Procès Verbal

Assemblée Fédérale du 14 décembre 2019

ASSEMBLÉE FÉDÉRALE D’HIVER

Samedi 14 décembre 2019 à 9 h 00

Hôtel Marriott - Paris XIVe

Présidence :                                        Noël LE GRAËT

Liste des présents :

Liste des présents :

 

Au titre des Clubs de L.1 :

 

MM.  Bertrand LERICHE (AMIENS SC)– Pierre BUONOCORE (DIJON FCO) - Patrick ROBERT (LOSC LILLE METROPOLE) – Jean SUDRES (OLYMPIQUE LYONNAIS) - Alexandre MIAHLE (OLYMPIQUE DE MARSEILLE) – Daniel BIQUE (AS MONACO) – David VILLECHAISE (MONTPELLIER HERAULT SC) – Loic MORIN (FC NANTES) – Victoriano MELERO (PARIS SG) – Jean-Marc BARSOTTI (AS SAINT ETIENNE) – Marc KELLER (RC STRASBOURG) – Remy LORET (TOULOUSE FC)

 

Au titre des Clubs de L.2 :

 

MM. Francis GRAILLE (AJ AUXERRE) Jean-Claude BOLIS (CLERMONT FOOT 63) – Pierre WANTIEZ (LE HAVRE AC) – Jean-Paul BRIAND (EA GUIGAMP) - Albert BENSADOUM (AS NANCY LORRAINE) – Jean-Louis MORNET (CHAMOIS NIORTAIS) - Claude TISSIER (US ORLEANS) – Pierre FERRACCI (PARIS FC)

 

Au titre des Clubs de National :

 

MM. - Luc PONTAGGLIA (RED STAR FC 93) - Michel MALLET (US QUEVILLY) -

 

Excusés : Les présidents ou représentants des clubs de (L1) ANGERS SCO –  STADE BRESTOIS 29 – FC GIRONDINS DE BORDEAUX – FC METZ - OGC NICE - NIMES OLYMPIQUE – STADE DE REIMS - STADE RENNAIS (L2) FC CHAMBLY – RODEZ AVEYRON FOOTBALL - AC AJACCIO – SM CAEN - BERRICHONNE CHATEAUROUX – GRENOBLE FOOT 38 - RC LENS – FC LORIENT -  FC SOCHAUX-MONTBELIARD – ESTAC - VALENCIENNES (N) - GFC AJACCIO - AS BEZIERS – BOURG EN BRESSE

 

 

 

Au titre de Présidents de Ligues, de Districts, et de Délégués des Championnats Nationaux Séniors :

 

MME Nicole CONSTANCIAS ; MM. Lilian JURY ; Claude AURIAC ; Paul MICHALLET ; Roland GOURMAND ; Pierre LONGERE ; Guy POITEVIN ; Roger PRAT ; Raymond FOURNEL ; André CHAMPEIL ; Jean-François JANNET ; Jean-François VALLET ; Thierry DELOLME ; Arsène MEYER ; Didier ANSELME ; Denis ALLARD (Ligue Auvergne – Rhône Alpes)

 

MME. Françoise VALLET ; MM. Daniel FONTENIAUD ; Roland COQUARD ; René FRANQUEMAGNE ; Jean-Marie COPPI ; Daniel DURAND ; Christophe CAILLIET ; Michel SORNAY ; Daniel ROLET ; (Ligue de Bourgogne – Franche-Comté)

 

MM. Jean-Claude HILLION ; Pierric BERNARD HERVE ; Marcel DELEON ; Alain FAUDET ; Joël LANTON ; Alain LE FLOCH ; Rémy FEMENIA ; Philippe LE YONDRE ; Lionel DAGORNE ; (Ligue de Bretagne)

 

MM. Antonio TEIXEIRA ; Laurent LEGENDRE ; Dominique PAJON ; Alain DESOEUVRES ; Patrick TROYSI ; Marc TOUCHET ; Philippe GALLE ; Michel REBRIOUX ; Bernard BOURILLON ; (Ligue de Centre – Val de Loire)

 

MM. Jean-René MORACCHINI ; Antoine EMMANUELLI ; (Ligue de Corse)

 

MM. Michel SPLINDER ; Christophe MARIE ; Georges CECCALDI ; René LOPEZ ; Gérard SEITZ ; Philippe PAULET ; Gérard CASSEGRAIN ; Patrick LEIRITZ ; Christophe SOLLNER (Ligue de Grand – Est)

 

MM. Bruno BRONGNIART ; Michel GENDRE ; André VANDENBUSSCHE ; Jean-Marie BECRET ; Gérard PIQUE ; Stéphane ISLIC ; Jean-Louis GAMELIN ; Cédric BETTREMIEUX ; Georges FLOURET ; Pascal POIDEVIN ; Claude COQUEMA ; Marcel GLAVIEUX ; (Ligue des Hauts de France)

 

MME. Véronique LAINE ; MM. Paul AUDAN ; Antoine MANCINO ; Noël MANNINO ; Jean-Louis DISTANTI ; Edouard DELAMOTTE ; Gérard CAPELLO ; Michel GAU ; Pierre GUIBERT (Ligue de Méditerranée)

 

MMES. Marine ALLEZ ; Françoise PORTELLO ; MM. Pierre LERESTEUX ; Jean-Pierre GALLIOT ; Gilbert GUERIN ; Bertrand VOISIN ; Jean-Pierre LOUISE ; André LOUP ; Sauveur CUCURULO ; André MASSARDIER ; (Ligue de Normandie)

 

MM. Saïd ENNJIMI ; Christian COMBARET ; Henri BEGA ; Gérard BROUSTE ; Alexandre GOUGNARD ; Eric LACOUR ; Claude AUGEY ; Daniel CARRARETTO ; Matthieu RABBY ; Jean-Louis DAUPHIN ; Philippe LAFRIQUE ; Daniel GUIGNARD ; Bernard LADRAT (Ligue de Nouvelle Aquitaine)

 

MME. Huguette ULHMANN ; MM. Jean-Claude COUAILLES ; Jean-Claude LAFFONT ; Bernard PLOMBAT ; Francis ANJOLRAS ; Jean-Claude PRINTANT ; Jean-Pierre MASSE ; Arnaud DELPAL ; Guy GLARIA ; René LATAPIE ; Serge MARTIN ; Raphaël CARRUS ; Jérôme BOSCARI ; Maurice DESSENS (Ligue d’Occitanie)

 

MMES. Joëlle MONLOUIS ; Brigitte HIEGEL ; MM. Jamel SANDJAK ; Pascal BOVIS ; Ahmed BOUAJAJ ; Philippe COUCHOUX ; Daniel VOISIN ; François CHARRASSE ; François THISSERANT ; Philippe COLLOT ; Nasser GAMMOUDI ; Denis TURCK ; Claude DELFORGE ; Jean-Pierre MEURILLON ; (Ligue de Paris – IDF)

 

MM. Gérard LOISON ; Didier ESOR ; Jean-Paul CHERRUAULT ; Gabriel GO ; Guy RIBRAULT ; Jean-Jacques GAZEAU ; Guy COUSIN ; Franck PLOUSE (Ligue des Pays de la Loire)

 

MM. Jean DARTRON (Guadeloupe) ; Marcel BAFAU (Guyane) ; Samuel PEREAU (Martinique) ; Michel CLARQUE (Nouvelle Calédonie) ; Thierry ARIIOTIMA (Polynésie Française) ; Mohamed BOINARIZIKI (Mayotte) ; Hervé HUET ; (Saint-Pierre et Miquelon) ; Aristide CONNER (Saint Martin) ;

 

Au titre du Bureau Exécutif de la Ligue du Football Amateur :

 

MME Marie-Christine TERRONI

M. Vincent NOLORGUES

 

Au titre du Collège des Autres Acteurs du Football Amateur :

 

MMES Christine AUBERE ; Nadine CYGAN ; Sonia HAZIRAJ ; Sofia GARCIA ; MM. Christian OLIVEAU ; Anthony LLEWELLYN ; Jean-Luc HAUSSLER ; Jean-Pierre SABANI ; Patrick CORTIAL ; Antoine MANCINO ;

 

Au titre du COMEX :
 

MMES : Brigitte HENRIQUES ; Laura GEORGES ; Nathalie BOY DE LA TOUR ; Marie BARSACQ

MRS : Noël LE GRAET ; Lionel BOLAND ; Pascal PARENT ; Philippe LAFRIQUE ; Michel MALLET ; Marc KELLER ; Marc DEBARBAT

 

 

Au titre de Haute Autorité du Football :

 

MMES : Kerstie ABERGEL, Sabine BONNIN ;

Jean-Jacques DEMAREZ ; Hervé GAUTHIER ; Jean-Jacques GAZEAU ; Michel GOLDSTEIN ; Richard JEZIERSKI (Président) ; Jean-Marie LAWNICZAK ; Jean-René MORACCHINI ; Dr Philippe KUENTZ ; André VANDENBUSSCHE ;

Excusés(es) :

MMES : Pierrette BARROT, Elodie CROCQ ; Peggy PROVOST ;

MRS : Henri CAMOUS ; Dr Jean-Michel PROVILLE ; Fabien SAFANJON ; Laurent UGO 

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La séance est ouverte à 9 heures 08

 

 

I. APPEL DES DÉLÉGUÉS

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

Au nom de la Fédération Française de Football, nous vous souhaitons la bienvenue à notre Assemblée fédérale d’hiver, ici à Paris.

Comme à l’accoutumée, nous allons procéder à l’appel des délégués, et si vous en êtes d’accord, comme vous avez tous émargé, nous n’allons pas procéder à l’appel nominatif. Le quorum est largement atteint avec 72 % des votants, ce qui représente 66 % des voix. Je déclare cette Assemblée fédérale ouverte.

Avant de donner la parole à notre président, Noël LE GRAËT, je vous propose de rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui nous ont quittés cette saison en vous levant et en observant une minute d'applaudissements.

Une minute d'applaudissements est observée pendant la projection des portraits des personnes disparues en 2019.

Je vous remercie.

C’est maintenant à notre président de prendre la parole et de vous accueillir.

II. MOT DE BIENVENUE DU PRÉSIDENT DE LA FFF

M. Noël LE GRAËT, président de la Fédération Française de Football

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs les présidents,

Je vous remercie vivement d'être présents. Il y a des difficultés de transport et je suis vraiment flatté que vous ayez tous réussi à trouver des solutions. Paris, c’est un peu compliqué actuellement et je vous remercie vraiment de ce déplacement.

Vous savez que j’ouvre toujours avec peu de mots parce que j'aime bien écouter l’Assemblée. Vous prenez la parole quand vous le souhaitez. Nous avons un certain nombre de textes à vous faire adopter mais vous avez à tout moment la parole. Et je pense qu’il est toujours sage lorsque nous sommes ensemble de tous avoir des questions qui correspondent à la réalité, [des questions] auxquelles vous obtiendrez des réponses.

Je souhaite vivement que vous soyez attentifs, que vous ne me posiez que des questions « sympas » et que vous laissiez d’autres questions à tous mes collègues qui sont très performants !

Merci beaucoup d'être présents et à la fin de la réunion, comme d’habitude, je ferai une conclusion sur l'ensemble des dossiers qui auront été présentés et sur d’autres si vous le souhaitez. Bonne Assemblée.

Des applaudissements saluent l’intervention de M. Noël LE GRAËT.

III & IV. APPROBATION DES PROCÈS-VERBAUX DE L’ASSEMBLÉE FÉDÉRALE DU 8 JUIN 2019 ET DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA LFA DU 7 JUIN 2019

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée

Nous passons maintenant à l’approbation des procès-verbaux de l’Assemblée générale de la LFA du 7 juin 2019 et de l’Assemblée Fédérale de la FFF du 8 juin 2019.

Vous en avez l’habitude, nous allons au préalable tester les boîtiers. Je vous remercie de vérifier que votre puce est bien insérée et la phrase test que nous vous proposons est la suivante :

Budapest et Munich sont-elles les meilleures destinations de l'Euro 2020 ?

Si vous pensez « Oui » tapez 1, si vous pensez « Non » tapez 2.

Le vote est ouvert […] Le vote est fermé. Donc, nous pouvons considérer que vos boîtiers fonctionnent. (Pour : 52,84 % - Exprimés : 24 466 - Présents 24 634).

Nous passons à l’approbation des PV. Si vous approuvez le procès-verbal de l’Assemblée générale de la LFA du 7 juin 2019 et le procès-verbal de l’Assemblée fédérale de la FFF du 8 juin 2019, tapez 1, sinon tapez 2.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Exprimés : 23 377 (présents 24 634).

Les PV sont adoptés avec 95,35 % des voix

Le procès-verbal de l’Assemblée générale de la LFA du 7 juin 2019 et le procès-verbal de l’Assemblée fédérale de la FFF du 8 juin 2019 sont approuvés.

Je vous remercie.

C’est maintenant à mon tour, et j’ai beaucoup de plaisir à le faire, de vous présenter le rapport moral de la saison 2018-2019.

V. RAPPORT MORAL DE LA SAISON 2018-2019

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les délégués,

Chers amis,

C’est comme toujours un honneur pour moi et un immense plaisir d'évoquer avec vous le Rapport moral de la Fédération Française de Football, et j'avoue que celui de cette saison 2018-2019 a une saveur particulière puisqu’il revient sur la saison qui a suivi le titre de champion du monde, remporté par notre Équipe de France.

Cette victoire, pour vous comme pour moi, a illuminé cette saison 2018-2019 du football français et je suis certaine, également, qu’elle a rempli d'enthousiasme et de fierté tous les amoureux du football, que ce soit les élus de la FFF ou les bénévoles de nos clubs parce que ce titre de champion du monde a vraiment apporté un énorme élan à toutes nos actions, un formidable élan à tous nos projets et a donné encore plus de sens à toutes nos valeurs et nous a donné beaucoup de force.

Comme ce fut le cas en 1998 après la Coupe du Monde que nous avions remportée, nous avons connu un afflux de licenciés puisque nous avons atteint aujourd’hui le cap des 2,2 millions d’adhérents. Alors forcément 2,2 millions, cela fait beaucoup de jeunes, beaucoup de féminines, beaucoup de nouveaux pratiquants à accueillir et surtout à accueillir du mieux possible.

Les accueillir, c'est bien mais ce qui est surtout important et c’est notre mission première, c’est de les faire jouer, et vous savez que c’est le point central de notre politique. C’est d’ailleurs pour cette raison que très vite après ce titre de champion du monde, le Comité exécutif et son président, Noël LE GRAËT, dans les semaines qui ont suivi ce sacre, ont décidé de débloquer une enveloppe exceptionnelle de 10 M€ pour une opération d'envergure, l’opération « 2 étoiles », dont la Fédération Française de Football est très fière parce qu’il s’agit d’une opération directe avec le terrain, une opération directe en faveur de nos clubs, de nos petits clubs, pour répondre à leurs besoins. Cette opération sans précédent dans son ampleur nous a permis de doter 11 000 clubs avec 14 000 dotations en matériel.

Accompagner nos clubs, c’est important et une autre décision symbolique de cette saison 2018-2019 a été de répondre aux attentes des clubs. C’est une enveloppe de 16,5 M€ au niveau du FAFA qui a été décidée, là encore pour participer au développement et à la structuration, et qui a été reconduite en 2019-2020.

Cette aide est également importante parce que vous savez qu’aujourd’hui la demande de nos pratiquants change, elle nous demande de nous adapter à des nouvelles pratiques, de pouvoir développer le Football Loisir qui devient un enjeu prioritaire pour moderniser nos clubs de demain.

Il est certain que l’importance de ces aides témoigne aussi de quelque chose de très important : la bonne santé financière de notre Fédération, non seulement sa bonne santé financière mais également sa bonne gestion. Maintenir un niveau élevé de ressources permet de pérenniser l’ensemble de nos actions pour notre football, nos clubs et nos licenciés. Lionel [Lionel Boland, trésorier de la FFF] vous en parlera dans quelques minutes lors de la présentation du budget mais cette solidité économique est fondamentale.

Je le redis, cette deuxième étoile de champion du monde a aussi créé une véritable dynamique au cœur de notre football tout simplement, elle a créé une dynamique de la réussite, elle a poussé l'ensemble de nos représentants, de nos sélections de jeunes à gagner. J'en veux pour preuve les résultats de nos sélections nationales avec une demi-finale européenne et une qualification olympique pour les Espoirs de Sylvain RIPOLL -vous savez combien les Espoirs sont un enjeu important de notre mandat. Également une demi-finale européenne pour les U19 de Lionel ROUXEL mais aussi une demi-finale européenne pour les U17 de Jean-Claude GIUNTINI qui ont fait un remarquable parcours dernièrement en Coupe du Monde en atteignant les demi-finales. Et je garde peut-être le meilleur pour la fin puisque nous avons eu également un titre de championnes d'Europe U19 féminines, le troisième pour Gilles EYQUEM et son staff, et le cinquième à notre palmarès [dans cette catégorie].

Bravo donc à tous nos jeunes, à leur staff, à nos pôles, aux clubs formateurs qui démontrent une fois encore la qualité de la formation et de la préformation à la française.

Je voudrais aussi bien évidemment féliciter l’Olympique Lyonnais pour sa sixième victoire en Ligue des Champions féminine - c’est juste historique -, pour son nouveau titre de champion de France mais également ses victoires en Coupe de France et lors de la première édition du Trophée des Championnes.

Bravo également au Paris-Saint-Germain pour son titre de champion de France de Ligue 1, au Stade Rennais pour son succès en Coupe de France, au FC Metz pour son titre en Ligue 2 et à l’AS Saint-Étienne pour sa victoire en Coupe Gambardella-Crédit Agricole.

D’une manière générale, bravo à tous les lauréats de cette saison 2018-2019 parce que c’est le sportif qui nous procure à toutes et à tous, que ce soit à la Fédération ou dans nos clubs, tant de belles émotions et de grandes satisfactions.

Je n’oublie pas la Coupe de France, notre compétition phare, qui a encore connu un vif succès cette année avec 7 000 clubs engagés chez les garçons - et quasiment 700 clubs chez les filles – et qui nous permet de voir le football amateur et le monde professionnel réunis dans de très belles fêtes.

Grâce à toutes ces performances et à la qualité qu'elles traduisent en matière de savoir-faire, vous savez que nous sommes très sollicités à l'étranger. Cela se concrétise par de nombreux accords. Que ce soit aux États-Unis, en Chine, en Inde, au Québec, au Costa-Rica, à Dubaï ou encore en Afrique, le savoir-faire « à la française » est très envié.

Concernant l’Afrique, il y a aussi cette saison un accord, une collaboration inédite signée avec la FIFA avec une vraie volonté de notre président et du Comité exécutif de pouvoir aider au développement des pays francophones africains.

Vous le savez, notre Fédération s’engage de multiples façons, dans l’Hexagone, en Outre-Mer, à l’international. C’est sa vocation de première fédération sportive de France en nombre de licenciés, et de fédération double championne du monde.

 

C’est aussi sa volonté d’entreprise moderne et innovante, mais aussi d’entreprise citoyenne, qui a choisi d’assumer pleinement sa responsabilité sociale et environnementale.

Je ne vais pas vous faire comme tous les ans la liste des actions mises en œuvre par la FFF, actions que vous-mêmes relayez sur le terrain et avec lesquelles vous mobilisez vos clubs. Je veux bien évidemment parler des projets Ambition 2020 dont Florence [Florence Hardouin, directrice générale de la FFF, ndlr] vous parlera tout à l’heure, des actions techniques de la DTN ou encore des opérations de la LFA, sans oublier les formations de l’IFF dont nous avons eu beaucoup de plaisir à fêter les 10 ans hier soir et vous étiez nombreux à être présents. Et également les programmes toujours remarquables du Fondaction du football, notre vrai laboratoire d'innovation sociale.

Tout cela dénote une présence importante, pour ne pas dire permanente, de notre Fédération, puisqu’au-delà de l'innovation sociale, elle s’est également investie dans le monde des start-up, avec les Trophées de l’Innovation, qui vivront leur deuxième édition cette saison et qui symbolisent un des axes forts du programme Ambition 2020.

Comme vous le savez, cette saison a été aussi marquée par l’anniversaire des 100 ans de la Fédération parce que oui, pour en arriver là il aura fallu cent ans. Nous avons fêté ces 100 ans ensemble le 7 avril dernier avec une belle exposition à l’Institut du Monde Arabe. Ce qui était important, c’était surtout de pouvoir rendre hommage à travers cet anniversaire à tous ceux et toutes celles qui depuis des années font vivre notre football, à ceux et à celles d’aujourd’hui et à ceux et celles qui le feront demain. Il fallait célébrer ce moment particulier de la vie de la FFF à sa juste valeur et je crois que nous l’avons fait.

Nous avons aussi fêté ces 100 ans en organisant la meilleure - paraît-il - Coupe du monde féminine de l'histoire, ce n'est pas moi qui le dis mais le président de la FIFA, Gianni INFANTINO, et c’est un sacré compliment que nous acceptons avec fierté et plaisir et surtout que nous tenions à partager avec vous parce que c’était juste inespéré il y a une trentaine d'années.

Oui, on a le droit de se le dire, nous sommes fiers d'avoir accueilli et réussi cette Coupe du monde 2019 et surtout d’avoir vraiment tenu ce pari. Alors, évidemment, vous comme moi aurions bien aimé que ce Mondial se termine par une victoire de notre Équipe de France mais les Bleues de Corinne DIACRE et son staff - que je salue ainsi que leur professionnalisme - n’ont pas à rougir de leur parcours. Elles ont donné une image extraordinaire du football, offert une qualité de jeu et un spectacle remarquables, et surtout, elles ont rempli le Parc des Princes par deux fois ! Entendez bien : elles ont rempli le Parc des Princes par deux fois, ont joué à guichets fermés à Nice, à Rennes, au Havre. Elles ont remporté en cela une grande victoire populaire sans précédent.

Nous avions envie de vivre des stades pleins - plus d’un million de spectateurs - des stades en fête avec des familles, des jeunes, des records d’audience télé, des drapeaux. J’ai parfois du mal à croire et à réaliser ce qui s'est passé. Tout cela nous l'avons vécu ensemble grâce à l’aide de votre engagement, de tout le football français dont la mobilisation a été remarquable et je tiens encore à vous remercier.

L’impact profond de cette Coupe du monde se matérialise déjà, je pense que d'ici février-mars nous aurons atteint la barre des 200 000 licenciées, rappelez-vous que nous étions à 50 000 en 2011, 25 000 à mon époque.

L’un des objectifs importants vise aujourd’hui à accroître le nombre de dirigeantes, point sur lequel je voudrais insister. Vous nous avez proposé des femmes dirigeantes pour intégrer le « Club des 100 femmes » dans le cadre du Plan de féminisation. J'aimerais tellement que parmi ces personnes, certaines puissent permettre le développement de la mixité lors des prochaines élections, sans avoir besoin que demain la loi nous l’impose pour les organes décentralisés, j’aimerais que nous ayons un temps d’avance.

Nous avions aussi envie de voir une arbitre française au plus haut niveau en finale de la Coupe du monde et en finale de la Super Coupe de l’UEFA masculine, et également en Ligue 1. Je tiens à saluer Stéphanie FRAPPART, sans oublier Manuela NICOLOSI, son assistante, qui ont accumulé ces désignations majeures.

Nous pouvons aussi retenir de l’effet Coupe du monde, le fait que grâce à cet engouement, nous pouvons aujourd'hui voir tous les matchs de la D1 ARKEMA tous les week-ends à la télévision.

Nous pouvons aussi vibrer devant la première création du Trophée des Championnes grâce à une idée de notre président Noël LE GRAËT.

Cela me donne l’occasion pour conclure de saluer la nomination de notre Président au Conseil de la FIFA au mois de juin dernier et je trouve que c’est d’ailleurs une belle conclusion d’une saison 2018-2019 d’une grande richesse pour notre Fédération.

Et comme je vous le dis tout le temps, merci à toutes et à tous de votre attention, merci de votre travail et vive le football !

Des applaudissements saluent l’intervention de Mme Brigitte HENRIQUES.

VI. FINANCES

Nous pouvons passer au point suivant de l’ordre du jour avec le rapport financier. C’est au tour de notre trésorier, Lionel BOLAND, de s’adresser à vous.

VI.1-    Rapport de gestion de la saison 2018-2019

M. Lionel BOLAND, trésorier général de la FFF

Monsieur le président de la Fédération,

Mesdames les présidentes, Messieurs les présidents,

Mesdames, Messieurs,

J’ai le plaisir de vous présenter les comptes arrêtés au 30 juin 2019, ces comptes ont été présentés au Comité exécutif du 15 octobre après les vérifications du Commissaire aux Comptes et du Comité d’audit qui vous donneront d’ailleurs leurs conclusions à la suite de mon intervention.

Ces comptes ont également été présentés à la Haute Autorité du Football, au Collège des présidents de ligue, au Collège des présidents de district et au Collège des autres acteurs [du football amateur, ndlr].

Donc, nous aborderons les éléments essentiels du Rapport financier que vous avez reçu.

Les comptes qui vous sont présentés intègrent plusieurs faits marquants qui méritent que l’on s’y attarde, tant ils sont particuliers et notables.

En tout premier lieu, il convient de mettre en avant le montant des produits générés lors de cet exercice, il s’élève à 304,8 M€.

Ces produits sont composés des ressources générées par l’activité récurrente de la Fédération Française de Football mais aussi des recettes issues du parcours de nos sélections lors des phases finales des différentes compétitions internationales.

v Les faits marquants

Je vais donc vous présenter les faits marquants qui ont influé la réalisation des comptes de l’exercice 2018-2019.

Le premier fait marquant est la progression de nos ressources courantes : 265 M€ de recettes ont été générés via nos ressources traditionnelles que constituent les partenariats, les droits télévisuels, la billetterie, les contributions reçues ainsi que les produits issus de l’activité associative de la Fédération.

L'ensemble de ces produits affiche une progression de 34,7 M€ soit plus 15 %. Cela est dû notamment aux contrats de partenariat : les recettes de partenariat ont augmenté de 18 M€. 3 M€ sont directement associés au titre de champion du monde, les 15 M€ supplémentaires proviennent majoritairement du renouvellement des partenaires qui nous font confiance pour la campagne 2018-2022 voire même 2026.

La progression de nos produits est due également aux contrats de droits télévisuels. Ces droits télévisuels ont augmenté de 9,6 M€, principalement du fait du renouvellement du contrat couvrant la diffusion de la Coupe de France mais aussi par la session des droits de diffusion de l'Équipe de France Féminine et du fait de la participation à l’UEFA Nations League.

Cette progression de nos produits est due encore à la participation aux phases finales des compétitions internationales. Les équipes de France masculine et féminine par leur participation aux phases finales du championnat d’Europe et Coupe du monde ont permis de générer sur cet exercice un total de recettes de 39 M€ totalement utilisé pour couvrir les dépenses liées à ces compétitions.

Mais le fait marquant pour l'ensemble de nos clubs, c’est l’opération « 2e étoile ». L’opération « 2e étoile »marque une des plus grandes opérations que la Fédération ait mises en œuvre au profit de tous les clubs. C’est ainsi près de 10 M€ qui ont été consacrés sur une saison pour les doter soit en matériels soit en textiles.

Cette opération n'a pu voir le jour que grâce aux recettes nouvellement générées par le titre de champion du monde.

Et dernier fait marquant, bien sûr, la Fédération a de nouveau renforcé les moyens financiers au profit du football amateur. L'ensemble des concours apportés au football amateur dépasse pour cet exercice les 90 M€.

v Les comptes de l’exercice 2018-2019

Les produits provenant de l’activité courante de la Fédération Française de Football s’élèvent à 265 M€ contre 230,3 M€ pour l’exercice 2017-2018. Les charges s’élèvent à 263,7 M€ contre 229,8 M€.

Si nous intégrons les opérations exceptionnelles que représentent nos participations aux phases finales, nous arrivons à un total de recettes de 304,8 M€ pour un total de charges de 304,3 M€, ce qui donne un résultat de 500 k€.

v Répartition des produits pour la saison 2018-2019

Je vais maintenant vous présenter la répartition analytique de nos produits pour la saison 2018-2019.

Le poste le plus important est le poste « partenariats », lequel représente 43 % des produits pour un montant de 113,8 M€, je reviendrai plus loin sur le détail.

Les « droits télévisuels », deuxième poste le plus important, sont de 63,8 M€ soit 24 % des produits.

La « billetterie » représente 6 % des produits pour un montant de 16,8 M€.

Les « produits fédéraux » représentent 6 % des produits pour 17,1 M€.

La « contribution LFP » s’élève à 20,5 M€ soit 8 % de nos produits.

Les « refacturations » représentent 10 % des produits.

Enfin, les « subventions UEFA, FIFA et État » représentent 3 % des produits pour 6,9 M€.

Les contrats commerciaux de partenariats et de droits TV représentent donc 67 % de nos produits pour 177 M€ et si nous ajoutons la billetterie, le total de nos produits commerciaux s’élève à 194 M€, soit 73 % de nos produits.

v Total des produits

Ensuite, la présentation projetée vous donne l’évolution globale des produits qui passe de 236,5 M€ en 2017-2018 à 304,8 M€ pour cet exercice, soit une augmentation de 68,3 M€.

Mais le constat important pour cet exercice, je le répète, c’est la progression de chaque rubrique des recettes courantes pour un montant global de 34,7 M€, et je vais vous en donner l’explication.

v Répartition analytique des produits

Les produits liés aux partenariats s'élèvent à 113 M€ contre 95,8 M€ l’an passé, en augmentation de 18 M€ qui s’explique par le contrat avec l’équipementier Nike qui a été renouvelé pour la période 2018-2019 à 2025-2026. Ce contrat représente à lui seul 50 % de nos recettes de partenariats et l’augmentation est liée à la nouvelle dotation en faveur du football amateur de 5 M€.

L’augmentation de ce chapitre est due également au renouvellement des contrats avec six partenaires majeurs et à la conclusion de nouveaux contrats.

Le merchandising est en augmentation de 2,8 M€, liée à l'image et aux résultats de nos sélections et à la reprise en interne de cette activité auparavant externalisée.

Les droits télévisuels en augmentation de 9,6 M€ puisqu’ils passent de 54,2 M€ à 63,8 M€. Cette progression est due principalement à la participation de l'Équipe de France à l’UEFA  Nations League pour 2,3 M€, à la Coupe de France pour 4,1 M€ supplémentaires. L’augmentation des droits TV est liée également aux matches des sélections féminine et Espoirs dont la diffusion en primetime donne plus 2,7 M€.

J'ajoute que le contrat signé avec l’UEFA pour les retransmissions des rencontres de l'Équipe de France nous garantit des droits supérieurs à 31 M€ pour cet exercice.

Les autres produits passent de 57,3 M€ à 63,4 M€ soit une augmentation de 6,1 M€. Vous constatez que les recettes billetterie sont en diminution de 1,1 M€, cette diminution provenant du nombre de matches disputés cette saison par l'Équipe de France A, six matches joués en France contre huit l’année précédente.

La contribution de la LFP est supérieure à 20 M€, elle correspond aux 2,5 % des droits TV et représente 8 % de nos ressources.

Les refacturations pour 26,1 M€ concernent principalement les charges liées à l’arbitrage de Ligue 1 et Ligue 2 refacturées à la LFP.

Les produits fédéraux ne représentent que 6 % de nos recettes et augmentent globalement de 1 M€.

Les licences pour 6,4 M€ représentent 2,4 % de nos produits. Je vous précise que l’augmentation du prix des licences a été utilisée pour augmenter l'aide aux équipes techniques régionales pour 800 k€ et pour augmenter l’aide aux pôles Espoirs pour 1,4 M€.

Les subventions reçues sont en diminution de 3 M€, diminution provenant des subventions exceptionnelles perçues la saison précédente, dont 2 M€ du CNDS qui nous avaient été versés dans le cadre du Plan de féminisation du football. Ces aides, pour 6,9 M€, sont composées de 4 M€ venant de l’UEFA, 1 M€ de la FIFA et 1 M€ de l'État pour les contrats d'objectif.

v Répartition des charges

Le total des charges s'élève à 263,5 M€ hors phase finale de Coupe du monde et championnat d’Europe.

Ce diagramme circulaire permet d’apprécier facilement la répartition de ces charges.

Les dépenses liées au football amateur représentent 36 % pour un total de 94 M€.

Les dépenses liées au football d’élite représente 30 % pour un montant de 79,7 M€.

Les frais de personnel représentent 18 % pour 47 M€.

Les frais de fonctionnement sont de 11 % pour 28,5 M€.

Les dotations Coupe de France versées aux clubs de Ligue 1 et Ligue 2 pour 14,5 M€, soit 5 %.

v Répartition des charges courantes

La répartition de ces charges pour le football amateur - dont nous verrons le détail plus loin - il s'agit des aides aux ligues et aux districts pour 33 M€.

L’ensemble des aides aux clubs s’élève à 54,7 M€ contre 45 M€, cette forte augmentation est liée à l’opération « 2e étoile ».

Les dépenses d'animation pour 6,3 M€.

En ce qui concerne le football élite, les charges sont liées aux sélections nationales pour 43,6 M€, c’est-à-dire l'Équipe de France A pour 28 M€ et l'Équipe de France féminine pour 5 M€ et les autres sélections pour 10 M€.

Les charges sont liées également aux opérations de détection et formation initiées et organisées par la DTN pour 10,5 M€, et à la DTA pour les indemnités des arbitres Élite refacturées à la LFP pour 15,7 M€.

Enfin, le centre de Clairefontaine pour la mise à disposition des installations et de l’hébergement pour 9,6 M€.

Les frais de fonctionnement sont composés des dotations aux amortissements et des frais financiers liés à nos emprunts pour 6,9 M€.

Les subventions accordées notamment aux organismes affinitaires pour 3,3 M€.

Les charges de gestion courante telles que les impôts et taxes, les prestataires informatiques, les frais de déplacement ou les assurances pour 18,1 M€.

Enfin, 5 % des charges sont liés aux frais d'organisation de la Coupe de France et aux dotations Coupe de France versées aux clubs Ligue 1 et Ligue 2.

Les charges de frais de personnel représentent 18 % de nos charges pour un effectif moyen de 332 personnes, en hausse de 4 %.

v Aides aux ligues et aux districts

Nous allons dans le détail des charges en faveur du football amateur.

Les aides aux ligues et aux districts passent à 33 M€ contre 28,4 M€ l’année précédente.

Vous avez les aides de fonctionnement pour 8 M€.

Les contrats d’objectifs pour 7,6 M€ contre 6,4 M€.

Le financement des équipes techniques régionales pour 6,8 M€ contre 6 M€ pour 37 cadres d’État et plus de 290 cadres techniques, et CDFA.

Le financement des pôles Espoirs pour 7,3 M€ contre 5,4 M€, en forte augmentation. Nous avons 14 pôles Espoirs masculins pour 400 stagiaires et 7 pôles Espoirs féminins pour 150 stagiaires, ce qui nous fait un total de 21 pôles pour plus de 550 stagiaires.

Enfin, l’assistance et les prestations informatiques pour 3,3 M€ contre 2,7 M€ pour la gestion de Foot Club, Foot 2000 et autres applications.

v Aides aux clubs amateurs

L’aide aux clubs amateurs pour 54,7 M€ contre 45,5 M€.

Trois axes de distribution :

L’aide à la structuration pour 25,1 M€ contre 15,9 M€ afin de financer les actions portées par le FAFA et pour cet exercice, l’opération « 2e étoile ».

L’aide aux clubs disputant les compétitions nationales pour 22,5 M€.

Les aides dans le cadre de la Coupe de France pour 7,1 M€. Je vous rappelle pour la Coupe de France que la dotation pour le vainqueur du sixième tour -c’est plutôt maintenant à la participation du septième- est passée de 1 500 à 7 500 €, et la participation des clubs au huitième tour est passée de 7 500 € à 22 500 €.

v Phases finales

Ensuite on va passer aux phases finales enregistrées en exceptionnel.

Nous revenons sur la partie « exceptionnel » pour les trois compétitions qui se sont déroulées au cours de cet exercice.

Les recettes sont constituées des contributions de la FIFA et de l’UEFA et servent à financer la logistique des compétitions et la rétribution des staffs et des joueurs.

Le résultat financier des phases finales Coupe du monde et championnat d’Europe [Espoirs, ndlr] est déficitaire de 800 k€.

La Coupe du monde 2018 avec un total de recettes de 37,4 M€ permet de ressortir avec un excédent de 2,4 M€. Cet excédent est partagé avec la LFP soit 1,2 M€ que la LFP a décidé de reverser aux clubs de D1 Féminine et 1,2 M€ pour la Fédération.

