est la Haute Autorité, en espérant qu’elle ait une certaine efficacité au niveau de l'instance fédérale. Je vous remercie de votre attention.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Olivier Miniconi.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-4      Candidats au titre des clubs amateurs (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président de la FFF

Concernant l’élection des deux membres représentant les clubs amateurs, les candidatures qui ont été reçues ayant été déclarées irrecevables, il n’y aura pas d’élection pour ce collège aujourd'hui. Ces deux postes seront donc vacants à l'issue de la présente Assemblée fédérale élective et, en application de l’article 25 alinéa 3 des Statuts de la Fédération, ces deux vacances devront être comblées lors de la prochaine Assemblée fédérale, qui se tiendra le 24 juin 2017.

III-5      Candidats au titre des entraîneurs et éducateurs (deux postes à pourvoir)

Nous passons donc à l’élection des deux membres représentant les éducateurs et nous avons deux candidatures : M. Hervé Gauthier, représentant les entraîneurs professionnels, et Monsieur Jean-Marie Lawniczak, représentant les autres éducateurs.

M. Hervé GAUTHIER

Bonjour à toutes et à tous. Je suis Hervé Gauthier, j’ai 67 ans et demi, je suis originaire de la Haute-Bretagne, d’Ille-et-Vilaine. J’ai été joueur professionnel pendant quinze ans et, ensuite, entraîneur professionnel pendant plus de vingt ans. J’ai à la fois travaillé dans la formation et, également, au niveau des équipes professionnelles, un petit peu en Ligue 1 mais surtout en Ligue 2. J’ai aussi été entraîneur en poste à l'étranger.

Je suis depuis seize ans membre élu du comité directeur des entraîneurs et depuis un an, j’en suis le vice-président. Cela fait quarante-deux ans de vie professionnelle consacrée au football, cela fait quarante-deux ans d'engagement, cela fait quarante-deux ans de passion et j'espère les mettre au service d'un football uni et solidaire. Je vous remercie.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Hervé GAUTHIER.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Jean-Marie LAWNICZAK

Mesdames, messieurs, bonjour. Je m'appelle Jean-Marie Lawniczak, je suis président de l'Amicale des éducateurs de football et je représente les éducateurs du monde amateur. Après avoir été joueur professionnel pendant quinze ans, j’ai aussi été entraîneur pendant vingt-cinq ans et j’en suis à mon troisième mandat au sein de la Haute Autorité. J'ai beaucoup apprécié les échanges au sein de cette Haute Autorité, échanges qui sont exempts de toute prise de position partisane et j'aimerais, si vous me le permettez, continuer à apporter ma modeste contribution au fonctionnement de la Haute Autorité. Merci à vous.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Jean-Marie Lawniczak.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-6      Candidats au titre des arbitres (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous passons au Collège des arbitres avec deux candidats : M. Laurent Ugo, qui représente les arbitres d’élite, et M. Jean-Jacques Demarez, représentant les autres arbitres. C’est M. Laurent Ugo qui prend la parole le premier.

M. Laurent UGO

Merci. Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle donc Laurent Ugo, j’ai 43 ans. À l’âge de 5 ou 6 ans, comme beaucoup parmi vous, j’ai pris mes premiers crampons pour jouer dans le club de ma ville sur un terrain de terre au bord de la mer Méditerranée, à Roquebrune-Cap-Martin, dans le District de la Côte-d'Azur dans les Alpes Maritimes, le stade du Solenzara. Un terrain de football, pour l’anecdote, aujourd'hui remplacé par une station d’épuration et un city stade à ses côtés.

À 43 ans aujourd’hui, je suis toujours licencié à l’Association Sportive Roquebrune-Cap-Martin dont l’équipe phare évolue en PHA, mon club. Joueur pendant quinze ans, arbitre de district, puis de la Ligue de Méditerranée, puis de la Fédération pendant vingt ans, me voilà maintenant dirigeant au sein de ce club, dont je suis aussi membre du comité directeur. Mes attaches au monde du football, comme beaucoup dans cette salle, c’est sûr, ne datent donc pas d’hier.

Mon parcours a été jalonné de nombreux moments incroyables, offerts par le football et en particulier l’arbitrage, qui m'a permis de vivre le plus haut niveau. Ma participation en tant qu’arbitre-assistant à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud en est certainement le reflet le plus remarquable. Mais c’est bien sûr sur le bord des terrains, ci et là, quels qu’ils soient, que je vibre toujours autour du rectangle vert. Je rappelle pour tous que la mesure légale est de 105 par 68 mètres, je ne pouvais pas passer à côté de cela !

Dans ce même élan, je viens donc aujourd’hui porter ma candidature devant vous en tant que représentant des arbitres d’élite au sein de la Haute Autorité du Football, mais avant tout et surtout en tant qu’amoureux du football, mon football, notre football.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Laurent Ugo.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Jean-Jacques DEMAREZ

Bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle Jean-Jacques Demarez, j’ai 57 ans, je suis jeune retraité et j’ai donc du temps à consacrer à la Haute Autorité. Je viens déjà de faire un premier mandat de quatre ans à la Haute Autorité où j’ai pris énormément de plaisir à travailler avec toutes les familles du football, ce qui est très enrichissant.

Je suis du Grand Est, je suis également membre de la Commission supérieure d'appel de l’ex-Ligue Champagne-Ardenne jusqu’en juin prochain. Je suis le président de l’UNAF, l’Union nationale des arbitres de football. J’ai arbitré bien évidemment, pendant trente-deux ans, tout en étant éducateur des équipes de jeunes de mon petit club des Ardennes, que j'ai présidé pendant une dizaine d’années. Si vous me renouvelez votre confiance, ce sera avec plaisir que je retravaillerais quatre ans à la Haute Autorité. Merci.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Jean-Jacques Demarez.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-7      Candidats au titre des joueurs professionnels (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous appelons les candidats au titre du Collège des joueurs professionnels, il s’agit de MM. Richard Jézierski et Fabien Safanjon. C’est M. Jézierski qui prend la parole le premier.

M. Richard JÉZIERSKI

Chers élus, bonjour à toutes et à tous. Je tenais tout d’abord à vous remercier de la confiance que vous m'avez accordée il y a quatre ans pour mon premier mandat à la Haute Autorité. Je suis très heureux aujourd’hui d'être présent parmi vous pour cette nouvelle élection. Comme il a été dit, je suis Richard Jézierski, 45 ans, ancien joueur de football professionnel, diplômé en management et marketing du sport professionnel, diplômé également en droit du sport.

Je suis éducateur d’un petit club de football dans la banlieue troyenne. Je suis également vice-président de l’UNFP et c'est dans ce sens que je me présente à vous aujourd’hui pour redonner au football ce qu'il m'a donné, mais également pour poursuivre les travaux que nous avons entrepris à la Haute Autorité, une instance d'expression, une instance de débats, une instance d'échanges d’expérience… C’est dans ce sens que je me présente devant vous pour ce vote. Merci de me témoigner votre confiance pour cette nouvelle mandature. Merci.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Richard Jézierski.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Fabien SAFANJON

Merci, bonjour à toutes et à tous. Je m’appelle Fabien Safanjon, natif de Saint-Étienne, et donc pas besoin de vous expliquer que je suis tombé dans le chaudron depuis ma plus tendre enfance et que le football est dans mes veines depuis quarante-quatre ans. J’ai suivi le cursus normal d’un jeune garçon qui aime passionnément le football en commençant dans mon petit club de la région de Saint-Étienne et en intégrant, bien sûr, ce club mythique et en assouvissant une passion puisque j’ai eu la chance d’être professionnel pendant quinze ans.

Suite à - et pendant - cette expérience, j’ai eu le loisir et le plaisir de passer mes diplômes d’entraîneur, puisque j’ai le BE2. Et à l’issue de ma carrière, avec Richard d’ailleurs, on s’est retrouvé sur les bancs de l'université, peut-être un peu âgés par rapport aux autres étudiants, mais nous avions cette passion pour être titulaire d’un Master de management et marketing du sport professionnel. C’est donc fort de toutes ces expériences, et aussi d’avoir intégré l’UNFP à l’issue de ma carrière - dont je suis aussi l’un des vice-présidents - que j’aimerais contribuer et rendre au football ce qu’il m’a donné pendant ces longues années à travers ma candidature à la Haute Autorité. Je vous remercie de votre confiance.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Fabien Safanjon.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-8      Candidats au titre des administratifs et assimilés du football (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous passons à l’élection des représentants du Collège des administratifs et assimilés du football, avec deux candidats : MM. Henri Camous et Pierre Cibot.

