Les entraîneurs de D1 auprès du staff des Bleues

Les entraîneurs de D1 auprès du staff des Bleues

Les entraîneurs de D1 auprès du staff des Bleues

lundi 20 octobre 2014 - 22:55 -

A deux jours du rassemblement des Tricolores prévu ce mercredi, un séminaire réunit au Centre National du Football de Clairefontaine les entraîneurs des clubs de D1.

Au lendemain de la 7ème journée de D1 (voir tous les buts en vidéo et les résultats), les membres du staff de Philippe Bergerôo ont accueilli à Clairefontaine les douze techniciens des pensionnaires de l'élite. La collaboration avec les clubs avait déjà pris corps avec les invitations régulières des préparateurs physiques, tels Toru Ota (Olympique Lyonnais) ou Dimitri Lipoff (PSG), et qui ont vocation à se poursuivre au fil des mois.



Alors que la France déposera le 30 octobre sa candidature pour l'organisation du Mondial 2019, les Bleues entameront cette semaine la préparation de l'édition 2015 avec un premier match amical face aux Championnes d'Europe allemandes, samedi 25 à Offenbach (14h00, en direct sur D17). Avant le rassemblement des joueuses prévu ce mercredi, Philippe Bergerôo et ses adjoints vont présenter jusqu'à demain le détail de leur travail.



"Une volonté pédagogique"
Le séminaire a donc débuté ce lundi matin avec une intervention de Brigitte Henriques, Secrétaire Générale de la FFF, puis du docteur Fabrice Bryand. "Il s’agissait d’un partage croisé d’expériences sur le thème des lésions musculaires et de leurs récidives, explique le médecin de la sélection. Dans le monde du football, c'est un sujet de polémique avec les entraîneurs.



Bien souvent, les joueurs ou les joueuses qui ne ressentent plus de douleur sont invités à reprendre assez vite, a t'il poursuivi. On pousse à un retour au terrain alors que le muscle n’y est pas prêt. Or la cicatrisation n’est pas la guérison. Pour les blessures musculaires, les délais de reprise sont toujours jugés trop longs. C’est moins le cas pour les fractures ou les entorses pour lesquelles on a davantage conscience que les délais de rétablissement doivent durer.



Il s’agit donc de faire découvrir des études histologiques de la fibre musculaire pour faire comprendre la cicatrisation et les impératifs médicaux qu’elle exige. Il y a donc de notre part une volonté pédagogique. J’ai ainsi évoqué une étude suédoise qui a porté sur 1 million 700.000 heures de pratique. En moyenne, sur un groupe de 25 joueurs, 15 seront blessés musculairement sur une saison. Il s’agit de bien respecter les délais, de programmer précisément les retours sur le terrain et de retravailler avant le retour à la compétition."



L’après-midi a porté sur la préparation athlétique. Pour expliquer son travail auprès des joueuses de l'Equipe de France, Frédéric Aubert a rappelé les spécificités féminines, les différences, notamment physiologiques avec les joueurs, en moyenne plus grands de 10 à 11 centimètres et plus lourds de 13 kilos. Si hommes et femmes possèdent un taux de glycogène leur permettant trois heures d’efforts intenses, les rythmes de la fonction cardio-respiratoire sont plus rapides chez les femmes. Plus souples, celles-ci possèdent une ossature plus légère, une proportion de tissus adipeux plus importante ; en moyenne, leur force musculaire est équivalente à 63% de celle des hommes. 



Un des principes clés dans le travail de préparation physique est celui de l’individualisation. Il s'agit donc de partir de l’évaluation des ressources physiques des joueuses : à chacune ses pourcentages de charge, de vitesse, de distance en fonction de son niveau physique. Il faut ensuite tenir compte des capacités de récupération individuelles : les réactions physiologiques et l’assimilation des charges d’entraînement ne sont en effet pas uniformes.



Après avoir détaillé les programmes de préparation des derniers rassemblements, Frédéric Aubert a poursuivi les échanges avec les entraîneurs en salle de musculation, exposant les exercices et leur complémentarité.



Ce mardi, ce sera au tour de Thierry Asseloos d'intervenir sur le thème de l'animation offensive, puis de Sandrine Roux sur celui de l'entraînement des gardiennes de but. Le DTN François Blaquart conclura ce séminaire.