L’Équipe de France féminine et l'Équipe de France Espoirs annoncent une charge de 1,1 M€ et 900 k€.

v Résultat net

Le résultat net de l'exercice est de 524 k€ contre 821 k€ la saison précédente. Il est réalisé grâce au résultat d'exploitation de 1,098 M€ qui est un bon indicateur de la performance économique générée par l’activité récurrente.

Le résultat financier s'élève à 979 k€ traduisant encore la bonne optimisation financière entre placement et endettement.

Ces deux résultats bénéficiaires permettent d’absorber le résultat exceptionnel de moins 1,194 M€ qui intègre en plus des résultats des phases finales des options fiscales telles que les amortissements dérogatoires permettant d'optimiser la position fiscale de la Fédération.

Vous pouvez voir sur le graphique l’évolution du résultat. Il en ressort que notre résultat est toujours constant et cela est dû à notre mode de gestion qui permet de piloter presque au jour le jour notre résultat.

Ce résultat maîtrisé est obtenu tout en servant au mieux les actions en faveur du football amateur et du football d’élite. Et j’en profite pour féliciter et remercier la Direction financière, Marc VARIN et son équipe, pour leur professionnalisme et toute l’aide qu’ils m’ont apportée pour ce rapport.

v Bilan

Le bilan qui vous est présenté est le reflet de ce que vous avez dans la plaquette qui vous a été remise. Je ne vais donc pas vous donner la lecture de toutes les rubriques.

Vous voyez simplement que la progression de notre actif immobilisé est liée à notre politique d’investissement.

L’actif circulant d’un côté et les dettes de l’autre sont en diminution, et cela s'explique par deux opérations comptabilisées en fin de saison dernière et que je vous avais commentées lors de la présentation des comptes 2017-2018 et donc je vous ferai grâce de cette même explication pour cette année.

Au niveau des capitaux propres, nous avons un report à nouveau de 800 k€ que nous vous proposerons de passer en fonds de dotation et le résultat de l’exercice de 500 k€ que nous vous proposerons de passer en report à nouveau.

v Conclusion

Les éléments financiers qui viennent de vous être présentés attestent d’une situation financière particulièrement saine. Nos principales recettes commerciales sont sécurisées contractuellement, elles ont encore progressé, ce qui a permis d’améliorer les aides au football amateur tout en renforçant le football d’élite.

Ces deux axes constituent les points névralgiques sur lesquels les ressources sont concentrées.

À cet égard, l'opération « 2è étoile » a été une grande réussite dans sa mise en œuvre d’abord en relation avec notre partenaire équipementier mais aussi dans la perception qu’en ont les clubs. Plus de 10 000 clubs ont ainsi pu bénéficier de bons d’achat leur permettant de percevoir du matériel de jeu et des dotations textiles.

Nous avons ainsi répondu à leur demande d'être entendus par la Fédération, une telle opération par son ampleur et son coût n'est pas reconductible à l’envi. Cependant, nous ferons notre possible pour continuer dans cette voie tout en renforçant les capacités de structuration des ligues et des districts.

Vous avez pu noter que l’action en faveur du football amateur a été financée à hauteur de 94 M€ en 2018-2019. L’ensemble des aides au football amateur représente ainsi 36 % des ressources de la Fédération.

Donc, la Fédération Française de Football présente de belles copies tant au niveau des résultats sportifs qu'au niveau des résultats financiers. Mais nous devons garder notre vigilance et notre rigueur dans la conduite de notre action.

Je vous remercie de votre attention.

Des applaudissements saluent l’intervention de Lionel BOLAND.

VI.2-    Rapport du Comité d’audit interne et du commissaire aux comptes

Je vais demander maintenant à Loïc HERRMANN, le commissaire aux comptes, de me rejoindre pour qu’il vous présente son rapport sur les comptes annuels et son rapport spécial sur les conventions réglementées.

M. Loïc HERRMANN, commissaire aux comptes

Monsieur le président de la Fédération Française de Football,

Madame la vice-présidente déléguée,

Mesdames et Messieurs,

En exécution de la mission qui nous a été confiée par votre Assemblée fédérale, nous avons effectué l’audit des comptes annuels de la Fédération Française de Football relatif à l’exercice clos le 30 juin 2019 tels qu’ils sont joints au présent rapport financier et présentés par le trésorier général.

S’agissant de notre opinion, nous certifions que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers, sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la Fédération Française de Football à la fin de cet exercice.

Nous avons bien évidemment effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnelles applicables en France.

Cette opinion de certification que je viens de vous énoncer est complétée par une observation dans notre rapport qui vise à attirer l’attention du lecteur ou de l’utilisateur de ces comptes annuels sur une hypothèse, un jugement ou une information importante qui sous-tend la préparation et l’établissement de ces comptes annuels et que nous considérons, bien entendu en tant que commissaire aux comptes, comme appropriée.

Ainsi sans remettre en cause l’opinion que je vous ai énoncée ci-avant de certification de ces comptes annuels, nous attirons votre attention sur le point suivant exposé dans le paragraphe « passif éventuel de la note 9 provision pour risques et charges et passif de l’annexe aux comptes annuels » concernant les litiges en cours à la clôture de l'exercice qui oppose la Fédération Française de Football au Football Club de Sochaux-Montbéliard au Football Club de Metz et au Stade de Reims. J’y reviendrai un peu après.

En appui de cette opinion de certification, nous vous détaillons par ailleurs dans notre rapport deux points clés de l'audit.

Le premier concerne les règles et les méthodes comptables. Dans le cadre de notre appréciation des règles et principes comptables qui sont décrits dans l’annexe aux comptes annuels suivis par la Fédération Française de Football, nous avons vérifié le caractère approprié des méthodes comptables précisées au sein de l’annexe notamment pour ce qui concerne la détermination des produits issus de l’activité de la Fédération et les charges liées. Vous avez vu que tant pour ce qui concerne leur évaluation -nous sommes rentrés dans un nouveau cycle de contrat- que pour leur présentation entre activités courantes et activités non courantes ou plus exactement entre produits issus des compétitions annuelles et produits issus des compétitions non annuelles.

Le deuxième point clé concerne les estimations comptables et je reviens sur les risques et litiges.

Nous avons examiné les procédures en vigueur au sein de la Fédération Française de Football pour le recensement de ces risques et litiges, leur évaluation, leur traduction comptable dans des conditions satisfaisantes.

Nous nous sommes assurés que les incertitudes éventuelles ou litiges identifiés à l’occasion de ces procédures sont décrites de façon appropriée dans la note 9 de l’annexe que j’ai citée précédemment et à laquelle je vous renvoie.

S'agissant des vérifications spécifiques, nous n’avons pas d'observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations qui vous ont été remises. Les comptes annuels ont été arrêtés par le Comité exécutif du 15 octobre, ils sont soumis aujourd’hui à votre approbation.

Mes conclusions détaillées de l'audit de ces comptes annuels ont été successivement présentés à la direction financière de la Fédération, au Comité d’audit, au Comité exécutif préalablement à l’arrêté des comptes et à la Haute Autorité du Football lors d’une réunion du 19 novembre dernier. Ce rapport qui est intégralement reproduit dans le rapport financier est signé en date du 20 novembre 2019.

Concernant notre rapport sur les conventions réglementées

Je rappelle à chaque assemblée que les conventions réglementées sont les conventions qui sont conclues entre la Fédération et directement un de ses dirigeants ou entre la Fédération et une autre entité ayant un dirigeant commun avec la Fédération.

Elles sont au nombre de sept dans la continuité des conventions qui existaient déjà au cours de l’exercice précédent :

  • Une première convention conclue avec l’Association Comité local d’organisation des Coupes du monde FIFA 2018 et 2019 et qui concerne la mise à disposition de salariés de la Fédération Française de Football au profit de cette entité.
  • Une convention avec l’Institut de Formation du Football qui est la continuité là encore d’une convention précédente et d’une convention d’assistance réciproque qui a été conclue pour les exercices 2017-2018 à 2019-2020 et qui prévoit une assistance apportée par la Fédération à l’Institut de Formation du Football dans divers domaines tels qu’informatique, logistique, communication, moyens généraux, et à l’inverse une assistance de l'Institut de Formation du Football à la Fédération Française de Football dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets de formation.
  • Une convention intervenue avec le Fondaction du Football et le versement d'une subvention annuelle forfaitaire à ce Fonds de dotation par la Fédération Française de Football.
  • La rémunération de trois membres du Comité exécutif et plus exactement la rémunération de Mme Brigitte HENRIQUES au titre de ses fonctions de vice-présidente déléguée et membre du Comité exécutif ; de Mme Laura GEORGES qui est membre du Comité exécutif et de M. Philippe LAFRIQUE qui est également membre du Comité exécutif.
  • Une subvention de fonctionnement qui a été versée à la Ligue Méditerranée.

Voilà pour la lecture de mes rapports et à votre disposition s’il y a des questions.

M. Lionel BOLAND, trésorier général de la FFF

Merci Monsieur le commissaire aux comptes.

Je vais maintenant demander à Jean-Claude HILLION de nous rejoindre pour présenter le rapport du Comité d'audit interne.

M. Jean-Claude HILLION, membre du Comité d’audit interne

Monsieur le président,

Mesdames, Messieurs,

Lors des réunions du 11 juillet et 26 septembre 2019, nous avons étudié le projet des comptes annuels clos au 30 juin 2019.

Nous avons apprécié la qualité de l’information financière disponible et l’ensemble des positions prises par la Fédération conduisant aux comptes arrêtés.

Nous n'avons aucune observation ni objection à exprimer sur les comptes annuels arrêtés au 30 juin 2019 tels qu’ils viennent de vous être présentés par le trésorier général.

Le processus d’élaboration de l’information financière par les services de la Fédération Française de Football et le contrôle légal des comptes annuels par le commissaire aux comptes sont en adéquation et respectent totalement les normes.

L’ensemble des risques nous semblent correctement appréhendés. Nous veillerons cependant à ce que les recommandations visant à l’amélioration constante du contrôle interne soient mise en œuvre.

En conséquence, nous recommandons une approbation sans réserve, par l’Assemblée générale, des comptes qui vous ont été présentés. Merci.

M. Lionel BOLAND, trésorier général de la FFF

Merci Monsieur le commissaire aux comptes, merci Jean-Claude.

VI.3-    Approbation des comptes de l’exercice 2018-2019 clos au 30 juin 2019

Nous allons maintenant, à la suite de la présentation des comptes, de la présentation des rapports du commissaire aux comptes et du Comité d’audit interne, procéder au vote concernant l’approbation des comptes de l’exercice 2018-2019.

Le vote est ouvert. […]

Le vote est fermé.

Exprimés 24 276 (présents 25 043)

Les comptes annuels sont approuvés avec 93,07 % des voix

Les comptes annuels clos le 30 juin 2018 sont approuvés à la majorité des voix.

Je vous remercie de votre confiance.

Applaudissements

VI.4-    Affectation du résultat

Il vous est proposé maintenant de porter le report à nouveau de 820 548,81 € au fonds de dotation qui s’élèvera ainsi à 54,409 M€ et d’affecter le résultat de l’exercice de 523 681,27 € au report à nouveau.

Le vote est ouvert. […]

Le vote est fermé.

Exprimés 24 840 (présents 25 043)

L’affectation du résultat est approuvée avec 93,03 % des voix

Je vous remercie.

VI.5-    CNF évolution : construire les succès à venir

Puisque j’ai la parole [Lionel Boland, trésorier général], je me permets de la conserver pour aborder un sujet prévu initialement dans les enjeux prioritaires de la saison 2019-2020 dans l’ordre du jour. Ce que je dois vous présenter comportant un aspect financier, je vous propose de l’aborder dès maintenant.

Le dossier concerne l’évolution du Centre national du football de Clairefontaine.

Depuis quelques années, nous constatons une augmentation de l'activité qui entraîne une surutilisation des terrains et leur dégradation.

La période hivernale également pose problème quant à l'impossibilité de répondre à l’ensemble des demandes de terrain.

L’accueil en parallèle de plusieurs équipes de France au CNF sur des périodes identiques pose des problèmes par manque de terrains de jeu de qualité.

Tout cela provoque une indisponibilité pour 15 % des stages de sélections, environ 20 % des demandes de clubs et pour 50 % des stages Foot Enfants.

Afin d'offrir une qualité de terrain optimale pour nos sélections nationales, il semble essentiel de pouvoir se doter de terrains mieux adaptés à une forte utilisation.

Lors de la présentation du budget 2019-2020, nous vous avons proposé et vous avez accepté la construction d’un terrain hybride sur la mini-plaine avec éclairage. Et devant les nouvelles attentes liées à l'amélioration de la qualité des outils pour les entraînements permettant l’absorption de l’activité additionnelle, nous pensons que nous devons procéder à la rénovation d’un terrain de jeu de la grande plaine en terrain hybride.

Cela signifie de rénover une surface de 1,5 hectare donnant la possibilité de tracer un terrain plus un demi-terrain et ce revêtement sera en terrain hybride chauffé.

Nous souhaitons la livraison de cet équipement pour mai 2021.

Cet investissement est estimé à 2 M€. Ce type d’investissement étant amorti sur huit ans, cela représente une charge d’amortissement annuelle de 250 k€, charge qui permet de rester dans le ratio fixé par le Comex d’un total de dotation aux amortissements inférieur à 3 % de nos recettes.

Je vous propose donc d'inclure cet investissement dans l’actualisation du budget 2019-2020.

Le vote est ouvert. […]

Le vote est fermé.

Exprimés 24 971 (présents 25 043)

L’actualisation du budget 2019-2020 est approuvée avec 90,57 % des voix

Je vous remercie.

 

 

VII. BILAN COUPE DU MONDE FÉMININE FIFA FRANCE 2019

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

C’est avec un immense plaisir que je vais vous présenter avec Erwan LE PRĖVOST le bilan de la Coupe du monde féminine 2019.

Avant de prendre la parole tous les deux, je propose de vous replonger en images dans cette Coupe du monde 2019.

[Projection vidéo de la Coupe du monde féminine 2019].

On n’aurait presque pas besoin de parler pour faire le bilan. En tout cas un grand merci aux équipes de Jérôme PAPIN et surtout à Antonio MESA pour cette superbe vidéo qui nous fait à nouveau vibrer.

En mars 2015, la FIFA a désigné la France pour l’organisation de la 8e édition de la Coupe du monde féminine de la FIFA. Comme le disait notre président Noël LE GRAËT, depuis le début cela a été une grande fierté pour notre fédération et pour nous d'organiser cette Coupe du monde en France. C’était un vrai challenge à relever et c’était un vrai défi. C’est vrai qu’on partait de loin si on considère où nous en étions en 2011 et par rapport au football féminin.

Non seulement c’était un challenge à relever mais aussi, du coup, une très grosse responsabilité. Quand vous voyez ces deux phrases, voilà ce qu'il en est ressorti :

  1. « Des stades colorés et souvent pleins, une ambiance festive en tribunes et du spectacle sur les pelouses la Coupe du Monde Féminine, achevée sur le triomphe américain dimanche, est unanimement reconnue comme un succès »          Le Figaro – 9 Juillet 2019
  2. « La plus belle de l’Histoire des Coupes du monde de la Fifa »      Gianni Infantino -7 juillet 2019                                               

Ce n'est que du bonheur et encore un immense merci à vous.

Une des clés de la réussie de cette Coupe du monde a été de porter cette vision pendant près de quatre années auprès de vous, vision à laquelle vous avez adhéré et pour laquelle on a pu faire adhérer un grand nombre d’acteurs. Une vision centrée sur cinq enjeux majeurs :

„ La réussite sportive.

„ L’excellence organisationnelle.

„ Le fait de rayonner sur tout le territoire et d’en faire une fête populaire et nationale, ce qui n’était pas gagné à l’avance. Je vous rappelle qu’un an avant la Coupe du monde, personne ou du moins pas grand monde ne savait qu’elle avait lieu en France et que c’était une Coupe du monde de football.

„ Remplir les stades.

„ Laisser un héritage fort pour le sport féminin.

v Réussir sportivement

Si nous prenons le premier enjeu, la réussite sportive, je l’ai dit dans le rapport d’activité, au-delà du magnifique parcours des Bleues jusqu’en quarts de finale, on retiendra vraiment cette magnifique image de l'Équipe de France, ce magnifique spectacle et qualité de jeu que l’on a vue sur le terrain. Et également le fait d’avoir joué devant un public qui les a soutenues comme jamais, des matches à guichets fermés également avec 13 millions de téléspectateurs.

Les Bleues et leur staff n’ont pas à rougir, perdre en quarts de finale contre les États-Unis vainqueurs de la Coupe du monde quatre fois, dont deux d’affilée, quatre fois champions olympiques. Les États-Unis étaient plus forts sur cette compétition et encore un gros bravo à l'Équipe de France.

Autre enjeu majeur, l’excellence organisationnelle. Je me réjouis de laisser ici la parole à Erwan [Erwan LE PRÉVOST] et de saluer et féliciter une fois encore toutes les équipes du Comité local d’organisation pour le travail accompli sous sa direction, également avec vous.

v Excellence organisationnelle

M. Erwan LE PREVOST, directeur du Comité d’organisation de la Coupe du monde féminine 2019

Merci Brigitte. Bonjour à toutes et à tous.

Nous voulions commencer avec ces deux images qui représentent le premier et le dernier match, le match d’ouverture avec l'Équipe de France et la finale. Comme le disait Brigitte, on aurait aimé que le drapeau des Pays-Bas soit tourné de quarante-cinq degrés, cela voulait dire que la France était en finale et on aurait parfaitement atteint notre objectif à tous.

Je voulais surtout remercier les huit présidents de ligue et les neuf présidents de district qui se sont mis à nos côtés pendant plus de trois ans. On avait fait le pari d’organiser un événement et de ne pas organiser une Coupe du monde mais neuf Coupes du monde, une par territoire en partageant avec vous vos enjeux en termes de développement du football féminin et surtout en s'appuyant sur votre expertise. On a considéré depuis le début que le succès de la Coupe du monde serait un succès en local parce que personne mieux que vous ne sait comment organiser le football au quotidien dans vos ligues et dans vos districts.

On voulait également remercier les clubs qui nous ont accompagnés sur la livraison des matches dans les enceintes où ils ont l’habitude d’opérer tous les quinze jours. Vous le retrouvez en termes d'excellence et de réussite. On a réussi -et c’est ce que nous ont dit l’ensemble des parties prenantes- à accueillir les équipes dans les meilleures conditions, à accueillir les délégations de la FIFA, les arbitres mais également l’ensemble des spectateurs et les officiels sur les différents sujets.

Un sujet dont personne n’a parlé et c’est une bonne chose, c’est la qualité des pelouses. Comme vous le savez, une Coupe du monde c’est neuf villes, neuf stades et également trente-sept terrains d’entraînement. Cela a été salué unanimement par la FIFA, et là encore on voulait remercier l’ensemble des ligues et des districts qui ont mobilisé leurs cadres techniques pour nous accompagner autour des travaux de rénovation et d’entretien de ces pelouses. Pour avoir une pelouse de terrain d’entraînement en parfait état pour un mois d’entraînement, cela nécessite six mois de travail en continu, et là encore on voulait vous saluer.

Cette expérience a validé notre modèle d’organisation et je voulais remercier la Ligue de Bretagne qui a joué pour nous les cobayes à travers la Coupe du monde des moins de 20 ans qui a eu lieu du 5 au 24 août 2018 en Bretagne. C’est la première fois que la FIFA voyait un événement organisé en local avec des populations en local, et le succès rencontré en Bretagne nous a permis de pouvoir valider le modèle d'organisation sur la Coupe du monde 2019, avec un appui sur le local, et on voulait remercier le président HILLION [Jean-Claude HILLION, président de la Ligue de Bretagne] et ses équipes.

Et j’y reviendrai un peu plus tard, l’implication des Volontaires. Ce n’est pas à vous qu’on va l’apprendre, c’est l’essence même du football, sans eux on n’organise aucun match. Nous avons eu la chance d’avoir 2 500 Volontaires parfaitement mobilisés que nous avons intégrés à l'événement.

Quelques chiffres.

Cette compétition, qui a duré 31 jours, a été pour nous 49 matches sur 8 stades en 30 jours. Nous avons vécu des journées denses et intenses.

Et puis les demi-finales et la finale à Lyon. Pour la première fois, une phase finale de compétition n’a pas eu lieu à Paris mais pour la première fois à Lyon. Les trois plus grands matches de cette Coupe du monde se sont déroulés à Lyon, et là aussi cela a été un immense succès.

A été saluée, la livraison [de l’événement en termes de] qualité, [comparée] à un standard international.

L’ambiance est pour nous le plus beau des succès que l’on partage avec vous, l’ambiance populaire dans nos tribunes, avec des familles venues  pour la première fois voir un match de football. Cela a été une vraie réussite.

Et puis c’était une réussite en termes d’état d’esprit. Là aussi, depuis le début on a partagé avec vous cette aventure humaine et on a réussi ensemble à l’accomplir.

Et puis quelque chose qui tient à cœur à notre président, c’est d’avoir respecté les budgets et c’était important également.

v Engouement populaire

 

Quelques mots sur ce formidable engouement populaire que vous avez vu à travers le film d’Antonio [antonio MESA, journaliste reporter d’images à la FFF].

„ Spectateurs

Lorsque nous étions en phase de candidature et que l’on a rendu le dossier avec Brigitte [Brigitte HENRIQUES] et le président [Noël LE GRAËT], le 31 octobre 2014, on avait promis à la FIFA qu’on arriverait à avoir 772 000 personnes dans les stades, ce qui -quand vous prenez la jauge des neuf stades- représente un taux de remplissage de 57 %.

Finalement, on a vendu plus d’un million de billets. Pourquoi a-t-on vendu plus d’un million de billets ? Parce que cela reposait sur deux piliers, à savoir la volonté d’avoir une politique tarifaire familiale avec un prix d’entrée à partir de 9 €. Et si vous prenez l’ensemble des prix, le match le plus cher était la finale en catégorie 1, à 84 €.

Le second pilier, c’était  vous, et l’ensemble de nos licenciés. Nous avons réussi à avoir un avantage concurrentiel sur la durée de la compétition pour qu’ils soient toujours les premiers à acheter des places au meilleur tarif, des tarifs de 15 % plus avantageux que ceux pour le grand public. Et pour finir, seize matches à guichets fermés dont évidemment les cinq matches de l'Équipe de France mais aussi onze autres matches dont les demi-finales et la finale à Lyon. Mais également des matches à guichets fermés dans quasiment toutes les villes, ce qui pour nous est un formidable succès avec un taux de remplissage moyen de 80 %. Et surtout la grande nouveauté de cette Coupe du monde : 31 % de spectateurs venus de l’étranger et notamment des Néerlandais et des Américains.

„ Billetterie

Sur les chiffres billetterie, quelques informations complémentaires.

Plus de 1,2 million de billets vendus ou distribués, répartis entre les billets payants (85 %) et les invitations (ce qu’on appelle les obligations contractuelles que sont les partenaires et les équipes participantes. Les autres parties de cet événement avec les taux de remplissage : Lyon est à 91 %, c’est en fait 100 % de la jauge disponible, les 9 % restants étant les obligations, notamment les sièges occupés par les télévisions. Après, vous avez le taux moyen avec Valenciennes qui est à 90 % et les autres villes.

La force de ce succès repose sur une politique de packs qui a permis d'avoir 29 % de billets vendus pour que les gens viennent voir plusieurs matches. C’est également le fait que cela a intéressé tout le monde, pas seulement le public français ou international, mais également les équipes participantes ou les partenaires de la compétition qui ont également acheté des places.

„ Programme « Volontaires »

Je voulais partager avec vous deux chiffres :

Un taux de satisfaction de 97 %. 97 % des 2 500 Volontaires ont vécu une belle expérience à vos côtés. C’est vous, les ligues et les districts, qui nous avez accompagnés pour les recrutements, qui nous avez recommandé des personnes, lesquelles se sont parfaitement investies. On voulait vraiment vous remercier.

Un taux de présence de 93 %. Cela veut dire que le travail fait ensemble pour identifier le bon poste, la bonne personne au bon moment sur des journées de huit heures, a été bien fait. C’est du temps volontaire mais parfaitement occupé, les personnes se sont épanouies dans leurs missions et on voulait vraiment vous en remercier.

„ FIFA Fan Experience

Un sujet qu'on n'avait pas vu venir, ça n’était pas une obligation vis-à-vis de la FIFA, celui des FIFA Fan Expérience. On a réussi à avoir plus de 400 000 personnes venues assister aux matches dans ces endroits. Sachez que sur ces 400 000 personnes, d’après les études que nous avons menées, 40 % ne sont pas allées au stade mais sont juste venus dans les Fan Expérience pour partager l’expérience Coupe du monde et là aussi, c’est votre implication, vous les ligues, districts et clubs qui avez animé ces Fan Expérience, qui a rendu ce succès possible. Là encore on tenait à vous en remercier.

v Le succès médiatique

Le quatrième sujet important, qui a été une énorme surprise - on a eu la chance d’être là au bon moment et au bon endroit, il faut le reconnaître - c’est le succès médiatique de cette Coupe du monde.

Je parlerai des chiffres en presse écrite et Brigitte [Brigitte HENRIQUES] prendra le relai sur les retombées TV.

„ Presse écrite

Si on prend 31 jours de compétition uniquement en France, on a 1 872 articles, soit une moyenne de 52 articles par jour.

Ce qui est bien plus important que d’avoir fait onze fois la « une » de L'Équipe, c’est surtout que 30 % de ces retombées médiatiques sont sur la presse sportive et le reste sur la presse quotidienne. C’est votre capacité à nous accompagner en tant que présidents de ligue, présidents de district, pour mettre en avant toutes les opérations que vous avez pu faire avant la Coupe du monde qui a concouru à faire que les gens se passionnent pour cet événement et aient envie de le regarder à la télévision. C’est pour nous un immense succès.

On a donc fait onze fois la « une » de L'Équipe pendant 31 jours. Sachez qu’entre la Coupe du monde en Allemagne, en 2011, et le début de la Coupe du monde en France, l'Équipe de France Féminine avait fait deux fois la « une » de L'Équipe. Donc, cela témoigne du formidable engouement médiatique.

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

„ Les audiences en France

Quand Gianni INFANTINO [président de la FIFA] parlait avant la Coupe du monde d’une  attente d’un milliard de téléspectateurs, on était loin d’imaginer qu’il serait possible d’y arriver. Comme vous pouvez le voir sur cette slide, pratiquement 12 millions de téléspectateurs sur France-États-Unis, une moyenne de 10 millions de téléspectateurs sur TF1 et Canal+ qui ne s'attendaient pas non plus à de telles audiences.

840 000 téléspectateurs sur TMC pour les autres matches que ceux de l'Équipe de France, pratiquement 310 000 sur Canal+ Sport.

Et sur la demi-finale Angleterre-États-Unis, ce sont près de 5,5 millions de téléspectateurs pour une part de marché de 27,6 % ; et également 6 millions de téléspectateurs sur États-Unis-Pays Bas, soit 46,6 % de part d’audience.

„ Les audiences dans le monde

Cette diapositive est importante parce que les audiences observées dans les autres pays du monde ont vraiment été spectaculaires et surprenantes. Elles marqueront l’histoire des Coupes du monde de la FIFA.

  • 58 millions de téléspectateurs au Brésil, qui plus est pendant la Copa America ;  
  • 7 millions de téléspectateurs en Italie alors qu’il y a encore un an, les clubs professionnels étaient obligés de créer une section féminine en leur sein ;
  • 14 millions de téléspectateurs aux États-Unis ;
  • 5 millions de téléspectateurs aux Pays-Bas ;
  • pratiquement 9 millions de téléspectateurs sur la BBC en Angleterre.

Je crois qu’une des grosses réussites de cette Coupe du monde, c’est que le spectacle ait plu au grand public, ait plus aux médias et ait plu aux téléspectateurs. Je crois que cela ne sera jamais plus comme avant et c’est vraiment une grande fierté.

 

v Héritage LOC

M. Erwan LE PRÉVOST, directeur du Comité d’organisation de la Coupe du monde féminine 2019

Quelques mots sur l’Héritage que l’on a pu, avec l’aide de la FIFA et du LOC, mettre en place autour de cette Coupe du monde.

„ Héritage matériel

C’est la rénovation partielle de quatre stades avec l’aide essentielle financière des collectivités autour des stades de Grenoble, du Havre, de Rennes et de Valenciennes.

C’est, à notre niveau, une dotation en équipements sportifs pour les trente-sept terrains d’entraînement.

Également du temps investi par la FIFA à nos côtés pour former les jardiniers des communes en charge des terrains d’entraînement.

„ Héritage social

C’est un héritage social qui était important pour nous, même si on avait une politique tarifaire extrêmement agressive avec un prix à partir de 9 €. Il y a des populations pour qui 9 € est un budget qu’elles ne peuvent pas consacrer [à acheter des places]. On a donc travaillé avec le ministère des Sports pour avoir 52 000 places offertes à des populations défavorisées.

C’est aussi un engagement au quotidien des équipes du LOC de l’ensemble des collaborateurs avec la volonté d’accompagner les Services civiques. On a accueilli trente-sept Services civiques pendant six mois, dont un mois passé à les former. Et après, on les a mis avec nous sur le terrain avec des vraies missions opérationnelles pour les accompagner et leur donner une formation diplômante, pour que cela puisse leur donner une expérience professionnelle qui leur donne envie ensuite de trouver du travail. Pour la petite histoire, un de nos Services civiques a fait partie du défilé du 14 juillet. Donc, on était vraiment fier de les avoir avec nous.

Et puis, c’est la promotion de la mixité à travers les deux-cents actions qu’on a pu faire pendant un an. On a démontré qu’on était forcément meilleur en unissant nos valeurs, c’est ce qui a très bien fonctionné.

„ Héritage financier

Un héritage financier parce que nous avons obtenu 3 M€ de la FIFA pour participer au programme Héritage de la Fédération Française de Football.

Et c’est grâce aux clubs qui nous ont accompagnés qu’on a réussi à incentiver en termes de rémunération quand ils nous accompagnaient sur la vente de billetterie et d’hospitalités ainsi que sur la restauration grand public dans les stades qui a généré 4 M€ de recettes, avec un intérêt financier pour les clubs.

 

v Héritage FFF

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Je vais maintenant vous parler de l’héritage FFF parce que bien évidemment ce qui donne du sens à ces grands événements, c’est l’héritage qu'ils laissent. Surtout, cet héritage inclut toute la partie animation/mobilisation qui a permis le remplissage des stades et tout cet engouement populaire pendant un mois de compétition.

Les trois enjeux majeurs de cette politique d'animation et d’héritage :

  • être passé de 50 000 à pratiquement 180 000 licenciés féminines, ce qui signifie qu’il y a besoin d’aider et d’accompagner nos clubs, en termes d’infrastructures, d’encadrement ou encore de matériels ;
  • de créer cette adhésion pour pouvoir faire de cet événement un succès populaire ;
  • de mobiliser tout le monde pour fédérer autour de la réussite de cet événement.

On avait anticipé, vous vous en doutez bien. Aujourd'hui, le football féminin en France, c’est :

  • 145 000 pratiquantes, c’est 145 % de plus qu’en 2011. Cela va vite, cela va très vite, il faut sans cesse anticiper, s’adapter à cette évolution rapide ;
  • plus de 35 000 dirigeantes ;
  • plus de 3 000 clubs aujourd’hui ont une équipe féminine, soit 70 % de plus qu’en 2011 ;
  • on a franchi la barre des 1 000 arbitres, c’est aussi 50 % de plus ;
  • 6000 équipes féminines ;
  • 1 400 éducatrices. Certes, nous n’en avons pas encore suffisamment mais plus de 3 000 ont été formées, ce qui porte à quasiment plus de 5 000 le nombre d’éducatrices aujourd’hui.

„ Objectifs « Ambition 2020 »

C’est bien, ce n’est pas mal mais cela ne suffit pas. Dans notre programme Ambition 2020, on sait tout le travail qu’il nous reste à faire. Cette Coupe du monde permet et a commencé à faire bouger les choses.

L’objectif, c’est d’avoir :

  • 200 000 licenciées ;
  • 8 000 équipes féminines ;  
  • avoir 100 éducatrices qui accèdent à des niveaux de responsabilité plus importants au niveau de l’encadrement mais aussi au niveau de nos instances dirigeantes ;
  • 1 500 arbitres ;
  • Un objectif de 1 500 écoles féminines de football sachant qu’on est à 2 000 aujourd’hui.

Pour rentrer un peu plus dans le détail et c’est une grande satisfaction, même si nous avons encore beaucoup à faire, que d’avoir une base au niveau de la pyramide qui a complètement changé puisqu’elle était inversée dans les années 2010-2011. Aujourd’hui, nous avons un réservoir conséquent de jeunes qui nous permet de pérenniser notre discipline et nous avons cette année un nombre très important de séniors qui arrivent avec des jeunes filles qui n'ont pas forcément commencé à pratiquer le football avant et qui nous demandent également une pratique loisir, comme c’est le cas aussi pour certains garçons.

Comme je vous l’ai dit, nous avions anticipé. L’Héritage 2019, c’est un budget de 15 M€ dédié au football féminin pendant dix-huit mois, réparti de la même manière que pour l’Héritage de l’Euro 2016, à savoir une enveloppe allouée d’à peu près 8 M€ pour les infrastructures, de 1,6 M€ pour la formation avec les bons de formation de 25 €, et également à peu près 7 M€ pour la promotion, le développement et la structuration.

Si on rentre un peu plus dans le détail, et c’était important de vous le montrer.

Vous avez répondu très présents dans le cadre du FAFA sur les projets d’infrastructures qui représentent aujourd’hui 250 projets financés. Vous pouvez voir en fonction du territoire à peu près une moyenne de 20 projets d’infrastructures financés et également un en Martinique et un à La Réunion. Si on regarde encore plus en détail, cela correspond à 83 terrains qui ont été financés, 68 vestiaires ce qui est très important pour permettre d’accueillir les jeunes filles, 44 club-houses, 19 revêtements, 27 éclairages avec des montants qui vont de 500 000 à 900 000 €. On peut voir que cette enveloppe a été consommée dans son ensemble et on se réjouit de la décision de la LFA et de la FFF d’avoir abondé à hauteur de 20 % pour financer ces projets liés à la Coupe du monde.

Erwan [Erwan LE PRÉVOST] a parlé des neuf Ligues qui ont reçu des matches. Il faut aussi remercier bien évidemment l’ensemble des ligues, y compris celles qui n’avaient pas de match puisqu’il y a eu une très forte mobilisation de ces territoires. Un grand merci à vous parce que vous avez joué le jeu.

Sur l’enveloppe de 100 000 € par ligue, chaque territoire a joué le jeu en organisant pour la plupart des événements promotionnels du FFF Tour aux couleurs de la Coupe du monde 2019.

Également une enveloppe de 250 000 € sur les neuf terrains de futsal extérieurs qui ont été mis sur les territoires des villes-hôtes mais bien évidemment qui profite à de nombreux clubs des territoires choisis.

„ Formation

On a vu hier avec les 10 ans de l’IFF combien la formation est importante et combien elle est un levier d’activation, de structuration pour nos clubs pour se développer, pour fidéliser, pour bien accueillir, pour permettre à nos jeunes, que ce soit les filles ou les garçons, d’être encore plus performants.

C’est aussi une grande satisfaction de voir qu’il y a plus de 6 000 stagiaires sur l’ensemble du territoire qui ont été formés. Vous voyez que cela va de 1 000 pour les Hauts-de-France à, à peu près, une moyenne de 400 pour les autres territoires.

Et on le disait -et le président [de la FFF] en parle souvent-, la nécessité de former des éducatrices et des entraîneurs femmes sur des diplômes plus élevés, car il y a besoin aussi. Ainsi, plus de 50 femmes ont été accompagnées sur le BMF ou le BEF, et les 100 femmes dirigeantes -aujourd’hui on est sur 75- sont accompagnées dans le cadre des Clubs des 100.

„ Animations

Sur la partie animation et promotion, développement et structuration, on avait vraiment dans l’idée de ne pas surcharger le nombre d’actions que vous mettiez déjà en place, on s’est donc appuyé sur toutes les opérations fédérales existantes.

Vous avez pu recevoir les kits de communication qui vous ont été fournis pour pouvoir mettre tout aux couleurs de la Coupe du monde. Également les cars-podiums. On vous en remercie, ce sont plus de 850 actions qui ont eu lieu tout au long de l’année avec 250 000 participants licenciés et non licenciés.

Trente et un projets ont été aidés par la FFF et enfin chaque ligue a utilisé cette enveloppe 100 000 € qui lui était allouée.