M. Camous, vous avez la parole.

M. Henri CAMOUS

Bonjour mesdames et messieurs. Je suis Henri Camous, j’ai 64 ans et je suis candidat sortant de la Haute Autorité du Football. Je suis né à Nice où j’ai fait mes armes de footballeur dans le club local. Mes armes de dirigeant, je les ai entamées dans le club voisin de l’AS Cannes et durant plus de vingt-cinq ans, j’ai fait carrière dans le football professionnel dans différents clubs au titre de directeur ou de secrétaire général. J’ai, en parallèle à cette carrière professionnelle, consacré aussi du temps à la vie du football en tant que membre de commissions, qu’elles soient juridique et essentiellement, après, financière, puisque j’ai été membre de la DNCG fédérale et de la DNCG pro pendant dix-huit ans.

Je suis trésorier général du Syndicat national des administratifs et assimilés du football (SNAAF) et je souhaite continuer le mandat que j'avais entamé il y a deux ans au sein de la Haute Autorité, parce que j’y ai trouvé justement un lieu de réflexion et de travail qui fait fi de toutes les chapelles et de tout le reste, qui pense football et qui vit pour l’amélioration du football. Cet état d'esprit m'a séduit et si vous m'accordez votre confiance, j'espère bien continuer à travailler avec ces gens-là. Je vous remercie.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Henri Camous.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Pierre CIBOT

Bonjour, je m’appelle Pierre Cibot, j’ai 45 ans, je suis membre sortant de la Haute Autorité, élu depuis 2010 de cette instance au sein de laquelle j’ai travaillé avec plaisir, comme l'ont dit mes collègues, avec l'ensemble de la famille. Moi, je dis « la famille » du football, avec toutes ses composantes. Je suis juriste en droit du sport de l’école de Limoges, j’ai été désigné par mes pairs au sein du Syndicat national des administratifs et assimilés du football, et j’ai occupé des fonctions pendant dix-sept ans à la Ligue de Paris Île-de-France. J’ai une pensée particulière aujourd’hui pour un monsieur qui nous a quittés, M. Verbeke, qui était mon président, un grand monsieur, pour moi le plus grand dirigeant du football français, cela fait un mois aujourd’hui même. J'espère pouvoir avoir votre confiance et penser à lui pendant ces quatre ans. Merci beaucoup.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Pierre Cibot.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-9      Candidats au titre des médecins (deux postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous passons au Collège des médecins avec deux candidats : MM. Jean-François Chapellier et Joseph Laurans. Nous leur donnons la parole dans l’ordre que je viens de citer.

M. Jean-François CHAPELLIER

Mesdames, Messieurs les présidents, Mesdames, Messieurs, j’ai 64 ans, je suis médecin de rééducation fonctionnelle, médecin du sport à Alès. J’ai été, de 1984 à 1998, médecin de l’Olympique d’Alès, section professionnelle. Je suis secrétaire de l’Association des médecins des clubs professionnels depuis 1989. Élu en 1996, je siège au comité directeur du District Gard-Lozère et cette année, depuis janvier 2017, je représente les médecins au sein de la nouvelle Ligue d’Occitanie. Je suis membre sortant de la Haute Autorité et, à ce titre, je voudrais rendre hommage au président René Charrier et à tous les colistiers qui ne se représentent pas. Je vous remercie.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour M. Jean-François Chapellier.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Joseph LAURANS

Bonjour à tous. J’ai 66 ans et comme mon collègue, vous avez accepté que je fasse partie de cette instance depuis qu'elle existe. J'ai toujours été impliqué, vous pouvez en convenir, dans la santé du football et si vous le permettez, je continuerai à m'impliquer dans cette instance pour laquelle mes collègues des régions m'ont accordé toute leur confiance. Je souhaiterais que vous en fassiez de même et nous continuerons la mission et les échanges de manière tout à fait simple et amicale. Merci.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Monsieur Joseph Laurans.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

III-10    Candidates au titre du Collège des femmes (six postes à pourvoir)

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous passons maintenant à l’élection des femmes. Nous avons donc six candidates, les trois premières représentent la Fédération et les trois suivantes représentent la Ligue du Football Professionnel. J'appelle Mmes Kerstie Abergel, Pierrette Barrot, Peggy Provost, Sabine Bonnin, Élodie Crocq et Hélène Schrub à se présenter dans l’ordre que je viens de citer.

Mme Kerstie ABERGEL

Bonjour, Kerstie Abergel, je suis juriste de formation en droit du sport. J'ai travaillé depuis toujours dans les instances sportives. J’ai commencé à la Fédération de basket, j’ai enchaîné à la direction de la Ligue nationale de volley et comme j’aime bien le ballon rond, j’ai fini depuis quatre ans à la Ligue de football de Basse-Normandie. Ce serait un honneur pour moi de pouvoir participer aux travaux de la Haute Autorité, si vous en êtes d’accord. Merci.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Mme Kerstie Abergel.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Il me semble que Mme Pierrette Barrot s’est excusée pour raisons médicales. Je signale à l’assistance que Mme Pierrette Barrot était membre du comité directeur de la Ligue du Centre-Ouest de 2014 à 2017 et membre de plusieurs commissions. Si vous le voulez, nous allons ouvrir le vote pour Mme Barrot.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Mme Peggy PROVOST.

Monsieur le président de l'Assemblée, mesdames, messieurs. Proposée par la Fédération en qualité de représentante du Collège des femmes, je me présente maintenant pour renouveler ma candidature au sein de la Haute Autorité. Ancienne joueuse internationale, professeur de sport et aujourd'hui entraîneur, je souhaite, grâce à votre soutien, continuer à œuvrer avec bienveillance, éthique et rigueur au sein de cette instance. Passionnée et volontaire, animée du sens de l'intérêt général et ce, dans tous les dossiers déjà entrepris, je m'engage avec sérieux et esprit collectif. Je souhaite bénéficier de cette occasion pour remercier ici devant vous M. René Charrier. J’ai été honorée d'avoir pu apporter mes contributions sous sa présidence avec solidarité et efficacité. Merci à toutes et à tous.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Mme Peggy Provost.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Mme Sabine BONNIN.

Mesdames, Messieurs, bonjour. Je m’appelle Sabine Bonnin, j’ai 44 ans, je suis arbitre fédérale féminine. J’ai débuté dans le football à l’âge de 6 ans en tant que joueuse. Malheureusement, les infrastructures pour le football féminin au siècle dernier n’étaient pas très développées et je me suis donc tournée vers une carrière d'arbitre. Bien m'en a pris, je crois, puisque durant trente ans, et encore aujourd'hui, j'ai pu parcourir la France et également l'étranger en étant nommée arbitre internationale en 2007.

Au crépuscule de ma carrière de sportive, j’ai décidé de rendre au football toutes les joies et satisfactions qu’il m’a apportées. Je me suis donc tout d’abord investie dans mon District de Charente-Maritime au niveau de la Commission féminine, et au niveau de ma Ligue de Nouvelle Aquitaine puisque je suis responsable de l’arbitrage féminin. Si vous le permettez aujourd’hui, je souhaite apporter ma modeste contribution à la HAF. Je vous remercie.

[Applaudissements].

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Mme Sabine Bonnin.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Mme Élodie CROCQ.

Mesdames, Messieurs, je m’appelle Élodie Crocq, je suis directrice juridique et relations sociales du Stade Rennais Football Club depuis dix-huit ans. Je suis membre de différentes commissions de la Ligue du Football Professionnel depuis une dizaine d’années, et membre de la Haute Autorité depuis 2011. Si je souhaite aujourd’hui poursuivre ma mission au sein de la Haute Autorité et solliciter un nouveau mandat, c’est parce que je suis convaincue que le football, comme notre société, doit veiller de façon permanente à sa cohésion et à sa cohérence, avoir un dialogue social, serein, apaisé et constructif, des familles qui se respectent et s'enrichissent de leur diversité.

Chaque avis transmis par la HAF au Comex a été précédé de débats, de discussions, d’explications, permettant à chaque fois de dégager des décisions concertées. La HAF n’oppose jamais le monde professionnel au monde amateur, la HAF permet une meilleure compréhension de la position de chacun et la HAF permet donc de rapprocher les parties. La HAF parle peu mais toujours d'une seule et unique voix, elle incarne des valeurs qui nous sont chères, je suis fière d'en faire partie et j'aimerais poursuivre mon action.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Mme Élodie Crocq

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Mme Hélène SCHRUB.

