Le 26 mars 1986, Maradona trébuche au Parc

Le 26 mars 1986, Maradona trébuche au Parc

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jeudi 26 mars 2020 - 08:30 -

Emmenés par Ferreri et Vercruysse en l’absence de Platini et Giresse, les Bleus se paient les futurs champions du monde argentins.

Plus de 40000 spectateurs ont réservé leur billet pour la venue de l’Argentine au Parc des Princes. Ce n’est pas seulement pour assister à une rencontre de préparation à la Coupe du monde au Mexique que la foule s’est déplacée en nombre. Elle est aussi et peut-être même surtout alléchée par la perspective d’un duel à distance qui pimente les dimanches en Italie. Un duel entre les deux meilleurs joueurs du monde, Michel Platini, le meneur de la Juventus Turin et Diego Maradona, celui du Napoli. 

Mais trois jours avant le choc tant attendu, Michel Hidalgo, qui doit déjà composer sans Alain Giresse, José Touré ni Jean-Pierre Papin, que Bruges, son club, n’a pas voulu libérer, doit entériner le forfait de son capitaine. Demi-finalistes du dernier mondial et champions d’Europe en titre, les Bleus semblent clairement démunis. Et donc appelés à souffrir.

Vercruysse répond présent

Même privés de plusieurs titulaires dans le secteur offensif, Michel Hidalgo ne renie pas le style audacieux qu’il a donné aux Bleus. Le sélectionneur tricolore a appelé Daniel Xuereb en renfort. Le Lensois forme, avec Bruno Bellone, un duo d’attaque inédit. Ils sont soutenus par le champion d’Europe 1984 Jean-Marc Ferreri et Philippe Vercruysse. De retour après presque trois années d’absence et son unique sélection face à la Belgique, le meneur de jeu du RC Lens, numéro 10 dans le dos, sait qu’il joue gros.

Il va répondre présent en étant, tout d’abord, à l’origine de l’ouverture du score. Sa passe dans le dos de la défense pour Xuereb est un modèle de clairvoyance. Le centre du champion olympique 84 centre au deuxième poteau pour Luis Fernandez, qui, en une touche du gauche, trouve la tête de Ferreri. 1-0 pour les Bleus, dès le quart d’heure de jeu, le match ne pouvait pas mieux commencer.

Réduits à dix peu avant l’heure de jeu après l’expulsion de Borghi pour un second avertissement à la suite d’une vilaine semelle sur Luis Fernandez, les Argentins ne donnèrent jamais l’impression d’être capable de se rebiffer, hormis une frappe sur la barre de Jorge Valdano. A dix minutes de la fin, à la suite d’un centre venu de la droite de Yannick Stopyra dévié d’une talonnade astucieuse par Dominique Rocheteau, Vercruysse ajustait Néry Pumpido. Sans le savoir, les Bleus venaient de donner la leçon aux futurs champions du monde. Comme quatre ans plus tôt avec l’Italie…

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