S’agissant de la répartition de ce budget :

  • 1,5 M€ donné par la FIFA qui a servi surtout à l’habillage des cars ;
  • les kits promotionnels ;
  • les kits promotionnels « Fiers d’Être Bleues » juste avant la Coupe du monde. On a bien vu que cela avait bien marché au regard des images que vous avez pu voir avec cette ambiance bleu-blanc rouge dans les stades ;
  • et également l’appel à projets pour les ligues.

Concernant le budget fédéral :

  • 400 k€ pour les contrats d’objectifs. Il était très important pour Marc DEBARBAT [président de la Ligue du Football Amateur] et le président Noël LE GRAËT de pouvoir utiliser une somme sur les conventions d’objectifs pour l'animation ;
  • on vous a montré au Collège des présidents [de ligue, de district] avec Elisabeth BOUGEARD-TOURNON [FFF] qui a animé pendant toute cette Coupe du monde le musée de l'Équipe de France : une somme de 150 k€.
  • plus de 2 M€ sur les événements du football amateur ;
  • les actions promotionnelles FFF.

„ Trophées Héritage 2019

C’était la première édition et on réfléchit à les poursuivre. Je voudrais vraiment terminer en revenant sur cette mobilisation de tous. On est venu vous voir trois ou quatre fois sur chacun de vos territoires pour vous écouter, pour écouter l'ensemble de vos projets d'animation, d’héritage. Nous avons à chaque fois, avec Erwan [Erwan LE PREVOST] et Laura GEORGES [secrétaire générale de la FFF] qui était ambassadrice, et Sylvie GONFALONE de la DTN qui nous accompagnait, été complètement fascinés par tout ce que vous pouviez mettre en place, par le nombre incroyable d’actions et surtout la manière dont vous aviez fédéré l'ensemble de vos équipes pour pouvoir porter cette mobilisation.

Grâce à vous et grâce à toute cette politique d’animation que vous avez mise en place et tout cette mobilisation, vous avez juste permis que cette Coupe du monde soit connue sur tout le territoire, qu’elle soit promue et qu’elle soit célébrée. Et à la fin du compte on est tous gagnants puisque la réussite de cette Coupe du monde, vous l’avez vu, ce sont ces stades remplis et ces audiences très élevées. Quand on regarde les images qu’on a vues tout au début [projection vidéo], on a encore du mal à y croire tellement c'est fabuleux de voir, comme pour les garçons, des stades complètement remplis et animés.

Pour valoriser l’ensemble de ces territoires, il nous tenait donc à cœur de mettre en place ces Trophées Héritage. On avait quatre thématiques :

  • la mixité ;
  • l’éducation & citoyenneté ;
  • l’inclusion ;
  • le Prix spécial du jury « Fiers d’Être BleuEs ».

S’agissant de ces Trophées Héritage, qui étaient une idée de Florence [Florence HARDOUIN, directrice générale de la FFF] et sur lesquels on a travaillé avec la direction de Frédérique JOSSINET [directrice du Football Féminin à la FFF] comme pour le Fondaction du Football avec les Trophées Philippe SÉGUIN, l’idée était vraiment de valoriser les meilleurs dispositifs sachant qu’on avait présélectionné tous ceux que vous aviez faits et que l’on connaissait tous.

Les lauréats :

Le District Loire-Atlantique avec le Fémi Plage, la Ligue de Normandie avec le Mondial des P’tiotes Normandes, la Ligue des Hauts-de-France avec le Ch’ti Foot Tour, ou encore le Breizh Mundialito Tour ont été les lauréats. Cela a été un grand bonheur de les voir lors de la remise des Trophées lors de la Coupe de France, également sur le symposium de la FIFA où ils ont pu s’exprimer devant plus de 1 000 personnes et également lors de l’Assemblée générale de la LFA.

Nous avons eu beaucoup de plaisir à vous remettre quelques affiches qui nous avaient marqués et surtout le trophée.

v         Conclusion

Pour conclure, j’ai remis cette diapositive parce que ce n’est pas rien : 16 M€ dédiés à nos objectifs, pour pouvoir les atteindre. Il avait été dit que des moyens seraient donnés et dédiés... Je crois que cela a permis de permettre la réussite de tout ce que vous avez mis en place sur le terrain et de permettre la réussite de cette Coupe du monde.

Si on regarde avec une vision un peu « macro » ce que cela a apporté :

  • 12 000 clubs sur 15 000 ont bénéficié de cet héritage pour le développent du football féminin ;
  • sur 12 000 clubs qui ont au moins une licenciée, 100 % ont pu être dotés de ces kits de promotion et d'animation ;
  • 3 000 clubs qui ont au moins une équipe féminine ont pu recevoir dans le cadre de l’opération « 2e étoile » la somme de 700 € ;
  • 100 % de ces 3 000 clubs ont pu avoir une éducatrice formée, cela représente 110 000 pratiquantes ;
  • 100 % des écoles féminines de football ont pu recevoir une dotation abondée à hauteur de 1 500 à 2 000 € en termes de matériels.

Je voudrais dire pour conclure que cet événement exceptionnel nous a permis de passer la deuxième vitesse par rapport au Plan de féminisation depuis 2011. On n'est pas encore arrivé, on est loin d'être arrivé par rapport à tout ce qu'il reste à faire. On a encore des chantiers très importants. On est rentré dans la deuxième phase de développement. Maintenant qu'il y a beaucoup de licenciées, on a de plus en plus d’équipes qui se créent. C’est juste basique mais cela permet à ces jeunes filles de jouer tous les week-ends sur toutes les catégories d’âges. On va pouvoir avoir de l’offre pratique pour chacune d’entre elles. On va pouvoir mettre en place la préformation. Et dès maintenant, on va pouvoir réfléchir à la manière d’aider nos clubs de D1 et de D2 mais je ne vous en dis pas plus parce que Florence [Florence HARDOUIN, directrice générale de la FFF] vous en parlera plus tard sur les enjeux prioritaires de la saison.

Je terminerai en disant un immense merci au président Noël LE GRAËT d’avoir osé et d’avoir eu cette idée fabuleuse de candidater pour cette Coupe du monde. Et un immense merci à vous tous, à Erwan [Erwan LE PREVOST]. Vive le football !

Des applaudissements nourris saluent l’intervention de Brigitte HENRIQUES et d’Erwan LE PRÉVOST.

VIII. MODIFICATION DES TEXTES FÉDÉRAUX

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Nous allons maintenant passer au point 9 de l’ordre du jour et c’est M. Jean LAPEYRE, notre directeur juridique, qui va vous présenter la modification des textes généraux.

M. Jean LAPEYRE, directeur juridique de la FFF

Monsieur le président,

Mesdames, Messieurs,

Vous l'avez vu, contrairement à d’autres assemblées, nous avons beaucoup moins de modifications de textes à étudier. Cela tombe bien puisqu’avec les grèves, je sais que vous avez fait l’effort de venir et que pour certains le retour risque d’être difficile. Il est donc évident que nous allons aujourd’hui exceptionnellement essayer, comme le diraient nos amis marseillais, « d’aller droit au but ».

En ce qui me concerne, ce sera encore plus court que d’habitude puisque je n’interviendrai aujourd’hui que sur la DNCG. Je laisserai ensuite Christophe DROUVROY et Pierre SAMSONOFF vous parler des autres sujets de modification de textes.

VIII.1-  Annexe à la Convention FFF/LFP : DNCG

En ce qui concerne la DNCG, c’est un projet de modification qui vient de la DNCG professionnelle et de la Ligue professionnelle et qui ne concerne que les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2.

Il est proposé dans le cadre de ce projet d'ajouter deux indicateurs financiers supplémentaires par rapport au contrôle habituel et ceci en vue à la fois de maîtriser la masse salariale des clubs pros et également d'assurer un renforcement de leurs fonds propres.

Ce projet a été longuement débattu depuis des semaines voire des mois à la Ligue professionnelle et au Collège des Ligues 1 et 2. Les gens ont beaucoup échangé et, cette semaine, à la fois le Conseil d'administration de la Ligue professionnelle et l’Assemblée générale des clubs pros ont adopté ce projet.

Comme dans les règlements DNCG, il est prévu que les modifications aux règlements DNCG doivent être adoptées aussi bien par la LFP que par la FFF, il vous est simplement proposé aujourd’hui d'entériner le vote favorable qui s'est fait à la Ligue professionnelle cette semaine et donc de pouvoir ainsi finaliser le projet.

 

À moins qu'il y ait des questions, je vous propose de prendre les boîtiers pour voter.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Les propositions de modifications relatives à la DNCG sont adoptées à 89,04 % des voix

 

ANNEXE A LA CONVENTION FFF / LFP : DNCG

 

 

 

CONTROLE, EXAMEN ET APPRECIATION DE LA SITUATION DES CLUBS

 

 

Article - 11

 

« Les Commissions visées aux articles 3, 4, 4bis et 6 ont notamment dans leur domaine respectif, compétence pour :

a) assurer une mission d’information auprès des clubs ;

b) s’assurer du respect par les clubs des dispositions réglementaires relatives à la tenue de la comptabilité, aux procédures de contrôle et à la production de documents prévues à l’annexe n°1 du présent règlement ;

c) obtenir des clubs tous renseignements, utiles aux procédures de contrôle, concernant les entités se rattachant juridique ou économiquement à eux et en particulier des comptes consolidés et/ou combinés et, en cas de projets de changements de contrôle des clubs, concernant la chaîne de participation jusqu’aux actionnaires ultimes ;

d) proposer aux Assemblées Générales de la LFP et de la FFF l’adoption ou la modification du plan comptable type application au football dans le cadre des dispositions du Comité de la Réglementation Comptable ;

e) contrôler la situation juridique et financière des clubs ainsi que les projets d’achat, de cession et de changements d’actionnaires des clubs, sur pièces ou sur place en procédant, le cas échéant, à des enquêtes et vérifications qui leur sont demandées par la FFF, la LFP ou la Ligue régionale suivant le cas ou qu’elles jugent utile d’entreprendre ; ce contrôle, pour les clubs disputant les Championnats de Ligue 1, de Ligue 2 et pour les clubs du Championnat National 1 accédant sportivement au Championnat de Ligue 2, s’exerçant notamment au regard des indicateurs suivants :

 

1. La part de la rémunération du personnel et des indemnités de mutations de joueurs n’excède pas 70% des recettes éligibles (ratio de Masse Salariale), tel que précisé à l’annexe 3 ;

 

2. Les fonds propres ne sont pas inférieurs au passif éligible (ratio de Fonds Propres), tel que précisé à l’annexe 3.

 

L’examen réalisé au regard des deux indicateurs ci-avant s’effectue sans préjudice de l’examen général de la situation juridique et financière des clubs.

 

f) en cas de projets de changement de contrôle des clubs, évaluer le projet et, le cas échéant, faire des recommandations après avoir entendu le club ;

 

g) examiner la situation financière des clubs dans le respect des dispositions réglementaires des Championnats nationaux et de l’article 116 du règlement administratif de la LFP ;

h) appliquer les mesures prévues à l’annexe n°2 du présent règlement en cas d’inobservation des dispositions obligatoires relatives à la tenue de la comptabilité, aux procédures de contrôle et à la production de documents ;

i) examiner et apprécier la situation des clubs et, notamment en cas de dépassement cumulatif des indicateurs figurant au paragraphe e) du présent article par les clubs disputant les Championnats de Ligue 1, de Ligue 2 et par les clubs du Championnat National 1 accédant sportivement au Championnat de Ligue 2, appliquer, le cas échéant, l’une ou plusieurs des mesures suivantes, selon le cas :

1.         Interdiction de recruter de nouveaux joueurs sous contrat (aspirants, appentis, stagiaires, élites, professionnels, fédéraux). Cette interdiction peut être totale ou partielle.

Sont considérés comme nouveaux joueurs tous les joueurs qui n’étaient pas sous contrat dans le club concerné au 30 juin ainsi que les joueurs sous statut professionnel de ce club qui, à cette même date, étaient en fin de contrat.

2.         Recrutement contrôlé dans le cadre d’un budget prévisionnel ou d’une masse salariale prévisionnelle limitée (les contrats et avenants sont soumis avant homologation à une décision de la DNCG).

3.         Les mesures décrites aux paragraphes 1 et 2 sus-énoncés sont applicables pour toute la durée de la saison sportive considérée.

Toutefois à partir du 31 octobre de cette même saison, et pour les clubs des Championnats Professionnels et du Championnat National 1, suite à l’examen du budget prévisionnel réactualisé, ainsi qu’à tout moment en cas de changement de contrôle des clubs, suite à l’examen du budget prévisionnel réactualisé après reprise, les commissions de contrôle :

•           réexaminent les mesures précédemment décidées pour, confirmation, modification ou infirmation ;

•           prennent une ou plusieurs de ces mesures pour les clubs qui n’en avaient pas fait l’objet précédemment mais dont la situation le nécessiterait.

4.         Limitation du nombre de joueurs mutés.

5.         Rétrogradation.

6.         Interdiction d’accession sportive.

7.         Exclusion des compétitions.

8.         Donner un avis sur la délivrance ou le retrait de l’autorisation d’utiliser des joueurs professionnels, (Commission de contrôle des clubs professionnels et Commission d’appel).

9.         Donner un avis sur le respect des critères d’octroi de la licence « UEFA » (Commission de contrôle des clubs professionnels).

10.       Assurer la publicité d’un rapport annuel et des comptes des clubs dans les conditions définies par le Comité Exécutif ou le Conseil d’Administration de la LFP suivant le cas.

11.       Appliquer les dispositions figurant aux statuts et divers règlements de la FFF, de la LFP, et des Ligues régionales pour lesquelles une compétence leur est reconnue ;

j) examiner les comptes de tous agents sportifs et vérifier la régularité des opérations réalisées par les agents sportifs ou faisant appel, directement ou indirectement, à ces derniers ;

k) obtenir des agents sportifs, à tout moment sur demande, tous renseignements et/ou documents, utiles aux procédures de contrôle, et notamment, au plus tard, dans le mois qui suit la réception de la demande, ou dans tout autre délai plus court qui serait mentionné pour les besoins du contrôle :

o          les états financiers accompagnés du Grand Livre et, le cas échéant, des rapports du Commissaire aux Comptes ;

o          les liasses fiscales et déclarations DAS 2 ;

o          les Statuts en cas de constitution en société(s), extraits du Registre du Commerce et des Sociétés, organigrammes et un état de la répartition du capital dans les sociétés ;

o          les relevés des comptes bancaires accompagnés des factures, talons de chèque et ordres de virements s’y rapportant ;

o          tous autres documents, en particulier juridiques, contractuels et/ou financiers, relatifs aux opérations réalisées par l’agent sportif ou faisant appel à ce dernier.

l) recueillir, les cas échéant, toutes informations et/ou explications sur les opérations faisant appel à des agents sportifs, notamment par le biais d’auditions, en particulier auprès des agents sportifs, des clubs, des organes de la FFF ou de la LFP, de tout licencié ou de toutes personne ayant un lien juridique avec les clubs ; et communiquer aux intéressés les résultats du contrôle ;

m) saisir, le cas échéant, la Commission fédérale des agents sportifs pour d’éventuelles poursuites disciplinaires ;

n) assurer la publicité d’un rapport annuel sur le contrôle de l’activité des agents sportifs dans les conditions définies par le Comité exécutif ou le Conseil d’Administration de la LFP suivant le cas ;

o) appliquer les dispositions figurant aux statuts et divers règlements de la FFF et de la LFP pour lesquelles une compétence leur est reconnue dans le cadre du contrôle de l’activité des agents sportifs.

 

ANNEXE 1 : Dispositions obligatoires pour les clubs relatives à la tenue de la comptabilité, aux procédures de contrôle et à la production des documents

 

4. Produire :

a) pour les clubs (association support et société sportive) disputant les Championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 et le Championnat National 1.

[…]

• au moins un mois avant le transfert effectif de propriété des titres (ou, le cas échéant, dans un délai suffisant) en cas de projet de changement de contrôle et, dans tous les cas, à tout moment sur demande, la documentation liée au projet de changement d’actionnaire, devant comprendre a minima en cas de changement de contrôle du club :

• La cartographie actuelle du capital de la société sportive et le montage juridique résultant de la reprise, en remontant la chaîne des participations jusqu’aux actionnaires ultimes ;

• L’acte de cession de parts (Share Purchase Agreement) sous sa forme de projet ou la version définitive, le cas échéant, accompagné de l’acte de garantie d’actif et de passif s’il existe ;

• La lettre d’intention, le projet de pacte d’actionnaires, s’ils existent ;

• Le budget de reprise de la saison en cours et le business plan d’acquisition à 3 ans présentant le schéma d’investissement ;

• La présentation détaillée des flux générés par la reprise affectant le capital, l’endettement (comptes courants, etc.) … ;

• Le rapport de due diligences conduites par le repreneur sur le club, s’il y a lieu ;

• Le rapport d’enquête de moralité indépendante sur le repreneur, si applicable ;

• Les éléments d’information sur la situation du repreneur au regard des incompatibilités prévues par la loi et la réglementation (influence notable, paris sportifs, agent sportif,

TPO, etc.) ;

• Tous autres documents nécessaires à l’accomplissement de la mission de contrôle, qui pourront ainsi être requis, au cas par cas, en sus de cette liste réglementaire.

au plus tard pour le 15 mai pour les clubs disputant les Championnats de Ligue 1, de Ligue 2 et pour les clubs du Championnat National 1 accédant sportivement au Championnat de Ligue 2 et, au plus tard pour le 31 octobre pour les clubs disputant les Championnats de Ligue 1 et de Ligue 2, ainsi que sur demande des Commissions compétentes, l’ensemble des éléments et des documents permettant de justifier  du calcul et des composantes des indicateurs figurant au paragraphe e) de l’article 11 et précisés à l’annexe 3.

 

ANNEXE 3 : Détermination des composantes des indicateurs figurant au paragraphe e) de l’article 11

 

Lors de l’examen de la situation des clubs disputant les Championnats de Ligue 1, de Ligue 2 et des clubs du Championnat National 1 accédant sportivement au Championnat de Ligue 2 (en règle générale au 15 mai et au 31 octobre), les deux indicateurs visés au paragraphe e) de l’article 11 du présent règlement (désignés ratio de Masse Salariale et ratio de Fonds Propres) sont calculés sur la base des éléments figurant au budget du club de la saison sportive au titre de laquelle l’application de mesures est envisagée (ci-après le « Budget »).

 

Lesdits indicateurs sont repris ci-après sous forme de formule et leurs composantes sont précisées par la présente annexe, comme suit :

1. Concernant le ratio de Masse Salariale :

Zone de Texte: Rémunération du personnel et Amortissements des indemnités de mutations de joueurs

Recettes Eligibles

 

 

≤ 70% 

 

a) La Rémunération du personnel est composée des éléments suivants, tels que prévus au Budget :

  • les salaires bruts fixes et variables de tous personnels, avantages en nature, intéressement, participation et charges sociales inclus ; ainsi que
  • les redevances en contrepartie des contrats relatifs à l’exploitation commerciale de l’image des sportifs en application de l’article L222-2-10-1 du Code du sport.

b) Les Amortissements des indemnités de mutations de joueurs s’entendent des dotations aux amortissements et provisions sur indemnités de mutations prévues au Budget.

c) Les Recettes Eligibles s’entendent comme la somme :

 

  • des produits d’exploitation prévus au Budget, et
  • de la moyenne la plus élevée entre :

○ la moyenne des plus-values sur mutations de joueurs des trois derniers exercices clos, ou

○ la moyenne des plus-values sur mutations de joueurs réalisées lors de l’exercice en cours et des deux derniers exercices clos.

 

2. Concernant le ratio de Fonds Propres :

 

Zone de Texte: Fonds Propres
Passif Eligible

  100%

 

 

a) Les Fonds Propres sont composés des éléments suivants :

  • les capitaux propres tels qu’inscrits au bilan de la saison précédant celle du Budget, hors subventions d’investissements et réévaluations libres d’actifs ; ainsi que
  • les comptes courants d’associés figurant dans les comptes du club au jour de l’examen du Budget,  bloqués a minima pour la durée de la saison budgétaire concernée.

b) Le Passif Eligible est composé des éléments suivants, déduction faite de la trésorerie :

  • la dette financière et toutes autres dettes non courantes, telles qu’inscrites au bilan de la saison précédant celle du Budget, à l’exception des dettes attribuables au financement des infrastructures et des dettes sur indemnités de mutations de joueurs ; ainsi que 

les comptes courants d’associés non bloqués figurant dans les comptes du club au jour de l’examen du Budget.

 

Date d’effet : 15.05.2020 au titre de la Saison 2020/2021. Toutefois, la modification du paragraphe i) de l’article 11 entrera en vigueur le 15.05.2022 au titre de la saison 2022/2023.

 

 

 

Je vous remercie pour la LFP qui va pouvoir instaurer ce nouveau contrôle sachant que les sanctions qui pourraient être appliquées par rapport à ces nouveaux indicateurs ne le seront qu’en 2022-2023. Les clubs ont donc le temps d’atterrir par rapport à cette nouvelle disposition.

Je ne pouvais pas faire plus court, je vous remercie de votre attention et je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année et comme disent nos amis corses « Pace è Salute ».

Des applaudissements saluent l’intervention de Jean LAPEYRE.

VIII.2-  Règlement des compétitions nationales

M. Christophe DROUVROY, directeur des Compétitions nationales de la FFF

Bonjour à tous.

Trois textes sont soumis à votre approbation Je vais insister sur quelques éléments qui me semblent très importants pour la bonne compréhension puisque vous allez le voir notamment avec le premier texte qui vous est soumis, on arrive à la touche finale d'un processus que vous avez déjà validé à plusieurs occasions puisqu’il s’agit de la création du championnat national des féminines en U19.

„        Règlement du championnat national féminin U19

Vous savez que vous avez déjà voté le format de cette compétition par votre assemblée. La rédaction du texte de cette formule est soumise à votre approbation.

Un petit rappel : on a gardé cette formule dynamique en deux étages dans ce format. D’abord une première phase où on va essayer de garder des groupes géographiques et une deuxième phase où on va dégager parmi les clubs, l'élite, c’est-à-dire les six meilleurs clubs pour la phase finale ; et une phase Excellence où les clubs seront regroupés en trois groupes.

Un petit point sur le code couleur. Pour la phase Élite, seront bien évidemment qualifiés les quatre premiers de chaque groupe et la case orange ou jaune fera l’objet d’un barrage pour désigner les deux dernières équipes qui s’ajouteront à ce groupe de six.

Enfin, le dernier code couleur concernant les six équipes indiquées en rouge désigne celles qui seront rétrogradées à l'issue de la saison.

Bien évidemment, a été mis en place une phase d'accession en provenance de vos championnats de ligue puisque dans la mesure où la Ligue Corse n’est toujours pas éligible à l’accession pour cette compétition, le calcul est très simple : 12 ligues vont candidater et donc 12 clubs issus de vos championnats U18 féminins se rencontreront en match aller/retour. Seront dégagées six équipes qui seront promues dans ce nouveau championnat fédéral féminin U19.

Juste pour noter au procès-verbal, j’insiste sur quelques points de rédaction -et merci à ceux qui ont pris le temps de regarder en détail la rédaction. Nous allons corriger deux points.

Le premier concerne l’encadrement sur les bancs des équipes puisque nous avons besoin juste de renvoyer au Statut des éducateurs, il y avait une coquille sur ce point.

Et à l’instant, on vient de me faire part d’un petit souci sur la rédaction de la rétrogradation des équipes au niveau régional. Donc, là aussi, on va juste modifier la rédaction pour que ce soit beaucoup plus clair.

Je ne sais pas si vous avez des questions. Une fois encore, c’est un format qui a déjà été validé par l’Assemblée fédérale et je vous propose donc de valider la formule rédigée de cette compétition.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Le règlement du championnat national féminin U19 est adopté à 92,08 % des voix

Je vous remercie.

 

REGLEMENTS DES COMPETITIONS NATIONALES

 

 

 

CREATION DU CHAMPIONNAT NATIONAL FEMININ U19

 

 

PREAMBULE

 

La Fédération Française de Football (FFF) et la Ligue du Football Amateur (LFA) sont organisatrices du CHAMPIONNAT NATIONAL FEMININ U19 composé de 24 équipes.

 

Article 1 - TITRE ET CHALLENGE

 

Titre et challenges :

 

Un challenge est attribué au champion de l’épreuve.

Cet objet d’art reste la propriété de la FFF. Il est remis en garde, à l’issue de l’épreuve, à l’équipe gagnante. Le club tenant en fait retour à ses frais à la Fédération 30 jours avant la dernière journée de la saison suivante. En cas de dégradation, la restauration de l’objet d’art est à la charge du club qui en a la garde.

 

Des médailles sont offertes aux joueuses de l’équipe championne.

 

Droit de propriété de la FFF :

 

Conformément aux dispositions de l’article L333-1 du Code du Sport, la Fédération Française de Football est propriétaire du droit d’exploitation des compétitions qu’elle organise. On entend notamment par droit d’exploitation, sans que cette liste soit limitative, les droits relatifs à la diffusion audiovisuelle des rencontres et ce quel que soit le support (télévision, téléphonie mobile, internet…). Dès lors, aucune exploitation des rencontres de compétitions officielles ne peut s’effectuer sans le consentement préalable et exprès de la Fédération Française de Football.

 

 

 

 

 

Article 2 - MODALITES DE COMPOSITION DU CHAMPIONNAT

 

Les groupes sont constitués par la Commission d’Organisation et homologués par le Bureau Exécutif de la Ligue du Football Amateur (BELFA) au plus tard le 17 juillet, ce qui leur donne un caractère définitif.

 

Au-delà du 17 juillet :

 

A - Lorsqu’un seul et unique club est directement partie au litige, notamment en cas de décision relevant de la compétence de la D.N.C.G., et que son accession ou son maintien est en jeu, seule l’acceptation d’une proposition de conciliation ou le prononcé d’une décision de justice s’imposant à la FFF peut conduire cette dernière à rétablir dans ses droits ledit club, sans pour autant remettre en cause l’accession ou le maintien qui avait été accordé à un club tiers.

Dans cette hypothèse, le BELFA décide, sur proposition de la Commission d’Organisation, du groupe qui comprendra un club supplémentaire au maximum. Au terme de la saison concernée :

  • les modalités d’accession en division supérieure ne sont pas modifiées si un groupe comprend un ou deux clubs supplémentaires ; en revanche le nombre de descentes de ce groupe est augmenté du nombre équivalent de club(s) supplémentaires(s) qui lui avait été attribué.
  • cette ou ces relégations supplémentaires sont successivement répercutées dans les différents niveaux des compétitions nationales sauf lorsque la descente supplémentaire issue de l’application de l’alinéa précédent suffit à combler la place laissée vacante par le club intégré au niveau supérieur en début de saison.
  • lorsqu’un groupe comprend moins d’équipes que prévu par les articles 6 et 7 ci-après, et que l’application de l’alinéa précédent ne permet pas de combler toutes les vacances, il y a alors autant de relégation en moins en division inférieure que d’équipe manquante.

 

B - Lorsque des clubs sont parties au même litige et que leur accession ou leur maintien est en jeu, notamment en cas de décision réglementaire ou disciplinaire impactant le résultat d’un match ayant opposé lesdits clubs ou en cas de contestation du classement final du championnat, seule l’acceptation d’une proposition de conciliation ou le prononcé d’une décision de justice s’imposant à la FFF peut la conduire à rétablir le droit d’accession ou de maintien du club ayant eu gain de cause, en lieu et place du club qui avait bénéficié à tort de ce droit.

Dans cette hypothèse, l’inversion des deux clubs peut donner lieu à une nouvelle répartition entre les groupes géographiques, décidée par le BELFA, sur proposition de la Commission d’organisation.

 

Article 3 - COMMISSION D’ORGANISATION

 

La Commission d’Organisation est chargée de l’organisation de l’épreuve. Ses membres sont nommés par le Comité Exécutif sur proposition du BELFA.

 

Article 4 - DÉLÉGATION DE POUVOIR

 

La Commission d’Organisation peut déléguer certaines de ses compétences à sa formation restreinte ou aux ligues régionales pour les dispositions à prendre dans le cadre du déroulement des matchs programmés sur leur territoire.

Article 5 - Principes généraux relatifs à la composition dU championnat nationaL FEMININ U19

 

Lorsque le nombre total des clubs devant composer le championnat la saison suivante est inférieur au nombre de clubs devant y figurer, le ou les clubs supplémentaires appelés à combler les places vacantes sont repêchés parmi ceux qui occupaient les places de relégation de ce niveau de compétition. Ce repêchage se fait selon les modalités spécifiques de la compétition. L’équipe classée dernière de son groupe (ou de son championnat) est reléguée sans possibilité de repêchage. Les équipes ayant fait l’objet d’une exclusion ou d’un forfait général ne sont pas repêchées.

 

1) Accession

 

  1. Sauf dispositions particulières contraires, au terme d’un championnat de niveau national et de niveau supérieur de ligue, il y a au moins une accession par groupe ou par division.

De ce fait, lorsqu’une équipe classée première d’un groupe ou d’une division est empêchée d’accéder au niveau supérieur ou y renonce pour quelque raison que ce soit, c’est l’équipe suivante dans l’ordre du classement de ce groupe ou de cette division qui accède au niveau supérieur et ainsi de suite si la ou les équipes suivantes ne peuvent accéder.

Ce principe ne s’applique pas lorsqu’une disposition prévoit expressément que ne sont prises en compte que les équipes ayant obtenu un classement défini (Exemple : lorsque les équipes sont désignées parmi celles exclusivement classées deuxième, si l’équipe classée deuxième ne peut accéder, elle n’est pas remplacée par celle classée troisième du même groupe ou de la même division).

 

  1. Dans les dispositifs suivants traitant des accessions, sont nommées « équipes » celles répondant aux critères d’accession propres à chaque compétition.

 

  1. Avant le 30 juin, tout club refusant l’éventualité d’une accession au niveau supérieur pour la saison suivante doit en faire la déclaration auprès de la FFF par courrier recommandé. Les clubs qui refusent leur accession après cette date sont pénalisés d’une sanction financière dont le montant est fixé par la commission d’organisation et ne peuvent prétendre à une accession à l’issue de la saison suivante. Les clubs n’ayant pas procédé à cette déclaration sont considérés comme acceptant le principe d’une accession au niveau supérieur la saison suivante ainsi que toutes les conséquences qui en découlent.

 

  1. Aucun club ne peut engager plus d’une équipe à un même niveau de compétition.

 

2) Rétrogradation

 

L’équipe reléguée est reversée dans un championnat de sa Ligue d’appartenance 

 

Un club refusant avant le 30 juin sa participation à l’épreuve dans laquelle il s’est maintenu sportivement est rétrogradé et l’équipe remise à disposition de sa Ligue d’appartenance.

 

Article 6 - LE CHAMPIONNAT NATIONAL FEMININ U19

 

Pour la saison 2020-2021 :

 

Les 24 équipes qualifiées pour disputer le Championnat National Féminin U19 sont :

 

  1. les 6 équipes de la Phase Elite du Challenge National Féminin U19 de la saison 2019-2020.

 

  1. les 12 équipes classées de la 1ère à la 3ème place incluse dans chacun des 4 groupes de la Phase Excellence du Challenge National Féminin U19 de la saison 2019-2020.

 

  1. les 6 équipes issues de la Phase d’Accession Nationale U19 de la saison 2019-2020.

 

d)    le cas échéant, et jusqu’à la date du 17 juillet, les équipes nécessaires pour atteindre le nombre de 24 équipes participantes seront choisies parmi celles classées 4ème des 4 groupes de la Phase Excellence du Challenge National Féminin U19 de la saison 2019-2020 et départagées selon les critères ci-après :

1. le nombre de points obtenus dans les rencontres Aller et Retour qui ont opposé dans chaque groupe l’équipe classée 4ème avec les cinq autres équipes classées aux 1ère, 2ème, 3ème ,5ème et 6ème place,

2. En cas d’égalité, il est tenu compte de la différence entre les buts marqués et les buts concédés sur la Phase 2 Excellence (y compris les buts comptabilisés à la suite d’un forfait ou d’un match perdu par pénalité).

3. En cas de nouvelle égalité, il est tenu compte du plus grand nombre de buts marqués.

4. En cas de nouvelle égalité, est retenu le club ayant le moins de pénalité au titre du Carton Bleu.

5. En cas de nouvelle égalité, un tirage au sort départage les équipes.

 

A partir de la saison 2021-2022 :

 

Les 24 équipes qualifiées pour disputer le Championnat National Féminin U19 sont :

 

  1. les 6 équipes de la Phase Elite du Championnat National Féminin U19 de la saison précédente.

 

  1. les 12 équipes classées de la 1ère à la 4ème place incluse dans chacun des 3 groupes de la Phase Excellence du Championnat National Féminin U19 de la saison précédente.

 

  1. les 6 équipes issues de la Phase d’Accession Nationale U19 de la saison précédente.

 

d)    le cas échéant, et jusqu’à la date du 17 juillet, les équipes nécessaires pour atteindre le nombre de 24 équipes participantes seront choisies parmi celles classées 5ème des 4 groupes de la Phase Excellence du Championnat National Féminin U19 de la saison précédente et départagées selon les critères ci-après :

1. le nombre de points obtenus dans les rencontres Aller et Retour qui ont opposé dans chaque groupe l’équipe classée 5ème avec les quatre autres équipes classées immédiatement avant elle.

2. En cas d’égalité, il est tenu compte de la différence entre les buts marqués et les buts concédés (y compris les buts comptabilisés à la suite d’un forfait ou d’un match perdu par pénalité).

3. En cas de nouvelle égalité, il est tenu compte du plus grand nombre de buts marqués.

4. En cas de nouvelle égalité, est retenu le club ayant le moins de pénalité au titre du Carton Bleu.

5. En cas de nouvelle égalité, un tirage au sort départage les équipes.

 

Article 7 - RETROGRADATIONS

 

Les clubs classés aux deux dernières places dans chacun des 3 groupes du Championnat National Féminin U19, à l’exception du ou des club(s) maintenu(s) par application du paragraphe d) de l’article 6 du présent règlement, sont remis à disposition de leur ligue respective.

Article 8 - SYSTÈME DE L’ÉPREUVE

 

L’épreuve se dispute en deux phases successives :

 

  • Phase 1 : les 24 équipes sont réparties en quatre groupes de 6 équipes et se rencontrent par match aller/retour.

 

  • Phase 2 :

1. Le niveau « Elite » est composé de 6 équipes qui se rencontrent par match aller/retour dans un groupe unique :

a) les 4 équipes ayant terminé à la première place de leur groupe en Phase 1

b) les 2 équipes vainqueurs du barrage ayant opposé les quatre équipes classées 2ème de leur groupe en Phase 1

2. Le niveau « Excellence » est composé de 18 équipes qui se rencontrent par aller /retour réparties en trois groupes de six :

a) les 16 équipes ayant terminé aux 3ème, 4ème, 5ème et 6ème places au classement de leur groupe de la Phase 1

b) les 2 équipes perdantes du barrage ayant opposé les quatre équipes classées 2ème de leur groupe en Phase 1

 

Système des Phases 1 et 2

 

  1. Les clubs se rencontrent par matchs aller et retour.

 

  1. Dans cette compétition le classement se fait par addition de points.

Les points sont comptés comme suit :

  • match gagné                                                3 points
  • match nul                                                     1 point
  • match perdu                                                 0 point
  • match perdu par pénalité ou par forfait        Retrait d’1 point

 

3. En cas de match perdu par pénalité, le club adverse obtient le gain du match dans les cas suivants :

  1. s’il avait formulé des réserves conformément aux dispositions des articles 142 ou 145 des Règlements Généraux et qu’il les avait régulièrement confirmées,
  2. s’il s’agit d’une des infractions qui permettent l’évocation par la Commission compétente, dans les conditions fixées par les dispositions de l’article 187.2 des Règlements Généraux.
  3. décisions prises par la Commission Fédérale de Discipline ou la Commission d’Organisation.

 

Il bénéficie du maintien des buts marqués au cours de la partie, buts dont le nombre est en tout état de cause fixé à un minimum de 3.

Les buts marqués au cours de la rencontre par l’équipe du club fautif sont annulés.

 

Dans le cas où la perte du match intervient à la suite d’une réclamation formulée dans les conditions fixées par l’article 187.1 des Règlements Généraux :

  • le club réclamant ne bénéficie pas des points correspondant au gain du match,
  • il conserve le bénéfice des points acquis et des buts marqués lors de la rencontre,
  • les buts marqués au cours de la rencontre par l’équipe du club fautif sont annulés.

 

  1. Un match perdu par forfait est réputé l’être par 3 buts à 0.

 

Système du barrage

 

A l’issue de la Phase 1, un barrage oppose les 4 équipes classées 2ème de leur groupe.