Bonjour à toutes et à tous. Je crois que c’est à moi que revient l’honneur de clore ces présentations, ordre alphabétique oblige. Je me présente devant vous comme candidate du bien nommé Collège des femmes, représentant la Ligue de Football Professionnel. Je suis en effet salariée du football professionnel depuis onze ans, plus particulièrement au Football Club de Metz que je dirige depuis quelques mois. J’ai été joueuse amateur dans une vie antérieure. Je pense que mon métier me permet aujourd'hui de côtoyer les contraintes et les aspirations du monde professionnel, mais aussi du monde amateur. Aujourd'hui, si vous me le permettez, je souhaiterais prolonger mon engagement au sein de la Haute Autorité du Football parce que je pense que les missions de contrôle et de surveillance qui lui ont été confiées sont essentielles pour l'équilibre de notre Fédération. Merci beaucoup.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Pour Mme Hélène Schrub.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Tous les candidats présents ont eu la possibilité de s'exprimer. Vous avez émis une opinion sur chacune et chacun de ces candidats. Nous allons maintenant pouvoir vous présenter les résultats de cette élection à la Haute Autorité du Football.

 

Comme vous le voyez sur les écrans, tous les candidats sont élus au premier tour. Donc, au nom de vous tous, je me permets de les féliciter pour cette brillante élection et je leur souhaite, bien sûr, bonne chance dans leurs futurs travaux au sein de la Haute Autorité du Football. Bien sûr, comme l’a dit Jean Lapeyre, je le rappelle, les membres de la Haute Autorité lors de leur plus proche réunion éliront le président de leur instance.

Sans plus tarder, nous allons maintenant passer à l’élection du président de la Fédération et du Comité exécutif.

 

 

 

 

 

IV. ÉLECTION DU PRÉSIDENT DE LA FFF ET DU COMITÉ EXÉCUTIF

Nous vous rappelons que quatre listes ont été validées par la Commission électorale. Ces listes, par ordre alphabétique, sont celles de MM. David Donadei, Noël Le Graët, Jacques Rousselot et Éric Thomas. Le président de la Fédération sera le candidat figurant en tête de liste de la liste élue.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Je rappelle que le Comité exécutif se compose désormais de douze membres, dont trois femmes, contre dix membres dont une femme auparavant, auxquels il faut ajouter les deux membres de droit que sont le président de la Ligue de Football Professionnel et le président de la Ligue du Football Amateur. Selon les Statuts de la Fédération, les membres du Comité exécutif, hors membres de droit bien sûr, sont élus pour une durée de quatre ans au scrutin de liste bloquée.

Pour être élu au premier tour, il faut avoir la majorité absolue des suffrages exprimés. Si aucune liste n'obtient la majorité absolue au premier tour, il sera procédé à un second tour pour lequel ne seront maintenus que les deux listes ayant obtenu le plus de suffrages exprimés à l’issue du premier tour. Et là, évidemment, dans la mesure où il y aura deux listes, une liste sera élue à la majorité absolue.

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

L’élection va se dérouler de la manière suivante : chaque liste va pouvoir s'exprimer pendant une durée de dix minutes maximum, un chronomètre est mis à la disposition des listes. Je demanderais à chacun des intervenants de respecter scrupuleusement ce délai de dix minutes, il s'agit simplement d'une question d'égalité parfaite entre chacun des candidats car, bien sûr, si certains respectaient cette durée de dix minutes et que d'autres allaient au-delà, cela ne serait pas convenable. D’autre part, j'invite chacun des intervenants à s'exprimer avec courtoisie.

L'ordre de passage des listes a été déterminé par un tirage au sort qui a été effectué au siège de la Fédération le 13 mars 2017, auquel chaque tête de liste avait été conviée. L’ordre de passage tel qu'il résulte de ce tirage au sort est le suivant :

  • Premier intervenant, liste Le Graët
  • Deuxième intervenant, liste Rousselot
  • Troisième intervenant, liste Donadei
  • Quatrième intervenant, liste Thomas

Une fois que chaque liste se sera exprimée, nous passerons au vote. Je demande donc à la liste de M. Noël Le Graët, première liste, de bien vouloir se présenter, peut-être avec ses colistiers, mais chacune des listes agit comme elle l'entend.

 

M. Noël LE GRAËT

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les présidents, il y a bientôt six ans, vous m'avez fait l'honneur de m'élire à la tête de la Fédération Française de Football. Je dirais que c’est un honneur, mais c’est aussi un plaisir. J'ai toujours pensé, et je vous le dis quand je vous rencontre, que ce comité de football est quand même une sacrée chance. Nous avons une possibilité réelle de faire jouer un maximum de gamins dans nos villes, dans nos régions, d'assister à un certain nombre de matches et de réunir des gens qui jamais ne pourraient se rencontrer. Donc c'est un honneur, bien évidemment.

C'est une passion tout à fait exceptionnelle. J’ai décidé de me représenter parce que je ne suis pas guéri de cette passion. J’ai souhaité effectivement refixer des objectifs à notre équipe, à la Fédération et à chacune et à chacun d'entre vous. Pourquoi fixer des objectifs ? Parce que la Fédération doit vous écouter, doit faire attention au nombre de décisions qui doivent être prises et doit donner une ligne de conduite incontournable. Je vous affirme que lorsque la décision est prise, vous pouvez compter sur moi pour qu’elle soit tenue. Je n’ai pas l’habitude de trembler devant le « oui » et surtout pas devant le « non », et ce n’est jamais facile de répondre à quelqu'un qui est souvent passionné que la décision qu’il soumet n'est pas la bonne. Mais en tout cas, ce mandat sera, j'en suis persuadé, dans la continuité de ce que nous avons réalisé les uns et les autres.

Le football est éternel, je l’ai entendu bien évidemment. On n’invente pas le football, on change quelquefois les lois du jeu, et puis il y a les hommes qui ont plus ou moins de talent dans nos régions, dans notre Fédération, dans nos ligues et nos districts. Mais je considère, en ayant fait le tour de la France pendant trois semaines comme les autres candidats, que d'abord, c’est un moment de bonheur inouï de pouvoir se déplacer dans toutes les régions de France, de vous écouter, d'entendre, d'affirmer que vous êtes véritablement à la tête du football français parce que c’est vous, dans vos régions, c’est vous effectivement qui avez cette possibilité de changer les choses. J'ai toujours trouvé des gens positifs, je suis optimiste, sinon on ne peut pas être à ce poste. On ne peut pas être à ce poste et pleurer, et dire effectivement qu’on a mille problèmes.

J'ai constaté sur le terrain que vous tous, partout, vous mettiez des choses en place d'une grande valeur humaine et d’une grande valeur technique. J'ai constaté des districts où l’on apprend beaucoup, j’ai constaté des ligues énormes et importantes de par cette réforme territoriale dont je parlerai sûrement quelques instants.

Ce qui me plaît le plus, c’est effectivement de vous avoir dans cette salle, les uns et les autres, sûrs de vous dans vos missions, certains de vous dans la mission qui est la vôtre et certains de remplir, pour d’autres, ce que le football peut donner. Moi, j’ai besoin de gens optimistes et souriants. Être responsable de football, ce n’est quand même pas une corvée. Être bénévole, c’est aussi un honneur, c’est un choix et je pense que chacune et chacun d’entre vous, vous êtes véritablement bien à votre place.

Le mandat qui vient de s’achever, son bilan est positif, très franchement. Les choses ont progressé, nos équipes sportives de haut niveau se comportent de façon exceptionnelle. On est sorti d'une difficulté pour beaucoup d'équipes, on n’est pas les meilleurs du monde, mais en tout cas sur l'international, que ce soit pour nos jeunes, que ce soit pour nos filles et bien évidemment pour nos garçons, pour l‘élite, la France est respectée partout et vous-mêmes, vous l'avez respectée et vous avez été fiers de l'Euro. Vous avez trouvé très certainement que cet Euro était à la hauteur de ce que vous souhaitiez parce que les gens ont préféré ce maillot bleu, ce nouveau maillot bleu de Nike . Ces gens l’ont préféré parce qu’effectivement, nos joueurs ont donné une bonne image, on a été au bout de cette compétition et je pense que c’était important pour nous tous.

Dans le même temps, partout, le nombre de licenciés a augmenté. Je sais parfaitement bien que pour les moins de 19 ans, il y a un problème, je sais aussi que sur les 27, 28, 29, 30, on ne changera pas l'histoire, il faudra trouver des nouveaux modules pour que les gens puissent jouer au football et je sais que dans vos ligues et vos districts, vous y réfléchissez, mais ce sera à la Fédération de mettre un peu d’adrénaline dans ce dossier qui est important.

Je pense que les recettes de l'Euro ont été relativement exceptionnelles. On me dit souvent que l'on n'aide pas les clubs. Onze mille clubs, ceux qui ont répondu, ont pendant cette période de l’Euro soit bénéficié de clubs-houses, soit d’installations, soit de vestiaires, mais surtout de formations. Je pense que la Fédération, avec les résultats de l’Euro, a donné ce qu’elle pouvait le mieux à chacun et à chacune d’entre vous.

