Le football féminin en lumière

Le football féminin en lumière

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jeudi 30 mai 2019 - 16:30 -

À quelques jours du début de la Coupe du monde féminine en France, gros plan sur le développement du football féminin et de la mixité dans le football.

Après avoir accueilli le Mondial U20 féminin en août 2018, en Bretagne, la France organise du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet la Coupe du monde féminine de la FIFA. Ces deux compétitions constituent une promotion exceptionnelle pour le développement du football féminin français et de la mixité : depuis la saison 2011-2012, le nombre de licenciées est passé de 86 787 à plus de 185 000, avec une augmentation de 140 % pour les pratiquantes !

L'héritage de la Coupe du monde
Lancé en 2017, le nouveau plan "Ambition 2020" de la FFF avait fixé des objectifs élevés pour le football féminin, avec quatre enjeux majeurs : accueillir et fidéliser les futures licenciées de la Coupe du monde 2019, devenir la référence de l'élite mondiale, rayonner sur tout le territoire et installer la mixité dans le football en permettant aux femmes d'accéder aux postes à responsabilité. Trois ans après, certains de ces objectifs ont déjà été atteints (8 511 clubs avec au moins une licenciée, alors que la FFF visait 8 000 clubs).

De nombreuses actions ont été mises en place : la Semaine du foot féminin, l'opération Mesdames, franchissez la barrière ! ou encore le Club des 100 femmes dirigeantes. Pour celui-ci, la FFF, en collaboration avec l'Institut de Formation du Football (IFF), a choisi d'accompagner 25 femmes dirigeantes chaque saison (75 à ce jour) afin de constituer le Club des 100 femmes dirigeantes de demain, à l'horizon 2020.

L'arbitrage féminin en plein essor
Elles étaient 800 en 2016. Aujourd'hui, les arbitres féminines ont dépassé la barre symbolique des 1 000. Figures de proue de cet arbitrage au féminin, Stéphanie Frappart (première femme à arbitrer en Ligue 1) et Manuela Nicolosi ont été désignées par la FIFA pour officier lors de la Coupe du monde cet été. D'autres opérations ont eu lieu cette saison : le premier séminaire de l'arbitrage féminin, organisé à Strasbourg les 8 et 9 avril en présence notamment de Laura Georges (secrétaire générale de la FFF), mais aussi les "Mercredis de l'arbitrage féminin". Après Grenoble et le Petit-Quevilly, la troisième étape de cet événement s'est déroulée le 15 mai à Montpellier.

La D1 Féminine, la compétition phare
Une réunion de présentation et de lancement de la saison de D1 Féminine s'est tenue en septembre dernier dans les locaux de Canal+, diffuseur officiel de la compétition jusqu'en 2023. La cérémonie s'est déroulée en présence de Brigitte Henriques, vice-présidente déléguée de la FFF, de Corinne Diacre, sélectionneure de l’Équipe de France Féminine, ainsi que de l'ensemble des président(e)s et entraîneurs des clubs de D1. Cette saison, Canal+ a couvert l'intégralité du championnat (132 matches) : chaque week-end, quatre rencontres étaient retransmises sur Foot+, tandis que Canal+ Sport diffusait le multiplex le samedi, et le match phare du week-end le dimanche, dont les buts étaient également visibles en clair dans l'émission "Canal Football Club".

L'affiche entre l'Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain (5-0), le 13 avril, a battu un record d'affluence avec près de 26 000 spectateurs. L'OL a remporté l'UEFA Women's Champions League pour la quatrième saison consécutive, grâce notamment à un triplé de son attaquante Ada Hegerberg, lauréate du premier Ballon d'or féminin en décembre dernier. Au total, 294 joueuses (avec une moyenne d'âge de 24 ans) ont évolué cette saison en D1 Féminine. 210 contrats fédéraux ont été enregistrés sur cette période pour la D1 et la D2, contre 155 en 2016-2017. Enfin, pour clôturer cet exercice 2018-2019, la FFF a organisé à Clairefontaine la cérémonie des trophées de la D1 Féminine.



Les pôles féminins, tremplin vers le haut niveau
Avec l'ouverture du pôle de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine à la rentrée 2018 à Mérignac (Gironde), la FFF compte désormais 8 pôles féminins sur l'ensemble du territoire. Plus de la moitié des joueuses formées dans ces structures ont ensuite été appelées dans les différentes sélections nationales au moins une fois. Autres nouveautés cette saison, le lancement de la première édition du Challenge Marilou Duringer, équivalent féminin du Challenge Jean-Leroy, et un challenge Lycée section sportive scolaire.

L'Équipe de France, la vitrine
Les différentes actions mises en place par la FFF et en faveur de la base profitent inévitablement à l'élite. À ce titre, le fait que l'Équipe de France Féminine dispute une Coupe du monde à domicile constitue un véritable coup de projecteur - près de 5 millions de téléspectateurs ont assisté en direct sur TF1 à l'annonce de la liste des 23 joueuses par Corinne Diacre pour ce Mondial. Plus d'un million de Français étaient aussi devant leurs écrans début avril pour suivre les matches amicaux contre le Japon (3-1) et le Danemark (4-0).

En janvier dernier, la rencontre de préparation France - Etats-Unis (3-1) s'est d'ailleurs disputée au Stade Océane du Havre à guichets fermés, devant près de 23 000 spectateurs. Avec plus de 800 000 de billets vendus pour la Coupe du Monde, et plus de 80 animations autour du football féminin sur tous les territoires, la grande famille du football est prête à accueillir ce Mondial 2019 en France.

Enfin, la remise des "Trophées FFF Héritage 2019", organisé vendredi prochain au stade Dominique-Duvauchelle de Créteil en marge du match France-Chine, vont récompenser les actions des clubs, districts et ligues qui auront créé une émulation autour du football féminin sur leur territoire dans quatre catégories : la mixité, l’inclusion et la fraternité, l’éducation et la citoyenneté ainsi qu’un prix spécial du jury "Fiers d’Être Bleues".

Les chiffres clés du football féminin