Les matchs de barrage se jouent en un seul match. En cas d’égalité à la fin du temps réglementaire, les équipes sont départagées par l’épreuve des tirs au but.

Les matchs se jouent sur le terrain des deux meilleures équipes classées 2ème départagées selon les critères ci-après :

1. le nombre de points obtenus dans les rencontres Aller et Retour qui ont opposé dans chaque groupe l’équipe classée 2ème avec les quatre autres équipes classées 1ère, 3ème, 4ème et 5ème de leur groupe de la Phase 1.

2. En cas d’égalité, il est tenu compte de la différence entre les buts marqués et les buts concédés (y compris les buts comptabilisés à la suite d’un forfait ou d’un match perdu par pénalité).

3. En cas de nouvelle égalité, il est tenu compte du plus grand nombre de buts marqués.

4. En cas de nouvelle égalité, est retenu le club ayant le moins de pénalité au titre du Carton Bleu.

5. En cas de nouvelle égalité, un tirage au sort départage les équipes.

 

Les deux matchs de barrage sont tirés au sort par la Commission d’Organisation.

 

Article 9 - REGLES DE DEPARTAGE

 

En cas d’égalité de points, le classement des clubs participant à un même groupe est établi de la façon suivante :

  1. En cas d’égalité de points par l’une quelconque des places, il est tenu compte, en premier lieu, du classement aux points des matchs joués entre les clubs ex æquo.
  2. En cas d’égalité de points dans le classement des matchs joués entre les clubs ex æquo, ils sont départagés par la différence entre les buts marqués et les buts concédés par chacun d’eux au cours des matchs qui les ont opposés.
  3. En cas d’égalité de différence de buts entre les clubs ayant le même nombre de points, est classé d’abord le club qui aura la plus grande différence entre les buts marqués et les buts concédés au cours de l’ensemble des matchs du groupe.
  4. En cas d’égalité de points et de différence de buts, est classé d’abord le club qui aura marqué le plus grand nombre de buts au cours de l’ensemble des matchs de groupe.
  5. En cas d’égalité du nombre de buts marqués, est classé d’abord le club qui aura marqué le plus grand nombre de buts au cours des matchs joués à l’extérieur.
  6. En cas d’égalité du nombre de buts marqués à l’extérieur, on tiendra compte du meilleur résultat au CARTON BLEU.
  7. En cas de nouvelle égalité, il est procédé à un tirage au sort par la Commission d’Organisation.

 

Article 10 - EXCLUSION, FORFAIT GENERAL, MISE HORS COMPETITION, DECLASSEMENT,  LIQUIDATION JUDICIAIRE

 

Lorsqu’ en cours d’épreuve, un club est exclu du Championnat, déclaré forfait général, mis hors compétition, et déclassé, il est classé dernier et comptabilisé comme tel.

 

- Si une telle situation intervient avant les trois dernières journées de la Phase auquel le club concerné participe, tous les buts pour et contre et les points acquis lors des matchs contre ce club sont annulés.

 

- Si une telle situation intervient au cours des trois dernières journées de la Phase auquel le club concerné participe, les buts pour et contre et les points acquis lors de tous les matchs joués restent acquis, les matchs non encore disputés, sont donnés gagnés au club adverse sur le score de 3-0.

 

Il est généralement fait application des dispositions de l’article 130 des Règlements Généraux, sans préjudice des sanctions complémentaires pouvant être prises par la Commission d’Organisation.

En cours de saison, la liquidation judiciaire d’un club, au sens de l’article 234 des Règlements Généraux de la FFF, emporte, entre autres, l’exclusion de l’ensemble de ses équipes participant aux compétitions nationales.

 

Article 11 - TITRE DE CHAMPION DE France FEMININ U19

 

 

Le titre de « Champion de France Féminin U19 » est attribué à l’équipe classée première du classement de la Phase 2 Elite.

 

Article 12 - DURÉE DES RENCONTRES

 

Un match dure 90 minutes, deux périodes de 45 minutes entrecoupées d’une pause de 15 minutes.

 

Article 13 - HORAIRES ET CALENDRIER

 

1) Horaires:

 

Pour l’ensemble du Championnat, l’horaire de la rencontre est fixé en principe le dimanche à 15h00, sauf dérogation accordée par la Commission ou lever de rideau.

 

En période hivernale (15 novembre - 21 mars), les matchs en diurne ont lieu le dimanche à 14h30.

Les coups d’envoi des matchs des deux dernières journées de chaque Phase sont fixés le même jour à la même heure. A l’appréciation de la Commission, il peut être dérogé pour les matchs ne présentant aucun enjeu pour les accessions et les relégations.

 

2) Calendrier :

 

Le calendrier de la saison fixe les dates des journées de championnat. Il est arrêté par le Comité Exécutif sur proposition de la Commission accompagnée de l’avis favorable du BELFA. La Commission fixe les matchs remis ou à rejouer. Elle a la faculté de les fixer en semaine.

Les rencontres télévisées sont fixées par la Commission qui peut les décaler d’un ou de plusieurs jours. Ces rencontres sont affichées au moins trois semaines avant la date retenue.

 

La Commission d’Organisation peut, en cours de saison, reporter ou avancer toute journée de Championnat afin d’assurer la régularité de la compétition.

 

Le calendrier des rencontres est affiché sur le site de la FFF huit jours au moins avant la date prévue, et ne peut plus être modifié, sauf cas exceptionnel apprécié par la Commission d’Organisation.

 

Il est alors communiqué aux intéressés, selon les modalités en vigueur pour la compétition concernée.

 

Lorsque, pour une cause relevant de l’appréciation de la Commission d’Organisation, un club se trouve amené par la suite à solliciter un changement de date ou une inversion de match, la demande ne peut être examinée qu’à la condition d’avoir été formulée 15 jours au moins avant la date fixée pour le match, et accompagnée de l’accord du club adverse.

Article 14 - INSTALLATIONS SPORTIVES

 

  1. Les terrains et installations sportives doivent satisfaire aux dispositions légales et règlements fédéraux en vigueur.

 

  1. Ces installations sportives doivent répondre aux exigences fixées par le cahier des charges relatif à la sécurité des rencontres de championnats figurant en annexe.

 

  1. Si un club désire jouer sur l’installation classée d’un autre club de sa ligue régionale, il doit fournir une autorisation écrite du propriétaire des installations, et obtenir l’accord de la Commission, après avis de la CFTIS.

 

  1. Les clubs qui mentionnent des installations sportives sur leur engagement doivent en avoir la jouissance à toutes les dates prévues et à prévoir au calendrier de l’épreuve.

 

  1. En cas d’indisponibilité d’une installation sportive déclarée, le calendrier ne peut être modifié, les clubs devant, dans ce cas, disposer d’un terrain de remplacement répondant aux exigences de la compétition. Toutes les dispositions devront être prises à l’avance par le club organisateur, sous peine de sanction pouvant aller jusqu’à la perte du match. L’utilisation de l’installation sportive autre que celle déclarée et validée par la Commission d’Organisation ne pourra se faire qu’après accord de cette dernière, sur avis de la CFTIS.

 

  1. Pour l’application de l’article 143 des Règlements Généraux, il ne pourra être formulé de réserves au sujet des installations sportives que 45 minutes au plus tard avant l’heure officielle du coup d’envoi du match.
  2. Le club qui reçoit est l’organisateur de la rencontre, et prend en charge toutes les obligations qui en découlent.

 

  1. Les matchs de championnat peuvent être précédés d’un match autorisé par les ligues régionales (sauf lever de rideau de niveau national).

 

  1. Le délégué officiel et l’arbitre du match ont, en cas d’intempéries, toute liberté d’interdire ou d’interrompre les rencontres préliminaires.

 

  1.  A défaut de respecter l’une des dispositions susvisées, une amende, dont le montant est fixé par la Commission d’Organisation est infligée au club fautif.

 

  1. Les engagements dans le Championnat National Féminin U19 ne peuvent être acceptés que si les clubs candidats disposent pleinement des installations suivantes : une installation classée par la FFF en niveau 1, 2, 3, 4, 5, 1sye, 2sye, 3sye, 4sye, 5sye.

 

Article 15 - TERRAINS IMPRATICABLES

 

1. Lorsqu’il apparaît certain que le terrain sera impraticable le club recevant informe par écrit la Fédération et sa ligue régionale, au plus tard la veille du match.

 

Les circonstances de cette impraticabilité sont vérifiées par tout moyen et la Fédération procède au report lorsqu’il s’impose du fait des conditions climatiques ou par un arrêté municipal de fermeture de l’installation.

Lorsque l’impraticabilité ne peut être constatée, et faute d’arrêté municipal de fermeture, seul l’arbitre a autorité pour déclarer le terrain impraticable.

2. Toute décision de report de match est affichée sur le site internet de la Fédération (www.fff.fr) à 16h30 au plus tard, la veille de la rencontre.

 

Passé ce délai, toute décision de report est, en sus de l’affichage précité, notifiée aux clubs et officiels intéressés par tout moyen.

 

3.   Un match qui a eu un commencement d’exécution, et au cours duquel la durée totale de ou des interruption(s) est supérieure à 45 minutes, en raison d’intempéries, est définitivement arrêté par décision de l’arbitre.

     

  1. En cas de brouillard ou brume, un match ne peut avoir lieu ou se poursuivre que dans la mesure où la vision de celui-ci par tous les spectateurs est suffisante, à l’appréciation de l’arbitre après avis du délégué. L’arbitre retarde alors le début ou la reprise du match au maximum de 45 minutes.

 

Article 16 - MATCH INTERROMPU POUR CAUSE D’INTEMPERIES

  1. Lorsqu’un match fixé le vendredi ou le samedi est remis sur place ou lorsque son coup d’envoi est retardé de plus de 45 minutes en raison d’intempéries, il est remis dans la mesure du possible au lendemain à 14h30 sauf s’il est acquis que les conditions climatiques ne s’amélioreront pas.

 

  1. Si la rencontre est arrêtée avant la seconde période, elle se joue le lendemain en diurne. Si la rencontre est arrêtée en seconde période, elle est jouée à une date ultérieure. Les matchs impliquant une équipe de la ligue Corse ne sont pas systématiquement concernés par cette mesure, en raison des éventuels impératifs liés au déplacement.

 

  1. En cas de non-respect de ces dispositions, la Commission appréciera au cas par cas les motifs de leur non-exécution.

 

Article 17 - NOCTURNES

 

  1. Les rencontres en nocturne ne peuvent avoir lieu que sur des terrains dont les installations sont classées par la FFF en niveau E1, E2, E3, E4 ou E5.

 

  1. Pour toute panne ou ensemble de pannes, sauf cas de force majeure, la responsabilité du club organisateur est engagée.

       La présence d’un technicien en installation d’éclairage pour nocturnes, capable d’intervenir immédiatement, est obligatoire.

Lorsqu’une panne ou plusieurs pannes des installations d’éclairage pour nocturne entraînent le retard du coup d’envoi ou une ou plusieurs interruptions d’une rencontre, d’une durée cumulée de plus de 45 minutes, l’arbitre doit définitivement arrêter celle-ci, la Commission d’Organisation ayant alors à statuer sur les conséquences de cet incident.

 

Article 18 - MATCH JOUÉ EN LEVER DE RIDEAU

 

  1. Le club organisateur est invité à prendre toutes dispositions pour mener à bien le lever de rideau, et prévoir un terrain de repli en cas de difficultés possibles (mauvaises conditions atmosphériques, terrain en mauvais état, etc.).

 

  1. Lorsqu’un match, autorisé à se disputer en lever de rideau la veille au soir de la date fixée au calendrier, ne peut avoir lieu, en raison d’intempéries soudaines, il est remis au lendemain, en diurne, comme initialement fixé au calendrier, sous réserve de l’accord des deux clubs.

 

  1. Si ce lever de rideau est interrompu par décision de l’arbitre, les dispositions suivantes sont prises si la partie est arrêtée :
  • en première période ou pendant la mi-temps : la rencontre sera jouée le lendemain en diurne, sous réserve de l’accord des deux clubs
  • en seconde période : la rencontre sera jouée à une date que fixera la Commission.

 

Article 19 - NUMERO DES JOUEUSES ET COULEURS DES ÉQUIPES

 

  1. Les clubs sont tenus de faire porter à leurs joueuses des maillots comportant le logo de l’épreuve à laquelle ils participent.

A une date fixée par la Commission d’Organisation, les clubs sont informés de la possibilité de faire porter ou non à leurs joueuses des maillots fournis par la FFF. Lorsqu’un club fait le choix de faire porter à ses joueuses les maillots fournis par la FFF, il s’engage à les faire porter à tous les matchs de championnat, et ce jusqu’au terme de la saison.

       En cas d’infraction à ces dispositions, des sanctions pourront être prononcées par la Commission d’Organisation, conformément aux dispositions de l’article 200 des Règlements Généraux.

 

  1. Le numéro au dos des maillots est d’une hauteur minimum de 20cm, maximum de 25cm, et d’une largeur minimum de 3cm, maximum de 5cm.

 

  1. Les joueuses débutant la rencontre doivent être numérotées de 1 à 11, les remplaçantes étant obligatoirement numérotées de 12 à 16 au maximum, le numéro 16 étant obligatoirement réservé à la gardienne de but remplaçante.

 

  1. La capitaine de chaque équipe doit porter un brassard apparent d’une largeur n’excédant pas 4cm, et d’une couleur contrastant avec son maillot.
  2. Si les couleurs indiquées dans leur demande d’engagement prêtent à confusion, le club visiteur devra utiliser une autre couleur.

 

  1. Pour parer à toute demande de l’arbitre ou autre nécessité, les clubs recevants doivent avoir à leur disposition avant chaque match, un jeu de maillots numérotés de 1 à 16, sans publicité, d’une couleur différente de la leur, qu’ils prêteront aux joueuses de l’équipe visiteuse. Ces maillots devront être en bon état et adaptés aux conditions météorologiques de la saison.

 

  1. Sur terrain neutre, les deux clubs doivent disposer d’un second jeu de maillots. Le club le plus récemment affilié devra changer ses couleurs.

 

  1. Les gardiennes de but doivent porter un maillot d’une couleur les distinguant nettement des autres joueuses et des arbitres. Pour parer à toute demande de l’arbitre ou du délégué, les gardiennes de but doivent avoir à leur disposition deux maillots de couleurs différentes.

 

  1. Les clubs ne peuvent pas modifier les couleurs de leurs équipements en cours de saison.

 

  1. Nonobstant les éventuelles sanctions sportives, la non-application du présent article est passible d’une amende dont le montant est fixé par la Commission d’Organisation.

 

Article 20 - BALLONS

  1. L’équipe recevante fournit le ballon du match, sous peine de match perdu. Elle doit en proposer plusieurs à l’arbitre.

 

  1. Sur terrain neutre, le club organisateur et les équipes doivent présenter chacun un ballon réglementaire. L’arbitre choisit celui du match.

 

  1. Lorsque les ballons sont fournis par la FFF, les clubs sont tenus de les utiliser.

 

Article 21 - RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX - QUALIFICATIONS  

 

  1. Les dispositions des Règlements Généraux s’appliquent dans leur intégralité.

 

  1. Les joueuses doivent être qualifiées en conformité avec leur statut.
  2. La date réelle de la rencontre est prise en considération pour toutes les dispositions relatives à la qualification des joueuses et à l’application des sanctions.

 

  1. En cas de match à rejouer (et non de match remis), seuls sont autorisées à y participer les joueuses qualifiées au club à la date de la première rencontre.

 

  1. Conformément aux articles 140 et 144 des Règlements Généraux, il peut être procédé au remplacement de 3 joueuses au cours d’un match.

 

  1. Les clubs peuvent faire figurer 16 joueuses sur la feuille de match. Peuvent figurer sur la feuille de match cinq remplaçantes dont une gardienne de but.

 

7. Au cours d’une même saison, les joueuses ne peuvent participer au championnat que pour un seul club.

 

8. Avant chaque rencontre, les arbitres procèdent à un contrôle des licences et vérifient l’identité des joueuses, selon les modalités fixées à l’article 141 des Règlements Généraux.

 

9. Tout club a la possibilité de poser des réserves qui, pour être recevables, doivent être émises et confirmées selon les dispositions des articles 141, 142 et 143 des Règlements Généraux. Par ailleurs, des réclamations peuvent être formulées conformément aux dispositions de l’article 187 alinéa 1 des Règlements Généraux.

 

10. Pour le Championnat National U19, le nombre total de joueuses étrangères non ressortissants de l’union européenne (U.E) ou de l’Espace Economique Européen (E.E.E) ou de pays ne disposant pas d’accord d’association ou de coopération avec l’Union Européenne (U.E.) inscrits sur la feuille de match ne peut excéder deux.

 

11.  Les joueuses doivent être licenciées U19F, U18F et U17F avant le 1er février de la saison en cours.

 

Les joueuses licenciées U16F peuvent également participer à condition d’y être autorisées médicalement dans les conditions de l’article 73.1 des Règlements Généraux de la FFF.

 

Article 22 - ARBITRE ET ARBITRES ASSISTANTS

  1. DESIGNATIONS

 

  1. Pour l’ensemble du championnat, les arbitres et arbitres assistants sont désignés par la Direction Technique de l’Arbitrage ou, par délégation de celle-ci, par la Commission Régionale de l’Arbitrage de la ligue concernée.
  2. Lors d’une rencontre opposant des clubs d’une même ligue, l’arbitre peut appartenir à cette ligue, mais si possible à un district neutre.
  3. Lorsque les clubs appartiennent à deux ligues différentes, l’arbitre désigné doit en principe appartenir à une ligue neutre.
  4. Les arbitres assistants appartiennent, si possible, à un district neutre de la ligue du club visité.

 

  1. ABSENCE

 

  1. En l’absence de l’arbitre central, celui-ci sera remplacé par l’arbitre assistant de la plus haute catégorie ou le plus ancien dans la même catégorie.
  2. En cas d’absence ou de blessure d’un arbitre assistant, la DTA fera appel par tout moyen à un autre arbitre officiel. A défaut, il sera procédé au tirage au sort entre deux dirigeants licenciés présentés par les clubs en présence.

 

  1. CONTROLE DES INSTALLATIONS

 

L’arbitre doit visiter le terrain de jeu 1h00 avant le match.

 

L’arbitre pourra à cette occasion ordonner, le cas échéant, de prendre les dispositions utiles pour la régularité du jeu.

 

IV.  RAPPORT

 

Lors de chaque rencontre, l’arbitre doit établir un rapport et le transmettre à la FFF dans les 24 heures ouvrables suivant la rencontre.

 

Article 23 - ENCADREMENT DES EQUIPES - DISCIPLINE

  1. Le club recevant doit notamment désigner un commissaire au terrain, qui se tient à proximité immédiate de l’aire de jeu à la disposition des officiels.

 

  1. La présence sur le banc de touche est strictement réservée pour chaque club en présence à : un dirigeant – un entraîneur – un entraîneur adjoint – un médecin – un assistant médical – les joueuses remplaçantes ou les joueuses remplacées, les uns et les autres en survêtement.

 

  1. Les équipes sont obligatoirement encadrées par deux dirigeants majeurs, responsables, désignés par le club.

 

  1. La composition des équipes devra être affichée sur un panneau, à la diligence du club recevant, en un lieu accessible aux journalistes, sous peine d’une amende dont le montant est fixé par la Commission d’Organisation.

 

  1. Toute équipe doit être encadrée par un éducateur répondant aux obligations du Statut des Educateurs. Un éducateur diplômé doit prendre place sur le banc de touche et être mentionné à ce titre sur la feuille de match.
  2. A défaut de satisfaire aux exigences des deux alinéas précédents, une sanction pouvant aller jusqu’au retrait de points pourra être infligée au club fautif.

 

  1. Les questions relatives à la discipline des joueuses, éducateurs, dirigeants, supporters ou spectateurs à l’occasion de la rencontre sont jugées, en premier ressort, par la Commission Fédérale de Discipline, conformément au Règlement Disciplinaire en annexe des Règlements Généraux.

 

  1. Dans le cas où un club est astreint de jouer sur un terrain de repli, suite à une sanction sportive ou disciplinaire, ce terrain de repli doit être situé à 50 kilomètres au moins de la ville du club sanctionné, et être proposé 15 jours avant la date de la rencontre, avec l’accord du propriétaire des installations, à la Commission d’Organisation par le club fautif, sous peine de match perdu par pénalité.

 

Article  24 - FORFAIT

 

  1. Un club déclarant forfait doit en aviser son adversaire, sa ligue régionale et la Commission d’Organisation de toute urgence, par écrit et au moins 5 jours à l’avance, sans préjuger des pénalités fixées par la Commission d’Organisation.

 

  1. Si un club ne peut présenter son équipe sur le terrain à l’heure fixée, en raison de circonstances exceptionnelles dûment constatées, et alors que toutes les dispositions ont été prises pour arriver au lieu de la rencontre en temps utile, le délégué et l’arbitre, jugent si le match peut se jouer. En tout état de cause, tout doit être mis en œuvre pour que la rencontre puisse se dérouler.

 

  1. En cas d’absence de l’une des équipes (ou des deux), celle-ci est constatée par l’arbitre un 1/4 d’heure après l’heure fixée pour le commencement de la partie.

       Les heures de constatation de la ou des absences sont mentionnées sur la feuille de match par l’arbitre.

 

  1. La Commission d’Organisation est seule habilitée à prendre la décision de faire jouer le match, ou de prononcer le forfait si le match ne s’est pas déroulé.

       Une équipe se présentant sur le terrain avec moins de 8 joueuses pour commencer le match est déclarée forfait.

 

  1. Si l'équipe, en cours de partie, se trouve réduite à moins de 8 joueuses, elle est déclarée battue par pénalité.

 

  1. Toute équipe abandonnant la rencontre est considérée comme ayant déclaré forfait sur le terrain. Un club déclarant forfait ne peut organiser ou disputer, le jour où il devait jouer, un match de championnat ou une autre rencontre, sous peine de suspension du club et des joueuses.

 

  1. Tout club déclarant forfait pour un match doit rembourser à son adversaire les frais occasionnés. La Commission juge sur justificatifs de l’indemnité à allouer.

 

  1. Un club déclarant ou déclaré forfait à deux reprises lors d’une Phase est considéré comme forfait général. Lorsque cette situation intervient en cours d’épreuve, il est classé dernier.

Avant les trois dernières journées, les buts pour et contre, ainsi que les points acquis par les clubs continuant à prendre part à l’épreuve à la suite de leurs matchs contre ce club, sont annulés. Passé ce délai, les résultats acquis à l’occasion des matchs disputés sont maintenus, et pour les rencontres restant à jouer, le gain automatique du match par 3 buts à 0 est prononcé.

      Les mêmes dispositions s’appliquent en cas d’exclusion de la compétition.

 

  1. En outre, pour l’ensemble des compétitions, il est fait application des dispositions de l’article 130 des Règlements Généraux de la F.F.F., sans préjudice des sanctions complémentaires susceptibles d’être infligées au club fautif par la Commission d’Organisation.

 

Article  25 - HUIS CLOS

 

  1. Lors d’un match à huis clos : sont uniquement admises dans l’enceinte du stade les personnes suivantes, obligatoirement licenciées :
  • 7 dirigeants de chacun des 2 clubs,
  • les officiels désignés par les instances de football,
  • les joueuses des équipes en présence, qui sont inscrites sur la feuille du match,
  • toute personne réglementairement admise sur le banc de touche.

Sont également admis :

  • les journalistes porteurs de la carte officielle ou d’une accréditation de la saison en  cours,
  • le technicien en installation d’éclairage pour nocturne (le cas échéant),
  • un représentant du propriétaire du stade en capacité d’intervenir sur l’utilisation de l’enceinte.
  1. Dans tous les cas, les clubs organisateurs et visiteur concernés ont l’obligation de soumettre chacun, à l’approbation de la Commission d’Organisation, une liste de personnes (comportant leur identité, numéro de licence ou de cartes et fonctions) susceptibles d’assister au match à huis clos. Ces documents doivent être transmis par écrit, 48 heures au plus tard avant la date de la rencontre.

       La Commission d’Organisation a la possibilité d’accepter, sur demande écrite de l’un ou de l’autre des clubs, lorsque des circonstances particulières l’exigent, certaines personnes dont les fonctions n’ont pas été visées dans la liste précitée.

  1. Si les clubs ne se conforment pas à ces dispositions, le match ne peut avoir lieu, et est donné perdu au club fautif, sans préjudice de sanctions complémentaires.

 

  1. Un club recevant ne peut de sa propre initiative décider de la tenue d’un match à huis clos.

 

Article 26 - FEUILLE DE MATCH

 

La rencontre est traitée sous feuille de match informatisée. Celle-ci doit être clôturée et transmise dans un délai de deux heures suivant le match. En cas d’impossibilité de mettre en œuvre la FMI, une feuille de match papier originale doit être envoyée à la FFF par le club recevant, dans le délai de 24 heures ouvrables après le match.

Le non-respect de ces délais entraîne, à l’encontre du club fautif une amende, dont le montant est fixé par la Commission d’Organisation.

 

Conformément à l’article 139 bis des Règlements Généraux de la FFF, la Commission d’organisation peut sanctionner le club responsable de la non utilisation de la FMI.

 

Article 27 ­- RÉSERVES ET RÉCLAMATIONS

1. Les réserves et les réclamations sur la qualification et/ou la participation des joueuses, effectuées dans les conditions prescrites par les articles 142, 145 et 187.1 des Règlements Généraux, sont adressées à la Commission d’Organisation qui les transmet, pour décision, à la Commission Fédérale des Règlements et Contentieux.

 

  1. Pour toute joueuse visée par des réserves formulées pour fraude, non-respect de la procédure de validation de la licence, prévue par l’article 83 des Règlements Généraux ou de surclassement, la licence concernée est retenue par l’arbitre, qui la fait parvenir aussitôt à la FFF.

 

  1. Les réserves techniques doivent être formulées selon les modalités fixées par l’article 146 des Règlements Généraux. Elles sont examinées par la Direction Technique de l’Arbitrage.

 

Article 28 - APPELS

 

  1. Les appels doivent être interjetés dans les conditions de forme et de délai fixées par l’article 190 des Règlements Généraux.
  2. Toutefois, le délai d’appel est réduit à 2 jours si la décision contestée :
  • porte sur l’organisation ou le déroulement de la compétition,
  • est relative à un litige survenu lors des 3 dernières journées de la compétition,
  • porte sur le classement en fin de saison.

 

  1. Les appels des décisions à caractère disciplinaire relèvent des procédures particulières prévues au Règlement Disciplinaire constituant l’annexe 2 aux Règlements Généraux de la FFF.

 

Article 29 - BILLETTERIE

 

Le club recevant est responsable de la billetterie. Celle-ci doit être conforme aux dispositions légales et établie en respect de la capacité d’accueil du stade déterminée par l’Arrêté d’Ouverture au Public de l’installation sportive où se déroule la rencontre.

 

Le club visiteur bénéficie de 25 invitations.

 

Article 30 - FONCTIONS DU DÉLÉGUÉ

 

  1. La Commission d’Organisation se fait représenter à chaque match par un délégué, désigné par elle ou par la ligue régionale, par délégation.

 

  1. Ce délégué peut être assisté par un ou plusieurs délégués adjoints. La Commission d’Organisation, chaque fois qu’elle le juge nécessaire, missionne un de ses membres dans le cadre d’une rencontre.

 

  1. En cas d’intempéries, le délégué et l’arbitre du match ont toute liberté pour interdire le match de lever de rideau.

      Lorsque ledit match se déroule en lever de rideau, la décision à prendre est de la compétence du délégué officiel ou de l’arbitre de la rencontre principale.

 

  1. Pour l’ensemble des compétitions, en toute hypothèse et, en cas de retard de l’une des équipes en présence, il apprécie en relation avec l’arbitre si la rencontre peut se dérouler.

 

  1. Le délégué est spécialement chargé de veiller à l’application du règlement de l’épreuve et à la bonne organisation de la rencontre.

 

  1. Il vérifie le respect des dispositions relatives à la vente et au contrôle des billets, aux conditions d’accès des porteurs de cartes et d’invitations dans l’enceinte du stade.

 

  1. En accord avec l’arbitre, il décide des mesures à prendre pour assurer la régularité de la rencontre. Il ne doit notamment tolérer sur le banc de touche que les personnes autorisées.
  2. Il s’assure, s’il y a lieu, de l’établissement d’une feuille de recettes et de la mise à jour du bordereau récapitulatif de la billetterie par le club recevant et contrôle les informations qui y sont portées. Ces documents doivent être signés par lui et le représentant du club recevant.

 

  1. Il est tenu d’adresser également à la FFF, dans les 24 heures suivant la rencontre, son rapport, sur lequel sont consignés :
    • les incidents de toute nature qui ont pu se produire
    • les moyens qu’il suggère pour en éviter le renouvellement

 

  1.  En cas d’absence du délégué, ces attributions appartiennent à un dirigeant licencié majeur de l’équipe visiteuse, qui doit se faire connaître auprès de l’équipe recevante. Son nom et son adresse doivent être mentionnés sur la feuille de match. Il ne peut à ce titre prétendre à aucune indemnité.

Article 31 - FRAIS DE DÉPLACEMENT DES OFFICIELS

Les frais de déplacement des arbitres, arbitres assistants et délégués sont pris en charge par la FFF.

 

Les modalités applicables lors des matchs remis au lendemain ou reportés à une date ultérieure sont définies chaque saison par la Commission d’Organisation et la Direction Technique de l’Arbitrage.

 

Article 32 - FRAIS DE DÉPLACEMENT DES ÉQUIPES

 

Les indemnités de frais de déplacement, dont le montant figure en annexe, sont calculées sur la base de la distance par voie routière la plus courte, trajet simple et sont fixées chaque saison par le Comité Exécutif sur proposition du B.E. de la LFA.

 

Lors de l’établissement du calendrier, la Commission d’Organisation établit les devis des frais de déplacement des différentes rencontres et les communique aux clubs qui disposent d’un délai de dix jours à compter de la notification pour faire part de leurs observations.

En cas de litige, la décision est prise en premier ressort par la Commission d’Organisation.

Les frais de déplacement par avion des équipes se déplaçant en Corse, et vice versa, sont pris en charge par la FFF sur la base d’une indemnité forfaitaire allouée par déplacement et dont le montant est fixé chaque année par le Comité Exécutif, sur proposition du BELFA.

Les frais supplémentaires pour l’équipe visiteuse, occasionnés par le report d’un match au lendemain en diurne, peuvent donner lieu au versement d’une indemnité. Son attribution éventuelle, ainsi que son montant, sont fixés par la Commission d’Organisation sur présentation des justificatifs originaux.

Dans le cas où un club est astreint par pénalité à jouer sur terrain neutre, le club pénalisé et réputé « club recevant » devra prendre en charge les frais de déplacement de l’équipe adverse, découlant d’un kilométrage supplémentaire à celui arrêté par la Commission d’Organisation.

Le club recevant prend en charge les frais de location du terrain.

En aucun cas le club pénalisé ne pourra recevoir de frais de déplacement.

Article 33 - MATCH REMIS - JOUEUSES SELECTIONNÉES

Tout club ayant au moins 2 joueuses retenues pour une sélection nationale française ou un stage de sa catégorie de compétition le jour d’une rencontre (à l’exception des stages régionaux) peut demander le report de son match, sous réserve que lesdites joueuses aient participé aux 2 dernières rencontres du Championnat National Féminin U19.

 

Article 34 ­- RESPONSABILITÉ FINANCIÈRE

 

La F.F.F. décline toute responsabilité en ce qui concerne les frais d’organisation propres au club recevant, dans le cadre des matchs du Championnat National Féminin U19. A ce titre, elle ne prendra part à aucun déficit généré par l’une de ses rencontres.

 

 

 

Article 35 - MODALITE DE CALCUL DU CARTON BLEU

  1. Cotation

 

Le club le mieux classé est le club ayant totalisé le minimum de points de pénalité.

En cas d’égalité, ils sont départagés en fonction de leur classement sportif dans leurs groupes respectifs.

En cas de nouvelle égalité, ce sont les points correspondant à ce classement qui interviennent.

 

Les pénalités sont comptabilisées de la façon suivante :

 

  1. Un avertissement : un point, même s’il entraîne la suspension ferme.

 

  1. En cas d’aggravation de la sanction : trois points par match supplémentaire.

 

  1. Une expulsion ayant entraîné un match de suspension automatique : trois points.

 

  1. Pour toute sanction supérieure à un match : trois points par match supplémentaire.

 

  1. 12 points par mois de suspension.

 

Ces pénalités (a à d) sont doublées lorsqu’il s’agit de sanctions infligées, soit à l’éducateur, soit au dirigeant (interdiction de banc etc.).

Ce challenge concerne la phase préliminaire du Championnat.

 

  1. Calcul du carton bleu

 

Un classement Carton Bleu est effectué afin de déterminer le club le mieux classé à l’issue de la compétition.

 

Article 36 - CAS NON PRÉVUS

Les cas non prévus aux présents règlements relèveront de l’appréciation de la Commission d’Organisation compétente.

 


ANNEXE RELATIVE A LA SÉCURITÉ DES RENCONTRES DU CHAMPIONNAT NATIONAL FEMININ U19

 

 

Conformément notamment aux dispositions des articles L.332-1 à L.332-21 du Code du Sport, ainsi que de la loi d’orientation et de sécurité du 21 janvier 1995, l’organisateur de manifestation sportive est responsable de la sécurité des participants ainsi que de celle du public.

 

En sa qualité d’organisateur, les clubs rédiger la déclaration « annuelle » ou « urgente motivée » et la transmet au Maire sur le territoire duquel se déroulent les rencontres concernées (décret n°97.646 du 31 mai 1997). Le club organisateur conserve un exemplaire.

 

Par ce document, le club recevant s’engage à assurer :

  • la sécurité et l’accueil du public dans des conditions satisfaisantes
  • la sécurité des acteurs du jeu : les équipes en présence et les officiels
  • la sérénité de la rencontre
  • la prévention de la violence
  • la synergie entre les partenaires (organisateur - sécurité publique - secours)

 

Pour la réalisation de ces objectifs, les clubs organisateurs procèdent aux démarches énoncées ci-après.

 

Article 1 - SECURITE DE LA RENCONTRE

 

1. La rencontre se déroule dans le respect des dispositions de l’article 2.1b) du Règlement Disciplinaire.

 

Le club recevant met en place un dispositif préventif assurant la sécurité et le bon déroulement du match comprenant l’accueil du public, des officiels et des équipes.

 

Le club recevant désigne un responsable « sécurité » qui a la charge du dispositif préventif de sécurité et se tient à la disposition des officiels.

 

2.  Le club recevant assure la surveillance et la protection des véhicules des officiels et de l’équipe visiteuse par des moyens matériels et/ou humains adaptés à la configuration de l’enceinte sportive concernée.

 

3. L’affichage des numéros de secours et de la permanence médicale (établissements hospitaliers de garde, etc.) ainsi qu’un équipement de première urgence sont obligatoires pour chaque rencontre.

 

4. En l’absence d’un médecin, la présence au bord du terrain d’une personne désignée par le club organisateur titulaire d’un diplôme de secourisme à jour est obligatoire.

 

5. Conformément à la réglementation en vigueur, le club organisateur est également responsable de la mise en place d’un dispositif préventif de secours à personne destiné au public lorsque sa présence est nécessaire.

 

Article 2 - Choix du terrain

 

A. Critères applicables pour tous les matchs de Championnat National Féminin U19

 

1. Le terrain doit être classé en application du règlement des terrains et installations sportives de la FFF

 

2. Le club organisateur doit disposer du dernier Arrêté municipal d’ouverture au public et du dernier Arrêté préfectoral d’homologation (si nécessaire, c'est-à-dire pour les stades de 3000 places assises au moins) en vigueur ainsi que du dernier Procès-Verbal de la Commission de sécurité compétente ayant visité les installations.

Ces documents (au moins l’Arrêté d’ouverture au public et l’Arrêté préfectoral) doivent préciser la capacité du stade en places debout et /ou assises.

Dans l’hypothèse où le stade utilisé serait classé en ERP 5ème catégorie, en application de l’article R.123-19 du Code de la Construction et de l’Habitation, le club concerné doit disposer d’une convention d’utilisation le liant au propriétaire des installations. Ce document doit préciser la capacité d’accueil de ladite installation sportive.