La réforme territoriale, je vais en parler rapidement. C’est une difficulté, j'en suis conscient. Vous étiez habitués dans votre ligue à bien la diriger et effectivement, marier trois ligues quelquefois, ou deux avec des cultures différentes, des prix différents, des habitudes différentes, vous l’avez fait. Maintenant, il va falloir faire vivre, ce n’est pas terminé, vous le savez bien, mais le plus dur, ce sont toujours les hommes ou les femmes qui se réunissent et qui, au fond d’eux-mêmes, ont un projet réel et constant. Et cela, vous l’avez.

Ce qui est formidable, c’est que le sport va redémarrer. Nous sommes tous là pour que le jeu existe. Il y a des techniciens, j’en ai vus beaucoup, j’en ai beaucoup entendus, je les rencontre, mais nous, notre mission, c’est de faire jouer. Réforme territoriale terminée, les championnats redémarrent comme s'il n'y avait pas eu de réforme territoriale. Vous avez choisi la bonne ligne et vraiment, je voulais du fond du cœur vous remercier.

La LFA, dont on me parle souvent, est exemplaire. Je sais que certains, et je trouve cela bizarre, préféreraient qu’il y ait des querelles entre Fédération et LFA. J'ai eu la chance pendant cette période, avec nos équipes, d'avoir un président loyal, une équipe de la LFA qui a eu cinquante réunions sur les quatre ans, qui a décidé un certain nombre de dossiers, dont aucun n’a été refusé par le Comex. C’est vrai que l’on n’est pas des champions de la communication, je le reconnais volontiers, moi le premier et les autres non plus. La Fédération doit agir et quand on regarde le bilan de la LFA, je peux vous dire qu’il est relativement exceptionnel.

Je voudrais aussi m'adresser en deux minutes à mes amis d’outre-mer, qui font toujours un long déplacement pour nos rencontres. Je connais bien leurs difficultés. D’abord, j’aime bien l’outre-mer parce que j’y vais souvent, j’aime bien la mentalité, je connais leurs difficultés, mais ils doivent aussi savoir qu’il y a une vie agréable là-bas, on ne peut pas n’avoir que des difficultés, vous arrivez très souvent à les résoudre.

Je lancerais peut-être un petit appel à nos clubs professionnels. Bientôt, aux mois de juin et juillet, deux de nos équipes d’outre-mer, des Antilles - la Guyane d’abord et puis la Martinique - sont qualifiées pour la Concacaf. J’aimerais bien que vous regardiez vos licenciés, des professionnels, et que vous soyez attentifs à ces convocations parce qu'ils vont représenter la France sur un tournoi de haut niveau, loin de nous. L’outre-mer a beaucoup donné au football et je crois qu’il faut savoir rendre de temps en temps. Si effectivement dans cette période des mois de juin-juillet, alors que l’entraînement reprend à peine, vous avez la possibilité de donner un petit coup de main amical à l’outre-mer, je serais ravi et très reconnaissant.

La LFP, on me dit qu'on a eu des querelles. Oui, certes, mais ce sont souvent des querelles d’hommes. Mais aujourd’hui la LFP est bien en place avec Nathalie (Boy de la Tour , ndlr) et son directeur général, Didier (Quillot, ndlr). Avec les professionnels, on a retrouvé le goût du discours, l’envie de partager et véritablement une cohésion importante. La Ligue professionnelle se porte bien et la Fédération considère qu'elle est à l'intérieur de la Fédération. La preuve : la Fédération, ce n'est pas seulement les amateurs, mais c’est l'ensemble du football. Mais il se trouve que la LFP a des droits et des devoirs et que, juridiquement, elle a la possibilité de prendre des décisions relativement importantes.

Votre championnat, messieurs, est magnifique. Comment ne pas dire que Monaco, le PSG et Nice donnent pour la lutte du titre véritablement un sport tout à fait exceptionnel. J’ai vu aussi les qualifications de Monaco et de Lyon, je pense que nous sommes sur la bonne voie et que nos clubs progressent.

L'équipe est derrière moi, ce sont les femmes et les hommes qui vont travailler pendant quatre ans. J’ai voulu qu'ils soient performants, j’ai regardé ce qu'ils ont fait dans leur vie. J’ai souhaité effectivement que ce soit des gens à tous les postes qui aient réussi. Districts, le plus petit et l’un des plus grands, les pros, Première Ligue, en Deuxième Division une femme responsable du Red Star, Michel Mallet responsable en National… Une équipe effectivement qui va être très solidaire. Je dirais aussi à mes amis professionnels, le National a un peu de mal, on le voit bien, en très peu d'années avec quinze ou seize dépôts de bilan. Je crois qu’il serait bon que l'on puisse bavarder non pas peut-être pour une troisième division professionnelle - quoi qu'à terme, cela arrivera -, mais que l’on puisse trouver des formules pour que le National se porte mieux.

J’aimerais aussi vous dire combien je suis content que M. Lionel Boland, président de la LFA, m’ait rejoint comme trésorier, combien je suis content que Brigitte (Henriques, ndlr) travaille avec une telle efficacité, que Laura Georges, qui doit jouer au football jusqu’à fin juin, mais qui sera, et je prends le pari devant vous tous, une énorme dirigeante dans les mois qui viennent. J’ai besoin effectivement d’une équipe soudée et jeune. Mes anciens, Albert (Gemmrich, ndlr) et Éric (Borghini, ndlr), tous concernés effectivement par la Fédération, sont évidemment pour moi des hommes clés.

J’ai légèrement dépassé mon temps, je vous souhaite à tous d’abord de bien réfléchir, de bien regarder quelles sont les femmes et les hommes qui demain seront à la tête de la Fédération, quels sont ceux qui vont tenir leurs engagements. Je vous remercie vivement de votre confiance.

[Applaudissements nourris].

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

J'invite M. Jacques Rousselot à nous rejoindre, accompagné de ses colistiers.

M. Jacques ROUSSELOT

Mes chers amis, une Assemblée générale de la Fédération est un moment rare et il faut apprécier quand le football des amateurs et des professionnels est réuni. C’est le cas aujourd’hui. Je voudrais cependant vous remercier pour l’accueil que vous nous avez réservé lors de ces trois semaines de campagne. Être au plus près de vous dans les ligues et les districts, échanger, répondre à vos interrogations légitimes et à vos inquiétudes nombreuses, n'ont fait que décupler ma force et ma détermination. J’ai vu le travail formidable que vous accomplissez partout dans vos territoires en pleine mutation. J’ai entendu vos difficultés et vos inquiétudes, j’ai entendu aussi la peine que vous aviez de ne pas être considérés pour ce que vous êtes et ce que vous faites.

Ce marathon dans la France du football m’a permis de rencontrer des gens exceptionnels, des gens magnifiques, des gens passionnés. Je ne les oublierai pas, comme je n'oublierai pas de venir régulièrement m’immerger dans les clubs amateurs, je l’ai promis. Oublier ses racines, c’est perdre son âme, et c'est vrai dans le football en particulier. C’est cette relation de respect mutuel que je veux entretenir avec vous et je vous le dis solennellement, notre porte sera toujours ouverte pour recueillir vos critiques, vos remarques et vos idées. J’ai fait campagne avec mon cœur et mon énergie. J’ai respecté les principes intangibles que je m'étais fixés et j'en suis fier : toujours garder de la décence et du respect vis-à-vis de mes concurrents. Voilà l'homme que je suis et que j'ai voulu vous dévoiler lors de nos rencontres, un homme qui porte des valeurs et qui prône l’humilité, sans doute aussi un bon copain, comme disent certains, mais qui revendique l’expérience et la compétence nécessaires pour diriger demain avec son équipe notre chère Fédération.

La première de mes ambitions, vous l’aurez compris, c'est de vous rendre la place qui vous appartient, de vous rendre la parole. La Fédération ne peut pas se résumer à un seul homme. La Fédération a vu se succéder de nombreux présidents, tous ont apporté leur pierre à l'édifice, tous peuvent se prévaloir, grâce à votre confiance et votre concours, d’un bilan de qualité : Claude Simonet, Jean-Pierre Escalettes, toi aussi mon cher Fernand (Duchaussoy, ndlr), n’en déplaise à certains.

La Fédération, c’est plus de deux millions de licenciés, de femmes, d’hommes, de joueurs, d’entraîneurs, d’arbitres, d’éducateurs, de bénévoles et de dirigeants, dont vous êtes les relais essentiels. Cette communauté, c’est son bien le plus cher. La Fédération doit être la maison de tous, des districts des Hauts-de-France à ceux de la Méditerranée, du Grand Est à la Nouvelle Aquitaine, et évidemment notre football ultramarin. Cette volonté passera par la restauration d’une LFA responsable et autonome. Il nous incombe de vous simplifier la tâche au lieu de vous assommer de directives.

