Entretenir l'élan

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vendredi 1 juin 2018 - 20:40 -

Après avoir battu l’Eire (2-0) avec autorité lundi 28 mai au Stade de France, les Bleus accueillent à l’Allianz Riviera de Nice l’Italie, l’un des grands absents de la Coupe du monde FIFA 2018. Objectif de cette deuxième étape : affiner les états de forme et prolonger la dynamique.

Dans quinze jours, le 15 juin à Kazan et à midi heure française pour être précis, la bande à Didier Deschamps entrera vraiment dans sa Coupe du monde. Après l’Irlande, c’est au tour de l’Italie de se dresser sur la route qui va la mener jusqu’en Russie. Pour favoriser la nécessaire montée en puissance de ses troupes, le sélectionneur n’a pas choisi la facilité. Il a opté pour des oppositions robustes.

Si les Irlandais n’ont jamais été menaçants, lundi soir, sous le déluge, ce n’est pas parce qu’ils s’imaginaient déjà en vacances mais parce que les Bleus avaient à cœur de franchir le premier obstacle avec une prometteuse maîtrise. Un chiffre résume bien leur domination sur la pelouse du Stade de France : les 696 passes réussies, soit le deuxième meilleur total de l’ère Deschamps.

L’ensemble du collectif a répondu présent et les prestations de Djibril Sidibé et de Benjamin Mendy dans les couloirs de la défense, ainsi que celle de Steven Nzonzi dans l’entrejeu, ont rappelé une évidence. Une évidence énoncée par Didier Deschamps avant l’annonce de sa liste des vingt-trois, que l’on a parfois tendance à oublier : au moment des derniers arbitrages, le staff technique dispose « d’informations en interne que tout le monde n’a pas à l’extérieur. »

Désormais à vingt-trois
Comme les Irlandais, les Italiens suivront le prochain Mondial devant leur télévision puisqu’ils ont été éliminés, eux aussi, en barrages. L’identité de leur bourreau souligne la complexité de la tâche des Bleus lors de la phase de qualification. L’Italie a en effet été écartée par la Suède, deuxième du groupe dans lequel figuraient les Français, avec les Pays-Bas et la Bulgarie.

Depuis neuf jours qu’ils peaufinent leurs gammes, les Bleus n’ont pas eu le temps de jeter un œil dans leur rétroviseur. Ils ont débuté leur préparation à vingt-deux, ils sont désormais vingt-trois. Vainqueur samedi dernier face à Liverpool de la Ligue des Champions avec le Real Madrid, sa quatrième alors qu’il n’a que 25 ans, Raphaël Varane a rejoint le groupe France mardi.

Le défenseur central formé à Lens a débarqué à Clairefontaine avec une bonne dose d’enthousiasme dans ses bagages. Elle se mariera harmonieusement avec l’envie, la détermination mais aussi la lucidité et l’humilité dont ses coéquipiers ont su faire preuve jusqu’ici. Ces ingrédients-là sont indispensables pour révéler toutes les saveurs du talent d’un groupe qui n’en manque pas.