Grenier : "A quitte ou double"

Grenier : "A quitte ou double"

Grenier : "A quitte ou double"

jeudi 11 octobre 2012 - 10:50 -

Auteur d'un parcours quasi sans-faute en éliminatoires, l'Equipe de France Espoirs est aujourd'hui à deux matches d'une place en phase finale de l'Euro l'an prochain en Israël. Pour cela, il faudra se défaire de la Norvège lors des barrages. A la veille de la première manche au Havre, le milieu de terrain lyonnais Clément Grenier (photo) a accepté d'évoquer les objectifs de ces confrontations.

Clément, la Norvège n'est pas un pays que l'on connaît beaucoup dans cette catégorie Espoirs. Est-ce là le principal danger justement ?
"Il faut respecter cette équipe et ce pays. Les Scandinaves ont terminé à la deuxième place de leur groupe derrière l'Angleterre mais devant la Belgique. Evidemment, sur le papier, on avait la possibilité de tomber sur une nation peut-être plus connue mais si la Norvège est en barrages, c'est qu'il s'agit d'une bonne équipe. La prendre à la légère serait la pire erreur à commettre."

Ce match arrive dans une période où vous êtes très sollicité en club. Dans quel état de fraîcheur vous trouvez-vous ?
"Je sens le groupe très concerné, avec une énorme envie de faire quelque chose de bien. Durant les éliminatoires, on a fait beaucoup d'efforts, terminant en tête de notre groupe. Il serait dommage de s'arrêter maintenant, à une marche du Championnat d'Europe. Quant à la fraîcheur, paradoxalement, le fait de jouer beaucoup de matches est une force pour nous. Tout le monde est dans le rythme, a de bonnes sensations. Le staff réalise aussi un énorme travail pour emmener chacun à son pic de forme."

Dans cette équipe, de nombreux joueurs ont connu l'Euro U19 victorieux en 2010 puis la Coupe du Monde U20 l'année suivante. Vous savez donc ce que représente une compétition internationale.
"C'est vrai que cette génération "91" a vécu de grandes choses avec deux Championnats d'Europe (U17 et U19) et un Mondial en Colombie. Mais je sens que même chez nos aînés, les "90", il existe la même motivation, la même envie de réaliser de grandes choses sous le maillot bleu. Les Espoirs n'ont plus participé à un Euro depuis 2006, on aimerait que cela change."

Pour en revenir à ces deux matches de barrages, peut-on les comparer à des matches de Coupes d'Europe par exemple ?
"C'est tout à fait ça. On a disputé une phase de poules auparavant où une défaite pouvait toujours se corriger avec de nombreux matches derrière. Là, on se retrouve dans des rencontres où le droit à l'erreur n'est plus permis. C'est du quitte ou double. Mentalement, ce n'est pas la même façon d'aborder les matches. Maintenant, de nombreux joueurs évoluent dans des clubs qui ont l'habitude de ce genre de duels en matches aller-retour alors il ne faut pas se mettre plus de pression que cela."