 

3. La capacité d’accueil du stade doit être en adéquation avec l’affluence attendue en raison de l’affiche.

 

4. La configuration du stade doit garantir la sécurité des spectateurs, des acteurs ainsi que la sérénité de la rencontre. A cette fin, le stade doit disposer de :

  1. un accès particulier au stade réservé et sécurisé pour les officiels  et les    équipes ;
  2. un parking réservé et sécurisé pour les joueuses et officiels ;
  3. une aire de jeu exempte de tout danger (notamment dans le cas d’arroseur intégré)
  4. un D.P.S.P (Dispositif Préventif de Secours à Personnes) dimensionné conformément au Référentiel National de la Direction de la Défense et de la Sécurité Civile si nécessaire.
  5. un stade totalement nettoyé de tous gravats, déchets, matériau, disposant de clôtures non détériorées, de tribune(s) en bon état, conforme au règlement incendie, de poubelles vides, etc. ;
  6. un éclairage de sécurité (pour la ou les tribunes) pour les matchs en nocturne ;
  7. si la sonorisation du stade est exigée par la compétition ou existe, il est nécessaire de vérifier la possibilité d’émettre des messages de sécurité et/ou d’alerte parfaitement audibles pour l’ensemble des spectateurs ;
  8. un emplacement cohérent pour les guichets liés à la billetterie et éventuellement des buvettes;
  9. un emplacement cohérent pour les sanitaires réservés au public et ceux réservés aux joueuses et officiels, lesquels doivent être distincts ;
  10. emplacements réservés autour de l’aire de jeu pour le matériel nécessaire à l’extinction d’éventuel(s) article(s) pyrotechnique(s) (seaux en fer comportant du sable situés au-delà de la zone de dégagement) ;
  11. d’un service d’ordre si nécessaire, dont le dimensionnement s’effectue en fonction de l’affiche des matchs, de la configuration des installations et du contexte social de la rencontre (ratio recommandé : 1 stadier / 50 personnes) ;
  12. un Arrêté municipal pour l’interdiction de stationnement ou de circulation si nécessaire ;
  13. voies d’accès et de circulation permettant l’accès des véhicules de secours à l’aire de jeu et aux zones d’observations spectateurs ;
  14. l’affichage de la liste des objets interdits ainsi que celui du règlement intérieur.

 

5.  Le responsable sécurité du club recevant doit être identifié et identifiable par toute personne située dans le stade.

 

B. Critères applicables pour les matchs à risques

 

Ces critères viennent s’ajouter aux éléments décrits ci-dessus et tiennent compte de des enjeux sportifs, des contentieux éventuels entre clubs ainsi que de l’affluence du public.

 

Ainsi :

  1. la mise en place de consignes afin d’assurer la mise en œuvre effective de la liste des objets interdits doit être assurée ;
  2. la sectorisation devient obligatoire dès lors qu’il existe un risque d’antagonisme ;
  3. dans le cas d’une sectorisation visiteur à mettre en place, la configuration du stade doit comporter des sanitaires et une buvette isolés du reste du public ;
  4. l’accès au secteur visiteur doit s’effectuer par une entrée indépendante du stade ;
  5. un parking visiteur réservé et gardé sécurisé, si possible à proximité de l’entrée réservée aux supporters visiteurs doit être mis à leur disposition afin de prévenir tout incident ;
  6. la mise en place d’une signalétique aux abords du stade et dans le stade lui-même doit permettre une bonne orientation du public et une gestion optimale des flux de spectateurs.

 

 


Article 3 - REUNION DE faisabilité préalable à la rencontre

 

Une réunion de faisabilité préalable peut être organisée avec tous les partenaires sécurité : Mairie (Le Maire ou son représentant), le représentant du Préfet (si nécessaire), secours (pompiers, SAMU, etc.), forces de l’ordre (DDSP ou OPP ou leur représentant), représentants FFF et/ ou ligue, un représentant du club adverse.

 

Elle a pour but d’évaluer les risques potentiels générés par la rencontre ou les rencontres concernée(s). Elle est obligatoire dans ces cas et doit être mise en place par le club recevant.

 

Elle doit être consignée sous forme d’un Procès-Verbal rédigé par le club organisateur, lequel précise les solutions mises en œuvre permettant de se conformer à tous les critères mentionnés à l’article 1er A. et B.

 

Si les conclusions de cette réunion laissent apparaître un doute sérieux quant aux conditions de la rencontre, la Commission d’Organisation imposera un terrain de repli ou à huis clos.

 

Article 4 ­- Réunion d’organisation de la rencontre

 

La réunion d’organisation est préconisée pour les matchs à risques. Celle-ci doit être organisée le plus rapidement possible par l’organisateur et au plus tard 8 jours avant la date de la rencontre ou des rencontres concernées.

 

 1. Participent à cette réunion tous les intervenants « sécurité » :

  • le représentant de la Préfecture (dès lors qu’il existe un risque pour l’Ordre Public aux abords du stade)
  • Police / Gendarmerie (officier référent si il y en a un, DDSP, OPP)
  • Pompiers et / ou SDIS
  • Le maire ou son représentant
  • SAMU ou organisme de secours agréé
  • Représentant du club visiteur
  • Représentant de la ligue
  • Le cas échéant, le représentant de la FFF (expert sécurité et/ou représentant de la Commission d’Organisation)

 

2. Ordre du jour :

  • communication de toutes les informations connues relatives au match (date, heure, lieu, équipes…)
  • nombre de spectateurs estimés pour la rencontre
  • nombre de supporters prévus (évaluation la plus précise possible)
  • dispositif d’accueil des arbitres et officiels
  • dispositif d’accueil du public (mesure de contrôle, personnel d’accueil ou non, etc.)
  • mise en place ou non de mesures exceptionnelles (par ex : palpation des spectateurs etc.)
  • signalétique en ville et aux abords du stade, publication d’Arrêtés municipaux  spécifiques au stationnement ou à la circulation, etc.
  • évaluation des effectifs nécessaires des stadiers en complément des effectifs des professionnels de sécurité qui seront présents sur le stade
  • évaluation de l’effectif des forces de l’ordre qui seront susceptibles d’intervenir en cas de nécessité
  • visite du site des installations par les participants à la réunion précitée afin d’effectuer un bilan sur d’éventuels travaux d’adaptation à réaliser (sectorisation, mise en place de filet de protection derrière les buts, etc.)

 

A l’issue de cette réunion, un Procès-Verbal reprenant l’ensemble des éléments énumérés ci-avant doit être rédigé par l’organisateur et transmis aux différents partenaires « sécurité » du match.

 

Si les conclusions de cette réunion laissent apparaître un doute sérieux quant aux bonnes conditions de déroulement de la rencontre, la Commission d’Organisation prendra toutes dispositions nécessaires sur les modalités d’organisation de la rencontre (terrain de repli, huis clos, report…).

 

Date d’effet : saison 2020/2021

 

 

 

 

„        Règle de représentativité championnats nationaux de jeunes + phase d’accession interrégionale futsal

« Les ligues régionales qui se voient dotées d’un second club pour les phases d’accession sont celles ayant un minimum de 50 000 licenciés. »

Je passe au point très pointu ou qui du moins est une règle concernant -et vous savez que c’est de la compétence de l’Assemblée générale- à la fois le format des compétitions nationales mais aussi les modalités d’accession. C’est la raison pour laquelle ce dispositif qui est très pointu vise à déterminer dans les phases d'accession -qui nécessite une phase pour départager les clubs des ligues- les ligues qui ont droit à un second club participant.

On avait mis en place, et vous aviez validé ce principe, des ratios qui permettaient de déterminer quelles étaient les ligues qui avaient deux clubs alors que toutes les autres en avaient un, et il est apparu après deux exercices que ce calcul de ratios donnait trop d’importance notamment à une ligue qui avait très peu de clubs engagés et de licenciés dans la pratique alors que c'était la philosophie du dispositif. Donc, on s’en est expliqué et je remercie tout le monde pour les débats qu'on a eus et la bonne compréhension.

La correction que l’on vous demande de valider permet tout simplement aux ligues qui ont le plus de clubs engagés et le plus de pratiquants dans la discipline, que ce soit le Futsal ou le football féminin, d’avoir un deuxième club. C’est quelque chose qui paraît logique et qui était remonté parmi vos clubs. Je pense qu’il n’y aura pas de débat sur cette question, il faut juste qu’on le valide par un vote.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

La règle de représentativité relative aux championnats nationaux de jeunes et à la phase d’accession interrégionale futsal est adoptée à 98,68 % des voix

Je vous remercie.

 

 

 

REGLEMENTS DES COMPETITIONS NATIONALES

 

 

 

REGLEMENT DES CHAMPIONNATS NATIONAUX DE JEUNES

 

 

ARTICLE 7

LE CHAMPIONNAT NATIONAL U17

 

Les 84 équipes qualifiées pour disputer le CN U17 sont :

 

  1. les 66 équipes classées jusqu’à la 11ème place incluse des 6 groupes du CN U17 de la saison précédente.

 

  1. les 13 équipes des championnats U16 ou U17 des Ligues régionales, désignées accédantes selon les modalités définies par l’instance compétente de chaque Ligue.

A l’issue de la saison 2019-2020 et pour la saison 2020-2021 et les suivantes : les 13 équipes des championnats U16 des Ligues régionales, désignées accédantes selon les modalités définies par l’instance compétente de chaque Ligue.

  1. les 5 équipes supplémentaires issues des 5 Ligues régionales (ayant un minimum de 50.000 licences) désignées par le BELFA en début de saison, sur la base du classement des 13 Ligues issu de deux critères :
  1. le classement des Ligues résultant du nombre de clubs engagés dans le Championnat National U17 lors des 3 dernières saisons.

En cas d’égalité, le nombre de clubs engagés lors de la dernière saison de référence est retenu pour classer les ligues de 1 à 13.

  1. le classement des Ligues résultant du pourcentage entre le nombre total de licenciés U16 et U17 rapporté au nombre total de licenciés pratiquants de la Ligue (chiffres Foot2000 arrêtés au 30 avril de la saison précédente).

Les 5 équipes issues des 5 Ligues régionales sont désignées selon les modalités définies par l’instance compétente de chaque Ligue.

 

  1. le cas échéant, et jusqu’à la date du 17 juillet, les équipes nécessaires pour atteindre le nombre de 84 équipes participantes définies au présent Règlement seront choisies parmi celles classées 12ème des 6 groupes et départagées selon les critères ci-après :

1. le nombre de points obtenus dans les rencontres Aller et Retour qui ont opposé dans chaque groupe l’équipe classée 12ème avec les cinq autres équipes classées immédiatement avant elle.

2. en cas d’égalité de points, par leur classement au challenge du CARTON BLEU,

  1. en cas de nouvelle égalité, par tirage au sort.

 

Date d’effet : saison 2020/2021

 

 

 

 

PHASE D’ACCESSION INTERREGIONALE FUTSAL

 

 

 

ARTICLE 4 - DEFINITION DU NOMBRE D’EQUIPES PARTICIPANT A LA PHASE D’ACCESSION INTERREGIONALE FUTSAL

 

Les équipes participant à la Phase d’Accession Interrégionale Futsal sont :

 

a)  Les 13 équipes (hors équipes réserves) issues de la division supérieure des Ligues régionales, désignées participantes à la Phase d’Accession Interrégionale Futsal selon les modalités définies par l’instance compétente de chaque Ligue.

 

b)  Les équipes nécessaires pour atteindre le nombre de 16 équipes sont issues des Ligues régionales (ayant un minimum de 50.000 licences) désignées par le BELFA en début de saison, sur la base du classement des 13 Ligues issu de deux critères :

1.  Le classement des Ligues résultant du nombre de clubs engagés dans les Championnats de France Futsal de D1 et D2 lors des 3 dernières saisons.

En cas d’égalité, le nombre de clubs engagés lors de la dernière saison de référence est retenu pour classer les ligues de 1 à 13.

2.  Le classement des Ligues résultant du pourcentage entre le nombre total de licenciés seniors futsal rapporté au nombre total de licenciés pratiquants de la Ligue (chiffres Foot2000 arrêtés au 30 avril de la saison précédente).

Les 3 équipes issues des 3 Ligues régionales sont désignées selon les modalités définies par l’instance compétente de chaque Ligue.

 

 

Date d’effet : saison 2020/2021

 

VIII.3-  Licence Club Fédéral

„        Règlement de la Licence Club Fédéral

Le troisième texte qui est soumis à votre approbation concerne la Licence Club Fédéral. La démarche peut, peut-être, vous étonner dans la mesure où vous avez adopté le dispositif lors de l’Assemblée fédérale l’été dernier, qui n’a pas été mis en application puisqu’il rentrera en application la saison prochaine. Néanmoins, et c’était un engagement de notre part, nous avions le confort d'avoir cette saison pour présenter ce dispositif à tous les clubs nationaux.

Nous avons donc organisé, avec votre soutien dans les ligues, des réunions avec les représentants des clubs nationaux qui sont ici présents et je les en remercie, mais également avec tous les clubs nationaux qui ont pu se voir présenter le dispositif et réagir à celui-ci. Il était très important pour nous de pouvoir venir confronter le dispositif et aussi échanger sur des éléments qui, soit n’étaient pas clairs, soit méritaient qu’on discute sur leur opportunité.

Les éléments qui vous sont soumis résultent de cet échange avec les clubs nationaux pour la plupart puisque nous avons visité onze ligues pour le moment et les deux dernières ligues seront visitées dans les jours qui viennent, notamment pour la Nouvelle Aquitaine dès lundi et pour le Grand-Est un peu plus tard. Certains débats ont été passionnés parce que c’est un point qui tient à cœur des clubs nationaux et qui- je le rappelle- valide les efforts de structuration des clubs nationaux dans leur ambition de franchir des paliers au fur et à mesure de la pyramide des compétitions, mais également de franchir des paliers dans leur structuration au jour le jour pour que leurs clubs fonctionnent au jour le jour.

Je ne vais pas rentrer dans le détail de tous les éléments de rédaction qui sont motivés sauf sur un élément qui a fait l’objet de débats et qui concerne le National 3 et les équipes auxquelles on demandait dans la première version d'avoir un manager -mais le terme était un peu trop ambitieux- sinon un responsable administratif. Et dans le dispositif que vous aviez voté, on imposait aux clubs de National 3 d'avoir un responsable administratif qui devait être rémunéré, c’est-à-dire salarié par le club et ce pour répondre à ce qui constitue le socle incontournable pour les clubs. Et il est apparu dans certaines ligues, pas dans toutes, que par rapport au nombre de licenciés dans les clubs il n’y avait pas dans leur organigramme quelqu’un qui soit salarié avec mission de s’occuper de l’administratif.

On a écouté ces éléments et effectivement il est apparu dans quatre ou cinq ligues que les clubs aujourd’hui ne répondaient pas à cette exigence. Il était important aujourd’hui de vous soumettre cette idée c’est-à-dire de réduire le dispositif que vous avez adopté pour prendre en compte cet état de fait, c'est-à-dire qu’effectivement aujourd’hui parmi les clubs de N3, tous n’ont pas dans leur fonctionnement un responsable administratif rémunéré.

Donc, la proposition qui vous est faite, c’est de considérer, pour répondre au socle minimum de la Licence Club, que les clubs peuvent valider le fait que ces fonctions de responsable administratif soient occupées par un bénévole.

En revanche, ceux qui ont déjà passé le palier et qui ont dans leur structure un responsable administratif qui est rémunéré soit à plein temps voire à mi-temps, passent dans ce cas-là dans l’autre volet du dispositif qui leur permet d’obtenir des points en plus et donc de bonifier ces efforts de structuration.

Il me semblait important de vous rappeler cette démarche, c’est-à-dire d’être venu vers les clubs, d’avoir entendu leurs demandes pour aujourd'hui vous présenter une modification du texte que vous aviez validée mais qui tient compte de ce retour des clubs.

Sauf si sur les autres dispositifs ou celui-là il y a des prises de parole, on peut passer au vote.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Les modifications relatives à la Licence Club Fédéral sont adoptées à 95,40 % des voix

 

ANNEXE 10 : LA LICENCE CLUB FEDERAL

 

 

 

MISE A JOUR DU TEXTE

 

 

Chapitre 3 : Les critÈres de delivrance de la Licence club federal

 

Pour obtenir la Licence Club Fédéral, les clubs candidats doivent impérativement :

 

  • Respecter les exigences relatives aux critères dits incontournables : c’est-à-dire des critères auxquels, le club du niveau national concerné doit impérativement répondre pour obtenir la licence. On considère que ces critères sont un socle minimum démontrant une structuration avancée pour pouvoir obtenir un accompagnement financier de la FFF.
  • Pour le club candidat qui a répondu aux critères ci-dessus, il peut avoir engager des efforts allant au-delà dans l’avancement de sa structuration. Dans ce cas, au regard du respect de critères dit cumulables, il peut justifier d’un nombre de points supplémentaires associés à différents types de critères et bénéficier d’une aide supplémentaire de la FFF.

 

La Licence Club Fédéral ne sera pas accordée au club candidat ayant fait l’objet d’une rétrogradation dans une division inférieure, prononcée par la DNCG, lors de l’intersaison de la saison N. Par exemple, un club de National 2 rétrogradé par la DNCG en National 3 à l’intersaison de l’été 2020 ne pourra pas bénéficier de la Licence Club Fédéral 2020/2021.

 

Article 7 - Modalités de calcul des points et de l’aide fédérale

 

[…]

 

Le club candidat à la Licence Club Fédéral respectant l’intégralité des critères incontournables se voit attribuer la Licence Club Fédéral. Il bénéficie alors d’une aide dont le montant est défini par le Comité Exécutif de la FFF, étant précisé qu’il perçoit alors 25% de l’aide (soit 2500 points) et jusqu’à 75% supplémentaire au titre des critères cumulables selon la méthode suivante :

  • Le club qui obtient entre 5000 et 6750 points, perçoit 50 % de l’aide allouée par la FFF
  • Le club qui obtient entre 6750 6751 et 8500 points, perçoit 75 % de l’aide allouée par la FFF
  • Le club qui obtient plus de 8500 points, celui perçoit 100 % de l’aide allouée par la FFF

 

Le détail de la répartition des critères est énoncé, ci-après, par championnat.

 

Article 8 – National 1

 

B) Critères cumulables National 1 (pour un total de 7500 points)

 

  1. Structuration et organisation du club (pour un total de 1100 points)
  • Disposer, de salariés ou de prestataires au sein du club, dédiés spécifiquement sur les missions identifiées ci-dessous et produire la copie de leur contrat de travail ou de prestation sur les postes suivants :

[…]

  • Stadium Manager qui est aussi référent pelouse (100 points)

[…]

 

2) Installations sportives (pour un total de 1100 points)

 

[…]

 

  • Produire l’acte de propriété ou la convention d’utilisation de mise à disposition du terrain d’entrainement fixe dont dispose le club pour son équipe première. (100 points)

 

  • Justifier de la possession d’une bâche chauffante d’un système de protection climatique (facture d’achat ou contrat de mise à disposition) pour protéger la surface de jeu de son installation sportive pendant la période hivernale (75 points)

 

  • Disposer d’une aire de jeu de qualité et bénéficier d’une note sur la qualité de sa surface de jeu supérieure ou égale à 12 (sur une échelle de 1 à 20) au regard des modalités définies par la Direction des Compétitions Nationales et la Commission Fédérale des Délégués Nationaux les Commissions Fédérales compétentes. (100 points)

[…]

 

Article 9 – National 2

 

B) Critères cumulables National 2 (pour un total de 7500 points)

 

  1. Structuration et organisation du club (pour un total de 1500 points)

[…]

  • Disposer, de salariés ou de prestataires au sein du club, dédiés spécifiquement sur les missions identifiées ci-dessous et produire la copie de leur contrat de travail ou de prestation sur les postes suivants :

[…]

  • Stadium Manager qui est aussi référent pelouse (50 points)

[…]

 

2) Installations sportives (pour un total de 1150 points)

 

[…]

 

Produire l’acte de propriété ou la convention d’utilisation de mise à disposition du terrain d’entrainement fixe dont dispose le club pour son équipe première. (100 points)

Justifier de la possession d’une bâche chauffante d’un système de protection climatique (facture d’achat ou contrat de mise à disposition) pour protéger la surface de jeu de son installation sportive pendant la période hivernale (100 points)

Disposer d’une aire de jeu de qualité et bénéficier d’une note sur la qualité de sa surface de jeu supérieure ou égale à 12 (sur une échelle de 1 à 20) au regard des modalités définies par la Direction des Compétitions Nationales et la Commission Fédérale des Délégués Nationaux les Commissions Fédérales compétentes. (100 points)

[…]

 

Article 10 - National 3

 

A – Critères incontournables

 

Le club promu en National 3, lors de sa première saison d’accession, bénéficie automatiquement de 100 % de l’aide allouée par la FFF à minima.

 

1) Structuration et organisation du club

 

  • Disposer d’un Manager Général / Responsable administratif (personne obligatoirement licenciée du club et pouvant être bénévole) engagé à mi-temps minimum au sein du club et produire une copie de son contrat de travail ou de prestation et transmettre le CV ou la fiche de poste de la personne identifiée.

[…]

 

2) Installations sportives

 

Disposer d'une installation sportive de niveau 4 ou 4sye minimum et dotée d’un éclairage classé en niveau E4 minimum au regard du règlement des terrains et installations sportives de la F.F.F.

 

B – Critères cumulables

 

1) Structuration et organisation du club (pour un total de 1700 points)

  • Disposer d’un Manager Général / Responsable administratif engagé à temps plein au sein du club et produire une copie de son contrat de travail ou de prestation (400 points)
  • Disposer d’un Manager Général / Responsable administratif engagé à mi-temps au sein du club et produire une copie de son contrat de travail ou de prestation (200 points)

 

[…]

 

Date d’effet : saison 2020 / 2021

 

 

 

Je vous remercie.

VIII.4-  Label Jeunes et Label École Féminine de Football

„        Ajustement des labels

M. Pierre SAMSONOFF, directeur de la Ligue du Football Amateur

Bonjour à toutes et à tous. Quelques mots et quelques adaptations à vous présenter sur le Label Jeunes et le Label École Féminine de Football.

Avant de parler de l’adaptation du dispositif réglementaire, un petit mot sur la situation de gestion du Label Jeunes puisqu’on sait qu’aujourd'hui les choses sont compliquées du point de vue de la gestion informatique du label. Les équipes sont en train de travailler dessus et j’ai donc deux informations à vous donner.

On va être amené à fermer à nouveau le dispositif pour la fin du mois et le début du mois de janvier pour travailler sur une version corrigée et vous la livrer à nouveau à la fin du mois de janvier. Évidemment, si on devait avoir une indisponibilité longue, on serait amené à adapter nos délais en termes de validation.

Par ailleurs - évidemment c’est très pénalisant notamment pour les cadres techniques, il n’y a pas de doute - cela n'empêche malgré tout pas d’avancer dans l’instruction des dossiers et notamment pour les clubs pour lesquels c’est le plus important. À savoir les clubs nationaux pour lesquels cela conditionne le bénéfice de la licence et donc le travail de terrain peut se dérouler indépendamment de la disponibilité de l'outil information. Donc, cela ne bloque pas complètement le dispositif.

Sur le contenu de nos labels, il n’y a pas de modification importante, on est vraiment sur du rééquilibrage. On n’a pas d'exigence supplémentaire, pas de critère qui se durcisse à l'occasion de cette nouvelle version des deux labels.

On fait évoluer la pondération de certains critères, on modifie quelque peu la procédure et notamment la procédure de notification des positions qui sont prises par les comités de direction de ligue et par le BELFA [Bureau exécutif de la Ligue du Football Amateur] pour que les clubs aient une information plus régulière sur le sujet.

On intègre, s'agissant du Label École Féminine de Football, un critère de féminisation des équipes d’encadrement, ce qui n’est pas complètement incohérent par rapport à l’objectif poursuivi dans cette labellisation, c’est même quelque chose de plutôt intéressant.

Et on intègre également un renforcement du projet éducatif avec des conditions d’affichage du Programme éducatif fédéral [PEF] notamment au sein des clubs qui visent ce label.

Donc, c’est essentiellement de la pondération de critères, une adaptation de procédure et quelques renforcements de critères sur le Label École Féminine de Football pour le mettre en cohérence avec l’objectif poursuivi par le label.

Si vous n’avez pas de question, je vous propose de passer au vote. Oui, une question.

M. Dominique PAJON, représentant des clubs nationaux de la Ligue du Centre-Val de Loire

Bonjour.

Je vais juste poser une question relative à la page 33 et je me pose quelques questions sur le fonctionnement parce que vous mettez :

« ... disposer d’un tableau d’affichage en extérieur sur chaque installation en faisant apparaître l’organigramme du club, son règlement intérieur, les diplômes et cartes professionnelles d’éducateurs, éducatrices et numéros d’urgence. »

Je veux bien mais j’ai au moins une bonne quarantaine d’éducateurs dans mon club et je pense que le tableau va faire pas loin de trente mètres carrés. Donc, à un moment donné, il va falloir qu’on revienne à un peu de réalité.

M. Pierre SAMSONOFF, directeur de la Ligue du Football Amateur

C’est un problème matériel effectivement.

M. Dominique PAJON, représentant des clubs nationaux de la Ligue du Centre-Val de Loire

C’est tout le problème de la labellisation. On n’est jamais en stabilisation sur ce label, tous les ans on évolue et la preuve en est avec l’audit d’auto-diagnostique qui est planté faute de test et d’évolution correspondante. Et c’est un vrai problème pour la gestion des clubs ; il ne faut pas que vous l’oubliiez. Or, je pense qu’à ce moment-là, vous nous oubliez un petit peu.

 

M. Pierre SAMSONOFF, directeur de la Ligue du Football Amateur

Par rapport à la question particulière que vous soulevez, l’objectif c’est que l’organigramme du club soit à disposition des gens qui veulent le consulter. Cela ne veut pas dire que vous êtes obligés de faire un affichage une page par une page, vous pouvez afficher le document qui ensuite est consulté, il n’y a pas de problème.

Sur l’instabilité des critères du label, c’est un souci plus général. C’est aussi bien souvent pour répondre à des demandes qui nous sont faites pas seulement par les cadres techniques mais aussi par les clubs pour adapter des choses d'une année sur l’autre. Mais c’est exact, nous allons devoir donner un peu de stabilité à tout cela, je partage votre propos.

Je vous propose de passer au vote.

Le vote est ouvert.

Le vote est fermé.

Les modifications relatives au Règlement du Label Jeunes et au Règlement du Label École Féminine de Football sont adoptées à 88,83 % des voix

Je vous remercie.

 

REGLEMENT DU LABEL JEUNES

 

 

Règlement du Label Jeunes FFF Crédit Agricole

 

PREAMBULE

 

Est défini comme « Label Jeunes FFF Crédit Agricole », ci-après intitulé Label Jeunes, le titre attribué par le Bureau Exécutif de la Ligue du Football Amateur, sur proposition de la Ligue régionale du club concerné.

 

Ce Label Jeunes a pour objectif de renforcer le projet club qui doit se traduire par la mise en place d’une politique sportive autour de la pratique des jeunes en cohérence avec la politique fédérale.

 

Le Label Jeunes est valable à compter de la date d’obtention, et ce pendant les trois saisons qui suivent celle de la délivrance du Label.

 

Le Label Jeunes peut être retiré ou suspendu à tous les clubs pendant cette durée de validité en cas d‘événement d’importance majeure remettant en cause le respect des critères qui ont permis au club d’obtenir ce Label et/ou d’un événement remettant en cause le projet du club (cf. chapitre 4 du présent règlement).

 

Article 5 -  Organe pour la délivrance du Label Jeunes

 

Le Bureau Exécutif de la L.F.A. est l’organe décisionnel qui délivre le Label Jeunes. Pour les clubs non soumis à la Licence Club Fédéral, lLes Comités Directeurs des Ligues régionales transmettent la liste des clubs respectant les critères du Label Jeunes pour validation par le Bureau Exécutif de la L.F.A.

 

Article 6 -  Procédure

 

Chaque club candidat au Label Jeunes formalise une candidature auprès de son District (ou sa Ligue régionale en cas d’absence de District).

Les clubs candidats sont contrôlés sur la base du règlement pour la délivrance du Label Jeunes.

Lors de la vérification du respect des critères, les pièces justificatives exigées sont conservées.

 

Il est institué dans chaque Ligue régionale une Commission Régionale de Labellisation composée au minimum de :

  • 2 représentants par District (1 dirigeant et 1 technicien)
  • 1 dirigeant élu de la Ligue
  • Le Cadre Technique Régional (CTR) référent « Développement des pratiques »
  • 1 représentant de clubs

 

Cette Commission centralise l’ensemble des documents justificatifs des dossiers de candidature reçus avec l’approbation des Comités de Direction de District concernés (après avis de leur Commission Départementale de Suivi des Labels si elle existe) et examine le respect des critères du Label Jeunes à partir des vérifications réalisées par le réseau d’évaluateurs organisés en binômes (cadres techniques, administratifs, dirigeants), désignés et habilités par la Ligue régionale (en concertation avec ses Districts).

 

Elle soumet ensuite au Comité de Direction de Ligue un avis sur le respect des critères par les clubs candidats. Ce dernier, une fois sa décision prise, transmet ensuite au Bureau Exécutif de la L.F.A. la liste des clubs proposés au Label, en y indiquant pour chacun d’entre eux les motifs invoqués. Le Comité de Direction de Ligue informe les clubs qui ne sont pas proposés au Label. Il peut également soumettre certains cas particuliers au Bureau Exécutif de la LFA chargé alors de les examiner.

 

Enfin, le Bureau Exécutif de la L.F.A. décide, dans le cadre d’une procédure écrite, en premier et dernier ressort, de délivrer ou non au candidat le Label Jeunes en indiquant le niveau obtenu sur la base des éléments transmis.

 

Les décisions motivées prises par le Bureau Exécutif de la L.F.A. sont communiquées officiellement aux clubs concernés. Elles sont alors définitives et ne sont pas susceptibles de recours interne, par exception aux règles prévues notamment à l’article 188 des Règlements Généraux de la F.F.F.

 

Cas des clubs soumis à la Licence Club Fédéral

 

Le Comité de Direction de Ligue, après examen par la Commission Régionale de Labellisation, transmet avec un avis motivé, au Bureau Exécutif de la L.F.A., l’ensemble des documents justificatifs des dossiers de candidature sur le respect des critères du Label Jeunes. Cet avis est communiqué aux clubs candidats qui peuvent soumettre de nouveaux éléments auprès du Bureau Exécutif de la L.F.A. qui examine les dossiers et entérine la liste des clubs présentés au Label en précisant le niveau requis.

 

Article 8 -  Critères incontournables

 

[…]

 

B) PROJET SPORTIF

 

Dans le cadre du projet sportif, il est demandé au club de respecter les critères suivants :

 

  • Pour le niveau « Espoir » :
  • engager au minimum 1 équipe dans des rencontres U12-U13 ;
  • engager une équipe dans les plateaux U6F à U9F ou U10F à U13F de U6F à U19F qui participe au minimum à 8 plateaux ou 8 journées.

 

  • Pour le niveau « Excellence » :
  • engager au minimum 2 équipes dans des rencontres U12-U13 ;
  • engager au minimum 1 équipe dans une compétition U14-U15 à 11 ;
  • engager au minimum 1 équipe dans une compétition U16-U17 à 11 ou dans une compétition U18-U19 à 11;

engager une équipe dans les plateaux U6F à U9F et U10F à U13F. U6F-U11F

 

  • qui participent au minimum 8 plateaux (garçons et filles) durant la saison ;
  • engager au minimum 1 équipe dans les catégories U12F-U19F.

 

  • Pour le niveau « Elite » :
  • engager au minimum 2 équipes dans des rencontres U12-U13 ;
  • engager au minimum 1 équipe dans une compétition U14- U15 à 11;
  • engager au minimum 1 équipe dans une compétition U16-U17 à 11;
  • engager au minimum 1 équipe dans une compétition U18-U19 (ou 2 U18) à 11 ;
  • engager une équipe dans les plateaux U6F à U9F et U10F à U13F, U6F-U11F qui participent au minimum 8 plateaux (garçons et filles) durant la saison ;
  • et engager une équipe à 11 ou à effectif réduit dans une compétition correspondant aux catégories allant de U14F à U19F au minimum 1 équipe dans les catégories U12F-U15F et U16F-U19F (foot à 11 ou foot à 8) (entente possible uniquement sur les catégories U16F-U19F à condition que les effectifs issus du club évalué sur les catégories concernées représentent au moins 50% des effectifs présents au sein de l’équipe engagée (soit au minimum 4 joueuses foot à 8 et 6 joueuses en foot à 11)).

 

Peuvent être comptabilisées à partir de la catégorie U12-U13 (garçons uniquement), toutes les équipes engagées en entente, à condition que les effectifs du club évalué sur les catégories concernées soient supérieurs aux effectifs nécessaires à la participation aux rencontres (10 joueurs pour la catégorie U13 et 15 joueurs pour les catégories supérieures).

 

[…]

 

D) PROJET D’ENCADREMENT ET DE FORMATION

 

Dans le cadre du projet d’encadrement et de formation, il est demandé au club de respecter les critères suivants :

[…]

  • Pour le niveau « Espoir » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés un responsable « jeunes » identifié, certifié, titulaire au minimum du CFF1 ou du CFF2 (équivalence acceptée avec les anciens diplômes fédéraux) ;
  • disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à un module attesté pour chaque catégorie de pratiquants U6-U7 (ou BMF minimum), U8-U9, U10-U11 et U12-U13 (équivalences acceptées).

 

  • Pour le niveau « Excellence » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés un responsable « jeunes » identifié, certifié, titulaire au minimum du BMF (équivalence acceptée avec les anciens diplômes fédéraux et professionnels) ;
  • disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à 1 module attesté pour la catégorie U6-U7 (ou BMF minimum) et un CFF pour chaque catégorie de pratiquants U8-U9, U10-U11, U12-U13, U14-U15 et U16-U17 ou U18-U19 (équivalences acceptées).