Nous nous engageons à simplifier les conventions d'objectifs. Nous nous engageons à clarifier et à adapter les règles d'attribution du FAFA. Nous nous engageons à vous rendre vos espaces de liberté, vous qui faites le football au quotidien. Mais nous nous engageons aussi à vous en donner les moyens. La fusion des ligues et des districts constitue un chantier très lourd, et qui débute vraiment maintenant. Nous devons prendre en compte cette mutation et la disparité de vos territoires.

Je ne vous abandonnerai pas au milieu du gué. Je veux aussi accompagner vos démarches citoyennes, elles font partie intégrante de nos missions, elles nous honorent et nous obligent. Et puis, nous graverons dans le marbre l’instauration d’un fonds de solidarité de 10 millions d’euros, directement géré par la LFA. Enfin, il est de notre devoir de vous faire confiance et de respecter votre autonomie. Je veux que l’on respecte votre légitimité, votre connaissance du terrain et la qualité de votre jugement. Il est grand temps d’humaniser les rapports et d'abandonner les messages autoritaires pour une relation plus fructueuse et enfin chaleureuse.

Je le disais dans mon préambule, une Assemblée générale est un moment rare où le football professionnel et le football amateur sont ensemble, unis pour constituer la force de notre maison. Je ne veux pas opposer : mon credo à moi, c’est l’unité et l’harmonie. Donner plus de place au football amateur, ce n’est pas négliger ou desservir le football professionnel, bien au contraire. Nous devons, dès demain, retrouver des rapports sains entre le monde professionnel et le monde amateur. Comment ? En restaurant l’indépendance et l’autonomie des choix de la LFP, cela paraît évident, alors faisons-le. Je le répète, partout où il y a des élus, je veux que l'on respecte leur légitimité.

Je souhaite très rapidement clarifier le pouvoir d’évocation dont bénéficie la Fédération au regard des décisions de la LFP et sanctuariser le bloc de compétences de la Ligue. C’est effectivement en redéfinissant la fameuse notion d’intérêt supérieur du football que l’on cessera de piétiner les plates-bandes des uns et des autres. La Fédération est l’autorité de tutelle, cela veut dire « aider et défendre la LFP ». Je pense notamment à cette réforme des conditions d’accès et de redistribution de la Ligue des Champions. Une réforme négociée en catimini. Ma décision est de porter une réelle volonté politique pour entamer une discussion franche et efficace avec l’UEFA. Il faut retrouver notre rang de nation majeure et nous en servir pour peser. Il faut rapidement que la Fédération vous aide à accroître vos ressources en protégeant les intérêts communs de ses clubs leaders, en vous valorisant mieux à l’étranger et en évitant le pillage de vos jeunes. Je suis totalement favorable à ce que le premier contrat pro soit allongé pour être porté à une durée de cinq ans.

Enfin, nous devons restaurer cette relation de confiance bilatérale indispensable. Le football professionnel peut apporter ce qu’il a de meilleur, son expérience, sa connaissance. Aussi, j'associerai tout naturellement les clubs professionnels aux décisions régaliennes de la Fédération telles que le choix du DTN, l’organisation de l’arbitrage ou les relations internationales.

La DTN, justement, est un chantier magnifique et ô combien essentiel pour l’avenir de notre football. La DTN, c’est une institution que je veux saluer, comme je veux saluer le directeur technique national François Blaquart, auteur d’un travail formidable. François, le football français t’est infiniment reconnaissant, il ne sera pas simple de te remplacer. Pour moi, la DTN doit à la fois servir le monde professionnel et le monde amateur, le savoir-faire fédéral est une promesse de progrès et de développement pour le monde amateur. Voilà comment je veux mener les dossiers, main dans la main, ensemble.

Puisque l'on parle de DTN et de formation, je veux dire un autre point de fierté qui nous unit tous, notre sélection nationale. Je voudrais ici devant vous féliciter Didier Deschamps pour la qualité du travail accompli. Bravo Didier, l’image et le parcours des Bleus sont des éléments forts qui nous rassemblent, vous avez mon amitié et ma confiance. Vous pourrez compter sur mon soutien et une collaboration saine, dans le respect des fonctions de chacun.

Mes chers amis, je vous confirme que nous placerons comme priorité fédérale la Coupe du monde féminine 2019, organisée en France. Nous mobiliserons toutes nos ressources pour offrir un cadre propice à l’accueil de chacun et à la réussite sportive de tous. Les maillots bleus, ce sont des valeurs et des principes, c’est le fer de lance de notre rayonnement et de notre cote d'amour, notre précieuse vitrine. J’y accorderai personnellement toute l'attention qu’elle mérite.

Je sais, pour mener tous ces chantiers, qu’il faut une équipe solide, une équipe soudée. Moi, j’ai voulu une équipe qui se donnera corps et âme, une liste mûrement réfléchie, cohérente, une liste de passionnés, de connaisseurs et d’acteurs du terrain, ou plus exactement des terrains : foot pro, foot amateur, foot féminin, ligue, district… C’est la France du football qui est représentée. Merci à vous, Denis (Trossat, ndlr), Pascale (Bouillon-Jacquemond, ndlr), Joël (Muller, ndlr), Jamel (Sandjak, ndlr), Bruno (Brongniart, ndlr), Françoise (Vallet, ndlr), Gervais (Martel, ndlr), Olivier (Delcourt ,ndlr), Stéphanie (Mugneret-Béghé, ndlr), Antoine (Emmanuelli), Francis (Collado, ndlr), merci de votre confiance, de votre implication et de votre exigence. C’est une liste rodée et je veux vous rappeler que moi aussi, je suis président de club depuis vingt-trois ans, moi aussi je suis chef d’entreprise, j’en ai créé un certain nombre, j’ai dirigé jusqu’à 2 000 salariés et il n’est pas dans mes habitudes de fuir mes responsabilités.

Échanger, déléguer, écouter n’empêche pas de trancher, soyez-en sûrs, c’est juste une question de méthode. Nous avancerons donc ensemble, sans prétention mais avec beaucoup d’ambition. Celle de rendre cette belle maison à ceux qui seront et qui font le football. Nous avancerons ensemble avec l’intention ferme de démocratiser chaque jour un peu plus l’accès de notre maison commune. D’autres ont répété ces derniers jours leur grande confiance dans l’issue du scrutin. Moi, c’est en vous que j’ai confiance. Aujourd’hui, pour nous tous, c’est l’occasion de reprendre notre destin en main. Ensemble, grâce à vous, nous pouvons faire que chaque district, chaque ligue, chaque club amateur et professionnel soit chez lui à la Fédération. Je vous remercie.

[Applaudissements].

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

J'invite David Donadei et son équipe à nous rejoindre afin qu’il puisse s'adresser à l'assemblée.

M. David DONADéI

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, chers présidents, chers amis, chers collègues, je vais être un peu le décalé par rapport aux autres candidats parce que là, on est quand même beaucoup dans le policé, dans les gentils, dans le tout va bien. Cela me choque, je suis toujours choqué par cette grande famille qui est soi-disant le football, une famille où tout le monde passe la brosse à reluire, passe la vaseline, tout le monde va bien, tout le monde s'adore, tout le monde s'aime…

[Sifflements dans la salle]

….et au final, tout le monde se tire dessus. Donc, moi, je ne vais pas être le candidat qui va être policé tout en étant dans l’humour, parce qu’il faut un brin d’humour dans une salle où tout le monde est un peu complexé, stressé, on le sent, je sens qu’il y a des gens qui sont mal à l’aise.

Je voudrais déjà remercier tous les présidents de district parce qu'ils ont été merveilleux, ils ont joué le jeu et j'entendais de part et d'autre certains qui me disaient : « Ne t’inquiète pas, David, tu sais là-bas, ce sont des vieux cons, tout est fermé à la Fédération, ce sont des gens qui ne sont pas sympas, ils ne vont pas te donner le parrainage, cela va être un cauchemar, tu ne vas rien avoir. » Moi, je n’ai pas du tout ressenti ça, j’ai eu vingt-sept parrainages et donc, je pense que j’en ai même eus plus que tout le monde et je tenais à les remercier. J’ai rencontré des gens, ou en tout cas « des vieux cons », extraordinaires, sensationnels, qui ont été merveilleux de gentillesse, de chaleur et de respect. C’est aussi cela, le football amateur, et ce sont ces gens-là que l’on ne met pas souvent en valeur.

