Les clubs de D2 entrent en lice

Les clubs de D2 entrent en lice

Coupe de France féminine

vendredi 22 novembre 2019 - 16:10 -

Le premier tour fédéral de la Coupe de France féminine aura lieu ce dimanche 24 novembre. L’heure pour les clubs de Division 2 d’entrer en lice face aux vainqueurs de la phase éliminatoire, organisée par les ligues pour les clubs de Régional (R1, R2, R3).

Dimanche 24 novembre, le premier tour fédéral marque l’entrée en Coupe de France des clubs de Division 2. À cette occasion, ils se frotteront à des clubs de divisions inférieures avant d’espérer se mesurer à l’élite de la discipline et créer la surprise, à l’image du Grenoble Foot 38 qui a atteint le dernier carré la saison passée. Au terme d’un match historique très disputé, la formation iséroise s’inclinait (0-1) face au futur lauréat lyonnais.

Cette année encore, tous les clubs de D2 prétendent à un exploit, mais trois semblent particulièrement bien placés car encore invaincus en championnat. Dans le groupe A, Issy-les-Moulineaux survole les débats avec 7 victoires, 2 nuls et cinq points d’avance sur son dauphin brestois. Dans le groupe B, Saint-Étienne mène de peu devant Le Havre AC, après un nul concédé la semaine dernière sur la pelouse lilloise (2-2) et un match en plus. Le HAC, c’est 8 victoires en autant de rencontres.

Le tirage en intégralité        Le calendrier

ISSY, OBJECTIF « STRUCTURATION »

Pour Christine Aubere, présidente d’Issy-les-Moulineaux, les débuts réussis de son équipe tiennent principalement aux efforts impulsés en matière de recrutement. De nombreuses joueuses ont choisi de revenir dans leur club formateur, comme Pauline Dhaeyer, qui a connu des sélections jeunes (U16, U19, U20 et U23) : "Elles croient au retour à l’élite, au projet du club et souhaitent contribuer à son développement." La dirigeante le reconnaît pourtant, Issy n’a pas encore les moyens de ses ambitions. Seuls les bons résultats lui permettront d’égaler les clubs de D1 en matière d’infrastructures, de personnel et d'encadrement. "Nous avons terminé la saison passée à la 5e place. Cette année, nous sommes leaders. En continuant nos efforts, nous espérons attirer plus de sponsors, accroître la visibilité du club et viser à une meilleure structuration, estime-t-elle. La Coupe de France est une belle compétition et l’équipe éprouve toujours un plaisir particulier à y participer. Il est important de bien la débuter." Pour Issy, ça commence face à Vaux Le Pénil La Rochette (R1).

SAINT-ÉTIENNE, PRIORITÉ AU CHAMPIONNAT

Depuis l’absorption du Racing Club Saint-Étienne en 2009, l’ASSE a déjà connu deux finales de Coupe de France, en 2011 face à Montpellier (défaite 0-0, 2-3 aux t.a.b) puis en 2013 (1-3 face à Lyon). L’équipe, reléguée en D2 en 2018 après neuf ans dans l’élite, n’a qu’un objectif cette année : la retrouver. "En 2017-2018, nous sommes allés loin en Coupe de France [éliminés en quart de finale face au PSG 3-0] ce qui nous a sans doute pénalisés dans la suite du championnat, juge leur entraîneur Jérôme Bonnet. Qui dit match de Coupe dit aussi plus d’énergie, de fatigue, de blessures, voire de cartons. Aujourd’hui, nous souhaitons passer les deux premiers tours pour permettre à certaines d’avoir du temps de jeu tout en préparant au mieux nos matches de championnat." Saint-Étienne se déplacera à l’ASPTT Montpellier (R1).

LE HAVRE SUR TOUS LES FRONTS

Auteur d’un sans-faute en championnat, Le Havre vise la montée en fin d’année, mais n’oublie pas la Coupe de France. S’il possède un historique moins étoffé que les Vertes dans cette compétition, le club normand "aime la Coupe de France", comme l’indique son entraîneur Thierry Uvenard et a déjà su faire montre de surprise. En 2018 alors en R1, le HAC a atteint les quarts de finale, un match finalement remporté (4-0) par l’ASJ Soyaux (D1). Une performance que les joueuses ont encore en mémoire et souhaiteraient réitérer, sans prendre leur adversaire du FC Bousbecque, qui évolue deux divisions en-dessous (R2), à la légère : "En faisant des recherches sur le club, nous avons eu l’impression de se retrouver quelques années en arrière, avec leur objectif de D1 clairement affirmé. Ce match est préparé avec sérieux, comme un match de championnat. Nous avons hâte de les rencontrer sur le terrain mais aussi en dehors, afin d’échanger avec les joueuses et les dirigeants sur leurs projets", témoigne l’ex-capitaine et responsable de l’École de football féminin, Marine Allez.