 

  • Pour le niveau « Elite » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés un responsable « jeunes » identifié, certifié, titulaire au minimum du BEF (équivalence acceptée avec les anciens diplômes fédéraux et professionnels) ;
  • disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à 1 module attesté pour la catégorie U6-U7 (ou BMF minimum), un CFF pour chaque catégorie de pratiquants U8-U9, U10-U11 et U12-U13, et un BMF pour chaque catégorie U14-U15, U16-U17 et U18-U19 (équivalences acceptées).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Article 9 -  Critères cumulables

 

  1. PROJET ASSOCIATIF

 

Dans le cadre du projet associatif, le club doit obtenir un minimum de points selon le niveau de Label auquel il prétend (voir article 7), à partir de la grille d’attribution suivante :

 

 

3 NIVEAUX DE LABEL

BAREME DE CALCUL

TOTAL POINTS

 Effectifs minimum de jeunes pratiquants

Effectifs jeunes U6-U19 M et F : % de licenciés U6–U11 (tranches >=25 / >=30 / >=35), U12- U15 (>=20 / >=25 / >=30) et U16-U19 (>=15 / >=20 / >=25) / total des pratiquants

tranches 1 - 1,5 - 2 pts par catégorie

6

Effectifs jeunes U6F-U13F : % de pratiquantes / nombre de pratiquants U6-U19 (tranches >=5% / >=7 / >=10)

tranches 1 - 1,5 - 2,5 pts

2,5

Effectifs jeunes U14F-U19F : Nombre de pratiquantes licenciées (tranches >=6 / >=9 / >=12)

% de pratiquantes U14F-U19F / total des pratiquants U14-U19 M et F (tranches >=6%, >=9%, >=12%)

tranches 0,5 - 1 - 1,5 pts

1,5

Limitation des mutations M et F : % de mutations / effectifs U7 – U11 (tranches -5 / -8 / -10) et U12 – U15 (-5 / -10 / -15) et U16-U19 (-10 / -15 / -20)

tranches 1 - 1,5 - 2 pts par catégorie

6

Effectifs jeunes M et F fidélisés : % de licenciés fidélisés U6 –U10 de la saison N-1 (tranches >=50 / >=60 / >=70), U11–U14 et U15–U18 de la saison N-1 (tranches >=60 / >=70 / >=80)

tranches 1 - 1,5 - 2 pts par catégorie

6

Effectifs jeunes F fidélisées : % de licenciées fidélisées U6F – U10F de la saison N-1 (tranches >=50 / >=60 />=70) et U11F-U18F de la saison N-1 (tranches >=60 / >=70 />=80)

tranches 0,5 - 1 - 1,5 pts par catégorie

3

Attractivité du club : % de nouvelles licences enregistrées par rapport au nombre total de licences en U6-U11 (tranches >=30% /  >=40% / >=50%)

tranches 1 - 1,5 - 2 pts

2

Attractivité du club : % de nouvelles licences enregistrées par rapport au nombre total de licences en U12-U19 (tranches >=15% /  >=20% / >=25%)

tranches 1 - 1,5 - 2 pts

2

Effectifs dirigeants

% d'encadrants licenciés (dirigeants, éducateurs, arbitres) / nombre de pratiquants U6-U19 M et F

(tranches >=12%/>=15%>=18%)

tranches 1 – 1,5 – 2 3,5 pts

2 3,5

% de femmes encadrantes / nombre d’encadrants (tranches >=8 / >=10 / >=12)

tranches 3 – 6 4– 8 5 pts

8 5

Sécurité opérationnelle

Trousse à pharmacie 1er secours de terrain à usage grand public (oui-non)
Défibrillateur cardiaque (contrat de maintenance à jour) disponible à proximité des terrains (oui-non)
Déplacement des enfants (rdv sécurisés, organisation des transports, référent transport) (oui-non)

Mise en place de la fiche sanitaire (oui-non)

selon évaluation 0 à 1,5 1 pts
selon évaluation 0 à 2 pts
selon évaluation 0 à 2 1,5 pts

0 – 2 pts

5,5 6,5

Qualité des installations et des équipements

Vestiaires (quantité - confort)
Vestiaires dédiés aux femmes (1 vestiaire dédié ou non)
Qualité des terrains (revêtement, éclairage)
Disponibilité des terrains (un 1/2 terrain par groupe d'entraînement (max. 16j) - un terrain par groupe d'entraînement (max 16j)
Gymnase à disposition (fréquence d'utilisation)
Matériel d’entraînement (matériel en quantité suffisante pour chaque groupe d'entraînement : 1 ballon par joueur + 1 chasuble par joueur + un jeu de coupelles + conditions de rangement)

selon évaluation 0 à 4 pts
1 pt
selon évaluation 0 à 5 pts
selon évaluation 0 à 3 pts
 

selon évaluation 0 à  2 pts
selon évaluation 0 à 4 pts

19

Actions de promotion

et de recrutement

Actions à l’école élémentaire (opération ponctuelle - cycle) 1 action ponctuelle - 1 action périscolaire (TAP) - 1 cycle mise en place (6 séances) - 1 action "opération FFF" : 3 pts
Actions en lien avec le secondaire : 1 action ponctuelle – Quinzaine du foot

Journées portes ouvertes (1 action - 2 actions - 3 actions)
Participation à la Semaine du Football Féminin (oui-non)
Outils de communication (plaquette- Réseaux sociaux - site internet)

 

1 – 4 3 pts

1 – 2 pts
2 - 4 pts
0 - 2 pts
selon évaluation 0 à 4 pts

14 15

 Animation du club

Existence et utilisation d'une salle de convivialité
Actions d’intégration des parents (1 action - 2 actions)
Opérations festives (1 opération - 2 opérations)

Action en direction de publics handicapés (accueil – section – action)

Initiatives en faveur des jeunes (stages, voyages, accompagnement scolaire, garderie, conseil de jeunes, ...)
Représentation du club aux réunions organisées par les instances fédérales

Participation des arbitres à la vie du club : oui - non

selon évaluation 0 à 4 pts
selon évaluation 0 à 4 pts
selon évaluation 0 à 4 pts
0,5 - 1 - 1,5 pts

selon évaluation 0 à 6 pts
selon évaluation 0 à 2 pts

0 - 1 pt

22,5

 

TOTAL

100

 

 

  1. PROJET SPORTIF

 

Dans le cadre du projet sportif, le club doit obtenir un minimum de points selon le niveau de Label auquel il prétend (voir article 7), à partir de la grille d’attribution suivante :

 

 

NIVEAU ESPOIR

NIVEAU EXCELLENCE

NIVEAU ELITE

BAREME DE CALCUL

TOTAL POINTS

Coordination et organisation technique

Identification d’un programme d’une planification annuelle de formation des jeunes
Catégories U6-U13

Identification d’un programme d’une planification annuelle de formation des jeunes
Catégories U6-U19

Identification d’un programme d’une planification annuelle de formation des jeunes

Catégories U6-U19

selon évaluation 0 à 9 4,5 pts

9 4,5

Formalisation de situations ou jeux de référence à répéter à plusieurs reprises tout au long de la saison

selon évaluation 0 à 3 pts

3

Animation de l'équipe technique : Nombre de réunions de coordination sportive - nombre de réunions techniques réunions techniques plénières (oui-non) – réunions techniques par pôle (oui-non) – réunions techniques par catégorie (oui-non)

0 à 10 pts selon évaluation 0 à 6 pts

10 6

Lien entre les catégories au niveau de la programmation annuelle : oui – non

0 – 1 pt

1

Méthodes pédagogiques

Evaluation des méthodes pédagogiques (catégories U6-U11 + 1 groupe d’entraînement U12-U13)

Evaluation des méthodes pédagogiques (catégories U6-U11 + 1 groupe d’entraînement U12-U13 + 1 groupe d’entraînement foot à 11)

Evaluation des méthodes pédagogiques (catégories U6-U11 + 1 groupe d’entraînement U12-U13 + 1 groupe d’entraînement foot à 11)

selon évaluation 0 à 25 8 pts

25 8

 Participation aux rencontres sportives
et normes d’entraînement

Participation aux actions fédérales du football de base (journées promotionnelles : Rentrée du Foot, Journée Nationale des Débutants, Festival Football U13) : Nombre de participations

3 pts par événement

9

Participation aux plateaux féminins U6-U13 organisés par le district.

1 pt par plateau (maxi 6 pts)

6

Participation des jeunes U6F-U11F aux plateaux (garçons ou filles) : oui - non

0 – 2 pts

2

Participation des jeunes U12F-U19F aux plateaux ou compétitions (garçons ou filles) : oui - non

0 – 2 pts

2

Participations des jeunes aux plateaux :

U6-U7 : oui – non

U8-U9 : oui - non

U10-U11 : oui – non


0 - 3 1 pts

0 - 3 1 pts

0 - 3 1 pts

 

9 3

Equipes engagées dans les catégories U14F-U19F : Bonus par nombre d'équipes supplémentaires (1 - 2 - 3 et plus)

tranches 2 - 3 – 6 4  pts

6 4

Fréquence des séances d’entraînement des équipes 1 des catégories U13-U19 : Nombre de séances hebdomadaires : tranches >= 1,5 / >= 2 / >= 2,5 tranches >=1 / >=2 / >=2,5

tranches 3 - 6 - 9 pts 2 – 4 – 6 pts

9 6

Perfectionnement des gardiens de but : 1 séance pour les catégories U13 - U15 - U17 - U19

selon évaluation 0 à 3 pts

3

Participation aux détections : Fréquence de participations

selon évaluation 0 à 3 pts

3

Actions en lien avec une section sportive :

Rattachement du club à une section sportive du premier ou second cycle : aucun rattachement – joueur(s) participant à une section – club support d’une section non reconnue – club support d’une section reconnue

Relations entre le club et une section sportive du premier ou second cycle : Aucune relation - Au moins un joueur dans une section - intervention dans 1 section non labélisée FFF - intervention dans une section labélisée FFF

tranches 0 – 1 – 2 – 4 (BONUS)

4

 Pratiques nouvelles proposées

Mise en place d’actions « Futsal » pour les jeunes :

Mise en place d'entraînements ou tournois spécifiques : oui – non

Participation aux actions de la ligue ou du district : oui - non

 

0 - 2 pts

0 - 3 pts

5

Mise en place d’actions « Beach soccer » pour les jeunes :

Mise en place d'entraînements spécifiques : oui – non

Participation aux actions de la ligue ou du district : oui - non

 

0 - 2 pts (BONUS)

0 - 3 pts (BONUS)

5

Proposition d’une offre de pratique « loisir » dans les catégories jeunes :

Participation aux rencontres événementielles de foot loisir (hors compétitives) organisées par ligue / district (interclubs, fun foot, festifoot, Golffoot, Futnet, Foot5, Foot en marchant, Fitfoot…) : oui - non
Proposition de créneaux loisirs au sein du club de ses activités pour les jeunes : oui - non

 

0 - 3 pts

0 - 2 3 pts

5 6

 

TOTAL

109

 

 

  1. PROJET EDUCATIF

 

Dans le cadre du projet éducatif, le club doit obtenir un minimum de points (voir article 7), à partir de la grille d’attribution suivante :

 

 

3 NIVEAUX DE LABEL

BAREME DE CALCUL

TOTAL POINTS

 Structuration - organisation

Existence d'un calendrier prévisionnel d'actions sur la saison : oui – non

5 pts

5

Existence d'une commission dédiée au volet éducatif social ou citoyen : oui - non

5 pts

5

Catégories ciblées par le programme éducatif : Catégorie U6-U9 + catégorie U10-U13 + catégorie U14-U19

Selon évaluation 0 à 15 pts

15

Disponibilité des outils du programme auprès des encadrants : oui - non (supports initiaux, photocopies)

5 pts

5

Inscription du programme éducatif à l'ordre du jour des diverses réunions du club : oui-non (réunions techniques, comité directeur, assemblée générale, réunion parents)

5 pts

5

 Déploiement

Niveau d'implication des éducateurs du club : % d'éducateurs actifs  (tranches >25%/>50%/>75%)

tranches 3 - 7 - 10 pts

10

Nombre de séances pédagogiques en salle organisées sur le programme éducatif au cours de la saison (tranches <=3/<=6/>=7)

tranches 3 – 6 4 - 9 5 pts

9 5

Description d'une action par thématique : A raison de 6 thématiques

tranches 4 - 8 - 10 - 12 - 14 - 15 pts

tranches 1 – 2 – 4 – 6 – 8 – 10 pts

15 10

Implication des parents, des accompagnateurs ou d’autres personnes extérieures (experts) : oui - non

5 pts

5

Utilisation des outils dédiés au programme : Classeur - Incollables – Outil(s) conçu(s) par le club, le district ou la ligue

tranches 2 - 4 – 6 pts

6

Mise en place d’une action éducative d’envergure : oui - non

0 – 3 pts (BONUS)

3

 Communication - promotion

Mise en valeur des actions éducatives sur les supports de communication du club : Site internet - Réseaux sociaux - plaquettes

tranches 2 - 3 - 5 pts

5

Constitution d’un ou plusieurs dossiers de demande de valorisation de ses actions : oui - non

0 – 4 pts

4

Nombre de fiches actions transmises au district ou à la ligue : 1 fiche - 2 fiches - 3 fiches ou plus

Tranches 2 – 3 – 5 pts

5

Activation des médias locaux pour la promotion de l'action : Constitution de dossiers de presse, communiqués, etc … : oui - non

0 - 4 pts

4

Participation du club aux réunions PEF organisées par la ligue ou le district : oui - non

0 – 2 pts

2

Encadrement sanctionné pour un fait grave entrainant un envoi au rapporteur : oui - non

0 – 10  pts

10

 

TOTAL

103 104

 

 

 

  1. PROJET D’ENCADREMENT ET DE FORMATION

 

Dans le cadre du projet d’encadrement et de formation, le club doit obtenir un minimum de points selon le niveau de Label auquel il prétend (voir article 7), à partir de la grille d’attribution suivante :

 

 

3 NIVEAUX DE LABEL

BAREME DE CALCUL

TOTAL POINTS

 Niveau d’encadrement

Nombre de licenciés du club attestés d’une formation aux gestes qui sauvent : >=1 / >=3 / >=5

tranches 3 – 4 – 5 pts 1 – 2 – 3 pts

5 3

Nombre d'éducatrices intervenant dans les catégories U7-U9 titulaires de l'attestation U6-U7 : 1 / 3 / 5 et plus

Educatrices dans l’encadrement U6-U7 / U8-U9 : oui - non

tranches 3 - 4 - 5 pts 0 - 2 pts

5 2

Niveau d'encadrement des équipes U6-U9 (filles-garçons) : rapport nombre d'éducateurs attestés ou certifiés / total licenciés U6-U9 : 1 pour 16, soit >= 6,25% / 1 pour 12, soit >= 8,33% / 1 pour 8, soit >= 12,5% (même personne semaine et week-end)

tranches 5 - 10 - 15 14 pts

15 14

Niveau d'encadrement des équipes U10-U13 (filles-garçons) : rapport nombre d'éducateurs attestés ou certifiés / Nombre d’équipes engagées U10-U13 :>=50% / >= 75% / = 100% (même personne semaine et week-end)

tranches 5 - 10 - 15 14 pts

15 14

Niveau d'encadrement des équipes U14-U19 (filles-garçons) : rapport nombre d'éducateurs attestés ou certifiés / Nombre d’équipes engagées U14-U19 : >=50% / >= 75% / = 100% (même personne semaine et week-end)

tranches 5 - 10 - 15 14 pts

15 14

Présence d’un encadrement spécifique : Certificat Entraîneur Préparateur Athlétique, Certificat Fédéral Gardien de But, Attestation Gardien de But Découverte, Attestation Gardien de But Perfectionnement, Certificat Fédéral Futsal Base, Attestation Futsal Base Découverte, Attestation Futsal Perfectionnement, Attestation Beach Soccer Découverte, Attestation Beach Soccer Perfectionnement, Attestation Animateur Football Urbain

1 pt par certificat – 0,5 pt par attestation - limité à 3 pts max (BONUS)

3

Arbitrage : Nombre d'arbitres supplémentaires au-delà du respect du statut fédéral de l'arbitrage : 1 - 2 - 3 et plus

tranches 2 - 4 - 5 pts

5

Nombre de licenciés éducateurs certifiés du CFF4 ou attestés d’un module du CFF4 » : aucune certification ou attestation - 1 module - 2 modules ou plus - 1 CFF4 - 1 CFF4 et 1 module - 1 CFF4 et 2 modules ou plus - 2 CFF4 ou plus

tranches 0 – 2 – 4 – 5 – 6 – 8 – 10

tranches 0 – 1 – 2 – 2,5 – 3 – 4 - 5

10

5

Nombre de dirigeants certifiés du CFF4 ou attestés d’un module du CFF4 : aucune certification ou attestation - 1 module - 2 modules ou plus - 1 CFF4 - 1 CFF4 et 1 module - 1 CFF4 et 2 modules ou plus - 2 CFF4 ou plus

tranches 0 – 1 – 2 – 2,5 – 3 – 4 - 5

5

Responsable Gardien de But formé : attestation découverte – attestation perfectionnement - certification

Tranches 0,5 – 1 – 2 pts

2

Référent Futsal formé : attestation initiation – attestation entraînement - certification

Tranches 0,5 – 1 – 2 pts

2

Référent PEF formé : module associatif – module sportif/éducatif - certification

Tranches 0,5 – 1 – 2 pts

2

Fidélisation de l’encadrement

Educateurs fidélisés M et F : % d'éducateurs fidélisés (N-1/N) : >=70% / >=80% / >=90%  >=60% / >=70% / >=80%

tranches 5 - 8 7 – 10 9 pts

5 9

Effectifs dirigeants M et F fidélisés : % de dirigeants licenciés fidélisés (N-1/N) : >=70% / >=80% / >=90%

tranches 2 - 4 - 5 pts

5

Arbitres fidélisés M et F : % d’arbitres fidélisés (N-1/N) : >=70% / >=80% / >=90%

tranches 1 - 1,5 - 2,5 pts

2,5

Plan de formation de l'encadrement

Evaluation du plan de formation des dirigeants : Tableau indiquant la nature et le nombre de formations prévues sur les saisons N, N+1 et N+2

0 à 2,5 pts

2,5

Evaluation du plan de formation des dirigeants : Nombre de dirigeants formés au club durant les 3 dernières saisons (parcours fédéral de formation des dirigeants, CFF4)  : >=1 / >= 2 / >= 3 >=2 / >= 4 / >= 6

tranches 1 - 1,5 - 2,5 pts

2 – 4 – 6,5 pts

2,5 6,5

Evaluation du plan de formation des éducateurs : Tableau indiquant la nature et le nombre de formations prévues sur les saisons N, N+1 et N+2

0 à 5 pts

5

Evaluation du plan de formation des éducateurs : Nombre d’éducateurs formés au club durant les 3 dernières saisons : >= 3 / >= 6 / >= 12

tranches 2 - 3 - 5 pts

5

Formation des arbitres : nombre d’arbitres formés au club durant les 3 dernières saisons  : >= 1 / >= 2 / >= 3

tranches 1 - 1,5 - 2,5 pts

2,5

Evaluation du plan de formation des salariés : Tableau indiquant la nature et le nombre de formations prévues sur les saisons N, N+1 et N+2  (BONUS)

0 à 5 pts (BONUS)

5

 

TOTAL

108

 

 

 

Date d’effet : saison 2020/2021

 

 

REGLEMENT DU LABEL ECOLE FEMININE DE FOOTBALL

 

 

Article 6 -  Procédure

 

Chaque club candidat au Label Ecole Féminine de Football formalise une candidature auprès de son District (ou sa Ligue régionale en cas d’absence de District).

Les clubs candidats sont contrôlés sur la base du règlement pour la délivrance du Label Ecole Féminine de Football.

Lors de la vérification du respect des critères, les pièces justificatives exigées sont conservées.

 

Il est institué dans chaque Ligue régionale une Commission Régionale de Labellisation composée au minimum de :

  • 2 représentants par District (1 dirigeant et 1 technicien)
  • 1 dirigeant élu de la Ligue
  • Le Cadre Technique Régional (CTR) référent « Développement des pratiques »
  • 1 représentant de clubs

 

Cette Commission centralise l’ensemble des documents justificatifs des dossiers de candidature reçus avec l’approbation des Comités de Direction de District concernés (après avis de leur Commission Départementale de Suivi des Labels si elle existe) et examine le respect des critères du Label Ecole Féminine de Football à partir des vérifications réalisées par le réseau d’évaluateurs organisés en binômes (cadres techniques, administratifs, dirigeants), désignés et habilités par la Ligue régionale (en concertation avec ses Districts).

 

Elle soumet ensuite au Comité de Direction de Ligue un avis sur le respect des critères par les clubs candidats. Ce dernier, une fois sa décision prise, transmet ensuite au Bureau Exécutif de la L.F.A. la liste des clubs proposés au Label, en y indiquant pour chacun d’entre eux les motifs invoqués. Le Comité de Direction de Ligue informe les clubs qui ne sont pas proposés au Label. Il peut également soumettre certains cas particuliers au Bureau Exécutif de la LFA chargé alors de les examiner.

 

Enfin, le Bureau Exécutif de la L.F.A. décide, dans le cadre d’une procédure écrite, en premier et dernier ressort, de délivrer ou non au candidat le Label Ecole Féminine de Football en indiquant le niveau obtenu sur la base des éléments transmis.

Les décisions motivées prises par le Bureau Exécutif de la L.F.A. sont communiquées officiellement aux clubs concernés. Elles sont alors définitives et ne sont pas susceptibles de recours interne, par exception aux règles prévues notamment à l’article 188 des Règlements Généraux de la F.F.F.

 

Cas des clubs soumis à la Licence Club D1 Féminine

 

Le Comité de Direction de Ligue, après examen par la Commission Régionale de Labellisation, transmet avec un avis motivé, au Bureau Exécutif de la L.F.A., l’ensemble des documents justificatifs des dossiers de candidature sur le respect des critères du Label Ecole Féminine de Football. Cet avis est également communiqué aux clubs candidats qui peuvent soumettre de nouveaux éléments auprès du Bureau Exécutif de la L.F.A. qui examine les dossiers et entérine la liste des clubs présentés au Label en précisant le niveau requis.

 

Article 8 -  Critères

 

Le club candidat au Label doit respecter les critères incontournables suivants :

 

A) PROJET ASSOCIATIF

 

Dans le cadre du projet associatif, il est demandé au club de respecter les critères suivants :

  • Pour le niveau « Bronze » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 1 référent football féminin ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 1 femme dans l’encadrement de l’équipe (dirigeante ou éducatrice) ;
  • utiliser des buts (à 11 et à 8) fixés au sol ;
  • disposer d'un tableau d'affichage en extérieur sur chaque installation faisant apparaître l'organigramme du club, son règlement intérieur, les diplômes et cartes professionnelles d'éducateurs / d'éducatrices et les numéros d'urgence ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, au minimum 8 pratiquantes correspondant aux catégories U6F à U13F ;
  • organiser 1 journée découverte et utiliser des outils de communication.
  • Pour le niveau « Argent » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés, au minimum 12 pratiquantes correspondant aux catégories U6F à U11F et 12 pratiquantes correspondant aux catégories U12F à U19F ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 1 référent football féminin ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 3 femmes dans l’encadrement (dirigeante ou éducatrice), dont 1 par équipe engagée ;
  • utiliser des buts (à 11 et à 8) fixés au sol ;
  • disposer d'un tableau d'affichage en extérieur sur chaque installation faisant apparaître l'organigramme du club, son règlement intérieur, les diplômes et cartes professionnelles d'éducateurs / d'éducatrices et les numéros d'urgence ;
  • organiser 2 journées découverte et mettre en place un plan de communication.
  • Pour le niveau « Or » :
  • compter parmi ses effectifs licenciés, au minimum 20 pratiquantes correspondant aux catégories U6F à U11F et 25 pratiquantes correspondant aux catégories U12F à U19F ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 1 référent football féminin ;
  • compter parmi ses effectifs licenciés, 5 femmes dans l’encadrement (dirigeante ou éducatrice), dont 1 par équipe engagée ;
  • utiliser des buts (à 11 et à 8) fixés au sol
  • disposer d'un tableau d'affichage en extérieur sur chaque installation faisant apparaître l'organigramme du club, son règlement intérieur, les diplômes et cartes professionnelles d'éducateurs / d'éducatrices et les numéros d'urgence :
  • organiser 2 journées découverte et mettre en place un plan de communication ;
  • mettre en place une action avec le milieu scolaire.

[…]

 

C) PROJET EDUCATIF

 

Dans le cadre du projet éducatif, il est demandé au club de respecter les critères suivants :

  • Pour les 3 niveaux de Label :
  • Rendre lisible la charte d'engagement signée au sein du club
  • Afficher les lois du jeu du Football d'Animation
  • S’engager officiellement dans l’application du programme éducatif fédéral ;
  • Apporter une description des activités réalisées du programme éducatif fédéral. Transmettre les fiches d'actions des activités du Programme Educatif Fédéral au centre de gestion (ligue ou district)

D) PROJET D’ENCADREMENT ET DE FORMATION

 

Dans le cadre du projet d’encadrement et de formation, il est demandé au club de respecter les critères suivants :

  • Pour le niveau « Bronze » :
  • Disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à un éducateur de l’équipe attesté d’un module du CFF1 ou du CFF2 (ou équivalence) ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du CFF1 ou du CFF2 (ou équivalence).
  • Disposer d'un référent Éducatif ;
  • Disposer d'un référent des féminines ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du CFF1 ou du CFF2 (ou équivalence) ;
  • Disposer d'un encadrement technique qualifié correspondant à un éducateur de l'équipe attesté d'un module du CFF1 ou du CFF2 (ou équivalence) ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés, 1 femme dans l'encadrement de l'équipe féminine (dirigeante ou éducatrice).
  • Pour le niveau « Argent » :
  • Disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à 3 éducateurs, dont 1 titulaire du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence), et 2 attestés d’un module du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence).
  • Disposer d'un référent Éducatif ;
  • Disposer d'un référent des féminines ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence) ;
  • Disposer d'un encadrement technique qualifié correspondant à trois éducateurs, dont 1 titulaire du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence), et 2 attestés d'un module du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés, 3 femmes dans l'encadrement de l'équipe féminine (dirigeante ou éducatrice) dont 1 par équipe engagée.
  • Pour le niveau « Or » :
  • Disposer d’un encadrement technique qualifié correspondant à 5 éducateurs, dont 3 titulaires du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence), et 2 attestés d’un module du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du BMF (ou équivalence).
  • Disposer d'un référent Éducatif ;
  • Disposer d'un référent des féminines ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés un responsable technique titulaire du BMF (ou équivalence) ;
  • Disposer d'un encadrement technique qualifié correspondant à cinq éducateurs, dont 3 titulaires du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 (ou équivalence), et 2 attestés d'un module du CFF1 ou du CFF2 ou du CFF3 ;
  • Compter parmi ses effectifs licenciés, 5 femmes dans l'encadrement de l'équipe féminine (dirigeante ou éducatrice) dont 1 par équipe engagée.

 

Date d’effet : saison 2020/2021

 

Des applaudissements saluent l’intervention de Christophe DROUVROY et de Pierre SAMSONOFF.

IX. ENJEUX PRIORITAIRES DE LA SAISON 2019-2020

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Pierre.

Comme à chaque Assemblée, il est de coutume de parler de notre programme fédéral Ambition 2020 porté par la Fédération qui, je le rappelle, est la déclinaison opérationnelle de notre programme politique et c’est donc Florence HARDOUIN, notre directrice générale, qui s’adresse à vous pour vous parler des enjeux prioritaires pour la saison 2019-2020.

Mme Florence HARDOUIN, directrice générale de la FFF

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

MoNsieur le représentant de l’UEFA, cher Julien,

Je vais vous présenter ce matin les quatre enjeux prioritaires de la saison 2019-2020. Quels sont-ils ?

  • le développement de la pratique ;
  • le football féminin ;
  • la performance sportive ;
  • la responsabilité sociale et environnementale.

Vous savez que ces quatre enjeux ont avant tout vocation à élever la compétitivité de notre sport et à servir en premier lieu le football de base, les licenciés de la FFF et bien sûr le football de haut niveau. Alors, il n’y a pas que quatre objectifs, je vous rassure, il y en a d’autres, mais ce matin je voulais vraiment faire un focus sur ces quatre enjeux majeurs parce que c’est la priorité de notre président et du COMEX [Comité exécutif de la FFF].

 

v         Le développement de la pratique

Le premier objectif, le développement de la pratique.

Par quoi cela passe-t-il ? Cela passe par le développement indispensable du football loisir pour simplement plus de jeu.

Aujourd'hui, la campagne de recrutement n'est pas tout à fait terminée mais nous pouvons être fiers d'afficher que nous avons aujourd’hui 2 millions de licenciés, dont 82 % de pratiquants, cela témoigne de la bonne santé de notre football. C’est vrai que si l’on compare avec la saison précédente, on risque d’atterrir à -1,5 % ou -2 % mais c’est toujours difficile de comparer une saison par rapport à une saison de Coupe du monde masculine parce qu’on sait très bien qu’il y a un effet mécanique d'augmentation. Donc, on peut se réjouir de ce très bon résultat des 2 millions de licenciés sachant que lorsqu’on regarde les autres sports, malheureusement il y a une chute un peu partout.

Au-delà de cette tendance observée, des tendances de fond se confirment. Brigitte [Brigitte HENRIQUES] l’a dit précédemment, le développement du football féminin continue de progresser, on prend à peu près chaque année 10 % dans toutes les régions de France, dans toutes les catégories que ce soit les joueuses, les dirigeantes, les éducatrices, les arbitres. Je tiens à souligner le très gros travail qui a été fait par tout le monde sur le nombre d'arbitres féminines qui a considérablement augmenté avec plus 25 % et également un très bon chiffre chez les éducatrices.

Chez les hommes, 1,82 million, et toujours un nombre de pratiquants en hausse avec 1,54 million. Vous voyez [slide projetée] les éducateurs, les dirigeants. En revanche, chez les arbitres masculins, on a encore un peu de travail à faire mais je sais que c'est bien enclenché.

Quelques petits messages.

Vous savez que chaque année je fais un petit focus sur les populations que l'on doit un peu travailler. La première cette année c’est sur les enfants, les U6 et les U7. J’aimerais attirer votre attention notamment sur les U6. Les gamins quand ils arrivent font leur premier sport, ils essayent et c’est vrai qu’au bout d'un an on en perd beaucoup. Mais une chute importante s’observe cette année de -11 %. Une fois encore, on compare par rapport à la Coupe du monde masculine. Donc, c’est normal qu’il y ait une chute mais elle est un peu plus élevée que les autres années.

Ensuite, chez les U7, normalement on devrait avoir une chute moins importante mais en réalité elle est quand même de 10 %. Alors, il est important de noter le taux de fidélisation de 42,1 %. Cela vaut dire que l’on garde 42,1% des gamins de U6 en U7, ce qui est un très bon score. Mais il y a quand même des questions à se poser dont je n’ai pas les réponses aujourd’hui, c’est peut-être vous qui les avez.

Le premier constat :

  • N’arrive-t-on pas aux capacités d'accueil maximales chez certains clubs ?
  • N’y a-t-il pas un développement de la pratique sans licence chez les jeunes au sein même d’un club ?

Ce sont les questions qu’on se pose, on en discute souvent avec Pierre SAMSONOFF et Marc DEBARBAT. Aujourd’hui, je souhaitais attirer votre attention sur cette catégorie de personnes qui est très importante pour le football de demain. Donc, essayons de résoudre ces problèmes.

Le deuxième constat :

Il est en rouge, j'avais déjà un peu tiré la sonnette d'alarme l’année dernière et malheureusement, on constate qu’il y a encore une chute au niveau des adolescents et des vétérans. Donc, on se pose beaucoup de questions pour comprendre et savoir pourquoi.

La LFA et la DTN vont mettre en place des études sur le terrain pour savoir pourquoi on perd autant de licenciés sur ces catégories d'âge. En fait, quand on discute un peu avec tout le monde, vous connaissez les adolescents vous en avez eus, vous en avez, c’est une population qui zappe et surtout qui ne veut pas de contrainte. Donc, les contraintes de deux entraînements par semaine avec le dimanche matin à 8 heures pour les adolescents, ce n’est plus possible, ou les championnats avec les montées/descentes où ils ne sont pas sûrs de jouer.

On doit donc adapter notre football, on doit vivre avec notre temps et c’est la raison pour laquelle on met l’accent aujourd’hui sur le football loisir et ce qui est intéressant de noter c’est la très forte progression des licences foot loisir. Je sais que vous prenez tous le sujet à bras-le-corps, beaucoup d'initiatives sont mises en place.

La DTN et la LFA ont mis en place un certain nombre de pratiques diversifiées, je ne vais pas toutes les citer mais cela va du foot en marchant, au foot 5, au futsal. Et bien sûr ne pas oublier le foot à 11, parce que c’est aussi notre cœur du football, le foot à 11 sans forcément de compétition, car qui dit compétition dit montées/descentes. Mais il faut absolument garder aussi la compétition avec des matches parce que c’est ce que tout le monde aime faire, on aime jouer au football et on aime faire des matches de football.

Donc, mettons cet accent encore plus sur cette année sur le football loisir. Je sais qu’il y a beaucoup d’initiatives dans les ligues. Un district propose aussi des critériums U15/U18, sans montée, sans descente, sans arbitre officiel. Et il y a beaucoup de clubs, et c’est très important, qui commencent à dédier des créneaux aux sections loisir et à ceux qui veulent pratiquer ce football loisir.

Dans les sections « loisir » aussi, un chiffre très important pour vous montrer que cette dynamique et cette politique mises en place fonctionnent très bien puisqu’on avait un objectif de 300 sections « loisir » en juin 2019 qui a été atteint, et aujourd’hui on est déjà à 800 sections.

Donc, on a vraiment besoin de votre soutien politique, c'est grâce à vous, à votre volonté que tous ensemble nous atteindrons notre objectif.

 

v         Le football féminin

Le deuxième enjeu clé, je ne vais pas revenir trop dessus, mais c’est vraiment une priorité, c’est le développement du football féminin.

Continuer de poursuive nos efforts pour développer ce football féminin.

Comme vous l’a dit Brigitte [Brigitte HENRIQUES], avec cette Coupe du monde qui a été formidable, un engouement populaire extraordinaire, les Français se sont vraiment intéressés au football féminin et ont soutenu cette Équipe de France et Corinne [Corinne DIACRE, sélectionneure nationale] a pu le mesurer tout au long de cette compétition.

Au niveau du football amateur, il faut que chaque petite fille puisse jouer au football quand elle veut où elle veut, ce qui n’était pas le cas à mon époque mais aujourd’hui c’est possible. Donc, continuons à maintenir ces efforts.

Il faut aussi encourager le développement des pratiques diversifiées qui nous permettront de fidéliser un grand nombre de licenciés.

Pour le football de haut niveau, merci à notre président, on a renforcé la structure de haut niveau à la fois sous la houlette de notre président et sous la houlette de notre DTN, Hubert FOURNIER, puisqu’on a créé maintenant deux postes :

- un poste de responsable des sélections féminines de jeunes avec Sabrina VIGUIER ;

- un poste de responsable des pôles Espoirs.

C’était aussi important qu’il y ait des personnes qui incarnent et qui vont porter ces sujets pour les faire avancer.

Et puis, des réflexions sont en cours sur l’évolution du parcours de la joueuse, de la préformation à la formation. Vous avez vu qu’il y a eu une étape très importante puisque le Comité exécutif de l’UEFA la semaine dernière a voté un nouveau format de la Ligue des Champions Féminine, c’était quelque chose d’important. Cela va éviter d’avoir des matchs avec parfois sans enjeu et quinze ou seize buts d’écart.

Et il y a aussi une réflexion en cours à mener, Julien, sur le fait qu’il y a un petit trou dans les compétitions à savoir qu’il n’y a pas d’Euro au niveau des moins de 21 ans chez les femmes. Pourquoi pas ? C’est juste un message que je passe comme ça.

 

v         La performance sportive

Le troisième objectif, c’est évidemment la performance sportive.

Renforcer la qualité de notre pyramide de formation pour toujours plus de victoires.

En tant que fédération, nous sommes jugés sur une seule chose, le résultat sportif, et nous voulons toujours plus de titres, plus de victoires et donc à nous de maintenir cette dynamique.

Comment maintenir cette dynamique ?

En optimisant la performance sportive. On a un très bon système de détection, un des meilleurs systèmes de formation d’Europe. Plus notre base sera forte et plus nos joueurs en sélections nationales et dans les clubs seront performants.

On va continuer de renforcer les moyens mis à la disposition des pôles Espoirs. Aujourd’hui, vous le savez et Hubert [Hubert FOURNIER ] en parlera mieux que moi tout à l’heure, 57 % des gamins qui sortent d’un pôle Espoirs intègrent un club pro et l’objectif d’Hubert dans deux ans, c’est de passer à 75 %. Sur les vingt-champions du monde 2018, huit sont passés dans nos pôles Espoirs.  Ceci pour que vous ayez conscience de ces chiffres et que les pôles Espoirs sont très importants pour tout le monde.

Quand on dit performance sportive, cela passe aussi par l’amélioration des infrastructures de Clairefontaine. Merci d’avoir voté le budget complémentaire [voir pages 16-17 de ce PV] qui est très important pour nous. On va pouvoir rénover des terrains dans un but unique, à savoir la recherche de la performance pour tout le monde, évidemment pour l'Équipe de France, pour les sélections nationales, pour la formation, pour les arbitres. Et plutôt que des mots, nous allons vous projeter un film. La seule chose que vous verrez dans ce film, c’est que nous voulons couvrir un terrain. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore les autorisations mais c’est un petit message aux collectivités locales, et nous n’avons pas encore fait voter le budget.

[Vidéo CNF - L’Excellence de la formation]

 

v         La responsabilité sociale et environnementale

Le quatrième objectif, c’est la responsabilité sociale et environnementale avec l’affirmation du rôle citoyen des clubs pour plus de responsabilité sociale et environnementale.

La FFF s’engage pour l’environnement et le lien social. Vous allez bien sûr me dire « que ce n’est pas nouveau ». Certes. Mais ce qui est nouveau, c’est la première fois que nous affichons cet enjeu clairement et que nous le positionnons parmi les quatre enjeux majeurs de la Fédération. Je ne rentre pas dans les détails du plan.

Il faut retenir que cela va concerner tout le monde, les élus, les salariés, les bénévoles, les techniciens, et on va travailler dans tous les domaines, l’inclusion, la cohésion, la santé, le bien-être, l’éducation et la formation, et bien sûr l’environnement, l'efficacité énergétique et la consommation des produits durables.

Depuis toujours, notre mission est de former des footballeurs citoyens, responsables, et des sportifs accomplis. Le football en tant que partie intégrante de la société, sport le plus populaire au monde, joue un rôle inestimable dans le développement social.

Notre stratégie RSO aujourd’hui traduit la réalité d’un travail déjà mené dans les ligues, dans les districts, dans les clubs. De nombreuses actions sont mises en place pour défendre à la fois les valeurs de la République et les valeurs du football. Je ne vais pas toutes les citer, on en a parlé récemment un peu dans la presse et dans le cadre de certaines émissions. On fait beaucoup de choses pour la protection de l'enfance, ce qui est indispensable. Quand vous êtes papa ou maman et que vous amenez votre enfant pour jouer au football, il est important de savoir que les clubs sont bien structurés, que les éducateurs sont bien formés.