Je voudrais tous les remercier, sauf bien sûr le 91, le 92, le 93 et le 95, on sait pourquoi, c’est normal, ils sont sur la liste de M. Rousselot, en tout cas le grand patron de cette liste. Je ne voudrais pas remercier non plus les Hauts-de-France, parce qu’ils n’ont jamais voulu nous accueillir. C’est vrai, on est des petits candidats, 1 384 matches professionnels sur cette liste, ce qui n’est pas le cas sur les autres, mais on est des petits candidats avec un manque de respect. Donc, je trouve cela dommage parce qu’on est en démocratie et une grande famille du football. Or, une grande famille du football réunit tout le monde et accepte que tout le monde puisse parler, c’est la démocratie. Moi, j’ai senti quand même une vraie anti-démocratie parce qu'on ne m'a même pas répondu, on m’a dit : « Non, non, on ne veut pas vous recevoir M. Donadei, vous n'avez aucune chance de passer ». C’est formidable, c’est extraordinaire ! On a l’impression que cette campagne est pipée, cette campagne est complètement hétéroclite, c’est l’omerta, ce sont des arrangements entre amis, c’est extraordinaire tout cela !

Alors, oui, je suis le trublion, « l’antisystème », c’est comme ça que la presse m’a nommé et je vais essayer d’être fidèle à moi-même sinon, cela ne serait plus moi-même. Donc, je voudrais remercier aussi tous les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2, l’UCPF, MM. Guy Cotret et Bernard Caïazzo qui ont eu la gentillesse de nous accueillir même si la plupart des présidents, après Noël Le Graët et Jacques Rousselot, ont filé, ont pris l’avion et nous ont oubliés. Ce n’est pas grave, on ne leur en veut pas, on savait que l’on n’avait pas une grande importance à leurs yeux, mais on les remercie de leur gentillesse et surtout Toulouse, Lyon, Paris Saint-Germain, Caen, Reims, Laval, et il y avait deux ou trois autres clubs, excusez-moi, mais ils étaient présents puisqu’il y avait une dizaine de clubs.

[Réaction de la salle].

Au demeurant, ceux-là, je les remercie de nous avoir entendus, d’avoir discuté et de nous avoir écoutés, ce qui est quand même assez formidable, alors que les autres n’ont pas daigné nous écouter.

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Laissez le candidat s’exprimer.

M. David DONADéI

Moi, je voudrais exprimer quatre points rapidement sur le programme, parce qu’on sait que vous ne voterez pas pour moi, même si ce programme est déjà bien établi et que l’on sait que l’on est meilleur que certains. En tout cas, après M. Noël Le Graët qui a un bilan - il faut le reconnaitre et dire la vérité - qui est parfait, moi je regarde le bilan de M. Rousselot avec son beau discours démagogique et sensationnel aujourd’hui…

[Réaction de la salle, sifflements].

…deux pages de LFA, rien d’autre derrière. Alors, on me parle d’éthique, on me parle de moralité, extraordinaire ! Moi, quand je vois certains colistiers sur sa liste, j’ai un petit peu peur et je me dis que si Usain Bolt était là, il ferait vite un cent mètres.

[Réaction de la salle, sifflements].

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

M. DONADéI, s’il vous plaît.

M. David DONADéI

Je n’attaque personne, je dis ce que je ressens, je n’ai coupé personne, donc on me laisse parler et je dis ce que je ressens, j’ai dix minutes, c’est aussi cela la démocratie. Ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec certains qu’il faut ne pas être d’accord.

Je dis simplement qu’il n’y a rien dans le programme de M. Rousselot et ce qui m’interpelle, c’est que M. Rousselot dit que pendant quatre ans, il y a eu ceci et cela, que tout était mauvais, que tout n’était pas bien. Mais pendant quatre ans, il était bien au Comex, pendant quatre ans, il a voté toutes ces choses-là et tout allait bien, c’était le meilleur ami de Noël Le Graët et aujourd’hui, tout va mal. Alors, M. Noël Le Graët est un dictateur, mais on fait partie pendant quatre ans d’une dictature et on ne dit rien. Je ne sais pas, mais si on est un dictateur d’un côté, on l'est aussi de l'autre, cela me paraît logique.

Ceci étant dit, sur les points importants….

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

S’il vous plaît, M. Donadei, je vous laisserai une minute de plus mais pas d'attaque personnelle.

M. David DONADéI

Je n’attaque pas, je fais un bilan et un bilan qui est vide. Excusez-moi, j’ai le droit de dire que le bilan est vide, que le bilan de M. Thomas est même plus rempli, que le mien est plus rempli, qu’il y a des vraies propositions pour le football amateur… Ce n’est pas une attaque, c’est un constat et une réalité.

Par rapport au point du football amateur, je voulais revenir sur trois ou quatre points à savoir un club/une voix parce qu’il faut le dire, c’est une autarcie, ce n’est pas une démocratie. Quand je vois dans cette assemblée des gens que l’on ne voit jamais tout au long de l’année et qui votent au nom des licenciés et représentent les licenciés alors que le football, ce sont les licenciés, les clubs et les bénévoles… Ce n’est donc pas une certaine hiérarchie politisée qui doit voter et représenter le football amateur.

Le deuxième point concerne l’arbitrage. Il faut une vraie réforme de l’arbitrage parce que je vais être honnête avec vous, quand on voit la Ligue 1 et la Ligue 2 et tout ce qui s’y passe, j’en ai parlé lors de ma convocation à l’UCPF, on a proposé une réforme de l’arbitrage qui me paraît plus cohérente et plus honnête par rapport à l’adaptation de ce qu’il se passe réellement dans notre championnat.

Troisième point, c’est aussi pour les anciens footballeurs, faire le même système à la Fédération qu’à l’UNFP, que l’on puisse avoir des référents délégués qui représentent les districts et les ligues et que les informations remontent à la Fédération et que la Fédération puisse regarder quels sont les ligues et les districts qui jouent le jeu parce qu'aujourd'hui - excusez-moi si j’égratigne encore les gens, ce ne sont pas des attaques -, on me parle de choses qui vont bien dans le football. Non, le football va très mal, on ne parle pas du communautarisme, on ne parle pas du racisme, on ne parle pas de l’antisémitisme dont j'ai été victime par un président de ligue, on ne parle pas de toutes ces choses qui se passent dans le footbll que peut-être l’outre-mer ne sait pas, que peut-être la petite province ne sait pas.

Mais vous êtes tous les représentants et les garants du football français, vous avez tous le devoir ici même en tant que père, en tant que grand-père, en tant que responsable et dirigeant de pouvoir assimiler et de dire que le football ne va pas aussi bien que vous le prétendez parce que c’est l’omerta et vous ne dites pas les choses comme elles sont sincères. Tout le monde le pense, j’ai rencontré tous les présidents de ligue et de district qui m’ont dit qu’ils étaient d’accord avec moi. Il se passe des choses extraordinaires dans le football dont personne ne parle. Et moi, je le dis, et je le dis en tant que licencié, je le dis en tant qu’ancien joueur. Il y a des choses qui se passent et qui sont inadmissibles.

Et aujourd’hui, il y a quatre candidats, on sait que M. Thomas et moi-même sommes hors course. Pourtant, nous sommes des candidats qui parlons plus du football amateur et qui défendons le football amateur, mais nous savons que nous n’avons aucune chance de passer. C’est vrai, on sait que c’est l’assemblée, que ce vote est déjà pipé, on sait que cela va être entre Jacques Rousselot et Noël Le Graët, on sait que cela va être entre les deux, il y a des choix à faire mais les choix aujourd’hui, c’est vous qui avez à les faire. Alors, vous avez le choix. Je vais le dire, je défends bien sûr le bilan de Noël Le Graët et je suis un soutien de Noël Le Graët, que cela plaise ou pas.

[Réaction de la salle].

Il y a un choix à faire, vous avez deux listes qui vont être en concurrence, une liste de personnes qui a fait un travail et qui est compétente - même si vous ne voulez pas l’entendre - qui est expérimentée, dont vous avez un président qui a fait des choses merveilleuses avec son club depuis dix-huit ans, qui a monté l’indice de l’UEFA de 61 %, personne ne le dit, sinon on ne serait pas cinquième mais septième ou huitième à l’UEFA…

[Réaction de la salle].

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

S’il vous plaît, laissez le candidat s’exprimer.

M. David DONADéI

De l’autre côté, vous avez une liste avec des gens très bien, dont Jacques Rousselot, parce que certains disaient que je n’aimais pas Jacques Rousselot. Je l’ai dit pendant toute la campagne, je n’ai rien contre Jacques et je te le redis, tu es quelqu'un que j'aime beaucoup qui a du respect, tu es un grand président, un grand monsieur et je le dis…

[Réaction de la salle, sifflements].

