ÉQUIPE DE FRANCE FUTSAL

Djamel Haroun : « Je n’ai peur de personne »

vendredi 5 mars 2021 - 10:09 - Claire GAILLARD
Djamel Haroun mars 2020

Avant la première confrontation face à la Russie, vendredi (21h05 en direct sur FFFTV), deuxième volet de l’entretien avec l’emblématique gardien de l’Équipe de France Futsal. Au menu : sa vision de la pratique, sa vie professionnelle et ses loisirs en dehors.

LES PETITS SECRETS DE… DJAMEL HAROUN (2/2)

 SA VISION DU FUTSAL ET SA VIE EN DEHORS 
« J’ai toujours travaillé »

« Le joueur qui vous a le plus impressionné ? J’en avais deux : David Morant, qui m’a donné l’envie, le goût, et Vinicus Bacaro. Un joueur affronté en 2007 en Italie, très élégant et facile avec le ballon.

Celui que vous n’aimez pas affronter ? Je n’ai peur de personne. Je peux jouer contre Falcao, Ricardinho, n’importe qui, c’est stimulant de se mesurer à eux.

Votre geste technique préféré ? En tant que gardien, on a davantage une qualité qui ressort. Celle de Joévin (Durot, son coéquipier en bleu) c’est son jeu au pied. Je suis fasciné par ce qu’il peut faire avec un ballon. La mienne serait le sens de l’anticipation, l’explosivité, la lecture du jeu dans ma surface de réparation.


Djamel Haroun et Joévin Durot, gardiens de l'Équipe de France Futsal (photo Ludovic BRUNEAU / FFF).

Le coéquipier que vous voyez le plus ? Avec Abdessamad Mohammed, Samir Alla, Kevin Ramirez et Sid Belhaj, on se voit souvent. On est les anciens du groupe. Entre nous, c’est fusionnel. Notre surnom, c’est la team poison. Dans cette sélection, ça se chambre, se chauffe, toujours dans la rigolade.  On cherche à piquer l’autre, on s’attribue des ballons d’or ou de plomb, on fait des top 3…

En dehors du futsal ? Je travaille à la ville de Roubaix où je suis chargé de mission accompagnement des associations sportives, autrement dit je prends part à la structuration des clubs roubaisiens. Cela a toujours été mon cœur de métier. Plus jeune, je bossais au développement des sections futsal et féminines pour le District des Flandres. Parallèlement, je fais partie du Comité directeur de ce District, je suis président de la commission football diversifié.

Mes qualités et défauts ? Je suis généreux, altruiste mais pas vraiment réactif et… rancunier (rires) !

 

Votre rythme de vie ? Concilier les deux, c’est exigeant. Grâce à la FFF et au ministère des Sports, on bénéficie du statut de sportif de haut niveau. Quand j’avais resigné à Roubaix en 2017, je pouvais assumer un rythme de travail classique, à savoir 38 heures par semaine, sans trop de difficulté sauf quand j’allais en sélection pour laquelle on me libérait. Désormais, en jouant à Paris (Sporting Club), je travaille à mi-temps mais j’ai un employeur compréhensif tant que mes missions sont accomplies. Ma présence en club ou en Équipe de France permet à Roubaix d’avoir de la visibilité et d’en parler de façon positive. D’autant que le maire est très sportif et suit le futsal.

Le double projet ? En parallèle du futsal, j’ai toujours travaillé. Ce sont des sacrifices mais cela permet d’avoir une stabilité mentale et financière. Aujourd’hui, le futsal ne nous permet pas d’en vivre pleinement. Alors mon message serait : passez vos diplômes ! Le double projet, sportif et professionnel, c’est essentiel.

Quels sont vos passe-temps ? Je consacre mon temps à ma famille, mes parents, mes enfants (âgés de 13, 10 et 6 ans). Ce sont eux mon équilibre.

Votre plat favori ? Le couscous de ma mère !

Vos vacances idéales ? 3 semaines où je m’évade avec les enfants et la famille. On choisit quasiment tout le temps la France. On essaie d’alterner entre montagne et campagne, un cadre reposant avec quelques activités à proximité.

Si vous n’aviez pas été joueur de l’Équipe de France Futsal… Le Futsal m’a ouvert toutes les portes. J’avais des diplômes car j’ai suivi une licence STAPS et une première année en management du sport mais le futsal m’a permis d’avoir plus de garanties dans ma stabilité professionnelle.

Vos plus grandes qualités ? C’est vraiment difficile… Généreux, je pense l’être, parfois trop. Et altruiste : je place souvent les autres avant moi.

Vos petits défauts ? Quand on m’appelle ou m’envoie un message, je mets 3 semaines ou 1 mois à répondre ! Je ne suis vraiment pas réactif. Et je suis… pas rancunier mais… Si rancunier, je suis rancunier (il éclate de rire). »

8 décembre 2020 lors de la réception de la Géorgie (4-4) en qualification à l'UEFA Euro Futsal 2022 (photo Pauline CARRE / APL).

France-Russie, épisode 1

Après deux matches nuls contre la Géorgie (4-4, le 8 décembre 2020) et en Arménie (4-4, le 3 février), l’Équipe de France Futsal poursuit ses qualifications à l’UEFA Euro 2022. Les joueurs de Pierre Jacky se mesurent au favori du groupe, la Russie, vice-championne du monde en titre à l’occasion d’une double confrontation, vendredi soir à Paris (21h05, en direct sur FFFTV et La Chaîne L’Equipe) puis quatre jours plus tard à Schelkovo. Une équipe qui a remporté ses deux premiers matches, marqué 10 buts sans en encaisser. « On est outsiders, une position qui nous a toujours réussi dans le passé, juge le gardien Djamel Haroun. J’espère qu’on va en profiter pour gagner en expérience et pourquoi pas aller chercher un résultat. » Cette expérience engrangée servira notamment à préparer au mieux les deux derniers matches qualificatifs programmés en avril et certainement décisifs en Géorgie puis face à l’Arménie.

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