On fait aussi beaucoup de choses pour la lutte contre la violence, pour le soutien scolaire, le football pour tous, et toutes ces actions sont menées dans tous les territoires, qu’ils soient ruraux ou urbains. Elles sont portées par vous toutes et tous. On a beaucoup travaillé en interne pour mettre en place cette stratégie, on a décidé de ne pas créer une direction de la responsabilité sociale et environnementale, chaque personne au sein de la Fédération va prendre ce sujet à bras-le-corps. J’aimerais profiter de cette Assemblée pour saluer et remercier deux personnes : Matthieu ROBERT [chef de projet actions citoyennes et sociales à la FFF], qui incarne ce sujet, c’est sa passion, c’est quelqu’un d’extraordinaire ; et bien évidemment Pierre SAMSONOFF [directeur de la LFA], son responsable. Donc un grand merci pour ce que vous faites, on sera à vos côtés pour aller encore plus loin.

Quand je disais aller encore plus loin sur ce sujet, cela signifie que nous devons valoriser nos engagements et faire de la FFF une organisation à la pointe en matière de RSO.

Il y a aussi une chose que l’on doit développer, un peu plus nouvelle, sur laquelle nous ne sommes pas encore à la pointe du progrès. À l’heure où les effets négatifs du changement climatique se font sentir dans le monde entier, la FFF va tout mettre en œuvre pour organiser ses événements de manière de plus en plus durable. Alors allons encore plus loin, on en discutait hier au COMEX [Comité exécutif de la FFF] avec la présidente de la LFP [Nathalie Boy de la Tour]. Trouvons une cause commune à laquelle nous pourrions tous participer. On parle beaucoup aujourd’hui du plastique, vous savez que le plastique est une catastrophe pour tout le monde. On fait beaucoup de choses, on supprime beaucoup de plastique dans les clubs, mais il y a un autre moyen : on pourrait recycler tout ce plastique et on pourrait s'adosser à des journées de l'environnement et faire en sorte que tout le football amateur, le football professionnel et même le football européen  - on en a discuté au sein de l’UEFA - travaillent sur cette cause pour recycler le plastique avec des gestes forts de solidarité : chaque personne qui ramassera une bouteille en plastique pourra se dire : « Je vais recycler ce plastique » pour, par exemple, investir dans du soutien scolaire.

Mais plus que des mots, je vais vous montrer en images avec un petit film tout ce qui est déjà fait partout en France grâce à vous toutes et à vous tous.

[Vidéo RSO FFF]

Bien sûr, nous vivons au rythme des événements sportifs. Cette année nous sommes qualifiés pour deux grands événements majeurs :

- Les Jeux olympiques pour les Espoirs

- L’Euro 2020 pour les Bleus

On a tous besoin de cette adrénaline qui nous pousse dans notre quotidien à être toujours meilleurs, et notre objectif, comme chaque année, comme chaque grand événement, ce sera de mettre les équipes de France dans les meilleures conditions de réussite sportive, que ce soit lors de la préparation ou lors de ces grands événements.

Sur les premiers grands événements, les Jeux olympiques qui auront lieu à Tokyo du 23 juillet au 8 août. Bravo à Sylvain RIPOLL [sélectionneur de l’Équipe de France Espoirs] et à son staff, je n’en dirai pas plus parce qu’il va intervenir tout à l’heure et je le laisserai vous présenter son équipe, son staff et ses objectifs.

L’autre grand événement qui va tous nous mobiliser, c’est bien sûr l'Euro 2020 dans un format inédit. Bravo à l'Équipe de France qui a terminé première de son groupe. Bravo à notre sélectionneur, Didier DESCHAMPS, à son adjoint Guy STÉPHAN et à l’entraîneur des gardiens de buts Franck RAVIOT.

En 2016, souvenez-vous, on avait créé et lancé un programme « Fiers d’Être Bleus » qui incarne notamment l’amour du maillot, cette fierté d’appartenance. Ce programme avait été un grand succès. Cela l'est toujours et beaucoup de joueurs, beaucoup de fans, vous-mêmes, vous tous, vous avez utilisé cette campagne pour faire vivre au sein de vos clubs de football amateur cette fierté, cette émotion, ce soutien auprès de l'Équipe de France de football.

Et finalement, cette Équipe de France est très représentative de la France d’aujourd’hui et de celle de demain. Elle incarne la jeunesse, la diversité, j’ai même envie de dire un certain art de vivre. Et ce qui est très fort, c’est qu’au-delà des fans, elle représente vraiment tous les Français. Mais plutôt que des mots, voyons cela en images en deux minutes.

[Vidéo Fiers d’Être Bleus]

Rendez-vous pour l'Euro à partir du 12 juin et bien sûr comme à chaque grande compétition, nous serons tous impliqués pour soutenir l'Équipe de France dans tous les clubs, dans toutes les ligues, dans tous les districts, et nous serons les premiers à la soutenir.

Bonnes fêtes de fin d'année à vous toutes et tous.

Des applaudissements saluent l’intervention de Mme Florence HARDOUIN.

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Florence. C’est maintenant à notre Directeur Technique National, Hubert FOURNIER, de vous présenter les grands enjeux de la DTN.

X. LES GRANDS ENJEUX DE LA DTN  2019-2020

M. Hubert FOURNIER, Directeur Technique National de la FFF

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que je me présente devant vous pour vous présenter quelques-unes des nombreuses actions que porte la DTN sur vos territoires.

Je voulais vous présenter une action de nos trois piliers que sont le PPF [Projet de performance fédéral], en lien avec les dispositifs pour aller vers le haut niveau ; bien sûr et surtout la formation de cadres, un enjeu majeur de notre fédération ; et enfin le développement des pratiques qui est mis en œuvre dans vos districts et dans vos ligues pour faire en sorte que tous nos pratiquants puissent avoir le plaisir d’évoluer dans les meilleures conditions.

 

v         Projet de performance fédéral

Dans un premier temps sur le PPF, juste pour vous donner quelques informations notamment sur l'optimisation de la performance dans l'ensemble de nos structures, que ce soit dans nos centres de formation, dans nos pôles Espoirs, et notre plan de détection national.

„        Les centres de formation

L’année dernière, nous avons eu la chance, grâce à un travail avec la LFP, de relever et retravailler le cahier des charges qui ne l’avait pas été depuis une quinzaine d'années. Donc, cette année a été une année de partage avec l'ensemble des clubs professionnels pour accompagner la montée en charge de ce cahier des charges.

C’est un travail que s'est engagé à faire Jean-Claude GIUNTINI [DTN-adjoint] et ses équipes pour visiter l'ensemble des centres de formation de L1 et de L2 pour les accompagner dans leurs efforts de structuration à la fois sur :

­ le plan de l'encadrement technique qui doit être renforcé,

­ l’encadrement médical, car il est de notre responsabilité que les jeunes de ces structures aient un accompagnement médical de haut niveau.

­ et puis aussi en lien avec le plan Ambition 2020 de la Fédération, les inciter à aller dans tous les outils d'aide à la performance, que ce soit bien sûr la vidéo devenue maintenant un outil indispensable pour le développement des jeunes mais aussi tout ce qui est en lien avec l'outil GPS qui doit aider nos clubs à aller plus précisément dans le travail au quotidien et faire en sorte qu'ils travaillent dans les bonnes filières.

­ aller aussi vers la performance avec des préparateurs physiques sur laquelle on intervient dans leur formation.

„        Les pôles Espoirs

Au niveau des pôles Espoirs, je pense que les présidents de ligue qui sont en charge avec nous des pôles Espoirs disposent depuis cette année de la dotation d'outils d’aide à la performance c’est-à-dire que l'ensemble de nos pôles Espoirs masculins et féminins sont dotés d'outils GPS.

Sur l'année, Thierry MARSZALEK [responsable du service audiovisuel à la FFF] et ses équipes font en sorte qu’il y ait une captation vidéo dans l'ensemble de ces structures pour les amener à cultiver quelque part tout cet aspect qui doit aller vers la performance. C'est vraiment un tournant important et je remercie le président et le COMEX de nous avoir donné les moyens pour nous permettre de passer ce virage vers le haut niveau.

Pour ce qui est du Plan de détection national, maintenant l'ensemble de nos rassemblements est filmé. Cela nous permet d'avoir un regard beaucoup plus affiné sur les prestations des jeunes déjà suivis au travers du travail de recrutement et de détection par nos cadres techniques. Mais quand ils arrivent sur le plan national, on a la chance de pouvoir avoir la captation vidéo qui nous permet d’avoir des échanges individualisés avec l’ensemble des jeunes qui viennent sur ces rassemblements et cela nous permet d'avoir un œil beaucoup plus aiguisé pour repérer les meilleurs potentiels.

L'autre pan important aussi, en lien avec la haute performance, c'est la structuration des centres de formation. Sur ce point, on est en train de travailler avec les clubs pros pour augmenter cette structuration.

Pour les pôles Espoirs, on est aussi sur un maillage territorial qui devient maintenant très performant avec l’ouverture dès la saison prochaine du pôle Espoirs de Normandie qui sera basé à Lisieux et on aura un effort d'accompagnement pour que ce Pôle Espoirs prenne sa pleine charge dès le mois de septembre.

On va aussi faire en sorte d'optimiser la structuration et l'encadrement technique de ces pôles Espoirs, féminins et masculins, avec un renforcement des équipes techniques.

Un accompagnement important également sur le plan médical qui sera renforcé.

Et tout ce qui est en lien avec la performance c'est-à-dire une spécialisation des interventions que ce soit pour les gardiens de buts, la préparation physique ou que ce soit pour le travail de spécialisation des attaquants, des défenseurs, des milieux de terrain grâce aussi à un adjoint qui sera obligatoire sur chaque pôle Espoirs.

Donc, cela représente un virage important qui nous permet d'être en partenariat avec les centres de formation pour permettre les jeunes à profil d'aller vers le haut niveau.

 

„        Les projets

Sur les centres de formation pour l’année en cours, le projet est de mieux travailler avec les référents des recruteurs des centres de formation. On les a réunis il y a une quinzaine de jours pour échanger avec eux pour connaître un peu leurs problématiques. On sait que l’on est dans un monde très concurrentiel au niveau du recrutement des jeunes et notre rôle à la Fédération est de faire en sorte que cela n'interfère pas sur le développement des jeunes. Donc, c'est là-dessus qu'on a souhaité les rencontrer pour échanger et faire en sorte que ce recrutement soit fait dans les bonnes conditions.

On a aussi travaillé avec la LFP et ses représentants pour apaiser un peu le recrutement pré-ANS [accord de non sollicitation] qui était malheureusement assez développé depuis quelques années. Donc, grâce à la présidente [de la LFP] et à ses équipes, on a réussi à avoir un dispositif qui permet de disposer d’outils de répression pour ceux qui entraveraient les règles. Sachant qu'avant la catégorie U13, il est bien entendu que l’on ne souhaite pas que les jeunes soient trop tôt sollicités et donc tout ce qui se passe pré-ANS sera aussi bien sûr interdit. Et avec un dispositif de répression maintenant beaucoup plus renforcé qui nous permettra d'avoir des actions je serais tenté de dire « punitives » - mais c’est un mot un peu fort - pour ceux qui seront pris à intervenir trop tôt sur ces enfants.

Voilà les actions que nous avons souhaité mettre en place durant cette année.

Je voudrais finir sur la structuration et ne pas oublier nos amis d'Outre-Mer. On a fait des efforts importants pour structurer, améliorer et optimiser leurs pôles Espoirs. On a mis en place cette année, notamment sur l’arc antillais une structure post-pôle Espoirs pour permettre à ces jeunes qui sont peut-être en maturité un peu tardive la possibilité d’avoir une deuxième chance. Donc, il y a eu le CERFA mis en place en Guadeloupe avec la volonté de faire participer les trois ligues d'Outre-Mer, plus Saint-Pierre-et-Miquelon, parce qu’on ne sait jamais si un profil est intéressant, ce serait bête de le laisser dans la nature.

Au demeurant, faire en sorte que les jeunes qui sont passés par ces structures et surtout sur la catégorie 15-18 ans aient la possibilité de croire à une deuxième chance et donc on a créé ce CERFA pour leur permettre de continuer à évoluer dans une structure de haut niveau avec un accompagnement et une pratique beaucoup plus renforcés.

Et on est en plein dans notre volonté d'accompagner sur le double voire le triple projet ces jeunes enfants des DOM-TOM pour faire en sorte que les meilleurs aillent dans les centres de formation. Et pour ceux qui n'auront pas la possibilité, on réfléchit à une convention avec des universités américaines ou canadiennes pour leur permettre de continuer des études dans un deuxième temps s'ils n'ont pas été repérés par les clubs pros.

Ce sont des actions importantes qui nous tiennent à cœur parce que je suis persuadé que les DOM-TOM sont des terres de talent sur lesquelles on doit beaucoup plus s'appuyer. C’est la raison pour laquelle nous avons récemment confié à Nicolas BOURDIN la charge, au sein de la DTN, d’accompagner ces territoires pour faire en sorte que l’on ait rapidement des jeunes dans nos centres de formation et viennent ainsi alimenter notre football métropolitain.

„        Sur le parcours de la joueuse

Sur le parcours de la joueuse et pour être en cohérence, on a eu une Équipe de France qui a fait une superbe Coupe du monde. Notre rôle à la DTN, c’est de préparer les prochaines Coupes du monde et de renforcer le socle de joueuses qui sont en capacité d'accompagner le football de haut niveau féminin.

Pour ce faire, on s'appuie sur les pôles Espoirs sachant que ces derniers pour 90 % alimentent nos sélections de jeunes. Donc, c’est vers cela que nous devons tendre. Au même titre que l’on s’est engagé sur les garçons, on a fait exactement la même chose chez nos jeunes filles et pour le coup, on est vraiment sur la parité garçon/fille sur l’engagement de la Fédération sur ces structures en ayant la volonté de renforcer l'encadrement technique de ces pôles Espoirs féminins, de les doter d’outils d’aide à la performance que sont les GPS et la captation vidéo, c’est quelque chose d'important.

On mène aussi une réflexion avec nos clubs Élite pour faire en sorte de travailler de concert et ne pas être en concurrence entre nos pôles Espoirs, le développement de la formation et les clubs de l’élite française.

On a lancé un audit cette année avec les équipes de la DTN sur l’organisation de l'ensemble des clubs de D1 et D2 féminines au niveau de la formation, pour les accompagner et, dans un temps le plus proche possible, pour commencer à travailler sur la possibilité de lancer des centres de formation féminins à moyen terme. Donc, d’abord un temps d'audit, puis un temps de concertation avec les clubs de D1 et de D2 féminines pour les accompagner. Enfin, la Fédération et la DTN doivent aussi se projeter sur l'avenir et l’avenir c'est aussi de travailler sur la préformation féminine, un vrai chantier.

Dans un premier temps, on va se cantonner à renforcer les sections sportives premier cycle, spécialement sur les féminines. Il y a un vrai chantier avec une vraie ambition d'être rapidement à plus de 100 sections sportives féminines, qui seront le socle sur lequel on s'appuiera pour travailler sur la préformation féminine pour qu'à terme, dans un temps le plus réduit possible, la formation des 15-18 ans soit à la charge de nos clubs Élite et que la Fédération, au même titre qu'elle a pris le tournant il y a une quinzaine d'années, prenne en charge la préformation. C'est ce vers quoi nous devons aller et si on est dans cette perspective, on peut penser raisonnablement que dans les prochaines échéances internationales nous soyons encore plus armés pour aller rivaliser notamment avec le football américain qui, pour le moment, est sans doute le football dont nous devons nous inspirer.

 

v         Formation des entraîneurs

S’agissant des engagements de la DTN sur la formation des entraîneurs, juste quelques chiffres pour vous dire que depuis six ans on a haussé de plus de 30 % notre engagement et nos modules de formation à destination des entraîneurs. Donc, c’est un travail important. On est encore un peu éloigné de l'objectif qui était celui d'avoir une équipe avec un entraîneur diplômé mais on s’en rapproche et en tout cas c'est vraiment quelque chose de central.

Brigitte [HENRIQUES] l’a rappelé, on était hier aux dix ans de l’IFF [Institut de Formation du Football] où un travail remarquable est fait, avec une collaboration entre le DTN et l’IFF pour mettre des formations à la fois de haut niveau à Clairefontaine. C’est la raison pour laquelle il est important de renforcer l’organisation et la structure de Clairefontaine et aussi grâce aux IRFF régionales d’avoir une formation de proximité qui permet à tous nos clubs d'envoyer leurs éducateurs et leurs éducatrices en formation pour les aider à mieux se structurer et faire en sorte que nos jeunes filles et garçons aient des entraîneurs qualifiés et diplômés pour mieux les accompagner dans leur développement.

 

 

 

v         Développement des pratiques

S’agissant du développement des pratiques, juste pour revenir et renforcer les propos de Florence [Florence HARDOUIN]. C'est vrai que le football loisir est quelque chose de central mais aujourd'hui je voudrais aller encore un peu plus loin que le football loisir. Cela doit être une révolution que l'on doit accompagner dans nos clubs et vous êtes quelque part notre bras armé. Je vous remercier déjà de votre engagement pour faire en sorte que ce virage soit un virage important.

Les objectifs d’avoir 800 organisations autour du football loisir sont déjà atteints alors qu'on a presque un an d'avance, on doit s'en féliciter. Maintenant, notre responsabilité est de convaincre nos présidents de club d'avoir cette révolution dans vos structures, dans vos clubs pour faire en sorte que le club de demain soit un vrai lieu de vie, un vrai lieu d’échanges social, éducatif et pas seulement un club où on vient faire de la pratique sportive certes, de la compétition, mais faire en sorte que ce soit un vrai lieu de vie.

Et c'est là-dessus que nous allons, avec la LFA, nous engager pour vous aider à être dans une démarche de structuration et d'accompagnement pour que vos clubs changent de dimension. Bien sûr, cela engage toutes les énergies de la Fédération, que ce soit la DTN, la LFA et faire en sorte que les engagements vers lesquels on doit aller soient des engagements systémiques à la fois sur la formation, sur l’encadrement, sur la structuration. C'est un vrai projet politique mais un projet politique qu'on se doit de prendre. En tout cas comptez sur la DTN et toutes ses équipes pour vous accompagner.

Je voudrais en profiter pour vous remercier parce qu'avec Marc DEBARBAT [président de la LFA] et ses équipes on a eu le loisir de vous visiter pour les conventions d'objectifs. J'étais particulièrement admiratif des engagements que vous avez pris dans vos districts et dans vos ligues pour accompagner la politique technique qu’on a déjà engagée avec nos conseillers techniques. Je voulais vous remercier de votre accueil et votre écoute durant ces visites.

Je vous souhaite de bonnes vacances à toutes et à tous et comme le dit Brigitte [Brigitte Henriques] : « Vive le Foot » !

[Des applaudissements saluent l’intervention d’Hubert FOURNIER].

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Hubert. Je crois qu’il n’y a pas mieux qu'une vidéo de l’ensemble de nos sélections nationales pour mettre tout cela en lumière.

[Vidéo Film Sélections]

XI. INTERVENTION DU SÉLECTIONNEUR DE L’ÉQUIPE DE FRANCE A

Vous vous souvenez forcément de l’entrée de Didier DESCHAMPS l’an dernier, il y a tout juste un an à la Seine Musicale lorsqu’il était entré sous vos applaudissements avec le trophée de la Coupe du monde. Didier est à nouveau là avec son staff et je crois qu’il mérite pour cette nouvelle qualification pour l’Euro 2020, en tant que premier du groupe, qu’on l’applaudisse à nouveau.

[Des applaudissements saluent l’entrée de Didier DESCHAMPS].

M. Didier DESCHAMPS, sélectionneur de l'Équipe de France

Merci Brigitte,

Monsieur le président,

Mesdames, Messieurs,

C’est toujours un immense plaisir, un privilège même, d'être à chaque fois présent à cette Assemblée fédérale d’hiver, toujours bien accompagné par mes deux fidèles adjoints, Guy [Guy STÉPHAN] et Franck [Franck RAVIOT].

Je voudrais à nouveau sincèrement vous remercier, vous témoigner mon profond respect, ma reconnaissance pour celles et ceux qui, dans toutes les ligues et les districts en tant que dirigeants, éducateurs et bénévoles, passent beaucoup de temps au service du football et qui permettent à l'ensemble du football français aujourd'hui d'être en bonne santé. C’est le football d’aujourd’hui mais aussi le football de demain.

Certes, tous les jeunes n'arriveront pas tous en haut de la pyramide mais vous avez une double responsabilité : celle de les accompagner bien évidemment pour les plus heureux d'entre eux qui arriveront à être internationaux, les futurs internationaux de demain, mais aussi la responsabilité de les accompagner avec ce rôle éducatif et social.

Comme nous le savons tous, le sport, et le football en particulier, est une formidable école de la vie et votre accompagnement, le temps, le dévouement que vous mettez au quotidien sont des valeurs qui leur serviront dans leur vie de tous les jours, même s'ils n'ont pas le bonheur de pouvoir devenir des footballeurs professionnels.

L’année 2019 a été une bonne année pour l'Équipe de France A puisque nous avons rejoint notre objectif de se qualifier pour l’Euro 2020 en terminant premiers de notre groupe, en réalisant sur les onze matches, neuf victoires, un match nul et une défaite, une de trop à mon goût mais cela fait partie du haut niveau aussi. L’objectif est atteint et il est important d'apprécier, pas trop longtemps mais d’apprécier quand même lorsque le travail est bien fait et qu’on arrive à obtenir les objectifs fixés.

À la suite de cette qualification, nous nous sommes rendus à Bucarest pour un tirage au sort. Je pense que vous vous êtes tous rendus compte que, malheureusement pour moi, mon animal fétiche a eu un peu de retard en n’arrivant que le lendemain du tirage mais je l’ai retrouvé, ne vous inquiétez pas, d’où ce tirage sympathique. Je peux vous assurer que nos adversaires ont bien conscience de la difficulté d’être dans ce groupe, vous pouvez compter sur moi et sur l'ensemble de mon staff pour faire en sorte que l'Équipe de France soit performante dès le départ puisqu’un grand match nous attend dès le premier match le 16 juin à Munich contre l’équipe d’Allemagne.

Pour en arriver là, cela passera évidemment par des matches de préparation : deux matches amicaux au mois de mars en France face à l'Ukraine et à la Finlande ; et nous aurons aussi deux matches amicaux, toujours en France, avec des adversaires encore à déterminer, fin mai, dans la phase de préparation à la compétition Tout ce travail de préparation pour faire en sorte d'arriver dès le début de la compétition à notre meilleur niveau et pour maintenir l'Équipe de France au plus haut niveau.

Gagner au plus haut niveau, c'est difficile, se maintenir cela l'est encore plus. Mais vous pouvez compter sur moi et mon staff, sur la détermination, l’exigence, la satisfaction d'avoir fait ce qu’on a fait. Comme on dit, « le meilleur est toujours à venir » et il est hors de question de se relâcher. Nous aurons toujours la même vigilance, la même attention, la même concentration pour permettre à l'Équipe de France A d'être toujours aussi performante.

Je voudrais remercier devant vous mon président pour la confiance qu'il m'accorde mais aussi pour la qualité de notre relation. Elle est importante et essentielle dans le fonctionnement mais aussi par rapport à nos joueurs et à leur management lorsqu’ils portent le maillot de l'Équipe de France. Merci président.

Je voudrais aussi remercier Florence [Florence HARDOUIN] et tous les services de la Fédération qui sont un support, une aide très importante pour nous par leur efficacité. Ils nous mettent dans les meilleures conditions et nous permettent de ne pas perdre d'énergie, de se concentrer uniquement sur l'essentiel de notre mission à savoir le terrain et les résultats sportifs.

Je voudrais, comme c'est la période adéquate, vous souhaiter à toutes et à tous d'excellentes fêtes de fin d'année. Prenez bien soin de vous, de vos familles, de vos proches, et continuons à rêver ensemble, le meilleur est toujours à venir. Je vous remercie.

 [Des applaudissements saluent l’intervention de M. Didier DESCHAMPS].

 

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Didier.

C’est maintenant au tour de Corinne DIACRE, notre sélectionneur de l'Équipe de France féminine de prendre la parole.

Mme Corinne DIACRE, sélectionneur de l’Équipe de France féminine A

Monsieur le président de la Fédération,

Mesdames et Messieurs,

Si vous me voyez avec le sourire ce matin, c’est que je voulais vous témoigner le plaisir qui est le mien d'être là devant les représentants de l’ensemble des familles du football.

Vous le savez, c’est un honneur et une responsabilité de vous représenter à travers cette fantastique vitrine qu’est l'Équipe de France. Elle véhicule vos actions et vos efforts sur le terrain avec la Fédération Française de Football pour développer le football féminin, de la base jusqu’au plus haut niveau.

On a vécu avec l'Équipe de France une année extraordinaire au sens littéral du terme. La Coupe du monde en France a été un événement formidable, Brigitte [Brigitte HENRIQUES] l’a rappelé tout à l’heure, un succès populaire et médiatique.

Je voudrais remercier chaleureusement également tous ceux qui ont œuvré, dans l'ombre souvent, à la réussite de cette compétition. Très sincèrement, cette Coupe du monde en France a offert au monde entier un beau visage de notre pays, de notre fédération et de notre football.

Quand je vois l'accueil magnifique qui nous a été réservés partout où on a joué pendant le Mondial et après, à Clermont, à Nîmes, à Bordeaux, dans des territoires qui n'ont pas accueilli la Coupe du monde, cela procure beaucoup de force et de fierté. C’est le signe que l'Équipe de France était soutenue, a mobilisé, a conquis un vrai public. Cet engouement et ce plaisir communiqué pour le football féminin sont essentiels.

Sur le plan sportif, je sais qu'il y a beaucoup de compétiteurs dans la salle, vous pouvez imaginer sans peine quelle a été notre déception, notre frustration de nous arrêter en quarts de finale. Être éliminées par les championnes du monde n’a rien de déshonorant mais l’ambition très forte nous laisse avec un peu d'amertume.

Le haut niveau est une mécanique de haute précision, Didier [Didier DESCHAMPS] vient de le rappeler, et cette expérience sera profitable pour l'avenir, nous en sommes convaincus.

L'Équipe de France a progressé mais nous avons encore les derniers paliers à franchir, ceux qui mènent vers ce premier titre qu’attend la Fédération, que vous attendez, que nous attendons tous.

Vous connaissez mes valeurs : l’exigence, la performance, l’ambition et l’humilité. Je m’appuie sur le travail essentiel des clubs, je prends le temps d'aller à leur rencontre, d'avoir avec eux des échanges permanents, c’est l’une des clés de notre réussite.

Je vais vous faire une confidence : la Coupe du monde n'a pas été simple à digérer sportivement mais cela n’a pas empêché l'Équipe de France d’entamer de la meilleure des manières les qualifications à l’Euro 2021. C’est notre objectif maintenant et il est clair : la qualification et la première place du groupe.

Continuer à donner également du plaisir. Dès le mois de mars, ce sera notre prochain rendez-vous, le Tournoi de France imaginé et souhaité par notre président. Quatre des meilleures nations du monde seront rassemblées en France, ce sera l’occasion de revivre, je l’espère, l’atmosphère de la Coupe du monde face à des nations performantes dont les Pays-Bas, champions d’Europe en titre et vice-champions du monde.

Pour conclure, je voulais vous dire que nous travaillons dans des conditions optimum grâce à la Fédération, grâce à vous. Beaucoup de moyens humains et techniques sont mis en œuvre. La DTN s’est encore renforcée cet été. Autant d’actions et de décisions pour continuer de structurer et faire progresser le football féminin de haut niveau et plus généralement, vous pouvez compter sur moi, pour accompagner ce mouvement le plus loin et le plus haut possible.

Merci à tous et très bonnes fêtes de fin d’année.

[Des applaudissements saluent l’intervention de Mme Corinne DIACRE]

XII. INTERVENTION DU SÉLECTIONNEUR DE L’ÉQUIPE DE FRANCE ESPOIRS

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Corinne.

On se réjouit également de la qualification des Espoirs aux Jeux olympiques. C’est à Sylvain RIPOLL, le sélectionneur des Espoirs, de prendre la parole.

M. Sylvain RIPOLL, sélectionneur de l’Équipe de France Espoirs

Monsieur le président de la Fédération

Mesdames et Messieurs,

Bonjour à toutes et tous.

Au niveau des Espoirs, dire juste que l’année 2019 fut, me semble-t-il, assez riche et elle a été surtout marquée par le retour au premier plan, sur la scène internationale, de cette Équipe de France Espoirs à l’occasion de l’Euro qui s’est disputé en Italie.

Sur les qualifications, elles ne sont jamais faciles, mais malgré tout on a eu un parcours sur le plan comptable quasi idéal puisqu’on a emmagasiné neuf victoires et un match nul. Je crois que sur les 54 équipes qui étaient engagées, on était la seule à l’avoir fait. Donc, c’était un beau parcours sur les éliminatoires.

J’ai envie de dire que fort de cette dynamique et de cet allant, on a ensuite mis en place une préparation optimale avec un stage à Clairefontaine, un stage en Autriche, et une arrivée en Italie, pour l'Euro.

Je tiens aussi à remercier la Fédération, le président et toutes les équipes de la FFF parce que tous les moyens ont été mis en place pour placer la sélection dans des conditions optimales. Toutes les équipes de la Fédération Française de Football à travers leurs compétences et leur engagement ont été précieuses, par leur aide, à l'ensemble du staff ainsi qu’à l’ensemble du groupe.

À l'Euro, on a démarré de façon idéale avec une première victoire contre un des grands favoris du tournoi, l’Angleterre, et c’était une bonne façon de rentrer dans la compétition. On savait que la formule allait être exigeante puisque, je vous le rappelle, il y avait trois groupes de quatre et seuls les trois premiers ainsi que le meilleur deuxième étaient qualifiés. Cette victoire nous a donné beaucoup de force, on a enchaîné par une deuxième victoire contre la Croatie et après, malgré les deux victoires, il fallait encore faire un résultat contre la Roumanie. On a vécu une soirée hyper intéressante avec 12 000 Roumains, c’était une soirée extraordinaire et on a réussi à finir à égalité avec la Roumanie sur le groupe mais en tout cas meilleur deuxième au goal-average, ce qui nous permettait de nous qualifier pour les demi-finales mais aussi pour les Jeux olympiques.

C’était un des objectifs de la Fédération et c’était forcément une grande satisfaction. Ensuite, notre parcours s'est arrêté aux portes de la finale contre l’Espagne. Bien sûr, la qualité de l’adversaire y est pour beaucoup, c’est évident. Mais on a quelques petits regrets parce qu’on a accumulé des blessés pendant le tournoi, notamment au niveau de nos attaquants et de façon presque incompréhensible on a eu aussi deux jours de moins de récupération que cette grosse équipe espagnole. Dans un tournoi où vous jouez quatre matches en neuf jours, cela a son importance.

Toujours est-il que cela a forcément été une grosse déception de s’arrêter là parce qu’on avait de grosses ambitions. Mais le bilan de cette période 2019, me semble-t-il, reste positif puisque cette équipe, cette génération 96-97 qui s’est arrêtée ensuite, a gagné onze matches et deux nuls sur les quatorze matches officiels à faire, et a comptabilisé une défaite contre l’Espagne.

Maintenant, vous savez qu’avec les Espoirs il y a des changements de générations. Les 96-97 se sont arrêtés, on est passé aux 98, tous les joueurs nés après le 1er janvier 98. Et on démarre la campagne de qualification, qui je l'espère nous emmènera à l’Euro 2021, en Hongrie et en Slovénie. On a commencé par quatre matches, trois victoires et on a subi une défaite au mois de novembre qui forcément nous reste en travers de la gorge. Ce sont des choses qui peuvent arriver et on aura à cœur de se rattraper et de rattraper notre retard au mois de mars puisqu’on retrouve de nouveau les Suisses. L’idée est forcément de reprendre la première place du groupe et de la garder jusqu'au bout.

Au-delà de ce mois de mars, le futur objectif est forcément cette participation aux JO. Vingt-trois ans après les JO d’Atlanta, la France va être représentée au tournoi de football masculin. C’est quelque chose d’hyper important, c’est évident. Pour tous les sportifs de haut niveau, quelle que soit la discipline, c’est une expérience extraordinaire. Donc, on la vivra avec beaucoup de fierté, de détermination et d’ambition pour représenter les couleurs bleu-blanc-rouge sur ce grand tournoi que sont les Jeux olympiques.

Pour la préparation, on utilisera le mois de mai pour deux matches amicaux qui concerneront cette équipe olympique et on se retrouvera début juillet pour se préparer. Pour le départ pour Tokyo, les choses restent à affiner. On aura deux matches amicaux fin juin-début juillet et on s’envolera ensuite pour l’Asie assez rapidement pour pouvoir s’habituer aux conditions climatiques.

On a un beau programme. 2019, c'était très bien mais il faut toujours regarder devant. Les choses sont fragiles, on l’a vu au mois de mars et on a de nouveau en 2020 de gros objectifs à relever.

Je voudrais juste conclure avant de vous souhaiter de très bonnes fêtes, remercier la Fédération, remercier le président, remercier Marc KELLER [membre du Comité exécutif de la FFF] qui nous suit au quotidien ainsi que toutes les équipes qui nous ont donné les conditions optimales.

Je voudrais vous remercier et vous dire quel est mon immense plaisir de diriger cette sélection avec mon staff, Patrick [Patrick L’HOSTIS] est là, l’adjoint fidèle et ami, et on aura à cœur de relever ces objectifs. Mais le plaisir également d'échanger avec Didier, avec Guy, avec Franck [Didier DESCHAMPS, Guy STÉPHAN, Franck RAVIOT], avec tous les entraîneurs nationaux, plaisir d’avoir votre confiance et envie de relever les objectifs de très haut niveau français qui sont les nôtres. Je vous remercie.

[Des applaudissements saluent l’intervention de M. Sylvain RIPOLL]

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Sylvain.

J’appelle maintenant Richard JEZIERSKI, président de la Haut Autorité du Football.

XIII. INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE LA HAF

M. Richard JEZIERSKI, président de la Haute Autorité du Football

Monsieur le président, Noël LE GRAËT,

Madame la présidente de la LFP,

Monsieur le représentant de l’UEFA,

Monsieur le président de la LFA,

Mesdames et Messieurs les membres du COMEX,

Chers élus, chers amis,

La Haute Autorité a l’honneur de commencer cette série de discours de clôture de cette Assemblée fédérale et nous allons vous dresser les points et le bilan qui nous ont semblé marquants de ce dernier semestre 2019. Effectivement, il y aura quelques redondances avec tout ce que vous avez entendu jusqu’à maintenant mais je pense que c’est important.

Souvenez-vous de nos propos introductifs en juin dernier, nous vous faisions part de notre joie d’avoir assisté à un prometteur match d’ouverture de cette Coupe du monde 2019. Cette impression s'est bien confirmée puisque ce match a lancé le tempo de cette Coupe du monde aussi bien sur le terrain que dans les tribunes, tant sur la qualité du jeu que du savoir-faire de l'organisation.

Nous félicitons chaleureusement l'Équipe de France féminine, son staff et ses joueurs bien évidemment, son parcours et son classement mais également les salariés de la FFF et du LOC pour avoir valorisé la France à travers sa parfaite organisation de cette Coupe du monde.

En prolongeant ce positivisme, les travaux que nous menons ou nos différentes auditions nous conduisent à souligner la qualité du travail de la Fédération, à souligner la maîtrise des dépenses mais également à souligner l’innovation dont font preuve tous les services de la FFF afin de rester à la pointe dans chacun des domaines.

D’ailleurs, en ce qui concerne la HAF, pour garder cette même ligne de conduite, nous réfléchissons à faire évoluer nos statuts pour garder une longueur d'avance sur les autres fédérations mais aussi forts de notre expérience pour améliorer sans cesse notre fonctionnement et garder notre niveau de performance et d’exigence.

Dans la continuité de cette recherche d’excellence, il nous est apparu nécessaire de mentionner la présence dans les cinquante premières places du prestigieux Prix Choiseul [think tank indépendant, ndlr] de trois personnalités du football : une élue de la HAF [Hélène SCHRUB, ndlr] et deux salariés [Pauline GAMERRE, Kenny JEAN-MARIE, ndlr] de la Fédération Française de Football. C’est effectivement un petit clin d’œil pour les féliciter mais cela démontre également la qualité des membres qui travaillent pour notre football.

Mais - car effectivement il y a toujours un « mais » - quand on veut tendre vers l’excellence, l’exigence doit être demandée à toutes et tous surtout comme vous l’avez vu quand tous les voyants sont au vert comme durant cette année 2019.