Et ce n’est pas Jacques Rousselot qui me dérange, ce n’est pas M. Trossat, ce ne sont pas ces gens qui me dérangent, M. Muller qui est un grand entraîneur, un grand monsieur, ce n’est pas M. Gervais Martel qui me dérange… Ce qui me dérange, c’est qu’il y a des colistiers. Mais comme l’a dit M. Larqué dans L’Équipe il y a deux jours, personne n'a rien dit, tout le monde était d'accord. Quand Christophe Dugarry le dit à RMC, tout le monde est d’accord, mais moi quand je dis qu’il y a des colistiers sur sa liste qui sont très dangereux pour le football et qui n'ont pas l’éthique morale et footballistique du football, on dirait que je suis le trublion. Pourquoi Larqué le dit, c’est formidable et tout le monde est d'accord, pourquoi Dugarry le dit, tout le monde est d’accord, et moi quand je le dis, je passe pour quelqu'un qui est méchant. Non !

[Réaction de la salle].

Je dis que vous avez un choix important pour les quatre prochaines années à faire pour notre football amateur, pour nos licenciés, pour nos dirigeants, pour nos bénévoles, pour nos clubs, pour l’outre-mer, pour le football insulaire, pour le football rural, pour l’arbitrage, pour le football professionnel. Tous ces gens-là, il ne faut pas les oublier, c’est notre priorité. Et ce choix que vous allez faire là, tout de suite, en votant, c’est un choix important parce que c'est l'honneur, c’est la fierté, c’est votre éthique, ce sont vos valeurs qui sont engagés pour les quatre prochaines années et croyez-moi, même si vous pensez que cela vous paraît banal et que je suis peut-être quelqu'un de différent des autres, moi, je pense à la famille du football et à l’intérêt du football. Je n’ai pas envie que pendant les quatre prochaines années, on ait un nouveau Knysna et comme l’a bien rappelé Jacques Rousselot - et là, je lui dis bravo -, l’Équipe de France est revenue au plus haut niveau. On a une belle image à travers le monde, on a une belle image au travers des médias….

[Applaudissements].

…et cela, il faut continuer à le garder pendant ces quatre prochaines années. C’est votre vote qui va être important aujourd’hui et vous avez la responsabilité de nos enfants et de nos futurs enfants en votant pour le candidat que vous pensez le plus adapté.

Pour terminer, je voudrais remercier tous les présidents de district, les présidents de Ligue 1, de Ligue 2, M. Jean-Claude Blanc du PSG, M. Aulas, M. Caillot, M. Sadran, toutes les personnes qui nous ont accueillis avec respect, avec notoriété, gentillesse et dans le même cadre que les autres candidats, parce qu’il y a eu des gens qui ont été formidables dans cette assemblée. Je voudrais remercier cette équipe qui est merveilleuse, une équipe avec qui j’ai travaillé pendant un mois et demi et qui a été là jusqu'au bout. Merci à tous.

[Réaction de la salle, sifflements].

[Applaudissements].

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Nous passons la parole au dernier candidat, M. Éric Thomas, et je vous invite, avant que M. Thomas ne prenne la parole, à garder le silence pendant son intervention.

M. Éric THOMAS

Merci. Avant de commencer, je voudrais s’il vous plaît que vous puissiez applaudir l’équipe qui m’entoure parce qu’elle porte sur ses épaules le football d’en bas.

[Applaudissements].

Merci. Monsieur le président de la Fédération Française de Football, cher Jacques, cher David ainsi que vos équipes respectives, Mesdames et Messieurs les membres du Comex, Mesdames et Messieurs les présidents des districts de France, Messieurs les présidents des ligues, Messieurs les présidents des clubs professionnels, c’est un vrai plaisir de passer derrière David, si j’ai bien compris la deuxième équipe de Noël Le Graët dans cette élection.

[Rires et applaudissements].

C’est un honneur et une fierté d’être parmi vous aujourd’hui avec Emmanuel Petit comme ambassadeur, que je souhaite saluer pour son engagement à nos côtés, c’est un grand champion qui n’a pas oublié d’où il venait. Je suis très heureux de pouvoir m’exprimer devant vous tous réunis car vous êtes le football, nous sommes le football. Nous sommes venus vous parler de la France du football, celle des professionnels comme celle des amateurs, celle qui espère des lendemains qui chantent et des titres, comme celle des fins de mois difficiles qui se désespère d’un quotidien devenu oppressant.

À vous écouter, président, notre football ne se porte pas si mal : un contrat Nike renégocié à la hausse et des équipes de France qui retrouvent le chemin de la victoire. Un Euro réussi grâce à la bonne organisation de l’UEFA, 6 000 bénévoles mobilisés, des stades rénovés et joyeux, une belle fête assurément. La réalité de votre bilan est beaucoup plus contrastée et pour tout dire, c’est un bilan que le football amateur - qui n'a pas été convié aux festivités de l'Euro - juge très sévèrement.

C'est pourquoi notre équipe porte un espoir de changement, un espoir qu'on n'entend jamais dans les médias, un espoir porté par les milliers de bénévoles anonymes du football fatigués des promesses non tenues. La voix d’un football d’en bas usé, découragé, abandonné par sa Fédération. Notre football amateur et la Fédération regardent ailleurs. Car la réalité de votre bilan, cher Noël, est calamiteuse. Quatre mille clubs amateurs ont disparu durant les quatre ans de votre mandat.

Présider la Fédération, ce n’est pas céder à l’inertie, au fatalisme et à l’immobilisme, c’est accorder beaucoup plus de liberté et de place aux expériences des territoires. Présider la Fédération, ce n’est pas promettre un effort financier sans précédant pour les amateurs de 60 millions d’euros (en réalité, 10 millions d’euros) et, en parallèle, organiser le prélèvement de 120 millions sur les ressources des clubs amateurs.

Présider la Fédération, c’est permettre à Luzenac de jouer en Ligue 2. La mise à mort du club à l’été 2014 est symbolique de vos pratiques d'un autre temps. Le rôle de nos hauts dignitaires n'était-il pas de rendre possible l’accession de Luzenac plutôt que de tout faire pour l’empêcher ?

Présider la Fédération, ce n’est pas écrire tous les quatre ans qu’il faudrait un statut particulier du dirigeant bénévole qui donne autant de temps à la collectivité et pour son sport, c’est le faire.

Présider la Fédération, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, c’est de partager, écouter, faire participer tous les acteurs du football au grand débat qui les concerne.

Présider la Fédération, c’est ouvrir le football à la diversité et à la féminisation. Avec 115 000 féminines en France, nous sommes très loin des autres grandes nations. Pour développer le football féminin, il faut enfin une stratégie claire, un calendrier précis et des moyens dédiés.

Présider la Fédération, ce n’est pas diviser pour régner, c’est avoir la même considération pour les professionnels que pour les amateurs, c'est vouloir une Ligue du Football Amateur, restaurée dans son autorité, autonome juridiquement et financièrement pour représenter les intérêts du football amateur. Avoir la conviction que le football de demain se construira ensemble, amateurs et professionnels, dans le respect de nos différences avec une nouvelle LFA qui devienne l’alter ego de la LFP. Mais c'est parce que nous aimons passionnément le football qu'il nous faut plus et mieux travailler ensemble.

Présider la Fédération, c’est protéger ses clubs en coupes d’Europe en confiant aux élus de la Fédération les intérêts supérieurs du football.

Présider la Fédération, c’est avoir de l'ambition pour l’Équipe de France tout en insufflant des valeurs nouvelles et supprimer les primes des internationaux, car jouer en bleu doit être un honneur et une fierté.

Présider la Fédération, c’est encourager l'arbitrage. L’arbitrage fait et fera toujours couler beaucoup d'encre. Saison après saison, nous constatons que les effectifs des arbitres diminuent et que le corps arbitral souffre d’un réel manque d’écoute, de formation et de soutien. Nous ne pouvons que constater, outre la diminution des vocations, une baisse constante de la présence des arbitres français au niveau international. Clément Turpin est le seul arbitre français en top liste pour 2017 alors que l’on retrouve quatre Espagnols et quatre Italiens. Il faut revoir intégralement la politique de l’arbitrage, sa conception, son animation et sa gestion.

Présider la Fédération, c’est préserver sa neutralité, son intégrité face au communautarisme, face aux clientèles, ce n'est pas mettre sous tutelle la Ligue de La Réunion au profit de ses vieux amis. Ce n’est pas afficher sa préférence pour travailler avec tel ou tel agent de joueur, c'est au contraire vouloir réformer la profession afin que l’agent devienne salarié du joueur et qu’il ne puisse pas cumuler les fonctions d’agent de joueur, d’entraîneur ou de sélectionneur national.

Présider la Fédération, ce n’est pas subir la réforme coûteuse des territoires qui nous éloigne des licenciés. C’est anticiper, aller plus loin dans la décentralisation du football.

