COUPE DE FRANCE

Angers, un favori qui se méfie

mercredi 7 avril 2021 - 09:15 - Richard LOYANT
Stéphane Moulin Serge Le Dizet Angers SCO

Aux commandes du SCO depuis dix ans, Stéphane Moulin a tout connu en Coupe, jusqu’à une finale perdue de peu face au PSG. À l’orée de son 8e de finale à Sedan (N2), le manager angevin mesure ce qui reste encore à accomplir.

Onzième de Ligue 1, le manager d’Angers SCO (photo principale, devant son adjoint Serge Le Dizet), qui a dû composer avec des cas COVID et des suspicions, aborde avec prudence son 8e de finale en déplacement au CS Sedan Ardennes (16h45, en direct sur Eurosport 2), douzième du groupe B de National 2 avant l’arrêt de ce championnat en mars. Finaliste 2017 et demi-finaliste 2014, il décrit ce qui attend son équipe et la « magie de l’aléatoire » attachée à cette compétition.

 LA COUPE DE FRANCE 

« C’est une aventure d’une année qui se renouvelle tous les ans, amenant toujours beaucoup d’émotions avec des matches couperets à chaque tour. Rien n’est impossible en Coupe de France, c’est aussi ce qui rend cette compétition très populaire. Elle est faite d’aléatoires et pour qu’il y ait des exploits. Il y en a eu et il y en aura encore d’autres ».

Meilleurs parcours en Coupe de France

Finales : 1957 (défaite 6-3 contre Toulouse FC, D1) et 2017 (perdue 0-1 face au Paris Saint-Germain, L1).
8es de finale : vingt-septième (1947, 1948, 1955 à 1957, 1959, 1962, 1963, 1966 à 1970, 1974 à 1977, 1979, 1989, 1995, 2008, 2011, 2014, 2017, 2020 et 2021).

 MEILLEUR SOUVENIR DE COUPE 

« Évidemment, la finale 2017. On savait que nos chances étaient faibles face au grand PSG de cette année-là. On l’a jouée à fond pour, à la fin, deux sentiments : la fierté de les avoir plus qu’embêtés et la déception du but couperet à la dernière minute, mais pas plus cruel que s’ils avaient marqué. Perdre sur un contre son camp ou un but de leur part, le résultat est le même. On n’est pas passé loin de la gagner, mais… ».

 LE PARCOURS CETTE SAISON 

« Jouer le Stade Rennais chez nous n’était pas un match facile, que l’on a su gagner dans le premier quart d’heure en marquant deux fois [Angelo Fulgini, 4e et 14e]. On a éliminé le tenant d’il y a deux ans et un demi-finaliste de la saison dernière, donc une grosse performance. Au tour suivant, perdre chez nous face au Club Franciscain aurait été une énorme déception. On a été sérieux et professionnel comme il faut l’être dans ce type de matches, mais on n’a fait que notre travail. Le regard changera si l'on se qualifie car, après deux matches, je ne considère pas encore cela comme un ''parcours''. Sedan en a un vrai, nous pas encore mais on est de plain-pied dans cette compétition. On les prend très au sérieux car je connais ce club qui vaut mieux que le National 2 ».

Le milieu angevin Angelo Fulgini (de face, au centre) félicité par ses coéquipiers après son doublé – dont un penalty – les qualifiant face au Stade Rennais FC en 32es de finale (photo Jean-Francois Monier/AFP). 

Le parcours 2020-2021

32es de finale : Angers SCO - Stade Rennais FC (Ligue 1) 2-1
16es de finale : Angers SCO - Club Franciscain (Martinique) 5-0
8es de finale : CS Sedan Ardennes (National 2) - Angers SCO, mercredi 7 avril (16h45) au stade Louis-Dugauguez de Sedan

 SEDAN, MATCH PIÈGE ? 

« Il suffit de regarder les résultats du tour précédent pour voir que l’Olympique de Marseille s’est fait sortir par une équipe de National 2. L’idée de ''match piège''  n’est pas une vue de l’esprit. J’ai dit aux joueurs que Sedan était un ''faux club'' de National 2, avec une histoire au niveau professionnel (1), de bonnes performances dans cette compétition qu’il a remportée (2) et des infrastructures dignes au moins d’une Ligue 2. Il ne restera pas en N2 éternellement, sa place est ailleurs. On les a bien étudiés, on les respecte comme chacun de nos adversaires. Il n’empêche que la magie de la Coupe peut opérer si l’on n’est pas sérieux, et même en l’étant… ». 

 ANGERS FAVORI ? 

« On sait que l’on part favori mais que ce n’est pas pour cela que l’on gagne en Coupe de France. Favori, cela ne donne pas d’avantage. Tout se passe sur le terrain, ce qui se dit avant ne fait pas marquer plus de buts, je tiens toujours à le rappeler à mes joueurs. C’est intéressant de savoir qu’ils vont rencontrer des joueurs n’ayant pas eu la chance de jouer en Ligue 1 ou Ligue 2, que leur parcours a fait qu’ils sont sortis du milieu pro mais que ce n’est pas pour cela qu’ils n’en ont pas les qualités ».

 L’AMBITION POUR LA COUPE 

« En Coupe, cela dépend souvent des tirages. Si l’on se qualifie et qu’au prochain tour on va au Parc des Princes… Il faut tout un tas de choses pour que cela se passe bien. Quand on est allé en finale en 2017, on a joué Bordeaux en quart (2-1) puis Guingamp en demi chez nous (2-0), les ''meilleurs tirages'' compte tenu des équipes restant alors en lice. On a eu ces ''chances'' mais il faut les gagner, ces matches ! On ne se fixe pas d’objectifs, on essaie d’aller le plus loin possible. Après, retrouver Saumur en quarts, ce serait exceptionnel. On en rêve comme eux aussi [rires], ce serait top ! Mais il va falloir auparavant gagner ».

(1) Championnat de France de Division 2 1955, troisième de Division 1 1963 et 1970, Challenge des Champions 1956.
(2) Vainqueur (1956, 1961) et triple finaliste (1965, 1995, 2005).

Stéphane Moulin en bref

Né le : 4 août 1967 à Paris.
Parcours joueur : Angers SCO (1984-1990), LB de Châteauroux (1990-1992), SO Châtellerault (1992-juin 1997).
Parcours entraîneur : SO Châtellerault (juillet 1997-juin 2005), Angers SCO (réserve à partir de juillet 2005, équipe professionnelle depuis juillet 2011).

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