En effet, il nous semble nécessaire d'attirer l’attention de toutes et tous sur l’état d’esprit qui doit régner au sein de notre football. Nous avons été alertés, même si on sait que le service juridique de la FFF et depuis très longtemps est très au fait de cette situation de dérive, y compris au niveau des clubs amateurs et plus seulement des clubs professionnel - sur le rôle « d’agent » ou des « agents » ou ceux qui se disent « agents », de ceux qui prennent les joueurs et les joueuses mineurs pour les détourner de leur club formateur.

Ensuite, nous soulevons deux autres points de vigilance :

- le premier concerne l’utilisation des données des joueurs et des joueuses dont usent les clubs dans ou en dehors du cadre de l’application du règlement général de la protection des données, de ce qu’on appelle la RGPD [Règlement général sur la protection des données] ;  

- pour le second, en alertant toutes les familles du football professionnel pour qu'elles préservent le dialogue social et qu’elles puissent continuer à faire évoluer notre football dans nos championnats d’élite mais également sur toutes les scènes européennes.

Sans nous ériger bien sûr comme des donneurs de leçons, nous sommes convaincus que nos plus belles victoires s’écriront si nous restons soudés et unis. Nous devons former une équipe gagnante focalisée sur les objectifs collectifs. L’individu doit servir l'équipe, l’individu est au service du collectif.

À l’image de ces belles actions comme les opérations menées conjointement entre la FFF et la LFP pour combattre l’homophobie et le racisme ou encore le travail qu'effectue la Fédération de prévention de la radicalisation sur tous nos terrains de France.

Finalement, nous sommes sereins. Nous sommes sereins parce que nous sommes convaincus que la FFF et la LFP sauront trouver les ressources complémentaires pour préserver les performances de nos clubs qu’ils soient amateurs ou professionnels, qu’ils concernent le football féminin ou le football masculin, autrement dit « notre football ».

Nous ne pouvons terminer en vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d'année ainsi qu’une bonne et heureuse année 2020 pour vous-mêmes, pour vos familles, vos collaborateurs, pour vos clubs et ce en attendant toutes ces belles échéances sportives que nous sommes impatients de vivre en 2020. Merci de votre attention.

[Des applaudissements saluent l’intervention de M. Richard JEZIERSKI]

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Richard.

C’est maintenant au tour de M. Marc DEBARBAT, président de la Ligue du Football Amateur. 

XIV. INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE LA LFA

M. Marc DEBARBAT, président de la Ligue du Football Amateur

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les membres du Comex,

Mesdames et Messieurs,

Ravi d’être parmi vous comme à chaque Assemblée.

Comme l’a souligné tout à l’heure notre trésorier [de la FFF, Lionel BOLAND] lors de la présentation des comptes, on ne peut que se satisfaire de voir encore les aides pour le football amateur augmenter sur la saison précédente.

Les aides principalement augmentées sont les aides directes vers les clubs à travers l’opération « 2e étoile » mais aussi à travers, comme nous l’avons souhaité à la LFA, le renforcement du dispositif « emploi » pour les clubs et également la poursuite et le maintient du dispositif « formation » qui nous paraît très important afin d’aider à mieux structurer nos clubs. Je pense qu’il ne faut pas qu’on oublie que les clubs, c'est notre raison de vivre, c'est pour eux et grâce à eux que nous faisons progresser le football.

Nous avons souhaité également, et cela a été mis en place et terminé pour la première saison, valoriser encore plus nos bénévoles qui œuvrent dans les clubs et qui représentent quelque chose de très atypique pour le football français. Des bénévoles de toutes les ligues sont venus pour des week-ends à Clairefontaine pour visiter la maison du football et je peux vous dire qu’ils sont tous repartis avec des images plein les yeux, des souvenirs, et c’est quelque chose de très valorisant. J’espère que l’on pourra continuer sur les saisons suivantes.

Autre fait marquant de la saison, et Hubert [Hubert FOURNIER] l’a dit tout à l’heure, c’est le renforcement de nos pôles Espoirs afin d'améliorer la qualité de l’encadrement, la qualité de l'accueil, parce que ces pôles sont un élément essentiel de notre football. Une aide conséquente a été apportée par la Fédération, aide destinée à renforcer les pôles, c’était l’objectif, afin de garantir la qualité de ceux-ci et de continuer à fournir des jeunes formés à destination des clubs professionnels, bien sûr, mais aussi à destination des clubs amateurs parce que tous ne terminent pas en pros. Mais également alimenter nos différentes sélections et Florence [Florence HARDOUIN] l’a souligné, huit des champions du monde 2018 sont issus de nos pôles.

Vous pouvez tous être fiers de la réforme territoriale que vous avez tous mise en place, peu ou prou rapidement, mais c'était quand même un chantier très important. Cela avance, pas toujours facilement, mais cela avance très bien au niveau des territoires et on ne peut que vous féliciter. Cette organisation a évolué de manière permanente et est vraiment aussi aujourd’hui de plus en plus axée vers les services aux clubs.

Nous avons aujourd’hui une base d'organisation solide dans le football amateur, cela ne nous empêche pas de continuer à rechercher des pistes d'amélioration possibles avec le projet de mutation des compétences que nous vous avons présenté lors de la dernière Assemblée et que nous présenterons sur l’AG de la LFA. Je tiens à souligner que nous avons trois territoires-pilotes : Nouvelle Aquitaine, Pays de la Loire et Bourgogne-Franche-Comté. Nous tirerons un premier constat sur cette évolution lors de l’AG de la LFA.

Autre enjeu important, et Florence [Florence HARDOUIN] l’a souligné, c’est le développement de notre offre de pratiques à travers aujourd’hui une offre nouvelle, une offre complète de pratiques non compétitives.

Comme je l’ai dit aux Collèges, cette offre est multiple mais lorsque vous rentrez dans un magasin, je m'adresse particulièrement aux districts, vous n’êtes pas forcé de prendre tout le catalogue. On ne demande pas que toutes les pratiques soient développées partout au même moment. En revanche, il sera intéressant que différentes formes de pratique soient mises en place dans les territoires avec leurs spécificités, de manière à pouvoir prévoir éventuellement celles qui fonctionnent et se développent le mieux.

Hubert [Hubert FOURNIER] l’a également rappelé, nous avons fait conjointement avec la DTN le tour des territoires pour faire le point sur les Conventions d’objectifs et la mise en place des ETR [équipes techniques régionales] parce que je rappelle que les ETR ont été sérieusement renforcées depuis deux ans. Renforcement destiné bien sûr à des clubs afin de renforcer notre maillage territorial et d’être encore plus en appui pour les clubs, et permettre de détecter des talents qui peuvent exister et Dieu sait qu'il y en a partout, on a parlé de Saint-Pierre et Miquelon, on peut aussi parler de nos territoires d’Outre-Mer, et Hubert [Hubert FOURNIER] l’a dit. Je tiens à saluer le travail de Nicolas [Nicolas  qui a amené un lien sur ce travail, il faut continuer, ce n’est pas fini, il y a encore du travail mais on va y arriver, il n’y a aucune raison qu'on n'y arrive pas.

Autre enjeu majeur, le développement de la formation. Aujourd'hui, elle est relativement optimum au niveau des éducateurs et au niveau du joueur, cela se met en place. Mais aujourd’hui, il faut qu’on travaille encore plus pour la formation de nos dirigeants. Aujourd’hui, un club quelle que soit sa taille, ce n'est plus le club qu'on a connu il y a trente ou quarante ans. Aujourd’hui, les clubs ont besoin qu’on leur donne des clés pour les gérer, pour monter des dossiers financiers. Je l’ai dit hier aux 10 ans de l’IFF et cela passera forcément par des aides à l'emploi pour certains clubs mais surtout par un dispositif de formation conséquent qu'il faut arriver à développer et pour cela, je sais que nous pouvons compter sur l’organisation mise en place par l’IFF et l’IRFF [Instituts régionaux de formation du football] dans les territoires.

Pour conclure, n'oublions pas le rôle social que jouent nos clubs aussi bien en milieu rural que dans les quartiers dits difficiles. Dans de nombreux petits villages dans nos compagnes, s’il n’y avait pas le club de football pour faire vivre une activité le week-end, il y a longtemps qu’il n’y aurait plus rien et il faut vraiment qu’on ait des aides et qu’on aide un peu plus ces clubs à continuer à « faire vivre ».

Dans les quartiers dits difficiles, aujourd’hui le club joue souvent un rôle sportif à travers le football, bien sûr, mais aussi un rôle éducatif et là aussi il faut vraiment qu’on les aide et qu’on les encourage. Un gros travail est mené, on en a parlé tout à l’heure, sur l’accompagnement scolaire. Et on ne peut que remercier le développement du Programme éducatif fédéral qui est maintenant bien rodé et qu’il faut encore amplifier. Mais aussi le développement du programme d’accompagnement scolaire [Puissance Foot] qui a été initié par le Fondaction du football qui, comme d’habitude, a fait un excellent travail. Aujourd’hui nous le reprenons pour le développer de manière plus intensive au niveau des clubs.

L’ADN de notre football, c’est l’inclusion et l’ouverture à toutes et tous, et nous le faisons parfaitement. Il faut souligner quand même que jeudi [12 décembre] il y a eu un reportage à la télévision à Envoyé Spécial sur le sport, notamment sur l’homophobie et sur les pratiques qu’on ne peut que condamner dans le sport. Je crois que c’est la première émission où pour une fois le football n’a pas été mis à l'index mais au contraire cité comme exemple. Je pense qu’on peut le souligner, ce n'est pas souvent qu’on nous cite en exemple et il faut vraiment continuer dans ce sens, c’est vraiment notre ADN et notre rôle à tous.

Merci encore à toutes et à tous pour tout le travail que vous faites, ce n'est pas fini, on a encore quelques chantiers importants qu’il va falloir terminer. Un chantier me tient à cœur que j’aimerais que l’on démarre, c’est la problématique de l'arbitrage. Il ne faut pas qu’on perde de vue qu’aujourd’hui on perd à peu près 3 500 arbitres tous les ans au niveau national. Bien sûr, on en forme 3 000 nouveaux mais on en perd donc 500, et on passe beaucoup de temps à former. Il faut vraiment avoir un plan d'action ambitieux et on va essayer de travailler dessus avec la Direction Technique de l’Arbitrage, avec l’appui de nos conseillers techniques en arbitrage. Je lance un appel aux territoires : tous les postes n'ont pas été créés. Je rappelle que la Fédération avait proposé de créer dix postes de CTRA supplémentaires, il n’y en a eu que cinq. Cela pourrait être intéressant, car c’est un vrai dossier.

Merci à toutes et à tous et bonnes fêtes de fin d'année et en pleine forme pour l’année prochaine. Merci.

[Des applaudissements saluent l’intervention de M. Marc DEBARBAT]

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Marc.

Nathalie BOY DE LA TOUR, présidente de la Ligue du Football Professionnel (LFP).

XV. INTERVENTION DE LA PRÉSIDENTE DE LA LFP

Mme Nathalie DU BOY DE LA TOUR, présidente de la Ligue de Football Professionnel

Bonjour à toutes et à tous.

Avant toute chose, je vais attaquer par un sujet qui a soulevé pas mal d’interrogations ces derniers jours, à savoir le nouveau cycle des droits télés domestiques 2020-2024. Vous l’avez vu, il y a une certaine fébrilité notamment dans la presse ces derniers jours concernant les accords qui sont intervenus entre Canal + et BeIN Sports et l’acquisition également de la Champions League pour le cycle 2021-2024 par ces mêmes acteurs.

Pour nous, c’est plutôt une bonne chose parce que cela permet de clarifier le marché et également de le consolider. On sait très bien qu’il ne peut y avoir quatre acteurs diffuseurs aujourd’hui sur le marché qui peuvent vivre par le football. Donc, cette espèce de duopole en train de s'installer nous semble être plutôt satisfaisant.

Je ne peux que respecter et je ne peux que me réjouir de voir que notre partenaire historique depuis trente-six ans maintenant, Canal +, soit toujours actif dans le football. Il faut se garder de tout pronostic sur l'avenir car ce sont les diffuseurs, toujours, qui auront la main, et aujourd’hui on peut faire tous les plans sur la comète que l’on veut, on ne sait pas exactement comment les choses se passeront. Donc, gardons confiance dans la situation actuelle, en tout cas, et réjouissons-nous de cette situation avec ce retour de Canal +.

Je renouvelle également toute ma confiance à Médiapro dont le président et le directeur général sont venus présenter leur chaîne lors de notre assemblée générale [de la LFP] jeudi dernier devant tous les présidents de club. C’est un projet de chaîne qui sera 100 % dédiée au football français. Ce projet a été très convaincant et salué par l’ensemble de présidents de club.

Pourquoi ai-je attaqué par ces droits TV ? Ces droits TV sont importants parce qu’ils contribuent par leur importance financière à irriguer financièrement tout le football français. Nous le savons tous, football pro, football amateur et Équipe de France sont intrinsèquement liés. Il est donc normal que la solidarité financière soit de mise. Et ce ne sont pas que des mots. Dernier exemple en date, pas plus tard que jeudi dernier, le Conseil d’administration de la Ligue a voté à l’unanimité de verser 2,4 M€ à la Fédération Française de Football pour pouvoir contribuer au financement de la préformation. Je tiens à saluer Hubert FOURNIER qui nous a expliqué le rôle de la préformation, les liens qu’il pouvait y avoir avec la formation puisque je vous rappelle que 60 % des jeunes joueurs issus de la préformation vont dans des centres de formation. C’est quelque chose d’absolument important et stratégique à conserver. Nous devons travailler ensemble, la France est le premier pays formateur, on est très fort pour pouvoir détecter, former, révéler nos talents, on est un peu moins forts pour pouvoir les retenir et c’est là un enjeu important également pour nous. Ces talents sont indispensables à l’attractivité et à la compétitivité de notre championnat et nous devons tout faire pour pouvoir les retenir.

Notre championnat et son niveau : Il a été pas mal décrié en début de saison. Le début de saison a certes été non conforme aux attentes des pronostiqueurs mais nous retrouvons aujourd’hui un championnat plus conforme aux attentes par, déjà, la densité du classement qui, vous l’avez vu, est assez serré en Ligue 1. Également des audiences télévisuelles qui sont en hausse de 4 % et des affluences qui se maintiennent.

Au niveau du nombre de buts, on est à 2,5 buts en moyenne depuis le début du championnat mais lors de nos deux dernières journées on a dépassé les 3 et on a presque des records historiques. Donc, à mi-parcours, on peut que saluer ces résultats.

Au niveau des Coupes d'Europe, le bilan est plus contrasté. Nous sommes au rendez-vous en Ligue des Champions avec le PSG et l’OL qui sont qualifiés pour les 8es de finale. En revanche, on sous-performe au niveau de l’Europa League. La raison ne semble pas être ni technique ni tactique mais peut-être plutôt économique parce qu’on a du mal à conserver nos talents, on a du mal à se structurer économiquement. Résultat : nos clubs sont obligés de revendre certains talents et ont du mal à constituer des équipes qui d'une année sur l'autre restent homogènes et sur lesquelles les clubs peuvent construire.

Les enjeux en cours et les perspectives.

Conserver nos talents, bien sûr et donc effectivement Richard [Richard JEZIERSKI, président de la Haute Autorité du Football] a rappelé l’importance du dialogue social et je ne peux que rappeler et encourager ce dialogue social à se tenir pour regarder comment entre les syndicats de joueurs et d'entraîneurs et les syndicats de clubs on peut travailler ensemble.

L’international. Je tiens à saluer Didier [Didier QUILLOT, directeur de la Ligue de Football Professionnel] et le remercier pour tout le travail qui est fait sur la mise en place du plan stratégique développé depuis trois ans sur l’internationalisation pour pouvoir mieux exposer et rendre notre championnat attractif. Sur la transformation digitale qui est un enjeu extrêmement important pour nous aussi.

Sur la poursuite et l’amplification de la stratégie RSE. Vous savez que c’est un cheval de bataille. Je tiens aussi à remercier mon successeur à la tête du Fondaction du Football, Guillaume NASLIN, qui a fait et qui continue de faire un travail remarquable. Ces sujets, je suis heureuse de voir qu’ils sont partagés aujourd’hui et repris par tous mais je me rappelle qu’il y a douze ans, lorsque la Fondation [ancienne dénomination du Fondaction du Football] a été créée, il a fallu vraiment prendre notre bâton de pèlerin pour pouvoir sensibiliser l’ensemble des instances à ces sujet et je suis vraiment très satisfaite que voir qu'aujourd'hui c'est quelque chose d’acquis.

Également pour le football pro, ce qui est important c’est la féminisation du public dans les stades pour assister à nos compétitions. Malgré la réussite de la Coupe du monde féminine on n’a pas encore assez de femmes qui viennent au stade et donc un groupe de travail que j’ai instauré planche dessus au niveau de la Ligue.

Dernier point important pour moi, que j'avais bien mis en exergue au niveau de mon mandat, c’est la réforme de la gouvernance. J'en appelle en effet à une optimisation de la gouvernance de la Ligue de Football Professionnel. Il faut que notre gouvernance soit plus agile, plus claire, plus efficace. Il le faut, c’est indispensable vu les enjeux qui sont les nôtres et nos statuts qui, à l’heure actuelle, ne nous permettent pas d’être plus agiles parce que nous sommes trop nombreux, parce que nous avons des couches successives d’instances dirigeantes concernées. Cela ne nous permet pas de travailler tel que nous pourrions être à même de travailler. Maintenant attention, ceci ne se fera qu’en préservant bien entendu l'intérêt général et la représentation des différentes familles, je pense aux joueurs, aux entraîneurs, aux arbitres, aux médecins, aux personnels administratifs.

Le travail en cours, contrairement à ce qu’on a pu lire dans la presse, n’émane pas de la Ligue, il émane d’un groupe de travail dans lequel se retrouvent six présidents de club et ce groupe de travail, les échanges et la première matière qui en est sortie, il y a de très bonnes choses, des choses que je salue, sur lesquelles je suis en phase, et il y en a d'autres qui restent encore à travailler avec tout le monde. Donc, c’est un premier jet et je salue le fait que les clubs se soient déjà mis d'accord parce qu’on va regrouper les syndicats. Avec Noël LE GRAËT, nous l’appelions de notre vœu depuis déjà de nombreuses années.

On va donc vers un syndicat unique de clubs, ce qui va pouvoir permettre de favoriser le dialogue. Et à partir de ce travail et uniquement à partir de ce travail, j’en appelle maintenant aux familles, à la Ligue et à la Fédération - puisque je vous rappelle, s’agissant des statuts, c’est vous aussi messieurs qui les votez - pour pouvoir avancer, modifier, discuter, échanger sur l'ensemble de ces grands principes évoqués.

Donc, il n’y a pas lieu de s'alarmer, il n’y a pas de feu, il n’y a pas de zizanie, il n’y a pas de fronde à l’heure actuelle, il y a juste un travail initié. Notre volonté, c'est ensemble de pouvoir travailler sur ce sujet sereinement.

Vous voyez qu’il y a du pain sur la planche sur l’année qui vient. Vous pouvez bien sûr compter sur mon implication la plus totale en toute indépendance.

Vous pouvez compter sur l’implication de Didier [Didier QUILLOT] également qui est très présent et indispensable dans la bonne avancée des travaux de la Ligue.

Vous pouvez compter sur l’ensemble des présidents de club, et là je voudrais revenir sur le rôle de président de club. C’est extrêmement compliqué d’être président de club. Certes, de temps en temps on se chamaille, on se dispute, il y a des points sur lesquels on n’est pas véritablement d’accord mais au global la pression et les difficultés auxquelles ils sont confrontés sont extrêmement importantes.

Je voulais aussi vous dire qu’il ne faut pas oublier l’histoire. On construit notre football à travers ce qui a été fait par des personnes précédentes, ce qui est fait actuellement et finalement on n’est que de passage, on est un maillon de la chaîne, je suis un maillon de la chaîne et je suis très fière d’être un maillon de la chaîne parmi vous tous qui faites un travail remarquable .

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes de fin d’année.

[Des applaudissements saluent l’intervention de Mme Nathalie du BOY DE LA TOUR]

Mme Brigitte HENRIQUES, vice-présidente déléguée de la FFF

Merci Nathalie.

Avant d'arriver au terme de cette Assemblée, je voudrais remercier l’ensemble des salariés qui ont permis la bonne organisation de cette Assemblée et c’est avec grand plaisir que je donne la parole à notre président, Noël LE GRAËT.

XVI. INTERVENTION DU PRÉSIDENT DE FÉDÉRATION FRANCAISE DE FOOTBALL

M. Noël LE GRAËT, président de la Fédération Française de Football

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Monsieur le représentant de l’UEFA,

Mes amis du COMEX que je tiens immédiatement à remercier pour ne pas les oublier.

Je pense que la Fédération fonctionne parce que nous avons une très belle unité et je suis pour ma part très fier d'avoir une équipe solidaire qui discute, mais quand on s'est mis d'accord je crois que chacun applique avec beaucoup de talent sa mission.

J'aimerais aussi tout de suite remercier Madame HARDOUIN pour la qualité de son travail avec l’ensemble des cadres qui forment une très bonne image, une bonne unité. Chacun est à sa place aujourd'hui et l’a toujours été, et la Fédération avance avec des salariés, quels qu’ils soient, de très bonne qualité.

C’est difficile de prendre la parole après chacune et chacun d'entre vous parce que je ne voudrais pas redire ce qui a déjà été dit. Je réfléchis et je regarde la salle quand les gens s'expriment et tout ce qui est mis en valeur, très sincèrement et je vous regarde les yeux dans les yeux, on vous le doit.

Toutes ces histoires de formation, tous les jeunes des districts, tous les jeunes de ligues, toutes les missions que vous avez, que nous avons, partent de la base et si la base n'était pas solide, il n’y aurait pas de Fédération. Vous savez que dans beaucoup de fédérations, il y a des crises comme dans la vraie vie ou dans les entreprises ou même dans la société actuelle et je vous remercie à nouveau d’être tous venus malgré les difficultés de transport. On voit bien qu’on est dans une période de contestation.

Le football n'y échappera pas, pas forcément, mais quand je vois une Assemblée comme celle-là, on pourrait être querelleur en disant que telle et telle chose ne vont pas. Je vais quand même essayer de trouver deux ou trois choses qui ne sont pas encore conformes à ce que je souhaite et que vous souhaitez. Mais dans la large majorité des dossiers que vous menez, au niveau de la mission qui est la vôtre, quelle fierté d’être à cette place. Très franchement, j’ai un bonheur tous les matins en me levant en me disant qu’à la Fédération, j’ai une équipe assez exceptionnelle et que sur le terrain j’ai aussi une équipe formidable.

Vous avez parlé rapidement de cette réforme territoriale qui n’a pas été simple dans beaucoup de secteurs. J’ai toujours dit à chacun d'entre vous que la « guerre » - et c'est un mot plutôt courtois de ma part - est toujours facile, on peut toujours ne pas aimer son voisin mais la paix est tellement compliquée. Il faut essayer tout le temps de trouver des formules parce que nous sommes des hommes et des femmes qui aimons le football, qui avons les mêmes missions. Il n’y a plus de « je ». Vous avez développé, Madame HARDOUIN, les futurs objectifs et vous voyez bien qu’ils dépassent largement le cadre de nos matches pour notre nombre de licenciés d’abord mais surtout pour la vie. Je crois que le football et surtout la Fédération apporte tellement à notre société qu’on a le devoir, nous dirigeants, d’être sérieux et vous l’êtes, honnêtes et vous l’êtes, droits et vous l’êtes. Mais comprendre aussi qu’il y a une évolution, ce qui était vrai dans une Assemblée il y a dix ans avec la mission qui était la vôtre, ce n’est plus tout à fait la même chose.

Il faut avoir un comportement encore plus près de nos enfants, plus près des familles. On a besoin du football. J’étais content d’entendre - je n’ai pas vu l’émission - qu’on commence à citer le football en exemple. On n'est pas forcément exemplaires, on a quelques défauts, j’en suis convaincu, mais quel sport réunit autant de licenciés, garçons ou filles ? Lequel ? Quel sport accepte toute religion, toute personne née sous d’autres continents avec autant de chaleur ? Aucun sport. Mais vous dans vos clubs, dans vos ligues et dans vos districts, je connais les qualités de cœur qui doivent être les vôtres. Vous avez cette mission assez exceptionnelle que personne n'a et c’est une chance de connaître la France, la France profonde, celle qui effectivement existe alors que certains ne la connaissent pas. Vu de Paris, ce n'est pas toujours la réalité, c’est difficile parfois pour nos provinces mais les gens sont unis et vous, grâce au football, je suis sûr que vous apportez beaucoup plus que certaines décisions politiques, même si c’est extrêmement difficile aujourd’hui pour elles.

Pendant que j’y pense, je n'accepte pas la conduite qui a été faite hier soir à Mme la ministre des Sports à Paris sur un match. On ne peut pas ne pas accueillir un ministre de la République, quel qu’il soit. Quand un ministre vient sur un stade, il doit être reçu avec égard et doit être accepté. On peut très bien ne pas partager ses opinions, mais un ministre des Sports qui ne peut pas rester à un match, je crois qu’il y a une dérive et en votre nom j’aimerais lui adresser mes excuses et lui souhaiter de pouvoir passer quelques soirées confortables sur tous les stades, quels qu’ils soient.

Et lorsqu’on parle de ce qui ne va pas, Madame la présidente de la Ligue, vous avez développé des sujets qui sont très proches de ce que nous faisons à la Fédération. Je vous remercie d’avoir accepté de comprendre, vous et vos professionnels, que la préformation était indispensable et le vote d’hier montre que les 2,4 M€ que vous versez pour les centres de préformation montrent une belle unité.

Didier [Didier QUILLOT], je sais avec quelle vigueur tu te bats pour que Canal +, Médiapro et les autres, soient à la hauteur des chiffres que vous avez avancés. J’ai vu hier Médiapro comme vous, Canal + qui a pris un petit pas d'avance mais c'est notre partenaire naturel depuis longtemps et donc c’est à celui qui arrive de se battre pour montrer qu’il est l'un des meilleurs ou en tout cas à la hauteur des autres.

Ce qui me déplaît dans le football professionnel aujourd'hui et très nettement, c'est le changement d’accueil. Je pense qu’aujourd’hui, et je sais que beaucoup de présidents de L1 et de L2 sont dans la salle, je vous en supplie, arrêtez les fumigènes et recevez bien les visiteurs. Demandez aux spectateurs de ne pas jeter je-ne-sais-quoi sur le gardien de but ou sur celui qui tire le corner. Avoir un match arrêté sept minutes parce que des fumigènes empêchent le jeu, ce n’est pas acceptable. On a des responsabilités, l'État fait ce qu'il faut dehors et c’est son rôle. Nous, à l’intérieur, on ne peut pas dire « oui, c’est arrivé ». Didier [Didier QUILLOT], il faut être plus ferme, et Nathalie [Nathalie BOY DE LA TOUR] aussi.

Il faut absolument qu’on puisse, à partir d'aujourd'hui, faire en sorte que la sécurité soit davantage assumée par les clubs et donc sur les ordres de la Ligue et de la Fédération.

Et je crois qu’il ne faut pas faire de cadeau. Ceux qui effectivement troublent, doivent être nommés et doivent être punis, quels qu’ils soient. Et je sais que dans le football amateur, c’est extrêmement difficile pour les jeunes arbitres. Monsieur GARIBIAN [Pascal GARIBIAN, directeur technique de l’arbitrage à la FFF], vous en formez, je vous félicite pour tout ce que vous faites parce que l’arbitrage français est aujourd’hui de très haut niveau avec deux ou trois représentants qui arbitrent les meilleures rencontres d'Europe aujourd’hui, mais je sais que pour le football amateur vous rencontrez les mêmes difficultés.

Alors soyons clairs, faites-en sorte dans la mesure de vos possibilités - mais c’est encore plus difficile pour vous - qu’un jeune arbitre puisse arbitrer, que les gens ne rentrent pas sur le terrain. Il faut absolument dénoncer aux responsables des sports de votre département.  Et pour les clubs pros avec les caméras, si on veut bien, on règle les problèmes, si on veut bien, on empêche de rentrer les fumigènes, lesquels pendant un moment ne rentraient plus. Et je regarde un peu les images européennes, nous sommes aujourd’hui les seuls à arrêter des matches parce qu’il y a des fumigènes. « Cette connerie » est revenue sur le terrain, c’est dangereux, c'est bête, c’est stupide.

Vous avez des responsabilités ! Vos services de sécurité doivent faire en sorte d'être renforcés pour qu’on puisse regarder un match normalement et pour que ceux qui aiment le football puissent venir au stade très normalement. C’est la seule lacune aujourd’hui de notre football. Vous progressez en spectateurs, vous progresserez demain en revenus et nous en sommes très contents, mais cette image-là qui fait le tour du monde doit être réglée le plus vite possible et non pas seulement par des mots. Il faut absolument qu’à la rentrée... Cela m’embête toujours de punir, mais s’il faut prendre des sanctions, il faudra en prendre.

En tout cas, on peut trouver les gens, il ne faut pas me raconter d’histoires, les clubs aujourd’hui sont organisés, très organisés pour surveiller leurs supporters et s’ils ne le sont pas, il faut qu’ils le fassent. Je veux des stades de L1 où on peut aller aux matches très tranquillement en famille, soutenir son équipe c’est normal, mais avoir ces arrêts intempestifs presque à toutes les rencontres, c’est absolument illogique.

Je voudrais vous remercier tous et dire à l’Outre-Mer que je suis toujours content de les accueillir, ils font un déplacement beaucoup plus long mais je constate aussi que le responsable de la LFA et M. PARENT [Pascal PARENT, membre du Comité exécutif de la LFA] me disent tout le temps que les progrès sont importants. Pierre SAMSONOFF qui se déplace aussi beaucoup me le confirme.

Je félicite bien évidemment tous les responsables des sélections. Je suis heureux monsieur [HUBERT] FOURNIER que vous ayez ce poste, vous avez une bonne connaissance de l'ensemble du football et quand vous passez soit dans les clubs soit dans les ligues et les districts, votre parole est écoutée.

Didier DESCHAMPS, je félicite aussi notre Didier bien évidemment. Nous avons prolongé ensemble, nous irons où vous irez jusqu’au 31 décembre 2022 pour cette Coupe du monde, parce que vous me faites signe de ne pas oublier mais vous savez il y a des choses que je n’oublie pas. Il y a des choses qui ne m’intéressent pas mais il y en a d’autres que je n’oublie pas. Donc, je suis heureux que Guy [Guy STÉPHAN] vous ait suivi, heureux que Franck [Franck RAVIOT] vous ait suivi et je sais qu’avec ce trio je n’ai pas beaucoup d’angoisses. Lorsqu’on confie une équipe à ces trois personnes, renforcée parfois par une ou deux personnes extérieures, on sait qu’on ne se trompe pas, que chacun a sa place, l'organisation faite par la Fédération - et vous êtes gentil de le confirmer - et la partie sportive qui vous appartient.

Donc cette prolongation était juste et méritée et elle implique aussi des responsabilités. Vous êtes champions du monde, on ne peut pas accepter demain de ne pas avoir des résultats de très haut niveau. Il faut me comprendre, je ne peux pas dire que je vous aime beaucoup, que j’allonge le contrat, et que les résultats ne soient pas à la hauteur de ce qu’on imagine. Donc, dès que vous rentrez, dès ce soir, il faut bien regarder les matches de L1, les matches internationaux et commencer à travailler pour les matches amicaux du mois de mars. En tout cas, je suis très heureux de vous avoir tous les trois.

Je suis très heureux de Corinne [Corinne DIACRE] qui est la femme de la situation pour une Équipe de France féminine. Je sais qu'elle va avoir des résultats, je sais qu’elle va y arriver, je sais qu’avec la Lyonnaise elle va trouver une complicité invraisemblable, elles vont toutes s’aimer parce que telle est la vérité. Il y a parfois des petites divergences, des livres qui sortent et qui peuvent très bien ne pas plaire. En tout cas, pour moi, ce sont des détails de la vie, il faut aussi de temps en temps des petites haies que l’on saute très facilement si on veut bien être raisonnable. On a la chance d'être dans les cinq premières nations mondiales pour les filles. Il nous manque un titre, Corinne [Corinne DIACRE], et donc la réflexion doit être la meilleure pour que cela progresse mais vous connaissez l'affection et la confiance que j’ai pour vous et je sais que vous allez faire en sorte de réussir à montrer que nos jeunes femmes sont les meilleures européennes.

Monsieur [SYLVAIN] RIPOLL, j’ai été content de votre intervention. Vous êtes le premier depuis longtemps à avoir disputé cette compétition européenne [l’Euro], cela faisait quelques années et pour cela, c’est un coup de chapeau. J’ai vu le match effectivement où on a perdu contre l’Espagne qui travaille bien car on n'est pas les seuls à bien travailler. Mais vous allez représenter la France après l'Euro, il faudra bien discuter avec Didier [Didier DESCHAMPS] parce que je sais qu’il y a beaucoup de candidats qui veulent jouer avec les Espoirs, cette compétition est pour nous importante.

Les JO, c’est quelque chose et je demande à tous les présidents de club présents de faire l'effort de bien motiver leurs joueurs parce que les JO, c’est tous les quatre ans. On sera qualifié pour les prochains en 2024 [les JO auront lieu à Paris] mais la prochaine m’intéresse parce que vous êtes là, parce que je vous ai vu manager et je sais que je peux aussi compter sur votre talent pour motiver les troupes. Vous avez le feu vert, après avoir discuté avec Didier [Didier DESCHAMPS] évidemment, pour faire voyager qui vous voulez en Asie.

J'ajouterai un dernier point parce qu’on peut rester longtemps mais les intervenants ont été de grande qualité, ils vous ont montré tout ce que vous faites mais il me reste à dire toute l'estime sincère qu'est la mienne pour vous. Vous avez chacun dans vos régions une mission exemplaire que vous remplissez avec beaucoup de talent, les remontés négatives sont tellement minimes que je n'en parlerai même pas.

Je crois que les directives fédérales sont appliquées et lorsque qu'elles ne sont pas totalement appliquées, vous avez vos façons de vivre, on n’est pas non plus dans un système rigide mais en tout cas sur les gros dossiers, je sais qu’on peut compter sur vous.

Je sais aussi que beaucoup à partir du mois de juin vont peut-être changer, des élections vont se présenter bientôt et en conséquence, à la prochaine Assemblée du mois de juin, je ne veux pas d’élection avant. Ceux qui avaient décidé d’avancer, il faut qu'on reste dans le cadre normal de la Fédération parce qu’à la prochaine Assemblée du mois de juin, seuls pourront voter ceux qui seront là, ceux qui ont été élus avant. Et donc les autres ne serviraient à rien, ils pourraient rester à la maison et leurs votes ne compteraient pas parce que je referai faire l’élection.

Donc, après juin, les districts commenceront, après ce sera au tour des ligues. Après, madame la présidente [de la LFP], vous avez du travail, je vois bien que la Ligue veut et doit effectivement changer ses structures parce que la Fédération a fait sa « révolution » après l’Afrique du Sud [2010] et la Ligue était restée à peu près dans les mêmes conditions. Cela dit, la Ligue fonctionne parfaitement, elle est aussi gérée de très bonne façon au niveau économique. Il reste cette sécurité où il faut prendre à bras-le-corps cette affaire. Il n’est pas question qu’on n’en parle pas tous les trois à chaque fois qu’on se rencontre.

Je terminerai en remerciant à nouveau les cadres de la Fédération. J’ai énormément de plaisir à y aller parce que si je n’avais pas ce plaisir, je ne viendrais pas. Il y a des cadres de haut niveau et de très haut niveau. Madame HARDOUIN est une très grande patronne. Je les remercie tous.

Je veux remercier aussi Virginie [Virginie ROCHETEAU, assistante du président de la FFF] qui est pour moi quelqu’un qui règle mon emploi du temps. Toutes les quinze minutes, je trouve que c’est parfois trop Virginie, vous devriez faire attention de me laisser un peu de temps pour respirer, mais je sais que j'ai tendance à dire à ceux que je rencontre « appelez Virginie », et après il faut bien trouver les rendez-vous. Merci pour votre talent et votre gentillesse.

Merci à tous pour le travail que vous faites.

Je vous souhaite aussi à tous un Joyeux Noël, de belles fêtes de fin d’année et on se retrouvera de toute façon de temps en temps soit dans votre secteur ou à la Fédération, et la prochaine Assemblée de juin sera importante.

Bonnes fêtes de fin d’année et merci à tous.

[Des applaudissements nourris saluent l’intervention de M. Noël LE GRAËT]

L’Assemblée fédérale d’hiver du 14 décembre 2019 est levée à 13h10.

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