Présider la Fédération, enfin, ce n’est pas, Monsieur le président, vouloir conserver le pouvoir pour un exercice solitaire et sans partage, c'est voir plus loin et, comme le préconise le récent rapport du Sénat, c'est démocratiser notre sport pour répondre aux exigences de nos deux millions de licenciés. C'est permettre de manière égalitaire le vote des 14 000 clubs amateurs comme celui des quarante-quatre clubs professionnels ici réunis. À la Fédération Française de Rugby, petits ou grands, tous les clubs votent.

La confiance est un mot qui ne figure pas dans nos règlements, qui ne coûte rien, mais qui peut rapporter beaucoup. C'est pourquoi il faut redonner confiance au football français. Comment ? Simplement, en changeant tout à la Fédération. Encourager plutôt que décourager, car trop de normes et de contraintes nous étouffent. Conseiller plutôt que réprimer, toutes vos amendes nous asphyxient. Dialoguer plutôt qu'imposer, car nous n'en pouvons plus de n’être jamais entendus.

Nous voulons remettre le club au cœur du football. Le club, qu’il soit amateur ou professionnel, demeure la structure de base du football, lieu de plaisir, d'apprentissage, de partage, d'épanouissement. Nous sommes des acteurs passionnés et responsables du football d’en bas. Vous nous avez accueillis pendant cette campagne et nous vous en remercions. Nous voulons simplement devenir des citoyens de notre sport. Notre espoir de changement, nous le remettons entre vos mains, c’est une lourde responsabilité, nous en avons bien conscience.

Et parce que nous n’aurons sans doute pas d’autres occasions de nous exprimer, nous voulons dire qu'en cas de second tour de scrutin, nous demandons aux électeurs qui nous aurons apporté leur suffrage de reporter leur confiance sur Jacques Rousselot et son équipe. Nous vous remercions.

[Applaudissements].

 

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Les quatre listes ont pu s'exprimer à travers leur tête de liste. Nous allons maintenant passer au vote et je passe la parole à Jean Lapeyre, qui va vous détailler la procédure.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Nous nous retrouvons dans la position initiale lorsque nous avons fait le test en début d'assemblée. Nous ne sommes plus, comme pour la Haute Autorité, dans un « pour » ou « contre » puisqu’il y a quatre listes et qu’il faut se déterminer sur une liste. Donc, nous retrouvons exactement ce que nous avions avec le vote test (thé, café, café au lait, etc.), c’est-à-dire que vous appuyez sur le numéro qui correspond à la liste choisie - que l'on répétera encore une fois et que l'on affichera pour pas qu’il y ait de problème - mais c’est exactement le passage à la tribune : Le Graët 1, Rousselot 2, Donadei 3, Thomas 4. On réaffichera les listes et les chiffres.

Donc, vous sélectionnez le numéro de la liste pour laquelle vous voulez voter et, ensuite vous validez avec la touche bleu centrale. Une fois que vous avez validé, le vote est enregistré. Toutefois, si vous pensez que vous vous êtes trompé, vous avez la possibilité de corriger votre vote, et donc de l'annuler, avec la petite touche C comme « correction » et vous revotez. Évidemment, tout cela doit se faire tant que le vote est ouvert.

Sachez que, contrairement à tout à l'heure pour le vote de la Haute Autorité où cela se fait plus vite puisque c’était « pour » ou « contre », nous allons cette fois-ci laisser le temps qu’il faut à tout à chacun pour être sûr que tout le monde a bien voté, qu’il n’y a pas de souci, que l’on n'oublie personne en route. Encore une fois, si certains veulent voter tranquillement sans être regardés par le voisin, soit ils vont sur les bords, soit ils peuvent utiliser les isoloirs. On attendra le temps qu'il faut pour que chacun ait voté dans les conditions dans lesquelles il veut voter. On ne peut pas être plus clair.

Pas de question ou de problème sur cette façon de faire ? C’est ce que vous avez fait tout à l’heure avec le vote test. Donc, si vous en êtes d'accord, nous allons procéder au vote. J'aimerais que l’on réaffiche les listes et les chiffres correspondants pour qu’il n’y ait aucune erreur possible :

  • Liste Noël Le Graët, touche 1
  • Liste Jacques Rousselot, touche 2
  • Liste David Donadei, touche 3
  • Liste Éric Thomas, touche 4

Et ensuite, vous validez avec le bouton bleu central. Si tout le monde est prêt, nous allons ouvrir le vote et vous allez avoir le temps qu’il faut pour que tout le monde vote dans des conditions sereines. Le vote est donc ouvert.

Nous étions à 214 votants possibles, il y aurait donc encore trois personnes… Deux seulement maintenant… Un …. On va laisser un peu de temps à l’éventuel dernier votant, sauf à ce que cette personne ne veuille pas voter, elle en a le droit, l’abstention c’est possible aussi. On va lui laisser une petite dernière chance.

[Réaction de la salle suite au vote validé du dernier votant].

On va clore le vote puisque la totalité des votants s’est exprimée. Le vote est fermé.

Les résultats vont apparaitre sur les écrans.

 

Noël LE GRAËT élu président de la FFF avec 57,4 % des voix

[Applaudissements nourris]

Mesdames, messieurs, vous avez donc vu les résultats :

  • La liste de Noël Le Graët est élue au premier tour avec 57,4% des voix (57,4975)
  • La liste de Jacques Rousselot obtient 41,9 % des voix (41,9045)
  • La liste de David Donadei n’a pas obtenu de suffrages.
  • La liste d’Éric Thomas obtient 0,5 % des voix (0,5979)

 

Je déclare donc Noël Le Graët élu président de la Fédération Française de Football et je l’invite à prendre la parole.

[Applaudissements nourris, ovation]

M. Noël LE GRAËT, nouveau président de la FFF

Mesdames, Messieurs, merci pour votre choix. Nous avons une très bonne équipe, je pense que c'est l'équipe qui a fait la différence, nous avons fait en sorte de présenter un projet serein. Merci de votre confiance. Je voulais vous redire à tous, les districts, les ligues, les clubs, combien je suis honoré de mener à nouveau cette mission très importante au niveau de la Fédération Française de Football. Soyez assurés que nous serons à votre écoute, bien évidemment.

Mais je souhaiterais redire un grand merci à toute mon équipe, qui a beaucoup travaillé pendant ces deux mois. Nous avons été ensemble sur la route, nous vous avons écouté. Une campagne difficile, mais nous avons fait en sorte d’être élégants lorsque nous avions quelques difficultés, et de présenter notre projet qui est largement majoritaire.

Je voulais remercier aussi, ne soyez pas choqués, les salariés de la Fédération Française de Football. Bien entendu, le Comex prendra les décisions qui s'imposent, mais si nous n'avions pas de salariés, et si vous n’en aviez pas, je ne vois pas comment nous pourrions fonctionner. Je veux dire à nouveau toute mon admiration pour Florence Hardouin et à son équipe, toute mon estime pour tous les cadres quels qu’ils soient. Ils peuvent effectivement, après cette assemblée qui est aussi troublante pour les salariés, repartir sur de bonnes bases, être à l’écoute de tout le monde, ne pas hésiter à rectifier un dossier qui ne nous apparaîtrait pas pertinent.

Mais en ce qui concerne notre liste, je vous renouvelle mes remerciements. Je dirais à Jacques (Rousselot, ndlr) qu’il a maintenant d'autres sujets, je sais qu'il est attaché à l’AS Nancy-Lorraine, il a cette possibilité de continuer à rester dans le sport et il sera toujours, s'il le souhaite bien évidemment, parfaitement accueilli par Noël Le Graët, si Jacques le souhaite. J’ai pour lui une estime, il a souhaité faire une campagne qui a été aussi très forte, il s’est beaucoup déplacé, il a essayé de convaincre et il a convaincu beaucoup d’entre vous et donc, je voulais aussi rendre hommage à cette liste. Je vous remercie vraiment, passez un bon moment. Votre confiance m'honore mais on a la grosse forme pour bien travailler. Merci beaucoup.

[Applaudissements nourris]

M. Bernard DÉSUMER, vice-président délégué de la FFF

Je déclare l’Assemblée close et je vous invite à l'apéritif.

* * * * *

La séance est levée à 11 heures 21.

* * * * *

 

Les élections visées par le présent Procès-Verbal peuvent faire l’objet d’un recours devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.

La recevabilité de ce recours est toutefois soumise à la saisine préalable et obligatoire de la Conférence des Conciliateurs du CNOSF dans le délai de 15 jours suivant la publication du présent Procès-Verbal sur le site internet de la F.F.F. (www.fff.fr), dans le respect des dispositions des articles L. 141-4 et R. 141-5 et suivants du code du sport.